dimanche, 21 juin 2009
Tunnel. Avec une jolie sortie à l'autre bout...
Ce soir, pour beaucoup c'est la fête de la musique. Pour moi c'est en quelque sorte le début du tunnel. La semaine qui s'annonce va être de très loin la plus difficile de ma carrière débutante, bien plus stressante en tout cas que tous les examens que j'ai pu passés au cours de mes études. Les festivités (appelons ça avec un terme positif) débutent mardi pour durer jusqu'à vendredi. Vendredi, j'en serai d'ailleurs à 19 jours de travail consécutifs :( . Et l'enjeu est si important qu'il me donne presque le vertige. Je vais avoir l'impression de passer ces quatre jours en apnée.
Je poursuivrai juste après en partant dès samedi matin à 5h50 pour la Guadeloupe (mais si, je vous assure que je vais en Guadeloupe pour travailler !!). Même si l'enjeu sera largement moins important, là aussi il y a un peu de stress dans l'air. Oui, moi qui vais devoir traverser la Guadeloupe seul au volant d'une camionnette alors que je n'ai encore jamais pris l'avion ni conduit de véhicule plus grand qu'une peugeot 306, j'ai du mal à y croire. Ah si, en fait j'ai déjà conduit un tracteur, mais c'est pas pareil (Certains vont vraiment se demander ce que je fais comme métier).
A peine de revenu de Guadeloupe (enfin, si j'en reviens), ce sera retour à Mouetteland pour seulement un jour avant de filer à Lyon pour deux jours puis retour à Mouetteland pour deux jours (!?!) puis Angers pendant deux jours avant de partir en vacances... mes premières vacances depuis Août dernier...
Mes vacances pendant lesquelles je vais partir là où il me faudra mon passeport tout fraîchement acquis. Et enfin, tout sera bien .... :D
(Il est donc possible cher lecteur que dans les semaines à venir j'ai un peu de mal à trouver le temps pour écrire ici, mais j'aurais toute un foule de choses hautes en couleur à raconter)
23:01 Publié dans Un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 17 juin 2009
Petite joie futile, donc essentielle
Ce matin, passage par la mairie pour récupérer mon passeport tant attendu (oui, enfin, malgré une erreur dans le trajet qui a envoyé mon passeport dans une annexe de mairie sans aucune raison, ils l'ont enfin !).
En repartant, je passe par nécessité par la case parc-mètre. Petit souci momentané : Monsieur Parc-mètre ne prend pas la carte bancaire au dessus de 1 € et je n'ai pas de monnaie sur moi, je le sais bien, mon porte-feuille sonne creux lorsque je passe mon doigt le long de la petite poche à sous-sous. J'essaie tout de même de payer avec ma carte mais comme prévu, Monsieur Parc-mètre ne veut rien savoir, j'en ai pour seulement 40 centimes (oui, Madame Mairie a été extrêmement rapide cette fois-ci). En désespoir de cause, je regarde tout de même dans mon porte-feuille. J'ai alors la divine surprise d'y trouver un billet de 20 €.
Et bien, tu n'imagines pas, cher lecteur, à quel point il est jouissif de voir une machine te rendre 19€60 en pièces de monnaie, ça n'en finit pas de tomber avec ce petit bruit agréable. On en a plein les mains et on repart avec le sourire, on jurerait qu'on a gagné le jackpot à une machine à sous. Cela a suffit à mon bonheur pour toute la matinée.
(oui, petite joie futile, j'avais dit)
20:48 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 14 juin 2009
Dimanche matin
Dimanche matin. Dernier matin tranquille avant les grandes échéances (professionnelles) qui vont bousculer mes trois prochaines semaines.
S'éveiller doucement avec la radio et rester à somnoler. 8h. Se blottir sous la couette, trouver sa position contre le traversin. Refermer les yeux avec la radio en fond d'ambiance. Se rappeler la veille. Mon passage par le travail. Mon passage devant la vitrine d'un salon de coiffure et remarquer que le coiffeur a cessé son travail le temps de me regarder passer. Mon détour par la plage, les pieds dans l'eau par grand soleil, à côté de ce qui ressemblait à des bouts de crabe en pièces détachées. Ma soirée avec deux bons amis à regarder "cette magnifique lumière qui descend des nuages" pour se perdre dans la mer... puis me remémorer des petits souvenirs de fac qui me font sourire.
8h40. Toujours la radio. J'aime me réveiller avec la radio. Ecouter le journaliste me parler du monde, y piocher ce qui m'intéresse. A travers les volets, la lumière permet de tout distinguer, comme pour s'éveiller en douceur. Changer de position en passant le traversin de l'autre côté. Penser à la journée qui arrive. Le passage au travail, vers quelle heure ? Mon repassage qui m'attend. Si peu envie. Je referme une fois de plus la couette sur moi pour un répit supplémentaire. Penser au petit déjeuner qui m'attend.
9H30. Lever. J'aime les dimanche matin. Et ce serait tellement mieux en étant accompagné.
12:02 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
dimanche, 07 juin 2009
J'ai toujours préféré aux voisines les voisins
Ce matin, le soleil perce généreusement entre les arbres du Parc de Pignerolle. Le ciel bleu aidant, je me suis résolu à venir faire quelques foulées pour entamer ce dimanche avec bonne conscience, en plus d'être passé par le bureau de vote. Quelques mètres devant moi une brochette de trois joggueurs a fait de même. Leurs mollets ne laissent pas de place au doute : si je ne suis qu'un pratiquant occasionnel (et encore), eux sont des adeptes réguliers de la torture respiratoire en sous-bois.
Les mollets sont savamment dessinés par l'effort, bien accordés avec les cuisses tout comme leurs bras que les manches courtes laissent découvrir au grand jour. Le bronzage est également de mise, cela va sans dire, on déplorera simplement que les shorts ne soient pas un peu mieux ajustés (le cycliste a parfois du bon ;-) ). Je reste un petit moment derrière le groupe qui a choisi d'adopter une allure très modérée me permettant de les conserver dans mon champ de vision à portée de tir. Pendant quelques temps, je me sens même mu par une énergie insoupçonnée qui me permet de suivre bien plus longuement que je ne l'aurais pensé (comme c'est étonnant ... serait-ce la pratique du badminton qui m'aurait donné ce nouvel allant ? ou bien ... ).
Quelques minutes plus tard, ma brochette de joggueurs empreinte un itinéraire différent du mien et, craignant de ne plus tenir très longtemps, je préfère ne plus les suivre (rester digne, en toute circonstance). Ce sont ensuite deux filles de mon âge qui trottinent devant moi. Elles aussi ont la silhouette sportive et joliment taillée, l'une d'elle particulièrement. Mais voilà, c'est différent, c'est moins... moins attrayant ? oui, je crois que je peux le dire ainsi.
Je me suis alors souvenu l'une des conversations du week-end dernier sur la découverte de nos attirances à l'adolescence. Je me suis souvenu ce jour de quatrième ou cinquième, je ne sais plus exactement. On était en cours de sport, dans les vestiaires, l'un des garçons avait sorti de son sac de sport un magazine de cul qui devait être New Look ou l'un de ses concurents. Je me rappelle alors la ruée des autres garçons vers les photos, une sorte de mélée de rugby catégorie ado boutonneux, je me rappelle être resté complètement perdu, consterné avec mon survêtement dans les mains, seul de mon côté du vestiaire alors que les autres paraissaient en ébullition.
Que dire ? que faire ? Je voyais bien que quelque chose n'allait pas, que je ne parvenais pas à être comme les autres. Je me suis demandé si je devais faire semblant, si je devais moi aussi essayer de me méler à la cohue dans le but d'apercevoir un bout de sein que je trouverais de toutes façons sans intérêt. Dans le doute, je suis resté planté avec un sourire de façade faussement amusé et bien inutile puisqu'évidemment personne ne me prêtait attention, ils était bien trop occupés. Et puis je ne sais plus comment mais l'orage avait fini par passer, le déferlement d'hormones s'était calmé. Mais je n'ai jamais oublié ce moment, la toute première fois, je crois, que ma différence m'est apparue en pleine face, si évidente.
A la même époque, je me souviens qu'à chaque passage chez un marchand de journaux, j'essayais sournoisement de pointer mon regard dans les rayonnages les plus hauts, ceux où j'avais aperçu de temps à autres quelques clichés de garçons dénudés. Une fois, j'avais été interloqué par ce gros titre que j'étais parvenu à déchiffrer : "Les gars de la marine, on n'est pas tous des brutes". J'y avais pensé des semaines durant, essayant d'interpréter au mieux ce que cela pouvait bien vouloir dire exactement... Que c'est beau la naïveté lorsqu'on y repense dix ans plus tard.
Je me suis souvenu enfin ce jour d'été où pour la première fois de ma vie je m'étais autorisé à regarder des garçons dans la rue. C'était une libération, c'était un envol. C'était un jour de grand soleil et j'avais senti mon coeur battre lorsque sur la place du Ralliement, mes yeux s'étaient posés sur un T-Shirt blanc fort bien porté, et fort bien rempli.
Bon ben finalement la grognasse de devant, elle n'avance pas assez vite. Pour une fois, c'est moi qui dépasse. Ca me permettra de voir s'il n'y a pas d'autres jolies choses à aller voir plus loin.
13:23 Publié dans Homo-acceptation, Petits souvenirs et grands récits | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

