mercredi, 30 septembre 2009

Nan mais quel tombeur, vraiment ...

Ce matin. Un matin comme tous les autres un nouveau paris, rechercher un peu de magie, dans cette inertie moroseeeuuuh... sauf que cette fois le gentil magasinier de mon boulot s'arrête en passant à la porte de mon bureau. La semaine passée, je lui demandé de se procurer les billets de train nécessaires à mon excursion parisienne de la semaine prochaine auprès de l'agence de voyage habituelle (je ne sais pas pourquoi mais chez nous c'est le magasinier qui est affairé à cette tâche, c'est comme ça et puis c'est tout). Lui d'habitude plutôt affable et de bonne composition me lance un regard assez froid et me lâche presque sèchement :

 

" - Bon je suis allé chercher tes billets de train, mais la prochaine fois tu pourras y aller toi-même"

 

Immédiatement, mon signal d'alerte rouge intérieure se déclenche, oh mon dieu, oh mon dieu qu'ai-je donc fait ? Je m'enquiers rapidement de la raison de ce changement inopiné dans la procédure :

 

" - Ah, euh... mais euh... pourquoi ?" (sur un ton très véhément comme tu l'imagines bien)

 

Il change alors totalement d'expression pour passer sur le registre sourire presque complice avec l'oeil malin (il est un coutumier des airs faussement méchant avant de retourner sa veste) :

 

" - Parce que visiblement, la petite jeune de l'agence de voyage, comment elle s'appelle déjà...  euh... Brigitte, oui, c'est ça, Brigitte**, et bien elle aurait bien voulu que ce soit toi même qui vienne chercher tes billets. Tu as même un sacré ticket avec elle si tu vois ce que je veux dire...

 

- Ah euh... hein ouais (grand sourire d'apparat, note bien, d'apparat), ben c'est toujours bon à savoir

 

- Ouais ouais, visiblement tu lui a bien plus. On a parlé de toi un petit moment mais bien sur elle m'a demandé de ne rien te dire.

 

- Bah ouais, évidemment ! (avec un rire gras. Je maîtrise le rire gras depuis peu)."

 

Et puis il retourne vaquer à ses (nombreuses) occupations. Brigitte, je l'ai vue trois fois au début de l'été pour préparer mes déplacements de juillet en Guadeloupe, puis à Lyon la semaine suivante, puis à Los Angeles les deux semaines d'après (elle doit me prendre pour un grand voyageur, Brigitte). Et ouais, je suis comme ça, moi : grand sourire lumineux (non, pas illuminé, lumineux, j'ai dit !), oeillades en veux-tu en voilà, humour léger drôle et sympathique (ravageur, quoi, c'est évident !), et voilà le travail !! En plus, il faut bien dire qu'elle est très très mignonne Brigitte (si si, je vous jure même moi je la trouve bien, c'est dire). Rhalala, quel succès vraiment...

 

Ca me fait penser à ce billet sur mon physique écrit au tout début de mon blog. Je pense que je vais me mettre à faire de grands clins d'oeil pour plaire encore plus aux filles. T'en penses quoi, Grand Schtroumpf ?

 

Un détour par ma santé mentale, Martin Rappeneau

 

** : Il est possible que le prénom ait été modifié pour des raisons de confidentialité que tu comprendras, bien sur.

dimanche, 27 septembre 2009

The Big Machine et fantaisie

Je trouve le nouvel album d'Emilie Simon complètement fou. C'est pour cela qu'il me plait autant, y compris sa voix que certains trouvent insupportable. Une belle illustration à mon sens de cette citation d'Oscar Wilde que j'aime tant : "On devrait toujours être légèrement improbable". L'album accompagne d'ailleurs fort bien, je trouve, ma lecture du moment : Alice au pays des merveilles. Je me sens d'humeur fantaisiste, avec quelques envies d'absurde.

 

The Cycle (The Big Machine, Emilie Simon)

 

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dimanche, 20 septembre 2009

Mémoire d'outre-tong (2)

Le refrain est tout proche de celui de l'an passé.

 

Je suis repassé aujourd'hui à la Guimorais par les mêmes chemins de promenade en bord de mer qu'il y a deux semaines mais en lieu et place des légères et joyeuses tongs d'il y a quinze jours je portais cet après-midi de solides chaussures de marche. J'avais cette fois le plaisir d'être accompagné par un joyeux petit groupe.

 

Il est vrai qu'il y a deux semaines, je m'étais retrouvé bien démuni lorsque, au milieu de la vase, je ne savais plus de quel côté me tourner... Je m'en étais tiré avec de longs moments d'hésitations sur l'itinéraire à suivre et mes fidèles tongs (celles qui m'ont accompagné cette année sur les pentes d'un volcan guadeloupéen ainsi que sur le marbre des meilleurs palaces végasiens) en bien piteux état. Tu m'aurais vu, complétement perdu, seul, avec vingt-cinq mètres de vase bien glissante partout autour de moi, je ne faisais pas tellement le fanfaron (je n'avais pas demandé à faire Koh-Lanta, moi).

 

La balade de ce jour en joyeuse compagnie fut riche en fous rires et boutades amusées, belle comme un beau dimanche ensoleillé. Mais un dimanche de fin septembre. Alors, toute à l'heure, je me suis résolu à remiser mes tongs (parfaitement nettoyées, c'est heureux) au placard, avec une petite moue de désapointement et la mine boudeuse. Je n'aime pas les fins d'été. Vraiment pas.

vendredi, 18 septembre 2009

Et si on parlait un peu de (haute) gastronomie ?

- Incroyable, il y a deux semaines, je me suis aperçu que mon pot de nutella était entamé depuis si longtemps qu'il a pris goût de vieux.

 

- Le semaine dernière, j'ai essayé les nouilles chinoises toutes prêtes dans leur pot en plastique à passer au micro-onde. C'était pas fameux. Pas effrayé pour autant, ce soir je tente les nouilles chinoises en sachet. J'ai juste à verser un peu d'eau bouillante dessus et attendre un peu en répétant trois fois Abracadabra, et c'est prêt. C'est pas fameux non plus, à vrai dire. C'est même bien pire. J'aurais peut-être pas du les choisir au curry, aussi, c'est pas très malin. De toutes façon, rien de vaut mon méli-mélo de chèvre et courgettes au samon fumé.

 

- Les desserts au Panna Cotta que l'on mange au self de mon boulot sont peut-être bien la meilleure chose qui soit. Surtout avec quelques petits morceaux de fraises.

 

- Demain matin, j'ai prévu de profiter de mon petit déjeuner tranquille pour me délecter (enfin) de biscottes à la confiture de ma Manman... (on annonce beaucoup de vent, un temps à manger des biscottes).

 

- Ce chocolat de chez Croisement, au lait avec des noisettes et des raisons secs est une rudement bonne idée. Une réussite à mes yeux.

 

Ben, voilà je vais manger mon dessert, moi.

dimanche, 13 septembre 2009

Lecture, bronzette et risette

Je reviens de la gare où j'ai raccompagné ma compagnie du week-end. Il fait plutôt beau et même chaud lorsque l'on arrive à trouver un coin à l'abris du vent. Je rentre chez moi sans but particulier si ce n'est un livre à terminer.

 

Je saisis le livre en question à la recherche de l'endroit où l'achever. Il me reste une quarantaine de pages sur les trois cent quatre-vingt cinq qu'il compte. Lorsque j'aime un livre, j'évite toujours de le parcourir trop rapidement, je me contente de picorer les pages par petites pincées pour faire durer le plaisir (là encore, plus c'est long plus c'est bon). Il y a donc quelques temps déjà que je laisse trainer en longueur Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. J'ai la bonne surprise de constater qu'en cette fin d'après midi mon lit est copieusement chauffé et inondé de soleil. C'est donc le lit que je choisis.

 

J'ouvre grand la porte-fenêtre pour profiter au mieux des rayons. Dehors le vent souffle violemment. A quelques centaines de mètres, sur la plage, d'autres doivent se battre avec leur livre, le vent et le sable pour tenter vainement de trouver une position à leur convenance. Il me prend alors l'envie de pousser plus loin le vice en otant mon T-shirt, oubliant les regards éventuels d'un peu probable vis à vis. Je suis étendu sur mon lit, offrant au soleil mes épaules, ma poitrine puis mon dos. Je parcours sans trop me presser les dernière pages de roman décidément bien inspiré, imaginant les scènes et les décors à Guernesey.

 

J'arrive au dénouement le sourire aux lèvres, me réjouissant d'une fin conforme à mes attentes mais aussi et surtout de la façon dont elle nous est contée. Je referme le livre, le pose sur le côté du lit, m'allonge sur le dos dans l'alignement du soleil et pose mon bras gauche sur mes yeux pour profiter encore de la chaleur impromtue. Mais elle est déjà partie : à peine le temps de m'installer, un nuage s'est interposé, puis un autre, la chambre est de suite plus fraîche, je me redresse, il fait à nouveau gris.

 

Le bain se soleil est terminé. J'ai du linge à repasser.

mardi, 08 septembre 2009

Marée montante

C'est un pique-nique du soir improvisé rapidement sur la plage, sur une idée que l'on m'a suggérée.

 

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Je suis venu prestement, affublé de mes deux petits sandwichs de pain brioché au saumon fumé et à la roquette. Il est environ vingt heures lorsque j'arrive sur la digue. La journée a été riche en évènements improbablement rocambolesques que je parviens mal à énumérer dans mon esprit.

 

Les derniers baigneurs sont encore à pied d'oeuvre pour quelques temps alors que la mer gagne rapidement des centimètres sur le sable. Je m'attarde à dénombrer d'autres pique-niqueurs isolés puis à suivre brièvement la partie de raquettes de plage qui se déroule sous mes yeux. A cette heure, on ne joue plus que sur le court central.

 

Il y a aussi là bas ce joggeur en maillot de bain qui longe la plage en tutoyant l'extrémité des vagues les plus intrépides. C'est probablement l'une des dernières fois que je viens ainsi contempler la plage avant de m'éloigner de Mouetteland. J'ai été bien inspiré de choisir ce pain brioché pour mes sandwich. Je ne suis pas peu fier de cette innovation. Il y a au loin ces femmes et leurs deux caniches noirs qui courent bêtement dans tous les sens, bien moins respectables que ce docile ratier beige allant dans le sens contraire qui les regarde avec tout le dédain qu'ils méritent.

 

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Assis sur le sable et adossé à la digue, je balaie à plusieurs reprises du regard l'ensemble du panorama, m'assurant au passage de l'absence de volatiles mal intentionnés. La marée monte à une vitesse surprenante. Les joueurs de raquettes se rapprochent régulièrement de la digue, les baigneurs regagnent leurs serviettes et je m'affaire à entamer mon second sandwich parce qu'après tout, une évacuation furtive n'est peut-être pas à exclure. Je prends tout de même le temps de sortir ma bouteille d'eau et boire aux trois ans de mon blog qui s'annoncent demain (comme tu le vois, une occasion célébrée à sa juste valeur).

 

Les deux femmes aux caniches semblent se disputer avec l'un des autres promeneurs pour une raison qui m'échappe (il est vrai que Regina Spektor chante un peu trop fort dans mes oreilles pour que je puisse saisir quoi que ce soit). Mon repas est terminé, je reste quelques instants encore, blotti derrière mon pull, à regarder la marée monter inexorablement.

 

- Il est temps de partir Grand Schtroumpf ?

 

Apparemment oui. Je saisis mon sac et remonte quatre à quatre les escaliers de la digue. C'était un gentil pique-nique improvisé. C'était bon, c'était bien, c'était doux.

 

C'était simple.

dimanche, 06 septembre 2009

Nan mais de quoi je me mèle ?

Le bandeau publicitaire qui siège malgré moi en haut de mon blog quasiment depuis mes tout débuts change régulièrement. Au moment où je t'écris, je te propose gracieusement des gros coussins à partir de 39€95. La semaine passée, j'avais déniché pour toi, ma bonne dame, des cours d'hébreux (et oui, quand même) et de petites séances de voyance (la taromancie, quelle invention fantaaatstique).

 

La semaine dernière pendant quelques jours je me suis aussi fait l'écho de ce nutritionniste à deux balles qui écume l'un après l'autre tous les plateaux télé à grand renfort de "manger du gras, c'est pas bien, manger du sel, c'est pas bien, la nourriture industrielle, c'est pas bien, il faut manger des fruits, des haricots vert et des omégas 3" (oméga 3 souvent ajoutés de la façon la plus industrielle qui soit dans les aliments par les plus grandes huiles du secteur). A ce prix je suis nutritionniste demain, si je veux.

 

Et que me veut-il l'insupportable nutritionniste ? Il veut me proposer une méthode pour maigrir. Nan mais j'ai pas besoin de toi, d'abord. Et puis je t'ai pas attendu pour m'y mettre et égarer ici ou là mes deux kilos en trop. Et ça marche ! Et toc ! Tu veux savoir ce que j'en fais de ta méthode ? Et ben regarde mon blog, en ce moment même, c'est maintenant une publicité pour une poubelle qui est dessus (et en plus, c'est vrai, quel régal !).

 

Vivement que j'aie une pub pour un truc qui donne du muscle...

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