dimanche, 31 mai 2009

Crypte, rillettes et canapé magique (et la formule de politesse qui va bien)

Samedi matin, départ pour Le Mans afin de rendre visite à Monsieur Rouge-Cerise.

Le week-end débute naturellement par le trajet aller du samedi matin. Point de GPS, ce ne serait pas drôle sans l'habituel suspense du "vais-je trouver tout seul comme un grand ?". Avec mon ami Viamichelin, tout est vraiment tout simple : je sors de l'autoroute, j'enchaîne trois petits ronds-points et me voici arrivé. Dans la vraie vie, c'est autrement moins drôle. Au premier rond-point, tout va très bien. Ensuite... Pas de deuxième rond-point, plutôt une bretelle d'accélération et hop, me voilà parti en orbite quelque part dans l'agglomération mancelle. Dix minutes de pérégrinations aléatoires plus tard, mon regard se pose complètement par hasard sur le panneau que je n'espérais plus voir "Boulevard St Rouge-Cerise", c'est juste à côté de ma destination finale. Il ne me reste plus qu'à tourner à droite dans la rue St Rouge-Cerise et je suis arrivé.

Je suis accueilli comme il se doit avec en prime une vue imprenable sur la cathédrale. La ville a même fait les choses en grand en lançant une campagne de rénovation de ladite cathédrale en vue de mon arrivée. Hélas, les travaux ayant pris du retard, les échaffaudages n'ont pas pu être retirés à temps, tant pis, je saurais m'en accommoder.

Le repas est à la hauteur pour saluer mon immense exploit automobile avec notamment la crème du rayon Rillette du coin (ça c'est pas de la rillette de pédé !!) et un clafoutis aux pommes parmi les tous meilleurs qu'il m'est arrivé de goûter. La journée se poursuit par le petit tour dans les rues de cette ville que je ne connais absolument pas. Et comme d'habitude, les petites rues pavées avec des maisons à colombage, dont on se demande comment elles conservent l'équilibre, trouvent un charme fou à mes yeux. La balade est agréable, couvée par le plus beau soleil de mai avec le clou du spectacle dans l'église notre dame de couture et sa crypte à l'ambiance délicieusement mystérieuse (une simple visiteuse passant à côté m'a fait sursauté). Grande balade en verdure pour la suite afin de donner cadre aux grandes conversations qui savent si bien refaire le monde. Diner de printemps ensoleillé devant cette vue si enthousiasmante sur la cathédrale.

Et voilà donc qu'au moment de l'extinction des feux, en deux coups de main magique, le canapé d'angle est devenu un lit rectangulaire. Je n'ai pu réprimer un "Ah ouuaiis" de circonspection, j'ai même failli demander la vidéo au ralenti pour comprendre le déroulement de la manoeuvre mais j'ai préféré rester sobre (je comprendrai, un jour, je comprendrai comment ça marche !). Et on dort drôlement bien, sur ces canapés magiques.

D'autres conversations viendront occuper la journée du dimanche, sur le voisinage, des considérations automobiles ou mes projets pour l'été à venir (et en fait, je fis aussi preuve de mon immense maitrise de tout ce qui touche à la botanique) avant que ne je reparte, car les week-ends ont toujours une fin. Bordel de merde.

jeudi, 28 mai 2009

Joss découvre la vie : l'Hôtel de ville

Pour mon grand projet estival, le premier ingrédient indispensable, le sésame par lequel tout doit débuter, c'est un passeport, moi qui n'en ai jamais eu (qui a dit "tiens donc, ça m'aurait étonné" ?).

Je m'étais donc renseigné bien à l'avance pour connaître les pièces nécessaires à l'obtention du précieux passe muraille, et aussi savoir quand je pourrai me rendre en mairie, tout ça tout ça... Et bien sur au téléphone, la dame de la mairie est parfaite et rassurante : vous pouvez venir du lundi au samedi sans rendez-vous, pas de problème.

Samedi matin. Je presse mon frère et sa copine, invités pour le week-end, pour nous rendre à une heure décente à la mairie. Je les laisse devant l'entrée, leur proposant de se promener dans les rues commerçantes avant de les rappeler dès la fin de mes formalités. Ayant rassemblé scrupuleusement toutes les pièces nécessaires, je me présente le coeur vaillant à la porte de l'Hôtel de ville... Des portes, il y en quatre. Euh... alors, euh...

L'Hôtel de ville est un bel endroit plein de caractère, à l'image du côté touristique de l'endroit, c'est la première fois que je m'y rends. Il y a donc quatre portes, en consultant les intitulés, je finis par en choisir une, sans être tout à fait sûr. Le premier couloir est désert avec des pancartes sinistres qui ne me disent pas vraiment si je suis ou non sur la bonne voie.

Une porte. J'ouvre. Une grande pièce. Quatre bureaux. Les trois premiers sont inoccupés. Une dame ébouriffée au quatrième.  "Bonjour, je viens pour faire un passeport". "Oh là non Monsieur, aujourd'hui on fait le strict minimum, les actes de naissance ou de décès, pour le passeport vous pouvez venir à partir de lundi, 9h, et puis c'est pas ici, ce sera porte C". Je suis en colère, je suis déçu, je suis frustré, je suis triste. "Au revoir Madame Connasse".

Enervé, je cherche mon téléphone pour appeler mon frère... Cet imbécile de téléphone est resté chez moi... je les cherche une vingtaine de minutes avant de me résigner. Je rentre chez moi en colère au possible et les appelle une fois rentré (à pied...).

Mardi matin. Je suis donc revenu, j'ai enprunté la porte C comme convenu, je me présente dans une grande pièce, trois bureaux dont deux sont inoccupés. Au troisième bureau, une employée de mairie généreusement frisée s'évertue à expliquer à son interlocuteur des choses qui semblent lui paraître aussi compliquées qu'à moi. Je crois vaguement que cela concerne les élections à venir.

Dans la pièce voisine j'aperçois trois personnes entrain de discuter autour d'un café et de pains au chocolat. Je croise les bras, adresse quelques regards interrogateurs à Mme Frisée. Au moins une minute passe. A travers l'entrebaillement de la porte, j'aperçois un pain au chocolat qu'une main agite au gré d'une séance de languedeputage largement digne de ce nom. Et j'attends. Mme Frisée finit par demander à son interlocuteur de patienter quelques secondes et rejoint le salon des pains au chocolat. A ma presque surprise, je l'entends dire à ses collègues qu'il y a quelqu'un qui attend ("quand même").

Une seconde Mme Frisée vient alors s'inquiéter de mon cas. Elle est presque étonnée de l'exactitude avec laquelle je connais la liste des pièce à fournir ("c'est vraiment parfait !"). Elle me tend un formulaire et un stylo en ajoutant "voici un magnifique stylo de la ville de Mouetteland". Je comprends la sympathique ironie en découvrant un bic dont l'extrémité semble avoir été machouillée par la moitié des employés de la municipalité. Je lui rend un sourire finalement complice.

J'y reste dix minutes, elle répond gentiment à l'ensemble de mes questions et je me surprends à quitter les lieux avec le sourire aux lèvres. C'est peut-être ce stylo à la dégaine cocasse, c'est aussi la satisfaction de l'avoir très vite, ce précieux morceau de papier.

dimanche, 24 mai 2009

Mini billet solaire

On se croit à l'abri, protégé par un voil nuageux sympathique. Plus tard, lorsque le soleil est parvenu à faire sa loi, on se dit que de toutes façons, il ne fait pas bien chaud et puis on ne reste pas longtemps... Alors on se laisse aller à faire le fanfaron sur la plage, cheveux au vent et raquette en main.

Et voilà comment on passe sa soirée, le visage tout rouge et tartiné de crème...

samedi, 16 mai 2009

Mais je n'en étais pas

Revenu au bercail pour le week-end, j'étais parti dans les rues d'Angers à la recherche du parfum qui m'accompagnera et me rendra irresistible pour les mois à venir, enfin, surtout en juillet (c'était couru d'avance, ce sera un Kenzo). J'entendais bien le bruit en centre-ville mais je n'avais réalisé de quoi il s'agissait. Et puis, au détour d'une rue, elle est là, face à moi.

Plus jeune, je l'avais redoutée, j'évitais soigneusement tout possibilité de la croiser, ne mettant jamais le nez en ville lorsque que je risquais de me retrouver en face d'elle. La simple idée de l'apercevoir me mettait nécessairement mal à l'aise, appuyant le doigt sur mes peurs et mes contradictions. La fuite était toujours la meilleure solution. Par conséquent, je n'avais donc jamais vu la Gay Pride dans les rues d'Angers.

rainbow2.jpgJe me souviens l'avoir croisée sciemment en 2007 à Nantes, cette fois nous étions deux et je me sentais plus fort pour aller l'épier, ne serait ce que par intérêt anthropolgique. Je me rappelle y avoir été très attendri par un couple de jeunes filles dans les bras l'une de l'autre, regardant passer le cortège en silence, l'oeil brillant et le sourire aux lèvres. Je me souviens aussi avoir été charmé par ce garçon d'à peu près mon âge qui m'avait remis un tract relatant les émeutes de Stonewall. Cela dit, en dehors de quelques minutes passées (caché ?) sous le drapeau Arc-en-ciel, j'étais resté un simple passant à l'air vaguement intéressé.

Aujourd'hui je suis à nouveau ce passant anonyme qui ne fait que regarder en conservant ces distances. Je les regarde tout de même en souriant aux regards que je croise mais je ne parviens pas à faire plus. Je m'étonne de leur nombre, je m'étonne de leur jeunesse également (ils ont 15 ans à tout casser, ces deux là...).

Une perverse curiosité (ou curieuse perversité ?) m'amène à faire quelques détours dans les rues que je connais bien pour être sûr de croiser par le plus grand des hasards le cortège une ènième foi. Tous ces visages me sont rigoureusement inconnus, je ne connais aucun gay à Angers. C'est un peu dommage, c'est comme ça.

L'un des animateurs prend le micro et s'adresse aux participants. Ils étaient selon les organisateurs 900 au départ et plus de 1500 au plus fort de l'après midi, un record pour ce qui constitue la dixième édition (on attendra pour connaître les chiffres de la police...). Je trouve cela plutôt réconfortant de voir ce bon millier de personnes motivées et enjouées, le tout dans une ambiance visiblement simple et conviviale. Mais je n'en étais pas.

dimanche, 10 mai 2009

25 inepties, je peux le faire... (3)

Afin de satisfaire vos esprits impatients, la fin de cette rutilante série :

18- Lorsque j'avais 19 ans, j'ai brutalement cessé d'écouter Mylène Farmer le jour où j'ai su qu'elle était particulièrement adulée par les homos (mais, dans l'ignorance, j'ai continué à regarder scrupuleusement l'Eurovision)

19- Aujourd'hui, pour permettre le déroulement d'une petite blague jouant avec la crédulité de certaines personnes, j'ai pris le rôle du pire des salauds. Enfin, peut-être plutôt la pire des saloppes, en l'occurence. Un peu malgré moi. Mais c'était si bon.

20- Pour la première fois, aujourd'hui, j'ai roulé dans une voiture décapotée.

21- Je croyais que Sim était mort. Mais non, en fait, il est là, à la télé, et il a l'air encore envie, en fait.

22- Je déteste le nouveau système présentation des points en vigueur depuis deux ans à l'Eurovision, j'aimais bien mieux lorsque cela durait beaucoup plus longtemps comme avant.

23- Je n'ai jamais vu le Secret de Brockeback Mountain. Jamais.

24- La première fois que je suis allé au cinéma, j'avais 12 ans. J'étais allé voir le Roi Lion avec mon frère. La seconde fois, j'avais 13 ans, j'étais allé voir une version remasterisée de la Guerre des Etoiles avec un copain de collège. Et si mon frère était venu avec nous, il nous aurait peut-être conseiller de nous assoir ailleurs que dans la seule rangée de la salle où l'on voit une rampe de sécurité en travers de l'écran alors que la salle était entièrement vide à part nous. Il nous aurait peut-être aussi évité de nous perdre sur le chemin du retour... en bus. Moralité, à 13 ans, je n'étais tout à fait autonome, pas tout à fait...

25- Depuis mon accident de mouette de l'été dernier, je suis toujours d'une vigilance extrême avec les volatiles marins. Et jusqu'ici ça fonctionne.

Et bien voilà, 25, le compte est bon. Ce soir, je suis gentil, je ne désigne personne. Oui, je suis une crème, vous avez le droit de le penser (et de le dire en commentaire).

vendredi, 08 mai 2009

25 inepties, je peux le faire... (2)

Ma série de 25 choses essentielles, devant vos yeux impatients, la suite...

9- En avril quelqu'un est arrivé sur mon blog en tapant dans un moteur de recherche : "Carla Morgane" (oui, Carla) et un autre "récit vibrateur triolisme". Sans commentaire :D

10- Contrairement à certains, j'adore les sushis. Mais j'aime aussi les poivrons jaunes, les épinards en branche, et je suis aussi très curieux des châtaignes et du chocolat aux noisettes.

11- Mon insitutueur de CP m'a collé une giffle un jour parce que j'avais commencé ma dictée à quatre carreaux de la marge au lieu de deux. je ne l'ai jamais digéré.

12- Cette semaine, j'ai dit à une des personnes les plus élevées dans la hiérarchie là où je bosse (on peut dire que c'est la numéro 2) : "ils essaient tous de vous tirer comme une vieille couverture". Et juste parès j'ai pensé "non ! je l'ai pas dit ? j'ai comme même pas dit une chose pareille ?!?" Sorti de son contexte ça peut paraître stupide et incompréhensible. Le problème c'est que une fois remis dans le contexte, c'est tout aussi stupide et incompréhensible...

13- Entendu la semaine dernière sur France Info : le concert de Mylène Farmer déplace les foule à Nice, "Deux villages de TENTES sont installés près du complexe Nikaïa".

14- Je déteste porter des chaussette blanches

15- Contrairement à ce qu'on pourrait croire, je suis tout à fait capable de tenir des conversations tout à fait sensées et cohérentes sur le football.

16- Quand j'étais gamin, j'étais fasciné par le feu, je tannais toujours mon père pour que ce soit moi qui allume le barbecue. Après le repas, je m'amusais à réactiver le feu avec des brindilles que j'allais piquer dans la haie.

17- Comme certains ont pu le remarquer, je suis totalement incapable de mener en même temps une conversation téléphonique et une conversation sur MSN sans dire n'importe quoi au bout de deux phrases ;-)

La suite et la fin, c'est pour très bientôt...

dimanche, 03 mai 2009

Pensées ferroviaires

Fraîchement installé à la place 46, côté couloir, je me saisis de mon cahier à impressions.

Deux rangs devant moi, il y a une vraie bombasse un homme au physique des plus avantageux, arrivé dans le train au dernier moment. Je le verrai bien jouer Don Diego de la Vega. La trentaine, regard sombre, brun bouclé, trop bien bronzé pour que cela puisse paraître naturel, il est vêtu d'un petit gilet blanc très ouvert et sans manche, laissant ainsi découvrir des bras parfaitement taillés (gonflés ?) par l'effort. Si j'étais honnête, je dirais que j'aime bien et même que je suis un peu jaloux mais j'ai décidé d'être de mauvaise foi, je dirai simplement que tant de gel dans cette coiffure, c'est un peu dommage.

On ne le croirait pas, mais il n'est pas si évident d'écrire dans un train entre virages et secousses.

A quelques rangs devant moi, sur la droite, un homme est en train de lire Guérir de David Servan Schreiber, il me vient alors à l'esprit que je ferai bien de faire quelques exercices pour retrouver un peu de cohérence cardiaque.

J'aime assez prendre ces postures intelligentes dans les lieux publics comme cette rame de tgv : mon index vient naturellement se loger à la commissure de mes lèvres alors que mon stylo pointe vaillamment vers le ciel et mon regard, tantôt faussement incisif, tantôt délicatement rêveur donne l'illusion de l'Artiste en plein bouillonnement de créativité. Je sens bien à ce moment que tous les passagers de la voiture 6 sont en admiration devant cette manifestation subliminale de mon génie.

Ah, tiens, Don Diego porte un boxer rouge et blanc (je ne cesserai jamais de m'étonner de ces jeans qui ne remontent pas plus haut que ça).

Je me demande si ma voisine ne cherche pas à voir d'un oeil ce que je suis en train d'écrire.

Derrière moi, un couple de jeunes adultes est installé du côté droit. Elle écrit sur un bloc-note posé sur sa tablette de la même façon que moi. Lui s'est intallé en travers et s'est assoupi, la tête sur ses genoux à elle, de telle sorte qu'elle écrit de sa main droite et caresse le visage et les cheveux de son ami de la main gauche. Une représentation furtive des moments de tendresse qui me manquent. Elle me regarde de temps à autres.

Comme je le redoutais, mon esprit est hanté par le refrain du film vu hier au cinéma. Ce petit air qui vous suit en tout chemin, en tout lieu (et ne parle que du bon dieu, et ne parle que du bon dieeeuuuu).

Les paysages de la Sarthe puis la Mayenne se superposent vaguement aux images défilantes de ma semaine écoulée, une semaines où certaines portes se sont ouvertes et d'autres se sont fermées. Avec tant de changements pour la suite.

Le sac de ma voisine de devant a manqué de m'assommer en tombant de ... comment on appelle ça ? L'étagère ?

Je maudis les mangeurs de sandwichs qui font du bruit avec les sachets en plastique. Mon baladeur vient m'isoler quelques temps.

Mon regard tombe tristement sur mon stylo enserré entre mes mains alors que nous quittons Laval sous le soleil et que Mika me glisse à l'oreille "Say good-bye to the world you thought you lived in...". Je sens mes yeux légèrement humides, sans vraiment plus. Je ne suis pas exactement triste, j'ai du mal à mettre des mots sur l'état dans lequel je me sens. Mon esprit se perd en considérations vagues et désordonnées jusqu'à la fin du trajet.

samedi, 02 mai 2009

25 inepties, je peux le faire... (1)

La dernière fois que cela m'est arrivé, je crois bien qu'à force de ne pas me plonger immédiatement dans le sujet, j'ai fini par oublier complètement que j'avais été tagué pour devenir à mon tour l'un des innombrables maillon d'une chaîne à grand succès (tout est relatif). Et pourtant, ils s'y étaient mis à deux pour me refiler le bébé. Et puis l'accalmie est arrivée, je me suis cru à l'abris, tranquillement oublié dans mon coin. Hélas, c'était sans compter sur l'acharnement sans borne des pires malotrus que peut compter Miss Blogosphère. Et voilà qu'on me tombe à nouveau dessus (mon courroux sera terrible). La gageure du moment est de révéler 25 petites choses (rien que celà) à mon propos, mais comme je n'ai pas envie de vous barber trop longtemps  tiens à faire durer le plaisir, je me contente de 8 pour aujourd'hui.

1. Il y a quelques semaines, j'ai relu Tintin au Tibet. Déçu, je dois dire. Je ne parviens pas à retrouver l'engouement que j'éprouvais il y a dix ans, comme je l'avais déjà évoqué ici après la relecture du Sceptre d'Ottokar. Je poursuis ma revue des classique avec les Bijoux de la Castafiore.

2. Il y a une semaine, pour un entretien professionnel, je me suis habillé en costume-cravate, chose que je déteste allègrement. Et pourtant, dans le miroir avant de partir, j'ai trouvé que cela m'allait fort bien.

3. Depuis quelques temps, dans mon lecteur MP3, c'est Etienne Daho qui monopolise la plupart des conversations alors que je ne l'avais jamais écouté auparavant. Je n'ai aucune explication rationnelle à ce phénomène. Mais voilà, cette semaine parisienne de printemps me laissera un souvenir musical bleu comme un duel au soleil.

4. Cette semaine j'ai appris l'expression "Minimum Minimorum", martelée à hue et à dia par la formatrice qui m'a tenu en haleine quatre jours durant. Jamais entendue auparavant. Je la réutiluserai (c'est pas trop compliqué, je pense que je vais m'en sortir).

5. Ce jeudi, deux des journaux gratuits distribués dans le métro avaient accordé leurs horoscopes pour me mettre en garde face un excès d'agressivité. A la lecture du premier, j'ai souri de la façon la plus condescendante qui soit : m'adresser à moi un tel avertissement, c'est vraiment mal me connaître. A la lecture du second, une pointe de doute est venu assaillir ma gorge nouée et, dans le doute, je pris la décision de tenir mes nerfs à carreau. Heureusement, en fin d'après-midi, mes camarades de formation ont salué ma bonne mise en application du conseil astrologique précité.

6. Je n'ai pas la grosse tête, c'est véridique : tous les modèles de casquettes et autres chapeaux qu'il m'arrive d'essayer par amusement sont toujours trop grands pour mon tour de tempes et par conséquent ne me vont absolument pas. Quelle chienne de vie.

7. En regardant, Coco avant Chanel, pendant quelques minutes, je me suis senti envahi par une sorte de midinette spirit ("oui, pourvu que Coco puisse se rapprocher de son bel anglais !!!"), ce qui ne m'a pas déplu (et j'ai même pas honte).

8. (ouf, bientôt la fin pour aujourd'hui parce que je commence à sécher). J'adore jouer au touriste de base qui contemple Paris bye night depuis l'Ile Saint-Louis.

La suite prochainement...

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