mercredi, 29 octobre 2008

Conseil

Au détour d'une conversation cet après-midi avec une patiente pleine de bons conseils avisés :

"Vous savez jeune homme, si je peux vous donner un bon conseil dans la vie, c'est de ne jamais vous laisser mener par le bout du nez par une fille"

Il faut que je me dépêche de mettre ça en pratique... Oh mais je crois que c'est déjà fait !

dimanche, 26 octobre 2008

Monde cruel

Un vrai petit martyr que je suis. Ce week-end, on a essayé honteusement de me chatouiller, profitant de ma plus petite taille. C'est proprement scandaleux...

Vivement que ça continue...

dimanche, 19 octobre 2008

Radio, Brigitte et Cartomancie

(rhoooo !! en voilà un billet qu'il est long, ça faisait bien longtemps que je n'avais pas eu autant de lignes à mon compteur...)

Un peu plus de deux heures de route à mon programme pour rentrer de week-end. Comme à chaque fois entre Angers et Rennes, les grandes et petites ondes se prennent les pieds dans le fossé et mon autoradio ne sait plus à quel Hertz se vouer. Je suis donc parti pour une bonne séance de pianotage entre grésillements et émissions de radio improbables.

C'est alors qu'un peu avant Segré, je tombe par le plus grand des hasards sur l'émission qui va me tenir en haleine juqsqu'à la fin du trajet (en dehors de quelques désagréments, James Blunt ayant tenu à s'incruster à un moment en chantant plus fort que mon émission de radio sur la même fréquence, j'ai rien contre toi, James, mais là on t'avait pas demandé de venir, il m'a fallu ruser en retrouvant la radio en question sur une autre fréquence).

Enfin, voilà, quoi de mieux pour passer le temps pendant deux heures de route que d'écouter l'incroyaaaable émission de voyance en direct diffusée sur Squaillroque ? (ça me change de France Inter ou Europe 1) Un "voyant", répond en ligne aux questions des auditeurs sur leurs vies personnelles, je savais bien que ça existait vaguement mais je n'y avais jamais prêté attention. D'ailleurs, moi qui n'ai jamais écouté Squaillroque autrement que par hasard, je ne savais pas que c'était le genre de la maison. M'enfin, ce n'est peut-être pas si surprenant, je ne connais franchement pas assez pour avoir un avis.

Brigitte a 18 ans. Elle appelle nos amis de Squailleroque pour demander conseil sur sa vie sentimentale. La gentille animatrice lui demande de nous exposer sa situation afin que Monsieur Voyant nous donne son éclairage. Brigitte a donc 18 ans, elle a eu une relation de 6 mois et demi avec un garçon qu'elle a présenté à ses parents avant qu'ils ne se séparent. Elle a depuis entamé une autre relation avec un garçon avec qui elle sort depuis 8 mois et demi. Les parents de Brigitte qui aimaient beaucoup Monsieur 6-mois-et-demi ont dit à Brigitte après la rupture qu'ils n'apprécieraient pas vraiment que leur fille chérie leur présente un nouveau copain tous les 6 mois. C'est pourquoi Brigitte ne leur a toujours pas parlé de Monsieur 8-mois-et-demi. Or, Monsieur 8-mois-et-demi, se sent rejeté de ne pas pouvoir être intronisé auprès de Maman et Papa Brigitte. La jeune fille, perdue avec ses sentiments, se demande alors : que dire ? que faire ?

(que dire ou faire ? dirait on même sur certains blogs de haute volée, mais revenons à nos moutons)

La gentille animatrice nous résume la situation en répétant le tout pour s'assurer que tout le monde a bien compris et se tourne alors vers Monsieur Voyant. Le visionnaire demande alors à Brigitte de lui donner 4 chiffres compris en 1 et 22. Brigitte s'exécute, on a l'impression qu'elle remplit une grille de loto à voix haute. Oh et pis tiens, 4 de plus pendant qu'on y est, ça vous fera donc huit, ma gentille Brigitte.

(Minute d'éclairage culturel pour ceux qui ne savent pas, je suppose que les 22 chiffres correspondent aux atouts d'un jeu de tarot que Monsieur Voyant aura disposés au préalable devant lui de façon aléatoire)

Attention, dans quelques instants, M. Voyant va nous dire ce que Brigitte doit faire...

Et moi, pendant ce temps, je cramponne bien fort mon volant en espérant que les grésillements se calment et ne m'empêchent pas d'entendre ce qui va suivre. S'il vous plaît, s'il vous plaît...

Première chose, Monsieur Voyant nous révèle que les parents de Brigitte aiment bien Monsieur 6-mois-et-demi. Brigitte acquièce, c'est vrai. Il ajoute également que Monsieur 6-mois-et-demi c'est pas vraiment un chic type. Ouais on est content pour Brigitte, elle a bien fait de le laisser tomber. Deuxième chose importante, Monsieur 8-mois-et-demi, lui, il est mieux, mais il se sent frustré que Brigitte ne le présente pas à ses parents, ce qui risque de poser un vrai problème à l'avenir. Il est trop fort, ce Monsieur Voyant, il a réussi à retrouver dans les cartes exactement ce que Brigitte nous avait confirmé avant le tirage. Enfin pas vraiment confirmé puisqu'elle l'avait dit avant mais on va pas chipotter pour une histoire de chronologie quand même ?

La gentille animatrice reprend la parole pour conclure tout ça, Brigitte, il a va falloir clarifier la situation avec tes parents si tu veux que ça s'arrange. Et cadeau bonus, un conseil supplémentaire de notre ami Monsieur Voyant : Brigitte, pour évacuer le stress lié à ces difficultés sur le plan personnel, il serait bon que tu fasses du sport. Vraiment, Brigitte, t'as bien fait d'appeler :D

Et voilà, après la pub, Monsieur Voyant analyse les rêves de nos auditeurs puis nous serons en ligne avec Thérèse qui souhaite savoir si son petit copain est un garçon sérieux...

Euh... James Blunt, finalement, je veux bien t'écouter si t'es toujours dans le coin.

Voilà, et moi j'arrive bientôt à Mouetteland, merci Brigitte pour ce bon moment passé avec toi.

***

Loin de moi l'idée dans lancer un débat sur la cartomancie, chancun pense ce qu'il veut à partir de ce qu'il a vécu. Je tenais simplement à partager avec vous ce savoureux moment.

vendredi, 17 octobre 2008

La faire rire, je crois

Je ne suis pas vraiment un spécialiste de la question, pas du tout, même (et pour cause...), mais puisqu'on me demande mon avis je me dis que la meilleure chose à faire pour débuter c'est tout de même essayer de la faire rire.

Bon courage.

Voilà, c'était ma réponse à l'internaute qui est arrivé ici en tapant chez son ami Google "que dire à une fille pour la mettre dans son lit". Encore une fois, je précise que je ne suis pas forcément la personne la plus indiquée pour ce genre de problématiques. Si vous avez d'autres éléments de réponse à apporter pour aider notre ami dans le besoin, n'hésitez pas à vous manifester.

(dans un autre registre, il est aussi possible de l'assommer mais je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur moyen d'obtenir les résultats escomptés)

mardi, 14 octobre 2008

De l'évidence d'un battement d'aile de papillon (gros papillon)

Prenez une file d'attente à la caisse de Cultura, un soir en semaine vers 18h30. Ajoutez quelques soucis avec un article qui obligent la caissière à regagner le rayon pour vérifier je ne sais quoi en disant "je reviens, j'en ai pour cinq minutes" (ce qui, au passage dessine de jolis traits, signes évidents de bonne humeur flagrante sur les visages des gentils clients). Ajoutez ensuite une enfant de quatre ans environ, plutôt agitée et dont la mère éprouve quelques difficultés à contrôler l'enthousiasme juvénile. Ajoutez enfin une charmante pile de disques de Benabar que les gens du magasin ont judicieusement placée à côté des deux files d'attente pour tenter le chaland...

La suite est évidente, non ?

La suite c'est boumbadaboum, ou encore patatra...

La suite c'est moi, exerçant des talents d'architecte que je me découvre à l'instant pour reconstituer la pile de tous ces petits Bénabars égaillés. La suite c'est la maman un peu gênée qui me dit trois fois merci, et moi, grand seigneur que je suis, qui réduit cet immense exploit digne des plus illustres bâtisseurs, à peu de choses. La suite c'est aussi moi animé par une immense envie de déclamer au moment de mon passage en caisse, "vous avez vu ? c'est MOOOOIIIII qui l'ai faaaiiiiit !!" mais que ma trop grande modestie réprime... et la caissière qui n'a rien vu... Le monde est vraiment trop injuste.

Cultura et Benabar ne sauront jamais ce qu'ils me doivent.

samedi, 11 octobre 2008

Comme un détail

Vingt heures cinq, dans les vestiaires de la salle de badminton, juste avant de me mettre en tenue, un message sur mon répondeur. Ma mère.

"Allo, c'est moi... j'appelle pour te dire que ce soir on n'est pas à la maison... ... on est chez O. ... ... c'est fini pour elle ... ... on te rappellera en fin de soirée..." Et puis un interminable silence avant qu'elle ne raccroche.

Ce n'est pas tout à fait une surprise. Ma tante O. était malade depuis plus d'un an.

Et la séance débute. Je frappe et je frappe autant que je peux. Avec mon coeur, avec ma tristesse. Avec parfois une impression de vertige. Avec parfois un sentiment de dégoût pour cette séance qui se poursuit normalement alors que peut-être j'aurais du renoncer. En vérité, je ne sais pas quel comportement adopter. Alors je frappe. Il y a un tel décalage avec l'ambiance qui habite la salle, avec ceux qui se battent pour un point... Je frappe. Et je crois que ça me fait du bien.

Plus tard dans la soirée mes parents refuseront que je me déplace pour l'enterrement, trop de route, trop peu de temps.

Dans la semaine, nous en arriverons avec ma mère à évoquer d'autres sujets lors de nos conversations au téléphone pour revenir à des banalités. Comme si la vie devait repasser par dessus, comme si cela n'avait été qu'une page d'un interminable cahier, un chapître dont on se souviendra vaguement plus que les autres. Sans plus. Et au fond, ça me déçoit.

Je suis un peu déçu que la vie puisse se poursuive si facilement, si imperturbablement. Pour évacuer, pour oublier, ou comme si c'était égal. Ou presque.

jeudi, 09 octobre 2008

Joss découvre la vie : un peu de culture parisienne...

SP_A0082.jpgLe week-end dernier j'étais à Paris. Pour raisons privées. J'en ai profité pour parfaire un tant soit peu ma culture parisienne avec la Nuit Blanche le BHV. Et ouais, ma première fois au BHV. Même que j'ai fait un achat. Et c'est vrai c'est étonnant au BHV homme, cette impression d'être à pédéland. C'est curieux cette sensation de ne plus faire partie d'une minorité (jamais eu l'habitude, moi...).

Donc voilà, le BHV, ça c'est fait (autrement plus intéressant que la nuit blanche, d'ailleurs...).

mardi, 07 octobre 2008

L'objet de tant de contenance

Aldebert, La dame aux Camel Lights

Je ne fume pas. N'ai jamais fumé. Je ne connais rien du plaisir des fumeurs à retrouver si fréquemment le petit cylindre si convoité, je ne le comprends pas. Pourtant, j'éprouve toujours une sorte de fascination à l'égard de ce petit objet qui occupe tant de doigts à toutes les heures de la journée. Malgré le côté clope, malgré les odeurs froides et la santé amoindrie, je ne peux nier attribuer à la cigarette une touche de raffinement dans l'élégance de la posture qu'elle impose au fumeur. J'aime la légerté qui caractérise les arabesques de fumée dessinées au hasard d'un mouvement de l'avant bras plus ou moins conscient, parfois simple accompagnateur de la conversation.

Je jalouse parfois l'aisance acquise si facilement par le fumeur dès lors qu'il dispose entre ces doigts de ce consummable instrument . Il y a cette contenance évidente, cette attitude qui autorise plus facilement les silences, parce que, voyez-vous, eux ils sont déjà affairés à quelque chose alors que nous autres, misérables non fumeurs nous devons toujours trouver un autre subterfuge pour avoir l'air moins... moins vide ?

Et pourtant, je ne fume pas. N'ai jamais fumé. N'ai pas envie d'essayer. A la place je souffre d'une certaine addiction à des (mes) objets transitionnels. Mes mains sont sans cesse occupées à agiter, remuer, malaxer, tripoter, caresser... (d'ailleurs, j'ai aussi une incorrigible tendance à porter des objets au contact de mes lèvres). C'est un stylo, ce sont mes clés, une gomme, les coins d'un livre, une rognure d'ongle, l'étiquette d'un vêtement, c'est une paire de ciseaux noire, mon téléphone, des brins d'herbe, une brosse à cheveux, ma montre à l'époque où j'en portais, les lobes de mes oreilles et bien d'autre choses qui ne viennent pas à l'esprit au moment où j'écris... (qui a dit une crotte de nez là bas dans le fond ? c'est lamentable !).

Un petit connaisseur en psychologie de base (un lecteur du magazine psychologie, quoi) (tiens ça faisait longtemps) en déduira peut-être un besoin permanent de réassurance. J'ai peur qu'il n'ait grandement raison. Ce n'est pas bien grave (enfin j'espère) mais il m'arrive parfois, lorsque je n'ai rien à me mettre entre les doigts et que je ne suis pas seul de me sentir comme vulnérable, et même, toute proportion gardée, comme si je me retrouvais tout nu en public.

Alors c'est vrai, je ne fume pas et je trouve cela plutôt bien. Mais heureusement que le tripotage n'est pas cancérigène.

Un psy dans l'assistance ?

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