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samedi, 28 juin 2008

Joss découvre la vie : Rezog

J'ai longtemps voulu croire que je me passerai d'aller mettre les pieds sur des sites de rencontre.  Dire que j'en ai besoin ce serait vraiment exagérer mais après tout, pas évident de rencontrer du monde dans une ville où l'on ne connait personne. Sur les coneils d'un ami bienveillant, j'ai tenté l'essai, juste pour voir à quoi ça ressemble. Et on verra bien la suite.
 
J'ai toujours eu à l'encontre de ces sites une vision assez négative, sorte de lieu de chasse un peu glauque, un peu froid. Je me pensais trop naïf, trop fleur bleu et surtout pas assez dégourdi pour aller poser mes mots et mes clics en ces contrées où bon nombre de quidams recherchent avant tout de la chair (vilain lieu de débauche, va !).
 
Heureusement, je détiens au fond de moi un grand potentiel de cynisme et de recul. C'est certainement une façon de me préserver, je sais en tout cas me détacher des situations avec un certain talent (et je suis tout à fait capable de prendre un éventuel interlocuteur pour un con, si si). Mon but à moi, créer un peu de dialogue, trouver au moins un peu de relations amicales dans cette ville où j'en manque beaucoup depuis mon arrivée.
 
Et voilà, c'est parti pour des débuts... empôtés :D ...mon compte est à peine créé que je suis en ligne bien sûr. Ambiance.
 
Votre profil n'est pas assez complet, vous n'avez pas de photo. Mettez à jour votre profil.
Euh voui. C'est où ? Hein, c'est où ? Dis ?
 
Pour afficher tous les éléments de cette page il me manque des pluggins, mon pc ne parvient pas à les installer. Il se met à bugger.
 
Voilà, ça commence bien. Et hop, voilà qu'on vient déjà me parler. Non je donne pas mon prénom. Non.
 
Rebug.
 
Non, le prénom, toujours pas. Ecoute mon grand, si je mets pas mon prénom sur mon profil c'est pas pour le donner au bout de deux répliques sans intérêt dans une conversation avec un inconnu (qui lui-même ne met pas son prénom sur son profil).
 
Hop ça y est la photo. En à peine vingt minutes j'ai su comment mettre une photo sur mon profil. Quelle perspicacité ! En plus je suis même parvenu à y mettre une photo en entier !
 
On ajoutera un gros souci d'interface avec l'impossibilité de voir les conversations s'afficher correctement. Pour une première, c'est royal.
 
Pendant que je me bats courageusement avec mon interface, ils sont quatre à venir me faire un brin de causette (nan mais quel succès, j'ai bien fait de mettre une photo en entier, ça me change de mon blog !). Enfin restons lucide, si on vient me parler ainsi, c'est avant  tout parce que je débarque en étant dans une ville où la foule ne se bouscule pas sur ces sites. Je suis sans doute un peu la chair fraîche que les habitués suivent du regard à l'affut d'un peu de nouveauté. Il y en a même un qui s'est senti inspiré pour "évaluer" mon profil, apparemment, c'est bien. Si ça peut lui faire plaisir...
 
Résultat des courses, il a pas eu mon prénom, l'autre. Faut pas pousser quand même. Voilà, pour mon premier passage, au bout d'un peu plus d'une heure. J'arrête là pour cette première fois pas vraiment aboutie.
 
Oui bon en fait, j'ai pas tout dit, c'est vrai. Il se pourrait bien que j'aie dialogué avec deux mecs  (séparément, s'entend)  plutôt sympas et, semble-t-il, intéressants, et même qu'on soit passé sur MSN. Et même qu'accessoirement, les rencontres amicales en vrai sont prévues autour d'un café. Et que pour un début c'était assez fructueux. Mais c'est un détail, ça nan ?
 
Edit du matin : ah ben tiens, ce matin en voilà un autre qui a décidé de m'évaluer (trop d'honneur !) et qui me trouve "trop craquant". Ben voyons.

mardi, 24 juin 2008

24 juin 2003

C'est un jour de grand soleil. Le grand jour tant attendu et aussi tant redouté depuis deux ans. L'échéance qui vous classe et vous aiguillera, en cas de bonne fortune, vers la réussite espérée ou en cas d'échec à la case départ (ce n'est pas tout à fait vrai, peut-être même pas du tout, mais c'est ainsi que j'avais envie de voir les choses à l'époque). Je suis venu, fébrile, comme bien d'autres, partagé entre un grand espoir et une angoisse évidente.

 

Je me rappelle m'être isolé au moment où on l'on commençait à voir les grandes feuilles de résultats affichées le long des fenêtres à l'heure annoncée. Les administrations sont cruellement ponctuelles ces jours-là. Il y a eu une première vague d'étudiants au comble du suspense qui ss sont approchés, j'ai choisi de ne pas en faire partie, pour repousser un peu plus l'échéance et aussi ne pas me mèler à la panique ambiante.

 

C'est un beau jour de juin. Je n'ai quasiment pas dormi la nuit précédente et c'était bien prévisible. Je suis redoublant, je n'ai donc pas droit à l'erreur. Selon l'usage, la sentance sera "admis" ou "exclu", à moins d'une hypothétique possibilité de tripler pas vraiment réjouissante. C'est l'évènement le plus stressant que je connaîtrai dans toute ma vie d'étudiant. J'ai franchement peur mais au fond de moi j'y crois.

 

C'est un moment que j'avais rêvé tant de fois. J'avais imaginé le sentiment de délivrance qu'on pourrait ressentir après deux années passées avec l'idée de ce concours toujours dans un coin de la tête. J'avais imaginé la soirée de fête qui allait pouvoir suivre, pour profiter du temps, laisser libre cours à sa joie et pouvoir envisager un été serein en attendant une rentrée studieuse mais détendue. J'avais imaginé dans quels endroits nous irions promener nos sourires et nos regards illuminés jusqu'à la fin du jour et bien après évidemment.

 

Les premiers rangs se sont dispersés entre éclats de joie et mines abbatues, le passage est ouvert devant moi pour que j'aille à mon tour consulter mon avenir placardé trois mètres devant mon nez...

 

Exclu.

 

Exclu. Exclu. Exclu. Il n'y a pas grand chose d'autre que ce terme rude sur la ligne en face de mon nom. Une moyenne et un classement honorables, pas si loin du numerus clausus fatidique. Mais exclu.

 

J'ai du mal à réaliser. Tous ces efforts, tous ces espoirs, ces projections. Exclu. C'est le sol qui se dérobe. Ce sont les regards de ceux qui sautent dans les bras les uns des autres juste à côté. C'est le soleil qui est devenu aggressif tout à coup. C'est l'envie d'aller se cacher. Mais ne pas rentrer pour retrouver des parents aussi inquiets. Ne pas rester pour éviter d'assister à de cruelles effusions de joie. Je suis allé m'asseoir sur l'un des petits coins de pelouse à l'ombre devant la fac avec d'autres déçus. Quelques mots pour montrer que le moral ne s'est pas totalement enfuit. Assis dans l'herbe, les doigts machinalement occupés à maltraiter quelques malheureux brins...

 

Nous sommes six ou sept, je ne sais plus trop. Les heureux élus sont conviés à une réunion. Nous commençons à discuter de ce qui va nous attendre, la solution de rattrapge qui nous est proposée dans l'établissement d'à côté et qui, moi, me convient tout à fait. Je sais donc que j'ai encore une seconde chance si je suis convaincant à l'entretien de recrutement programmé debut juillet, que tout n'est pas perdu.

 

Alors voilà, j'ai raté ce concours il y a cinq ans et je ne serai jamais pharmacien. Ce n'est pas bien grave, j'ai trouvé une autre voie en saisissant cette seconde chance. Simplement, cinq ans après, j'avoue nourrir un certain regret, un goût d'inachevé qui restera :

 

Je n'ai jamais connu ce moment de libération, cette journée que j'avais passé tant de soirées à appeler de mes voeux au fond de mon lit au moment de m'endormir. J'ai eu bien d'autres motifs de satisfaction par la suite en tant qu'étudiant et c'est bête mais je crois que, ce moment , il comptait aussi, rien que pour le souvenir.

 

(ceux qui ont connu la joie de ce moment peuvent s'exprimer, bien sur, je ne les maudirai pas. Enfin peut-être pas :D)

lundi, 23 juin 2008

Et plus que l'air marin...

Retour de week-end. J’ai passé deux jours à Angers à vadrouiller sur les traces de ma vie d’avant, retrouvant ma famille, certains de mes amis que j'étais bien content de voir et aussi tous ces lieux qui m’ont vu grandir. Le temps de ces deux jours, comme à chaque fois, j’en arrive presque à croire que rien n’a changé, que je ne suis pas vraiment parti. J’en arrive à croire que ma vie « normale » c’est celle qui m’attend à Angers les quelques week-ends où je rentre et que mes passages ici ne sont que de petits interludes. Je me vois un peu comme un étudiant parti provisoirement avant un salutaire retour au bercail.

 

Les premiers temps, je repartais le dimanche sans difficulté, cette vie était encore toute nouvelle et pas franchement installée. Les mois passant, les choses sont moins simples.

 

J'ai passé deux jours joyeux, ensoleillés. Mais comme toujours, le dimanche a une fin. Je parviens sans problème à feindre la parfaite indifférence au moment de reprendre la route. Hier après-midi, j’ai laissé mes parents alors que nous étions chez des amis et je suis repassé par la maison familiale pour des préoccupations bassement matérielles avant mes deux heures et demie de route. Et bien, c’est très con mais, seul dans la maison, j’avais envie presque envie de dire au chien de mes parents que je ne voulais pas partir. Et c'est là que je me dis : oh la la, ça commence à être grave...

 

La ville où je vis désormais ne me déplaît pas, pourtant. J’avais toujours rêvé, lorsque j’étais plus jeune, de vivre au bord de la mer, j’ai fini par être exaucé. C'est un bel endroit prisé par les touristes, je trouve que les gens y sont agréables. Mais je m'y sens bien seul. Evidemment, c'est essentiellement de mon ressort. A moi aussi de faire tourner les choses (Oui, hein c'est vrai ça !).

 

En attendant, les débuts de semaines sont quelque peu moroses. Et plus que l'air marin, la douceur angevine.

vendredi, 20 juin 2008

Et bien figurez vous que...

... je m'étais apparemment fait un film. Oui. J'en reviens pas moi même dis donc. Elle a un copain.
 
Mais c'est tellement mieux ainsi. Elle est entrain de devenir ma grande copine en plus :D (oui, du genre, on va boire un verre tous les deux le soir après le boulot, on se raconte nos petites histoires personnelles... et puis on regarde un peu ce qui passe dans la rue ;) ). Si je m'étais attendu à ça. Dans une ville où je ne connais encore à peu près personne, je suis bien heureux de l'avoir trouvée.
Bon, et puis, c'est un peu rapide pour moi mais, elle aimerait même me présenter à un de ses copains. Si c'est pas gentil, ça. 

mercredi, 18 juin 2008

Produit de première nécessité

Ca commençait sérieusement à faire défaut dans mon équipement personnel. Et voilà, enfin. J'ai fait hier l'acquisition d'un spray solaire. Parce que bon, c'est bien de passer les trois quarts une partie de son temps libre sur la plage mais ça commence sérieusement à chauffer et à rougir les pieds, les bras, le dos, les épaules... enfin voilà, quoi.

Mais rassure toi, cher lecteur, je fais gaffe (et j'ai une peau qui bronze très bien :p) 

 

dimanche, 15 juin 2008

A taaable !!

Et oui ma bonne dame, pour cette chaîne qui parcourt depuis quelques temps les plus hautes sphères du net, je suis poliment convié par non pas un mais bien deux blogueurs à me mettre à table à mon tour.

Un aliment ou produit que je n'aime pas du tout
 
Le boeuf mijoté. Tu vois, cher lecteur, la viande qu'on utilise pour le pot au feu ou le boeuf bourguignon (c'est pas ma faute à moi, c'est la faute à un très très mauvais souvenir de cantine à l'école primaire...). Cela dit, comme je suis bien élevé et pas vraiment difficile, je mange toujours ce qu'on me propose.
 
Mes trois aliments favoris
  
C'est vraiment difficile cette question. Toutefois, étant donné ce que j'ai pu lire ça et là sur les blogs, je ne peux laisser les pauvres choux de Bruxelles opprimés sans réagir. Mais si, c'est bon le chou de Bruxelles lorsque c'est bien cuisiné, avec ce qu'il faut de beurre et sel (attention toutefois, ne pas faire réchauffer au micro-onde, ah ça surtout pas, malheureux !) (et puis bon c'est vrai, ne pas laisser les petit choux parfumer à leur guise le réfrigérateur, je déconseille fortement, m'enfin ça dépend des goûts, on ne sait jamais...).
 
Pour le reste, je vais donner ma voix au brugnon et à l'avocat (oui bizarrement c'est ce qui me vient à l'esprit, là comme ça).
 
Ma recette favorite
 
Indiscutablement, je me tourne vers le trio de chèvre, courgette et saumon. Rappelle toi cher lecteur, une petite recette qui tranforma ma toute première soirée en milieu en un succès retentissant ! On peut le manger chaud ou froid, en entrée ou en plat pirincipal, et c'est si bon :D. La recette ? faut que je la retrouve.
 
Ma boisson de prédilection
 
Alors ça j'en sais fichtrement rien. Et j'avoue que j'ai même pas envie de me creuser la tête pour trouver un truc... Mais, mais, mais si !! le lait à la fraise, tiens donc ! mais oui j'en avais parlé ici.
 
Le plat que je rêve de réaliser et que je ne ferai jamais
 
Le framboisier de chez Timothy, le salon de thé de ma ville qui fait des gâteaux tous plus immenses les uns que les autres. C'est divin... et inimitable. Tout simplement.
 
Mon meilleur souvenir culinaire 
 
A l'évocation de ces souvenirs une multitude de choses me passent en tête mais il faut bien faire un choix. Les cubes de pomme de terre rissolées que ma grand-mère faisait à mon intention lorsque je venais avec ma mère certains samedis d'automne et qu'on appelait tout simplement les "patates au beurre". Et toute la journée qui allait avec. Je me rappelle encore la poêle gondolée, le bruit de la cuisson, et le temps d'attente, en écoutant la veille radio beige et grise.
 
Ce que je recherche dans un plat 
 
Un bon moment. Et parfois, aussi, un peu de réconfort...
 
Edit : il me faut désormais trouver quelqu'un à qui transmettre cette chaine. Mais qui donc ?? Euh, dis, Martin, à tout hasard, t'aurais pas envie de t'y coller ? 
 
 
 

mercredi, 11 juin 2008

Les pieds dans le sable

 

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Sortir sur la plage sous le soleil de fin de journée. Profiter du bruit des vagues pour chanter aussi fort que la voix de Daphné qui emplit mes oreilles. Faire le tour de soi-même et savourer le vent, la lumière. Le moment.

Se laisser porter, trouver que le moment a quelque chose de magique. Et, l'espace de ce moment, tout oublier.

lundi, 09 juin 2008

Rebond

Oh allez, ça va, hein. Je vais pas non plus passer des semaines à me morfondre... Un grand coup de balai là-dedans et on repart.

En fait ça va beaucoup mieux. Toute à l'heure je suis même rentré du boulot en chantant, l'humeur badine et l'esprit léger.

(des fois, j'ai vraiment l'impression que j'ai pas de coeur, moi ...)

dimanche, 08 juin 2008

Et après

Depuis un peu plus de six mois, j'envisageais l'avenir avec lui, dans un ailleurs qu'on finirait par réussir à construire pour nous deux. Compte tenu de la distance c'était sans doute déraisonnable. C'était sans doute pas faisable. Pourtant j'avais envie d'y croire.

Depuis hier soir c'est un peu comme si toute la suite s'était effacée. Disparue, estompée, oubliée. Comme s'il n'y avait plus de suite. Plus d'avenir à imaginer.

Demain je me lèverai pour aller au travail en n'ayant aucune idée de ce qui peut me motiver, ce dont j'ai envie. Et après ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Et rien au bout du tunnel.

Voici donc l'humeur du moment. Pas vraiment réjouissant mais je ne parviens pas à faire mieux.  Ca finira bien par aller un peu mieux.

samedi, 07 juin 2008

De circonstance

Je n'aime pas spécialement Jean-Louis Aubert mais c'est une chanson de lui qui me vient en tête à l'instant. Fort à propos. Les mois de juin se suivent et ne me réussissent pas.

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