lundi, 30 mars 2009

Le sourire facile

Les millions d'adeptes de ma page "à propos" ne peuvent l'ignorer : j'aime grandement les premiers soirs qui suivent le passage à l'heure d'été. Tout y est plus lumineux, plus vivant... et moi, je suis tout guilleret. Je vois poindre les premières grandes journées ensoleillées pour admirer la végétation, les premiers T-shirt de sortie, les plus beaux atours dans les vitrines des chocolatiers (je suis né un jour de Pâques, c'est comme ça c'est pas ma faute)... C'est aussi l'occasion du grand ménage de début de printemps (d'ailleurs, ça tombe bien mes parents sont chez moi depuis quelques jours, le ménage, ma mère s'en est chargée tout à l'heure pendant que je gagnais ma croute au travail et puis comme il faisait beau, elle s'est occupée de mon linge, aussi, vive le printemps...).

Chaque année, c'est un petit moteur qui s'anime en moi comme lorsque j'étais gamin et que j'entamais gaiement le sprint de la fin de l'année scolaire, mu par l'envie de tout écraser avec la facilité que j'avais alors.

Et je m'attarde plus aussi sur les petits motifs de réjouissance. Toute à l'heure par exemple, mon collègue s'est amusé à me dire que parfois, au travail (un milieu très féminin), on parle de moi dans mon dos, et "il y en a qui ne se feraient pas prier...". Il m'en faut peu mais ce soir, ça me donne le sourire. Ah... le printemps...

mercredi, 25 mars 2009

Mini billet (mais il fait le maximum !)

Depuis une petite quinzaine de jours, des travaux ont lieu dans le couloir où se trouve mon bureau. Hier, un Monsieur Electricité passe faire l'inventaire des bureaux pour savoir dans lesquels il devra intervenir, et c'est Monsieur Peinture qui commence à bien connaître les lieux qui le renseigne. Comme les portes sont anonymisées pour le moment, M. Peinture ne sait plus ce qu'il y a dans mon bureau, il ouvre la porte, m'aperçoit et se tourne vers Monsieur Electricité en lui disant "Ah non, là c'est pas la peine, ici ça marche, c'est le bureau du petit jeune homme".

Et bien à un peu plus d'une semaine de fêter d'avoir ses 26 ans, ça reste ma foi plutôt flatteur... (sauf pour le "petit", mais ça, je m'y suis fait il y a bien longtemps, déjà...).

dimanche, 22 mars 2009

Binôme de souvenirs

Je ne sais pas ce que c'est que d'être enfant unique mais je crois que parmi les choses qui me manqueraient le plus, il y aurait le fait de ne pas avoir quelqu'un pour partager toute cette batterie de souvenirs qui a servi de décor à nos tendres années. Et même si aujourd'hui nous ne partageons plus autant de choses, il y a - il y aura - toujours cette histoire commune qui me raccroche à mon frère. Témoins mutuels de nos années passées, nous sommes des binômes de souvenirs.

Le chant de la tourterelle chez notre grand-mère, les manèges et les primevères du lundi de Pâques, l'incohérence des rares engueulades paternelles, les grands prix de formule 1 regardés au beau milieu de la nuit, l'empreinte de pas du chien de notre enfance dans le ciment du dallage, les après-midi sur feu notre balançoire, les dimanches à l'arrière de la Renault 12 14, et toutes ces autres choses que je pourrais lister ici. C'est ce à quoi j'ai repensé en tombant sur le clip qui termine ce billet et dont je ne me lasse pas, ces choses que je partage si bien avec lui et uniquement avec lui.

Ce week-end, j'ai reçu mon frère et sa copine chez moi. Et sans que je ne contrôle vraiment la situation, nous nous sommes enfin mis à parler de ma vie personnelle. C'était facile, c'était comme évident, parce que c'était le moment. Aussi simple qu'une lettre à la poste, entre deux conversations anodines. Et comme on pouvait s'y attendre, ça me rend léger, ça me donne envie de siffloter joyeusement avec Emily Loizeau.

Brotheeeeeeeeer. Brotheeeeeeeeeeeeeeeer...

samedi, 21 mars 2009

Fidelisation

Il est vrai que je me rendais dans ce restaurant pour la troisième fois en peu de temps, mais oublier de compter les trois desserts dans l'addition, c'est tout de même un fort joli cadeau de fidélité. Vivement qu'ils m'offrent le plat du jour. En tout cas, je continuerai à y aller.

dimanche, 15 mars 2009

Joss découvre la vie : toilettes et vibreur à grande vitesse

Il est de choses que le commun des mortels fait de façon tout à fait anodine et sans y apporter d'importance particulière (et le commun des mortels a bien raison). Et surtout, les gens normaux font cela assez tôt. Et allez savoir pourquoi, moi, pas vraiment.

J'ai donc attendu ce vendredi soir (soit trois semaines tout juste avant mes 26 ans) pour faire deux nouvelles expériences absolument palpitantes pendant mon trajet vers Paris : pour la toute première fois de ma vie, j'ai mis mon téléphone en mode vibreur et je suis allé aux toilettes dans un train. J'y suis même retourné une seconde fois pour intervenir en urgence sur la vilaine tâche occasionnée par un méchant biscuit aux pépites de chocolat sur ma belle chemise blanche... Heureusement que j'avais repéré les lieux juste avant, ce qui m'a permis d'être diablement efficace.

Et tout ça en à peine dix minutes, tu m'étonnes que j'étais exténué en arrivant vendredi soir.

(oui, je sais, un titre pareil, ça pouvait laisser envisager bien d'autres sujets, mais je sais, cher lecteur, que tu ne m'en voudras pas)

dimanche, 08 mars 2009

Le proverbe du week-end : La flatterie engendre la dépense

Je m'étais résolu ce samedi à acheter un jean. D'une part, parce que je n'avais plus qu'un jean de bal dans ma garde-robe, d'autre part parce que je n'avais plus beaucoup de temps pour mettre à profit quelques bons de réduction ardemment mérités (mais si !!).

Mon but était donc de trouver un jean, mon coeur balança entre deux modèles jusqu'à la cabine d'essayage. Mais quoi de plus flatteur que de constater que le 38 est bien trop grand pour moi... J'ai du me rabattre pour mon plus grand ravissement sur le 36... Enfin, LES 36...

(et qu'on ne vienne pas me dire qu'avec les changements de taille le 36 est plus abordable !)

dimanche, 01 mars 2009

Du baladeur à la réalité

Lorsque j'étais étudiant, chaque matin et chaque soir j'effectuais un trajet d'environ trois quarts d'heure en bus et à pied. J'aimais délaisser le bus pour la fin du trajet que je coupais à pied en passant par les petites rues de la vieille ville à côté du Château puis le grand escalier qui descend de la Cathédrale vers la Maine. Comme beaucoup, j'animais ce temps quotidien en usant de mon lecteur mp3. Et parmi les voix qui venaient régulièrement chantonner à mon oreille pendant que les collègiennes se gaussaient de leur profs de math qui est vraiment un naze, il y avait La Grande Sophie.

A l'époque j'avais eu un grand coup de coeur pour l'album Et si c'était moi. C'était peut-être une période où les paroles me touchaient particulièrement, en tout cas mon printemps 2004 a eu pour décor musical essentiel cet album que je connais sur le bout du coeur. J'ai eu le sentiment de grandir avec cet album, comme si certains beaux matins d'avril, sur les marches de la Cathédrale, une Grande Sophie en miniature était assise sur mon épaule pour mettre en musique mon entame de journée.

Il y eut ensuite l'album suivant (le bien nommé La Suite) qui occupa mon début d'année 2006. Je ne m'étais en revanche pas encore procuré le tout dernier, Des vagues et des ruisseaux, mais ce sera chose faite dès demain.

Parce qu'hier je l'ai vue.

Pendant la première partie, je n'ai eu de cesse de me demander comment j'allais vivre le moment où elle allait apparaître sur la scène. En quelque sorte, j'ai eu le sentiment de retrouver une amie perdue de vue depuis quelques temps. Je l'ai trouvée drôle, inspirée, je l'ai trouvée belle, aussi. Et puis il y a eu ces chansons que je connais si bien, celles que j'ai fredonnées tant de fois joyeusement, seul sur les marches de la Cathédrale. Elle n'était plus une miniature imaginée sur mon épaule, elle était là, en face de moi.

Et son regard croisait le mien de temps à autres. Et je souriais. Et j'avais envie de lui dire merci.

A la sortie du concert, un des amis qui m'accompagnaient s'est moqué gentiment avec un : "Ooooh comme c'est mignon, il a des étoiles plein les yeux". Et c'était vrai.

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