jeudi, 30 avril 2009
Mission globe trotter
Les lecteurs les plus assidus de ces petites colonnes le savent peut-être, de toute ma vie, je ne suis jamais allé plus au sud que St Etienne (oui, je sais, c'est très impressionnant). Et bien cela va changer, qu'on se le dise !!!
En effet, pas plus tard que cet après-midi, on vient de me confier pour mon travail une mission de trois jours pour juillet, et ce sera en Guadeloupe. Je vais même prendre l'avion comme les grands. J'en suis encore tout retourné...
Vite, vite, il faut que je me procure rapidement une paire de lunettes de soleil digne de ce nom ! (et consulter l'avis d'Elizabeth T-mon-guide-tel-un-phare-dans-la-nuit sur les transports aériens en juillet...).
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vendredi, 24 avril 2009
Bécassine à Paris (2)
Quatre mois plus tard, tout n'est pas encore parfaitement acquis. Un billet presque entièrement en didascalies :
Le gentil petit Joss monte à la capitale pour une période de dix jours, il est arrivé tout fraîchement ce matin même.
Le gentil petit Joss a un rendez-vous avec des gens Avenue Franklin Roosevelt. Il sort de la station de métro Concorde à la recherche de son chemin... (heureusement, il avait prévu de beaucoup de marge). Il cherche (un peu), marche (beaucoup), jusqu'à se présenter à l'aurée d'un long passage pour piéton.
- Pfioouuuu, c'est fou comme elle est large cette rue ! Oh c'est dingue ! C'est curieux qu'elle soit pas une des rues plus connues à Paris.
Le gentil petit Joss traverse finalement, la très large rue, toujours acquis à son étonnement. Arrivé sur l'autre rive, il tourne la tête sur sa droite et aperçoit un grand truc qui semble bien être l'Arc de Triomphe. Sur un panneau tout proche il est écrit "Avenue des Champs Elysées".
(PS : sois rassuré cher lecteur, le gentil petit Joss est arrivé à l'heure à son rendez-vous.)
19:33 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mercredi, 22 avril 2009
Rouge-Cerise sur le gâteau
Comme je l'avais raconté lorsque mon blog était encore tout jeunôt (oui, mon blog a passé l'âge des deux ans et demi désormais, je serai bientôt une vieille rombière de la blogosphère), avant d'ouvrir ces colonnes, j'avais passé des mois entiers a dévoré d'autres blogs. Je guettais avec impatience l'arrivée d'un nouveau billet et me délectais des récits inspirés et inventifs, instructifs pour ma propre existence.
Il y en avait quelques uns qui trouvaient systématiquement grâce à mes yeux et deux ou trois pour lesquels j'avais fini par éprouver un attachement dont j'étais le premier surpris. Rouge-Cerise est le premier blogueur que je me rappelle avoir lu régulièrement. Je suivais son blog comme on s'accroche à un bon feuilleton en se prenant d'affection pour les personnages, en appréciant la façon de mettre en scène les billets un à un.
On a beau dire, rencontrer en cuir en chair et en os, l'un de ceux que l'on a suivi par écran interposé pendant tout ce temps, c'est un aboutissement qui laisse à l'esprit le sentiment certain d'une boucle bouclée. Enfin. Il y avait, c'est certain, une légère appréhension (une appréhension toutefois relativisée par l'énorme pression professionnelle du moment qui m'a vu vivre juste après ce week-end les moments de loin les plus stressants de ma carrière débutante). Mais ladite appréhension s'est effacée aussi facilement qu'on indique à un invité où garer sa moto. Et puis Chéri a aussi bien facilité les choses par sa présence verbale indéfectible ;-) Il m'est difficile, je dois dire, de raconter ce week-end aussi bien que Rouge-Cerise le fait lui même (mais non ça ne veut pas dire que je vous renvoie sur son billet pour en savoir plus. Enfin, je ne vous y force pas, quoi).
L'impression qui subsiste, c'est le plaisir de trouver dans la vie véritable les mêmes traits que ceux pressentis à la lecture au long cours, tout en ajoutant la voix et la gestuelle qui vont avec pour finir de brosser le portrait. C'est aussi l'auto-satisfaction de sentir que le contact passe facilement. Et se dire que, vraiment, mon blog aura occasionné une belle rencontre de plus.
Une cerise de plus sur le gâteau du blog.
22:30 Publié dans Psycho-blogo-logie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mercredi, 15 avril 2009
L'habit ne fait pas le moine, m'enfin quand même
On ne peut pas réellement dire que mon niveau de jeu ait frôlé les sommets ce soir au badminton. M'enfin, il faut dire qu'avec des chaussures qui ne sont pas des chaussures de sport, de vieilles chaussettes vertes dont l'une est quasi-trouée et un tee-shirt qui est en fait un haut de pyjama, je n'avais pas mis tous les atouts vestimentaires de mon côté.
C'est affreux, en décrivant ma tenue de ce soir, j'ai comme l'impression que la beaufitude me guette...
23:13 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
lundi, 13 avril 2009
Alouette, tête à queue et baguettes fraîches
C'est un beau lundi de Pâques, une fin de matinée couvée par un grand ciel bleu et quelques petits nuageons.
Il n'y a pas un chat sur la route depuis mon départ en dehors du camion qui me précède. A ma grande surprise, mon auto-radio parvient à conserver la fréquence d'Alouette que j'écoute plus par attachement nostalgique que par goût de la programmation musicale. Les info locales me donnent le réconfort illusoire d'être encore accroché aux Pays de Loire plutôt qu'à la région voisine qui m'aspire à chaque kilomètre avec un petit pincement lorsque j'y pense trop.
Le camion devant moi donne un grand coup de frein, j'aperçois un triangle rouge en plein milieu de la chaussée et freine à mon tour. Au détour du virage suivant, une voiture est en travers sur les deux voies, l'avant dans le sens contraire de la circulation, les deux phares sont cassés. Elle est visiblement partie en tête à queue après avoir heurté la glissière sur le côté droit. Le conducteur, gilet jaune de rigueur, est au téléphone et fait signe au camion de devant que, non, tout va bien, ce n'est pas la peine de s'arrêter. Je passe au ralenti, sur la pointe des pneux pour éviter les morceaux de verres qui tapissent le goudron. Le conducteur accoudé à son véhicule a l'air tout à fait zen. Je m'amuse quelques secondes à imaginer l'état de panique démentielle qui m'aurait animé à sa place. Aurais-je même été capable de composer un numéro de téléphone ?
Le périphérique de Rennes regorge de monospaces pressés, des pères de familles nerveux, tenant à être arrivés à bon port avant que le gigot - rôti de boeuf - blanquette (rayez les mentions inutiles) de Belle-Maman ne soit trop cuit. Et puis sur la gauche surgit une Fiat Punto bleue avec sur la plage arrière deux apétissantes baguettes de pain.
Il est un peu plus de midi, je roule depuis presque deux heures, il m'en faudra une de plus pour arriver et cette vision finit d'aguicher mon estomac. Mais où vont-ils ? Un repas de famille ? Amène-t-on le pain à un repas de lundi de Pâques ? Serait-ce un pique-nique ? Et moi ? en arrivant, que trouverai-je dans mes placards ? Pas de baguette fraîche, pas le temps, à peine arrivé, je filerai au travail.
Une dizaine de kilomètres après Rennes, Alouette, recouverte par les grésillements, finit par céder la place à une autre radio que je ne connais pas. Je poursuis ma route en rêvant de baguettes fraîches, et par moment aussi, faute de tête à queue, d'un hypothétique demi-tour.
21:01 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 08 avril 2009
Mon lapin, mon canard
Ce samedi dans la libraire où nous sommes entrés par hasard à la recherche d'un livre que nous finirons par ne pas trouver, je me suis attardé quelques instants sans intention particulière dans le rayon des livres pour enfants et même pour les tout petits. Les personnages étaient des animaux. Il y avait Zou le zèbre, il y avait aussi des oiseaux, des chiens, des petits lapin. Ce sont des inepties, que l'on fait croire aux enfants, les lapins ne vivent pas dans les livres, ils vivent dans des clapiers. Et pas pour longtemps. Cette vérité m'est revenue en lisant un billet de Chondre.
Pendant les vacances scolaires, quand mon frère et moi allions passer une semaine chez ma grand-mère, j'aimais assez m'attarder devant le clapier des lapins. Il se trouvait tout au fond à droite quand on entre dans le jardin, au fond de la cour. Il n'était pas toujours plein, il y avait le plus souvent six ou huit adultes et quelques petits qui tournaient autour d'eux dans la paille qui ne couvrait pas toujours bien le ciment. J'ai n'ai jamais vraiment découvert le clapier, je ne m'en suis jamais étonné. Il était là bien avant moi, ses habitants aussi. Ah, ces mignons petits lapins, j'avais une préférence pour les marrons parce que les blancs ont parfois les yeux rouges et cela ne me plaisait que modérément. Je m'amusais de la nervosité dont certains faisaient preuve en parcourant le clapier dans la largeur et je m'étonnais de ces drôles de granulés que ma grand-mère leur donnait à manger.
Et puis parfois, ma grand mère ouvrait l'un des portes et en saisissait un. Et en quelques instants, le coup du lapin, le lapin inerte dans ses bras, ses yeux vides et figés. Dans mon souvenir tout s'enchaîne, le lapin mort suspendu au drôle d'outil qui permet de le peser et dans la foulée ma grand-mère en train de retirer la peau comme on enlèverait un pyjama... Et demain, sans doute, il sera dans les assiettes, le mignon lapin.
L'aîné de mes oncles paternels élevait des canards. Deux ou trois fois, je ne sais plus vraiment à quelle époque, mes parents nous avaient emmenés pour aller tuer les canards. Nous nous rendions dans une petite cour dans laquelle je me souviens ne m'être rendu qu'à ces occasions et alors le bal commençait entre coin-coin apeurés, coups de hache et plumes qui volent.
Mon oncle capturait un canard, lui maintenait le cou sur une souche de bois et le décapitait avec sa hache. J'étais toujours stupéfait de voir le canard sans tête courir dans tous les sens et battre des ailes pour tenter vainement de s'envoler jusqu'à finir par s'écrouler au bout d'une minute qui en paraissait plusieurs. Mort pour de bon, au milieu de son sang.
Ah c'était beau l'enfance !
Bon ben voilà les enfants. L'histoire est finie, maintenant il faut aller se coucher. Et faites de beaux rêves, surtout.
23:20 Publié dans Petits souvenirs et grands récits | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 03 avril 2009
Je vieillis pas, hein !!
Cette année, j'ai du me séparer à contre coeur de mon livret jeune, cette semaine, j'ai du renouveler avant la date fatidique ma carte 12-25 et dans quelques mois je vais payer pour la première fois des impots... Tu parles d'une réjouissance, d'avoir 26 ans...
Heureusement, comme il y a un an, la même personne s'est trompée de la même façon en me donnant le même âge que l'an passé. C'est bien signe que je ne vieillis pas, d'abord !!
(il y a un mois, mon nouveau médecin traitant m'a même rajeunit d'une patite vingtaine d'années, c'est dire...)
21:24 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

