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dimanche, 31 janvier 2010

Fulguro-Poing

Ayant déjà pratiqué de la capitale de façon presque assidue en 2009, je n'arrive pas vraiment en terrain inconnu. En fait, actuellement, il y a une seule chose qui me turlupine véritablement : comment parvenir à trouver du premier coup la bonne sortie des stations de métro. Oui tu aurais dû me voir l'autre jour entrer par un bout de Chatelet et sortir par un bout des Halles sans avoir aucune idée de par où j'étais passé (ni de là où j'aurais dû passer...), certains auraient pu se moquer (si si, je te connais).

 

goldorak_cascade.jpgTu vois, lors que je cherche la sortie d'une station de métro pour aller faire mes courses, je me sens un peu comme lorsque Goldorak sort de sa base pour partir en mission et aller sauver la planète. Est-ce qu'il devait sortir par la chute d'eau ou bien par la forêt ? Lui il savait toujours par où passer.

 

Le Pompon, je crois que c'est à Denfert. J'ai toujours perdu dix minutes en sortant à chaque fois par la Montagne (alors que la sortie par le Lac Bleu est bien plus appropriée, semble-t-il), résultat des courses : je me retrouve coincé au milieu de la place sans savoir où est la rue que je cherche. Et, bien sur, la difficulté consiste alors à ne surtout pas donner l'impression que je cherche mon chemin et encore moins laisser croire que j'ai pu me tromper de sortie. Alors ça JA-MAIS. Je chemine alors d'un pas nonchalant vers le premier passage pour piéton que je trouve (ou le troisième, des fois) et je trourne pendant deux petits quart-d'heure avant d'apercevoir un satané panneau de rue. Au moins je suis sûr que personne ne peut remarquer mon petit manège jusqu'au bout : tous les autres passants sont partis et ce sont les gens du métro d'après qui m'ont rejoint. Mais surtout, je reste zen.

 

Arrrgggh !! Mais comment il fait Actarus ??

 

(ah, on me dit dans l'oreillette qu'avec un I-phone, je saurais quelle sortie choisir. C'est censé me convaincre ?)

mardi, 26 janvier 2010

Tête de veau

Chez moi on n'a jamais beaucoup aimé les parigots. Que ce soit clair, ces prétentieux, pédants, qui se croient chez eux partout, on n'en veut pas chez nous. Et, par dessus tout, vous avez vu comme ils conduisent ? C'est révoltant, on dirait des sauvages. Aussi loin que je puisse me souvenir, quand on en parlait avec ma grand-mère, on s'est toujours montrés hostiles vis à vis des Parisiens. Il faut bien dire qu'il ne vivent pas comme nous ces gens là. Ils ont un peu une vie de fou tout le temps dans leur truc sous terre. Ils ne savent pas ce que c'est que la vraie vie. Et ils croient que c'est eux qui sont mieux. Laissez moi rire. Ces gens ne savent pas ce qui est important, ce qui est bien.


Non vraiment, ce ne sont pas des gens très fréquentables. Elle a raison, ma grand-mère, moi aussi j'ai vu comme ils conduisent, on repère toujours facilement les plaques d'immatriculations en 75, 92 ou ces numéros là. C'est vrai que c'est n'importe quoi. Des gens dangereux, je crois bien. La pollution, tout ça, c'est à cause d'eux. Et puis, apparemment ils ont des modes de vie pas très sains, pas très équilibrés, des détraqués. Vraiment, pas fréquentables. On m'a dit en plus qu'ils ont des appartements tout petits. Il faut vraiment être fou pour aller vivre là-bas.

 

Jusqu'à l'âge de 20 ans largement révolu, je n'ai cessé de dire que jamais je ne voudrais vivre à Paris ou en région parisienne.

 

A partir de demain, je serai parisien.

dimanche, 24 janvier 2010

Triple flip

 

Comme beaucoup d'autres, mon collège offrait chaque année la possibilité aux parents des élèves de rencontrer le temps de quelques minutes plusieurs des professeurs de leur adolescent d'enfant qu'ils avaient préalablement choisis.

Va savoir pourquoi, l'année où j'étais en sixième, mes parents avaient eu l'idée saugrenue de solliciter un entretien avec ma prof de sport. Ceci me parait d'autant plus invraisemblable que, n'ayant que très peu de difficultés en matière scolaire, mes parents me laissaient à moi même le soin de choisir la liste des professeurs au menu de la soirée. Comment aurais-je pu proposer une telle absurdité, moi qui étais si parfait à tous points de vue ? Bref, le fait est que ce vendredi-là, mes parents et moi nous sommes retrouvés face à Mme D. (et ses dents).

Mme D. et ses dents dressèrent un rapide bilan de la situation au terme de ce premier trismestre. Il apparait que je ne suis pas un grand sportif (ah bon ?) mais que je m'en sors tout de même. Mes parents répondent qu'effectivement, je ne suis pas très sportif. La conversation se poursuit sans que personne ne trouve quelque chose de réellement intéressant à dire jusqu'à ce que Mme D. et ses dents demandent à mes parents si je m'intéresse à certains sports, par exemple à la télévision. 

Mes parents auraient pu répondre que je m'intéressais au tennis. Depuis le printemps précédent, je ne ratais pas une occasion d'avoir des nouvelles de Mary Pierce ou Arnaud Boetsch. Et bien non. Il a fallu que l'un des deux, je ne sais plus lequel, se mette à dire : "et bien, il regarde beaucoup le patinage artistique à la télévision". Mais pourquoi ? Pourquoi ? J'ai eu l'impression de tomber dans le vide. Une chute libre. J'avais toujours pensé que ce penchant que j'avais, je l'avoue, pour les pirouettes cambrées et les triples boucles étais plutôt honteux et devait absolument rester tu. Je me suis senti trahi.

Même si elles n'en montrèrent rien, j'imagine aujourd'hui qu'à ce moment Mme D. et ses dents comprirent ce que je mettraient des années à réaliser : je ne n'allais pas me contenter de glace. Immédiatement, je sus ce qu'elle était en train de s'imaginer (à tort, hurlais-je intérieurement, cela va de soi) et la honte avait gagné instantanément chacune de mes pensées. Je rêvais d'aller me cacher bien à l'abris sous le lino de cette salle de réunion ou d'autres profs et parents d'élèves circulaient dans une ambiance studieuse. Je me suis senti désespérément rouge. Rouge et consterné. Mais pourquoi avait-on eu la bêtise de venir rencontrer cette prof de sport à la dentition si ... dentaire ? Ces dix minutes figureront haut la main au palmarès de mes pires souvenirs de collège avec une note technique sans égal (légère faiblesse toutefois sur la note artistique due à une rougeur excessive des joues).

Et bien si tu m'avais dit que quinze ans après je serais capable de rire en racontant ce moment, je t'aurais vraiment pris pour une buse, triple buse, oserais-je dire en l'occurence. Je viens de constater en cette semaine de championnat d'Europe que je sais encore parfaitement faire la différence entre un triple lutz et un triple flip. Mais je n'en ai presque plus honte.

Clarika, Les patineurs

lundi, 18 janvier 2010

Mais si ! il en reste un peu, j'suis sûr

Bien que d'une taille respectable, ma salle de bain n'est pas immense. Nécessairement, dans une salle de bain on s'arrange pour gagner de la place là où on le peut. Par exemple en jetant toutes les bouteilles de shampoing ou de gel douche vide. Parce que, que ce soit clair, il serait méchamment stupide de conserver des bouteilles vides.

 

Et bien je t'assure que mes trois bouteilles de shampoing, là, sur le rebord de l'étagère, elles ne sont pas vides. Enfin pas complètement. Nooon ! Tout comme ce flacon de dentifrice, regarde bien, il en reste un tout petit peu si on appuie bien. Enfin, je sais pas, toi, mais moi j'aime par dessus tout entamer un tube de dentifrice neuf. Voir couler la petite pâte blanche sur ma brosse sans avoir à fournir le moindre effort c'est grandement jouissif. Alors que le vieux tube... tu as vu comme c'est pénible un vieux tube de dentifrice ? Oui, je vois que nous sommes d'accord. Et puis franchement, quand j'achète un beau dentifrice qui fait des dents blanches, c'est pas pour l'essayer dans dix jours, le temps que j'arrive à bout du spécial haleine fraîche, moi je veux l'essayer immédiatement (la blancheur n'attend pas).

 

Mais tu sais ce qui est pire que le tube de dentifrice au bout du rouleau ? (oui, ça existe) et bien ce sont ces imbéciles de bouteilles de shampoing dont le bouchon bêtement arrondi ne permet pas qu'on puisse les poser à l'envers sans qu'elles se retrouvent tombées au fond de la douche avant que j'ai eu le temps de lever les yeux. On ne peut donc pas les laisser posées à l'envers la journée afin que le shampoing soit tout prêt à sortir au moment opportun. Quelle ineptie ! Alors, imagine quand en plus, je meurs d'envie d'essayer mon tout nouveau gel douche au beurre de jojoba du bengal, tu comprends bien que le vieux gel douche d'il y a trois semaines à l'huile de pépin de pomme Granny Smith, il peut aller se faire mousser.

 

Tu vois, il n'y a donc aucune explication pseudo-psychologique à deux balles sur tous les emballages presque vides qui trainent chez moi (retourne lire tes Psychologie Magazine, connasse). Tout n'est que bon sens et pragmatisme, comme toujours chez moi.

 

C'est comme les pots de nutella flambant neufs entamés alors que le précédent traine en longueur ou les trois pots de confitures qui se font concurence dans mon frigo. Il y a forcément une explication simple et pragmatique. C'est évident.

dimanche, 10 janvier 2010

La vitrine d'en face

Dans deux petites semaines j'aurai donc quitté mon appartement pour voguer vers de nouveaux horizons. D'ailleurs pour une raison qui m'échappe l'agglomération rennaise vient de s'apercevoir que j'existe et tout ce qu'elle compte de centres commerciaux et grandes surfaces m'écrit depuis la semaine passée pour me souhaiter un bon emménagement tout en me proposant de passer leur rendre une petite visite. C'est un peu tard Messieurs-dames.

 

J'habite au premier étage dans une rue du centre-ville et mes fenêtres offrent une vue imprenablement plongeante sur deux vitrines qui se tiennent au coude à coude. A gauche, le salon de coiffure dévoile tout. Employés et clients, personne n'échappe au regard du vis à vis inquisiteur. A droite, l'autre vitrine est autrement plus discrète, on dira presque cachotière. Et pourtant, c'est bien cette vitrine qui attire sans égal la curiosité du passant et du vis à vis qui cherche à tromper l'ennui les soirs d'isolement.

 

Si la plupart des clients sont tout ce qu'il y a de plus détendus et habituels, c'est un amusant manège qui se joue parfois lorsque certains piétons marchant à un rythme soutenu semblent tout bonnement disparaître de la circulation au moment de leur passage devant la vitrine d'en face. Le plus souvent, ils ressortent quelques minutes plus tard, un petit paquet sous le bras, le regard cherchant parfois si un espion avisé n'est pas en train de scruter sournoisement derrière la vitre de sa voiture (mais nan je suis là haut derrière le rideau, tu peux pas me voir de toutes façons).

 

Le plus drôle reste encore les clients se déplaçant en couple. Le plus souvent, elle reste dans la voiture alors que lui, ayant garé la voiture à proximité, s'affaire au pas de course pour rejoindre la petite boutique illuminée. Elle attend nerveuse, les ongles à portée des dents. Il ressort au bout de quelques temps et la voiture débarasse prestement le bitume sans en demander plus.

 

J'aurais rêvé d'habiter face à la vitrine d'un chocolatier. Pour l'instant je me contente donc d'un sex-shop. Ce n'est évident que dans un but d'observation hautement anthropo-sociologique que je m'intéresse donc parfois aux allées et venues. Tu devrais même m'en remercier. Au moins.

20:43 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (9)

lundi, 04 janvier 2010

Alors ça, ça fait plaisir, tiens !

Alors que j'ai visité quelques heures auparavant ce qui sera pour quelques temps notre chez nous dans un joli petit bout du 15è arrondissement, il me dit :

 

- Et t'as remarqué la vue depuis la fenêtre de la salle de bain ? ... ah ben non... t'es trop petit...

 

Gna gna gna. N'empêche que sur la pointe des pieds j'ai presque tout vu. D'abord.

 

A part ça, bonne année.