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mardi, 30 septembre 2008

Joss découvre la vie : le bout du monde

Après la Mayenne, après le Sud (tout est relatif), après la Terre du milieu, il me fallait naturellement relever un nouveau défi géographique. Ce week-end, j'ai donc testé pour vous le Bout du monde. Le bout du monde (que d'aucun s'obstinent à appeler le Finistère), c'est joli tout plein.

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En tout cas, les gens sont très gentils. Comme ils lisent tous mon blog, là-bas (si, si ils ont internet, là bas, c'est fou, hein), et bien ils connaissent mon goût pour le jaune, en conséquence, ils ont peint un très grand triskell tout jaune sur leur maison juste pour moi. Ah c'est fou de voir comme ce blog a fait de moi quelqu'un d'important.

Mais bon, faut être un peu lucide, vivre au bout du monde n'est pas sans conséquence pour les autochtones... Ca doit être l'eau froide (gniark gniark gniark...).

Là bas, les gens se garent de façon "exotique" selon leur propres termes (moi je me serai pas permis bien sur), comment vous décrire ça ? Et bien disons qu'une fois garé sur une place de parking surélevée, et bien la pulpe, elle n'est pas restée en bas. En repartant c'est du même accabit (Aïe ma tête, aïeeeuuh).

Il semblerait que certains d'entre eux aient aussi des problèmes avec les itinéraires et avec les directions assistées capricieuses (enfin, ça faut pas être surpris, c'est pas très malin d'avoir tous les panneaux en double, version française et bretonne, on se mélange les pinceaux, fallait y penser avant).

Par ailleurs, le brestois aime chanter très fort des chansons à forte valeur culturelle dans les restaurants (c'était les gens de la table d'à côté, un truc  qui fait il est des nôtres avec plein de fois le même refrain, c'est un rien agaçant au bout d'un quart d'heure). Mes hôtes ont vainement tenté de me faire croire que ce n'est pas habituel ni spécifique à la région mais évidemment, je n'étais pas dupe, on me berne pas comme ça, mooaa. De fort bonnes ravioles toutefois.

Sinon, chaque année, au moment de la foire St Michel, les brestois se regroupent dans les rues et s'attroupent autour de petits stands qui vendent de petites serpillères toute bizarres et fluo multicolores en microfibre, diablement efficace contre la poussière tout ça (le tout entre-coupé de séances de démonstrations avec des sabres japonais), c'est très impressionnant et bien loin de l'image bretonnante que l'on aurait pu avoir à première vue.

On notera aussi à Brest la présence du meilleur Subway de France. Je peux même vous révéler un scoop, ce Subway devrait être tout prochainement triplement étoilé lors de la sortie du prochain guide du routard de Brest (hummmm trop bon ces cookies qui rendent les serviettes transparentes...).

On notera enfin que j'ai passé un excellent week-end qui m'a fait grand plaisir. Un grand merci à mes hôtes.

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22:22 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (7)

jeudi, 25 septembre 2008

Fou du volant

Depuis la semaine passée, j'ai mis en pratique une de mes résolutions de la rentrée. Désormais, le soir en semaine je joue du manche et du volant, frisant parfois la folie furieuse. J'en arrive à attraper de grandes suées mais je persévère, comme nourri par cette activité nouvelle. Je me surprends à prendre un grand plaisir à jouer avec les limites et je n'ai pu m'empêcher à plusieurs reprises de franchir la ligne blanche. Sans véritable culpabilité.

Au moment d'achever la séance, je suis rouge par l'effort, à bout de souffle et en sueur mais rassasié, fier de quelques audacieux coups de volant, satisfait d'avoir été percutant. En attendant d'aller toujours plus loin à la séance suivante.

Moi ça m'amuse bien, le badminton.

22:41 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (7)

dimanche, 21 septembre 2008

Mémoires d'outre-tong

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé la chaleur, j'ai toujours éprouvé un curieux réconfort à la vue de la lumière estivale. Aussi, je crois que toute ma vie je conserverai une tendresse particulière pour ce son si évocateur à mon esprit : le bruit d'une assiette que l'on pose sur la table d'un salon de jardin au moment d'y mettre le couvert. Ce son, c'est pour moi toutes les connotations estivales regroupées dans un instantané, les vacances, les grands piques-niques de familles sous les maronniers, les repas dans le jardin, les journées de pêche... L'été.

Ce soir, entre deux gorgées de soupe, il s'est évaporé pour de bon.

Et bientôt, place aux jours sombres.

lundi, 15 septembre 2008

La quiétude

Archive, Need

Poser sa tête tranquillement et, avec la musique en fond sonore de mes pensées, ressasser avec plaisir les bons moments des jours passés. A cette heure avancée de la journée, je suis un lieu de passage où de belles images viennent flâner quelques temps.

mardi, 09 septembre 2008

Deux ans, des mots et du hasard

Un peu de tout, un peu de rien. Bien des choses complètement insignifiantes (mais que j'aime bien quand même) et d'autres très (trop ?) personnelles (de nombreuses parenthèses, aussi ...). Et le hasard qui fait parfois étrangement bien les choses.

Aujourd'hui, ça fait deux ans que j'écris ici.

dimanche, 07 septembre 2008

Le stand de tir

Mon père n'a jamais été un adepte de remarques graveleuses au goût quelque peu douteux. Certains de mes oncles compensent plus que largement cette lacune toute relative. Cela reste bon enfant, sans arrière pensée aucune, simplement, on ne peut pas dire qu'ils fassent dans la dentelle.

Ce week-end, en plus de mes parents, je reçois chez moi pour la première fois depuis mon installation trois couples d'oncles et tantes (ils dorment à l'hôtel tout de même, hein). Visite rapide de mon appartement, le séjour, mon coin cuisine, ma chambre...

C'est en entrant dans la chambre que l'oncle n°1 s'exclame la bouche en coeur "alors il est là, ton stand de tir, pas mal, hein...". "Stand de tir", je crois que je n'avais encore jamais entendu cette expression pleine de subtilité dont le sens n'est toutefois pas bien difficile à cerner.  C'est pour le moins cocasse comme image. Je me suis contenté de sourire. C'est alors qu'arrive l'oncle n°2 qui était resté dans le séjour : "t'es quand même drôlement bien installé. Il te manque plus qu'une copine. Ah oui et puis voilà le stand de tir, bah y en a bien quelques unes qui ont du passer par là depuis que t'habites ici..."

Moi qui n'avait jamais entendu cette expression, j'ai eu droit à deux salves en trente secondes. Je me contente de sourire bêtement à nouveau. D'une part parce qu'au fond ce n'est pas bien méchant (et même plutôt gentil). D'autre part aussi parce que je ne sais absolument pas ce que je peux faire d'autre... Je m'imagine furtivement en pleine séance de ball trap, ce que je chasse aussi rapidement de mon esprit. A peine le temps de me retourner, l'oncle n°2 est parti en remettre une couche auprès de ma mère sur les filles qui ont pu passer ici depuis mon arrivée... Ma mère a d'ailleurs un don assez remarquable pour éluder ce genre de remarque sans pour autant laisser paraître un quelconque malaise. Je l'en félicite.

Il y a peu de temps, ce genre de scènes me mettaient affreusement mal à l'aise, le mot n'est pas trop fort, vraiment. Désormais, cela me procure simplement une irresistible envie de rire... Mais comment font-ils pour ne rien voir, même pas une petite idée. Tout ça me dépasse joyeusement. L'essentiel, quoi qu'il en soit, je crois que c'est de pouvoir le prendre avec suffisament de détachement. Je vous écris donc en direct de mon stand de tir, ça me laisse songeur. A vrai dire, ça m'amuse.

J'oubliais, l'essentiel, c'est aussi qu'ils m'ont fait passé une bonne journée.

jeudi, 04 septembre 2008

Cuisine du terroir

Y a pas à dire, une véritable purée Mousse*line faite avec de vrais flocons, c'est tout de même rudement bon.

(attention toutefois à ne pas laisser traîner le sachet n'importe où. Enfin je dis ça...)

20:21 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (7)

lundi, 01 septembre 2008

Balade au clair d'Eiffel

SP_A0073.jpg Je n'ai pas vu de Lune dans le ciel ce soir-là. A la place, c'est la Tour Eiffel toute de bleu vétue qui nous sert de repère et guide la balade nocturne. C'est un moment doublement riche. Le plaisir d'être en ces lieux où je ne traîne que bien trop rarement mes petites gambettes. Le plaisir aussi de cette conversation qui, comme toutes celles de ces deux jours, donne ce sentiment apaisant d'avoir trouvé un juste echo à ses réflexions.

La tour s'approche doucement au rythme soutenu de nos pas sans que pourtant je ne sois si pressé de l'atteindre. Il y a cette envie d'apprécier le moment, juste pour ce qu'il est. Pour ce cadre. Pour cette conversation. Pour la valeur de ces deux jours, du trajet en bus à travers Paris, jusqu'à l'étonnante Fontaine Médicis en passant par Montmartre, le parc de l'Arsenal ou encore la savante technique qui vise à déterminer le niveau de cuisson de la nouille tagliatelle et bien d'autres choses... Sans oublier le plaisir surpris de retrouver quelques épisodes d'une série oubliée accommodés d'une touche de tendresse. Je suis rentré avec une foule de petites impressions inscrites dans ma mémoire. En lettres capitales.