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mardi, 25 novembre 2008

Qui eut cru...

... que de nos jours, un week-end à Paris pouvait être perturbé par un sanglier ? C'est vrai, ça, qui ?

20:13 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (9)

vendredi, 21 novembre 2008

Bulle de couette

Petit matin. La radio s'éveille une première fois. Ah non hein, c'est pas vrai, ça, il faut toujours qu'on vienne m'embêter alors que je dors gentiment sans gêner persooonne !!

D'un geste vif et habile, ma main trouve sans difficulté le bouton qui intime au bourreau de mes nuits l'ordre de me laisser tranquille et revenir claironner un peu plus tard (dans neuf minutes exactement). L'opération se répètera à quatre ou cinq reprises selon les jours.

C'est le même manège chaque matin, un éveil en plusieurs temps. Et pendant tous ces intervalles de neuf minutes, je retourne me blottir, la tête enfouie sous la couette, profitant de mes derniers moments de répit. Je m'enferme pour quelques instants à l'abris des tracas du travail qui parfois viennent me déloger de mon sommeil au beau milieu de la nuit.

Alors je savoure ces quelques minutes, isolé hermétiquement dans ma bulle, bien au chaud et tranquille. Il m'arrive parfois de sortir le nez (si si) et prendre alors conscience de la cruelle fraîcheur du monde extérieur à ma couette. A cette heure de la journée, on n'est vraiment bien que dans mon lit...

C'est ensuite avec une tristesse non feinte que j'attends, résigné, que mon ignoble réveil annonce la dernière sommation, celle après laquelle je ne peux plus m'assoupir, celle qui vient, chaque matin et sans le moindre scrupule, faire éclater ma bulle de couette.

mercredi, 19 novembre 2008

Papa est à côté

Moi, j'ai dix ans, presque onze et je suis en CM2. Ma vie se résume en grande partie à l'école, j'aime bien l'école, tout y va bien. Je suis un petit gamin plutôt dégourdi. Il y a bien deux-trois truc qui me chagrinent mais sans trop d'importance. Comme par exemple le fait que les autres de la classe, ils grandissent plus vite que moi ces derniers temps et je me retrouve dans les plus petits, pas grave, je grandirai plus tard, je les rattraperai j'suis sûr. Mais sinon, ça va bien, d'autant plus qu'on en a fini avec la piscine à l'école pour cette année et c'est très bien, ça. Et puis j'aime bien mon instituteur (même si il est un peu dur, parfois). J'ai plein de copains, je me plais pendant les cours (je trouve ça facile), je me plais pendant les récréations, je me régale de chocolats et de distractions qui m'intéressent, que demander de mieux ? Ah si, tiens, une meilleure cantine. Il y aura juste l'entrée en sixième dans quelques mois mais ça, j'y pense pas trop.

En fait, il y a juste un truc qui me fait un peu peur mais ne le répétez surtout pas parce que personne n'est au courant. Ca arrive le soir. Moi, le soir, je vais me coucher juste après la météo, ça doit être vers huit heures et demie je crois. A cette heure-là, Maman est en bas dans la cuisine, mon frère a le droit de regarder un peu la télévision ou parfois il termine ses devoirs (ça a l'air vachement dur d'être en quatrième). Et puis Papa, et bien soit il est aussi en bas avec eux soit il est dans leur chambre juste à côté de la mienne les soirs où il se couche tôt (d'ailleurs, il se couche tôt beacoup plus souvent depuis que mes parents on acheté une télé pour leur chambre). Et moi j'aime mieux quand il est à côté comme ça. Parce qu'en fait, même si je suis un grand (dix ans, presque onze) j'ai un peu peur quand je suis tout seul en haut le soir. J'ai peur qu'il y ait quelqu'un caché dans l'une des pièces (oui, on sait jamais, hein). J'ai peur aussi qu'il se passe un truc comme dans l'émission Mystère dont je vois les bande-annonces dans la journée et que certains copains me racontent le midi à la cantine. J'y pense de plus en plus et ça commence à m'inquiéter sérieusement ces trucs-là.

Alors maintenant, souvent au moment de la météo, je m'approche discrètement de Papa, je lui demande l'air de rien "Dis Papa, est-ce que tu vas au lit tôt ce soir ?". Souvent, il dit oui, ça me fait plaisir, ou plutôt ça me réconforte. Et puis la semaine dernière, il m'a dit un truc du genre "mais oui, je me couche tôt, comme ça t'auras pas peur". Ca m'a vexé. J'ai répondu "mais naaaan" et puis je suis monté sans plus de commentaire, tout seul comme un grand. Ca m'a pas empêché d'avoir peur ce soir-là, mais j'ai pris sur moi. Heureusement, ce soir, Papa est allé au lit tôt, il est à côté, je vais pouvoir être tranquille. J'aime m'endormir bercé par le son de la télévision dans la chambre voisine.

... Elle était tout de même chouette mon enfance.

 

Elodie Frégé, Aldebert, Vincent Baguian, J'ai peur du noir

lundi, 17 novembre 2008

Revoir Nantes

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Passage Pommeraye, Nantes, 16 Novembre 2008

J'ai toujours eu une certaine tendance à attribuer aux choses et surtout aux lieux une forte valeur symbolique. Nantes fait forcément partie de ces lieux surlesquels j'ai greffé de nombreuses représentations. Nantes a été le lieu de ma première histoire hors d'Angers. Le premier endroit pour lequel je quittais chaque week-end le domicile famillial sans la moindre explication de ma part ni la moindre question de la part de mes parents. C'était mon premier échappatoire, c'était surtout le premier endroit où je me suis imaginé vivre ma vie d'adulte en tentant de projeter à un plus long terme l'histoire que je vivais à l'époque, alors que ma vie d'étudiant et ma vie "d'enfant" se trouvaient encore à Angers.

Chaque samedi et dimanche, pendant les huit mois qui se sont égrainés, je me suis mis à concevoir, envisager, conjecturer ce qu'allait pouvoir être mon avenir, cette vie en pointillés, entre bords de l'Erdre, Rue d'Orleans, Place Graslin ou Chateau des Ducs de Pays de Loire (huhuhu...)

Mais cette vie n'a jamais eu lieu. L'idée de cette vie est tombée en désuétude un jour de juin aussi brusquement qu'elle était sortie de nulle part un jour du mois d'octobre précédent. Ceci fut une bonne chose pour lui comme pour moi et a laissé la place à une amitié solide. Simplement, le symbole est resté. Je crois que j'aurai toujours pour Nantes une tendresse particulière, décor de mon émancipation débutante pour une vie plus assouvie.

Ce week-end, j'ai donc retrouvé ces lieux, ces rues, sous un ciel solidement gris comme pour mieux coller à l'image qui reste en moi, un ciel  gris comme une couverture rassurante. Entre autres lieux déjà connus, je me suis plu particulièrement à retourner dans le Passage Pommeraye, y voir la verrière et les vitrines qui me plaisent tant. Et pourquoi cet endroit plus qu'un autre ? Peut-être en tirant le raisonnement par les cheveux parce que pour moi, Nantes aura été un passage. Un passage nécessaire.

(... sans exclure l'idée d'y vivre vraiment un jour, sait-on jamais)

mercredi, 12 novembre 2008

Mardi 11 novembre, folle journée

Attention cher lecteur, le billet qui suit est bigrement passionnant !!

Ce mardi 11 novembre, c'était ma première journée seul chez moi depuis le 2 août (mon agenda faisant foi). Une journée par conséquent pleine d'une intense activité. J'avais prévu un lourd programme avec des tâches telles que rattrapper mon retard de repassage, comater devant ma télévision, comater devant mon pc, bouquiner un peu et dormir.

9h10 : lever. Contre toute attente, le soleil fait son vacarme lumineux derrière les volets, c'était pas prévu du tout ça. Je me lève sans trop tarder parce qu'hier soir j'ai repéré qu'il y avait deux épisodes de Will et Grace à partir de 9h30 sur France 4 et moi j'aime bien Will et Grace (tiens, pourquoi j'avais écrit Garce avant de corriger ?). Je me traîne donc avec élégance et raffinement jusqu'au canapé où je m'enroule avec grâce dans ma couverture (non, pas celle de la série).

10h15 : ah ben c'était bien divertissant pour débuter cette journée, ça. Sans trop m'en rendre compte j'ai aussi allumé mon pc et pris mon petit déjeuner avec du pain trop bon que j'ai acheté hier parce que hier j'ai enfin acheté du pain, j'ai même fait les courses, d'ailleurs. Un clic par ci un clic par là, ma tournée des nombreux blogs habituels (suis pas très inspiré par mes idées de commentaires, il faudrait que je fasse des efforts pour commenter plus souvent, y en a chez qui je le fais jamais). Un clic par ci, un clic par là, je me rends compte que si je veux je peux regarder le match de Tsonga à Shangaï, c'est chouette, ça.

11h : ben c'est le match de Tsonga qui commence, moi je me blottis un peu plus dans la couverture. Je me concentre. Si fort que mes paupières sont lourdes... Je m'accroche vaguement. Je retourne à d'autres blogs, je divague, je zappe de multiples émissions qui ne trouvent pas grâce à mes yeux (encore elle).

13h30 : Ben Tsonga il a perdu. Et moi je vais peut-être me préparer à festoyer. C'est vrai, c'est jour de fête aujourd'hui, ça mérite bien que je me creuse un peu.

14h : hummmm, le bon steak haché de jambon avec une poëlée de légumes surgelés et de la mâche...

14h15 : bon allez, un jour comme aujourd'hui si j'écris pas un truc sur mon blog je le ferai vraiment jamais. Je me m'y mets, une chronique de haute volée sur les couvertures d'un magazine culturel (voir le billet précédent). Rholala, du mal à me concentrer. Oui bon c'est vrai, il m'aura fallu un peu plus d'une heure pour écrire un texte blindé de gentilles fautes d'orthographe. Et donc un peu plus de temps pour tenter de corriger un peu tout ça et encore je suis loin du compte.

15h30 : coup de fil de mon chéri.  :D

16h : Bon aller, je vais sortir un peu. Petite virée chez Cultura histoire de dire que j'ai mis un pied dehors. Mouais, pas fameux, rien de vraiment passionnant. Enfin au moins, comme ça je ne serai pas resté en pyjama toute la journée (même la grâce du pyjama a ses limites).

16h40 : retour au bercail. En passant sur le blog des Tamaris, je m'aperçois que j'ai complètement oublié de regarder ce matin l'épisode de PBLV raté hier soir (chienne de vie...)

17h30 : coup de fil à Maman. Maman va bien. Papa va bien. Le chien va bien.

18h : légère séance de comatage devant je ne sais pas trop quoi à la télé, j'écoute la radio, le genre de choses passionnantes que je ne peux jamais faire le reste de l'année. La grande vie trépidente, quoi.

19h : coup de fil de prévision du week-end nantais à venir (Passage Pommeraye, me voilàààà !!).

19h40 : tiens, si je commençais à me préoccuper de mon dîner. J'aimerais manger des pâtes mais faut les faire cuire, ça prend du temps. J'ai pas que ça à faire moi aujourd'hui, quand même.

20h : hummmmm... Les bonnes pâtes avec une bonne sauce...

20h20 : Ah tiens PBLV, ça faisait longtemps. Chouette Ninon s'en va.

20h50 : Oh pis tiens, petit coup de fil à mon chéri...  :D

22h : tiens j'avais pas dit que je devais faire du repassage aujourd'hui ? Ah non, j'ai du rêver. Bouquinage avant extinction des feux.

En fait, j'ai presque honte mais j'ai adoré cette journée. M'en serais bien fait une deuxième... Et vous, c'était comment ?

mardi, 11 novembre 2008

Joss découvre la vie : Le crime est notre affaire, Têtu...

Le week-end dernier, j'ai poursuivi mon apprentissage intensif de la vie grâce aux deux jolis jours passés à Paris chez mon chéri à moi.

18981585.jpgJ'avais prévu de vous parler de Têtu en premier mais je me suis aperçu que j'avais en définitive pas mal de choses à raconter sur le sujet, je vais donc débuter par le contenu cinématographique de ces deux jours : nous avons choisi d'aller voir Le Crime est notre affaire.

Je n'avais pas vu les autres aventures du couple Beresford dans Le fil à la patte Mon petit doigt m'a dit, j'avais toutefois déjà aprécié L'heure zéro, autre roman d'Agatha Christie adapté par Pascal Thomas. Le crime est notre affaire joue avec les clichés du genre et s'en sort à merveille.

Ce film est un délice. C'est une ambiance, c'est un jeu, un amusement. Catherine Frot est pétillante. Il y a cette ambiance délicieusement sombre, toujours habitée par des touches de dérision tout en subtilité et en finesse. Je n'ai jamais été particulièrement doué pour parler de cinéma, je me contenterai donc de vous dire que si vous avez l'occasion d'y aller, n'hésitez pas.

Et ce week-end j'ai donc découvert Têtu. Si, je vous assure, je n'y avais jamais touché auparavant, et pourtant, Têtu et moi, c'est tout une histoire.

Une histoire qui a duré des années. Je ne sais plus trop à quel moment j'ai commencé à repérer la couverture de Têtu dans les étalages et les vitrines de marchands de journaux mais j'ai vite pris l'habitude de chercher des yeux la couverture aux abdos exposés à chaque passage devant une maison de la presse. Au tout début, je ne savais même pas que le magazine s'adressait aux coins-coins (et même coins-couines mais ça je l'ai su encore bien plus tard), je le croyais simplement destiné aux hommes attentionnés à eux comme les Men's Health et autres... euh... non pas FHM, il ne faut tout de même pas exagérer.tetu107.gif

Têtu et moi, c'était presque devenu une sorte de balet dans mes trajets angevins. A l'époque où mes envies et ma conscience se livraient encore une féroce bataille dans mon esprit, je choisissais mon itinéraire pour aller en cours et même la place que je prenais dans le bus afin de voir les couvertures exposées autant de fois et d'aussi près que possible, le tout en restant, cela va de soi, dans une discrétion toute hermétique.

Je connaissais naturellement par coeur l'emplacement des marchands de journaux qui se trouvaient sur le chemin que j'effectuais en partie à pied en partie en bus. Je savais même à quel emplacement de leur vitrine Têtu serait exposé. J'avais noté par exemple que pour voir au mieux l'exemplaire du kiosque situé à l'angle du boulevard Foch et de la rue d'Alsace, il fallait s'assoir plutôt à l'arrière, juste après la partie en accordéon et sur la gauche. La meilleure conjoncture arrivait lorsqu'un groupe de piétons intrépides se permettait de traverser la rue, obligeant le bus à s'arrêter ou passer à l'extrême ralenti. En me débrouillant bien, je pouvais réussir à entrevoir le cover boy et les titres jusqu'à six fois dans mon trajet. Tout devait aller très vite, je devais regarder rapidement la photo, le visage, le corps (oui, un peu) et les titres mais surtout sans m'attarder, ne pas jamais être pris en flagrant délit d'observation appuyée. D'ailleurs, considérant le nombre d'occasions restant sur le trajet, je ne lisais qu'une partie des titres à chaque fois. L'essentiel étant d'avoir vu l'ensemble de la couverture lors de la semaine où elle était exposée avant de devoir attendre le numéro du mois suivant.

Et que se passait-il alors ? A la fois tout et rien. La couverture de Têtu était devenue avec le temps le symbole de cette vie qui me paraissait interdite. C'était le trou de serrure par lequel je pouvais apercevoir de très loin une bribe de représentation homosexuelle mais c'était aussi des monceaux de frustations qui se déversaient sur moi lorsque je me persuadais que je n'en verrai, n'en vivrai jamais plus. C'était la petite montée d'adrénaline de l'adolescent qui s'autorise une pensée prohibée suivie par la tristesse de penser que les choses en resteraient là.

Et puis le temps est passé, les choses n'en sont pas restées là.

Mon copain s'est fait prêté par une collègue quelques numéros dudit magazine que j'ai donc eu le loisir de feuilleter ce week-end (mais si, je vous assure que c'est vrai, on lui a prêté).

Premier constat, je trouve le magazine un peu cher et puis c'est plein de photos et de pub... Oui, pas très surprenant, je suis d'accord mais ça devient presque pénible à feuilleter à la longue.

Mais on n'imagine pas, en deux jours, le nombre d'occasions que l'on a de piocher de la façon la plus anodine qui soit l'un des numéro et y mettre le nez... Mon second verdict est moins sévère. Après un énième feuilletage, je dirais même que c'est mieux que ce à quoi je m'attendais. Certains articles ont fini par déclancher chez moi un véritable intérêt, je mentirais si je disais le contraire. Il reste simplement un communautarisme auquel j'ai du mal à me faire. Mais peut-on reprocher à un magazine coin-coin de parler de coin-coin essentiellement ? Non, bien sur.

J'éprouve simplement une certaine satisfaction à l'idée d'avoir tenu entre mes mains ce que je m'autorisais à peine à croiser du regard il y a quelques années.

jeudi, 06 novembre 2008

J'aime pas me soigner (mais je me soigne)

Dans ma famille, on n'a jamais trop aimé courir chez le médecin. Vraiment pas. Pour aller chez le docteur, il fallait que la sécu en ait pour son argent. Il fallait au moins une bonne fièvre. Dans toutes mes années d'école, je crois que j'ai manqué deux jours de cours pour maladie. A la maison, le discours était plutôt dans le genre "prends un comprimé, ça ira mieux demain" (merci Maman). J'avoue, en terminale c'était très jouissif de m'amuser à refiler ma rhino-pharyngite habituelle à mon voisin de classe que je détestais. D'autant plus efficace que lui ensuite il était trois jours sans venir. J'ai réussi à le faire trois fois en un an et j'en suis pas peu fier.

Je n'ai rien contre mon médecin traitant, je l'aime bien, même (enfin mon ancien médecin parce que je n'en ai plus depuis que j'ai déménagé) mais aller le voir c'était toujours le supplice. Au collège, je n'ai jamais su où se trouvait l'infirmerie, j'y suis allé une fois au lycée, je venais de prendre une raquette de ping pong dans le front et je m'en suis tiré avec quatre points de suture. Lorsque j'étais au collège, j'avais des migraines chaque semaine et il m'a fallu plusieurs années avant de penser que j'aurais du en parler à mon médecin. Aujourd'hui ce n'est plus la peine, ça ne m'arrive plus que très rarement.

En fait, pire que l'automédication, je m'obstine à croire bêtement en ce qu'on pourrait appeler l'autoguérison. J'attends, j'attends. Un jour, deux jours, trois... ça va bien finir par passer tout seul (parfois quatre, cinq...). Allez allez, ça va passer. Je sais, ce n'est pas très bien, ça va passer.

Je suis malade depuis deux jours. Rien de très original, état grippal, mal de gorge. Ce soir, pour la toute première fois de ma vie je suis entré dans une pharmacie pour acheter des médicaments sans prescription. J'en étais tout retourné. Mme la pharmacienne a été très gentille, pleine de bons conseils. Elle m'a dit d'aller chez le médecin demain si ça ne va pas mieux. Euh, moui, j'y penserai... Et bien c'est fou comme en repartant, avec mon petit sac sous le bras, je me sentais déjà mieux... (et trop fier !)

Et puis là, rien de vous en parler, j'ai l'impression que c'est parti. Merci chers lecteurs.

dimanche, 02 novembre 2008

Incertitude photographique

Lorsque je regarde cette photo, il m'arrive parfois de me demander si j'ai réellement "vu" cet endroit ou si ce n'est pas un délire de mon appareil photo.

 

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Janvier 2007, Pornic

(selon toute vraissemblance)

samedi, 01 novembre 2008

Grisaille et décadence

Je pourrais écrire un billet qui ressemblerait trait pour trait à celui d'il y a un an mais cette Toussaints fut légèrement différente, quelques touches de fantaisie en plus. Comme je le faisais lorsque j'étais plus jeune, j'ai passé la journée de la Toussaints en compagnie d'une partie de ma famille maternelle avec le passage rituel sur les tombes de mes quatre grands parents. La journée s'est déroulée dans un parfum gentiment décadant ou parfois absurde.

En vrac :

- J'aime beaucoup l'ambiance du cimetière où reposent les parents de mon père avec vue sur les coteaux, particulièrement les jours de brume. Il s'habille de teintes ternes que je trouve étrangement séduisantes. C'est assez glauque, et même plutôt triste, mais, ne les ayant jamais connus, et ne les ayant vus qu'une fois brièvement en photo, la seule représentation à laquelle je peux me raccrocher pour associer quelque chose de matériel aux parents de mon père c'est cette tombe grise visitée à chaques Toussaints et dimanches de Rameaux de mon enfance. Je sais très peu de choses sur eux, j'ai d'ailleurs du mal à employer le terme grands-parents pour les désigner. Je ne sais même pas de quoi mon grand-père est mort, mon père lui-même l'ignore et le sujet est tout ce qu'il y a de plus tabou dans la famille.

- J'ai retrouvé ensuite cette bonne vieille église au chauffage éteint et aux livrets de messe dont les pages ne sont toujours pas numérotées dans l'ordre. D'ailleurs comment les dernières pages peuvent-elles être numérotées jusqu'à 1060 alors qu'il contient à vue de nez 200 pages grand maximum ? Les voies du seigneur sont impénétrables.

- J'ai passé aussi une bonne partie de la messe à lutter contre la crise de fou rire en scrutant une dame située quelques rangs devant moi qui, elle, luttait en vain contre une impressionnante crise de baillements.

- Au cimetière, juste à côté de la tombe de mes grands-parents maternels, mon père est tombé dans une fosse creusée à l'intention de quelqu'un ayant réservé l'emplacement et mal recouverte par des plaques de béton pas très bien fixées. Mes oncles et tantes (et moi aussi, j'avoue) ont du se cacher pour aller pleurer de rire en quittant le cimetière. L'un de mes cousins eut alors cette réflexion dont l'idée me plaît beaucoup : "Oh, ça va, je suis sûr que même Mamie, où elle est, elle est entrain de rire elle aussi". J'étais assez proche de ma grand-mère, décédée il y a quatre ans, et je l'ai revue, le sourire aux lèvres et l'oeil amusé. Et celà m'a fait plaisir.

- Après quelques temps d'intense concentratiooonn, nous avons remarqué que si l'un des appareils à raclette ne chauffait, pas, cela avait peut-être un lien avec le fait que personne ne l'avait branché.

- J'ai appris que l'un de mes cousins que je vois très rarement (pour ne pas dire jamais) est divorcé depuis plus d'un an. Pas si extraordinaire j'en conviens. Enfin, je ne voudrais pas passer pour un rabat-joie conservateur mais je trouve que 23 ans c'est tout de même un peu jeune pour compter un divorce à son actif.

- Nous sommes allés faire une balade dans la campagne thouarcéenne avec pas moins de 5 parapluies grand ouverts pour sept personnes alors qu'il ne pleuvait pas.

- Au milieu de la grisaille de fin de journée, le soleil ressemblait étrangement à ça :

chavagnes toutssaint 08 003 - Copie.JPG

- L'une de mes tantes a terminé la journée en rentrant les canards avec un bâton de bois qui doit bien faire trois mètres de long. On ne fait pas les choses à moitié. Au loin, elle avait tout l'air d'une sorcière.

Le mieux, c'est que demain, je retrouve les mêmes et on recommence... (enfin peut-être pas la raclette)

Edit : je ne sais pas du tout pourquoi c'est arrivé à ce moment et cela n'a rien à voir mais en entrant dans le second cimetière, j'ai eu comme une sorte de révélation et je crois que j'ai enfin compris pourquoi le Lapingivré est givré. Alors que je connaissais l'élément de réponse depuis des mois... Suis vraiment bête, moi.