vendredi, 31 juillet 2009

L'incident

J'avais préféré ne pas évoquer cet épisode difficile survenu au cours de mes vacances californiennes afin de ne pas réveiller la douleur psychologique qui sommeille en moi mais après mûre réflexion, je préfère ouvrir mon coeur dans ces colonnes et éviter ainsi le retour du refoulé dans quelques années (je m'y connais déjà un peu trop en matière de refoulé). Oui, bon, en fait c'est surtout le commentaire de Mr Cereal_Killer dans le billet précédent qui m'incite à parler.


C'était un bel après-midi de juillet 2009. Cereal_Killer et moi étions partis à l'assaut des plus belles plages de Californie.

 

N'écoutant que notre soif de soleil et d'embruns, la splendide voiture rouge longea (toutes vitres ouvertes) Santa Monica puis Malibu jusqu'à ce que nous trouvions un coin à notre convenance (avec quand même un parking à $25 incluant consommation de boissons fraîches et glaces, à ce prix là on avait intérêt à se trouver quelque chose à se mettre sous la langue). Jugeant le cadre, la luminosité et le sable dignes de notre présence, nous décidâmes de nous installer dans un coin tranquille pour, dans un premier temps, toiser les vagues du regard. Au bout de quelques minutes, pris par un accès de courage soudain, nous prîmes la périlleuse décision d'aller faire trempète.

 

C'est alors avec une fierté non feinte que je chaussai prestement mon short de bain rouge qu'on dirait trop qu'il a été porté en son temps par David Charvet lorsqu'il jouait les sauveteurs.

 

Et bien c'est fou comme c'est froid le pacifique, dans la vraie vie. Ils nous ont bien eus pendant toutes  ces années avec leurs séries télé où l'on ne voit même pas les gens frémir en entrant dans l'eau. Moi, bien sur, j'ai pris sur moi et j'y suis allé rapidement et sans difficulté mais pour Cereal_Killer, ce fut bien plus compliqué (NDLR : il est possible que pour des raisons d'image et de réputation, la réalité soit quelque peu déformée dans ce paragrahpe, mais nous ne dirons pas où exactement).

 

Rhoooooo..... c'est frrroooooaaaa.... c'est frrrroooaaaaaa.... mais au bout d'à peine quelques secondes (600 ?), nous parvenons à nous immerger totalement puis jouer avec les vagues. Sympa ces vagues, ça bouge bien (la vague californienne, c'est pas de la vague de PD). On barbotte, on s'amuse un petit moment. C'est alors que je la vis arriver. Elle n'était pas vraiment comme les autres. En plus de faire environ 14 mètres de haut, cette vague avait un air féroce et même impitoyable. Ayant décidé fermement de l'affronter sans sourciller, je me mis à courir le plus vite possible en direction de la plage (j'eus le temps de faire au moins deux grands pas). Mais que peuvent faire les gens comme moi face à un tel déferlement ? La vague avait décidé de se concentrer uniquement sur moi. Elle s'abattit sur sa proie dans un grondement terrible et malgré la robustesse de mes appuis, elle me fit basculer et m'emporta dans les abysses.

 

Quelques instants plus tard, c'est avec la plus grande dignité que je me retrouvai dans la position du "à quatre pattes" dans au moins 18 centimètres d'eau, haletant et le genou éraflé. J'avais survécu. Je venais de vaincre. Toutefois, je resterai pour longtemps marqué par cet évènement inattendu et il me fallut du réconfort ce jour là pour ne pas sombrer dans le mutisme et la dépression.

 

Je tenais à partager ce moment difficile avec vous car comme chacun le sait, ce qui ne me tue pas... euh, ce qui ne me tue pas me rend plus... plus vivant. Ou nan, ce qui... ce qui me rend plus fort me rend plus fort. Nan, euh... ce qui ... ah oui, voilà : plus c'est fort, plus c'est bon.

lundi, 27 juillet 2009

Des tomates, de l'huile d'olive...

Demain, je reprends le boulot. Cet après-midi, je suis revenu à Mouetteland, pas joyeux-joyeux. Pas du tout. Il faisait grisement gris, mon appartement sentait fermement le renfermé. Je crois qu'il m'en veut d'être si peu présent (depuis un mois, j'ai passé très précisément un après-midi et trois nuits dans mon appartement).

 

J'ai commencé à défaire mes baguages, ranger quelques affaires. Et puis je me suis mis à regarder mes photos de vacances. Alors j'ai eu envie de retrouver pour dîner l'un des moments qui m'est paru comme l'un des plus doux de ces vacances, un repas froid de tomates, mozzarella, vinaigre et huile d'olive, au beau milieu de la nuit, ce que j'ai mis à execution il y a quelques minutes. Et puis je me suis mis à penser à des petites choses futiles et réjouissantes : vraiment, j'aime bien l'huile d'olive, il y a de très belles perles parmi mes photos de vacances, chouette, il me reste des dosettes de café, j'ai envoyé mon courrier à mon proprio pour lui dire que je vais quitter mon appartement (et Mouetteland par la même occasion), je suis assez étonné du résultat que donne la nouvelle bannière de mon blog (c'est fou ce qu'on obtient en photographiant un vieux coussin le manche de son rasoir), ma bouteille de gaz n'est toujours pas vide...

 

Demain je reprends le boulot. Et j'aime bien l'huile d'olive.

mardi, 21 juillet 2009

Abercrombie & Fitch, ou la redemption par le bleu

A long long time ago, j'avais realise un petit defi a distance en collaboration avec Mr Cereal Killer. Je vous l'avais narre ici meme et lui la. Le but etait pour moi de faire l'acquisition d'un vetement bleu, chose inexistante dans ma garde robe (pas meme une robe de bal bleue pour les grandes occasions) alors que lui devait faire de meme avec du jaune. Je m'en etais tire difficilement avec un T-shirt a manche longue qui arborait fierement de nombreuses (et tres epaisses !!) rayures bleues tournant vers le turquoise. Il est vrai que le dit T-shirt etait egalement fort bien pourvu en noir, en marron et en blanc mais il s'agit bien la d'un detail O combien detailleux (d'ailleurs, sur les photos, personne n'avait rien trouve a redire...). Il est vrai aussi que de son cote, Mr Cereal Killer avait trouve du tout jaune, soit.

 

A long long time plus tard, j'ai donc fait ma valise et pris l'avion pour atterrir a Los Angeles. Et devinez qui est venu m'attendre a l'aeroport ? Non ! et bien si !! Lui meme !! Le tueur de cereales en personne. Il se trouve que par megarde j'avais emporte dans ma valise la fameux T-shirt aux nombreuses (et tres epaisses !!) rayures bleues. Et bien figurez vous que le malautru a estime avoir ete berne du fait de la trop faible proportion de bleu sur le vetement en question. Je m'insurge naturellement avec vehemence, il comporte tout de meme au moins 10 % de surface clairement bleue. Lui me retorque que cela ne suffit pas... Mais que peuvent faire les pauvres honnetes gens comme moi face a tant de mauvaise foi ? Helas, le pinailleur est egalement mon hote pendant tout ce sejour (et c'est lui qui subvient a tous mes besoins, j'ai interet a etre conciliant).

 

Sous la terrible menace d'une expulsion immediate et sans sommation a l'exterieur du territoire americain, j'ai du me contraindre a renouveler un achat de bleu. Devant le peu de boutiques disponibles en ces contrees reculees (oui, ben tout pres de Beverly Hills, quoi), j'ai meme du me rabattre en desespoir de cause sur l'une des boutiques Abercrombie & Fitch afin d'assurer le bon deroulement de la suite de mon sejour. J'y ai trouve ce matin meme un magnfique polo bleu et blanc que je l'adore deja trop tellement qu'il est bien et me va a ravir tout simple (une photo peut-etre bientot si vous etes sages).

 

Oui de ce cote de l'Atlantique, la vie nest pas si facile (et on voudrait me faire croire que ce sont des vacances !!) mais l'essentiel est sauf, j'ai rachete mon erreur.

 

Hollidays can go on, so sweet hollidays... :D

jeudi, 16 juillet 2009

Becassyn in Las Vegas

Dans le hall du Caesar Palace Hotel :

 

- Waaa... il est vraiment bien ce carrelage, il est tellement lisse que je peux glisser avec mes tongs dessus, sans lever le pied

 

- Euh oui mais en fait c'est pas du carrelage, c'est du marbre...

 

- Ah ouais...

Ambassadeur of french cultcheur

Il fallait bien aller au moins jusqu'a LA pour avoir ce genre de conversation :

 

- Mais enfin, si, je t'assure, le mec qui chantait "je te survivrai" il s'appelle Jean-Pierre Francois, et c'etait un ancien footballeur. Tiens d'ailleurs voila le clip.

 

Et oui l'exception culturelle regnera encore longtemps grace a des soutiens indefectibles comme le mien.

mardi, 14 juillet 2009

La pluie, l'ocean et les crepes au citron

Dans l'avion, l'une des pires tortures qu'on pouvait me faire subir c'est pouvoir regarder les Chansons d'amour sans avoir la possibilite de ne serait ce que fredonner les airs alors que je connais toutes les chansons sur le bout des doigts et que je me serai fait un plaisir de donner de la voix pour accompagner Gregoire Leprince-Ringuet, sa ravissante frimousse et son boxer rouge que j'en ai un presque pareil surtout au moment ou je reve de chanter en meme temps que lui "je suis beau, jeune et breton, je sens la pluie, l'ocean et les crepes au citron".

Tant pis, les retraites californiens qui ont voyage a cote de moi ne connaitront rien de mon talent.

Los Angeles calling

Hey you guys, it's Joss speaking from California. Hardly arrived I've already seen the letters of Hollywood and drove along Rodeo Drive... Ah quelle vie difficile je mene ces derniers temps...

Ouais bon sinon, le monsieur au service de l'immigration, en arrivant, il m'a demande ce que je fais comme metier, ca commencait bien deja en francais j'ai du mal a l'expliquer... Je me voyais mal lui dire "ben tu vois mon coco, je fais un metier grace auquel j'etais en Guadeloupe y a 10 jours et la par contre c'est pour des vraies vacances"

En tout cas me voici bien installe, parfaitement acceuilli et pret a devorer ce qui se presente...

See you soon

vendredi, 10 juillet 2009

J'entends arriver...

... la douce mélodie des vacances.

Pas totalement remis du décalage horaire avec Gwada-la-douce, un peu fatigué par mes deux jours près de Lyon (où je suis trop fier d'avoir réussi une correspondance entre Perrache et la Part-Dieu avec seulement trente et une minutes entre mes deux trains, Bécassine progresse à grand pas), me voici en vacances... Oui oui oui. Deux jours et une semaine. La dernière fois que j'ai eu des vacances si longues, c'était en 2006.

Pour fêter ça en grandes pompes (!!), j'ai décidé de m'offrir un petit séjour de dix jours à Los Angeles (oui, je suis comme ça). Je décollerai lundi matin. Et attendez vous à ce que je revienne blasé et désagréable, mon blog pourrait bien changer par la suite. D'ici là, je repasserai peut-être par ici, sinon à bientôt chers lecteurs, et ne soyez pas trop sages (moi je ne le serai pas).

dimanche, 05 juillet 2009

Trip to Gwada : Bécassine sous les tropiques

Tant de choses passées en une semaine que je ne vais pas parvenir à tout raconter...

On n'imagine pas, lorsque quelqu'un prend l'avion pour la première fois et qu'il est seul toutes les petites choses qui peuvent surprendre son esprit (mon esprit) soucieux (tourmenté). En arrivant à l'aéroport je ne savais pas même plus qu'il fallait s'enregistrer, je savais encore moins que c'est à ce moment qu'on nous prend notre grosse valise pour l'enfourner dans la soute.

Une fois dans l'avion le décollage se passe sans histoire puis on nous distribue de drôles de petits sacs jaunes. Je saurais plus tard que ces sacs contiennent de drôles de chaussettes tout aussi jaunes pour se déplacer dans l'avion quand on a enlevé ses chaussures (enfin je crois) ainsi que des écouteurs et un masque particulièrement élégant pour s'assoupir à l'ombre de tout signal lumineux. Mais sur le moment, la seule idée qui me vient à l'esprit c'est que dans une semaine, ce petit sac jaune poussin ira fort bien avec mon teint halé au retour (vous aurez noté au passage j'espère ce jeu de mots que je suis allé cherché au plus profond de moi) (mais si !! halé au retour c'est ça, le jeu de mots) (pas mal, hein... les tropiques ça me réussit, ça se voit).

A mon arrivée, je n'ai cessé d'en prendre plein des les yeux en traversant la Basse-Terre du Nord au Sud avec cette végétation si abondante (et aussi plein les oreilles avec ce bruit que mon accompagnateur appelle "les bruits de la nuits".) Parmi les moments marquant j'arrêterai mes petits souvenirs sur mon ascension émérite le dimanche midi à pied sous le cagnard, 5 kilomètres sur les pentes du volcan de la Soufrière,  le tour des jolis coins de Marie-Galante, ma journée au volant de ma petite voiture louée le long de la côte de la Grande Terre, mon sorbet coco dégusté sur la plage de Sainte-Anne, mon étonnement devant la Pointe des Chateaux, et aussi ma fort sympathique soirée improvisée avec le plus drôle des blogueurs que je lis (un bon garçon, contrairement à ce que disent certains blogueurs influents, gentil et bien sous tout rapport...) (mais si !!)...

Et bien d'autres choses, à tel point que je ne sais plus exactement par où commencer. Alors juste pour finir de révasser à ces quelques jours, deux images en tête.

Gwada 2009 030.JPG

Plage de la Pointe de la Verdure, Le Gosier

Gwada 2009 062.JPG

La Pointe des Chateaux

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