« 2008-04 | Page d'accueil
| 2008-06 »
mercredi, 21 mai 2008
Euh, je me fais un film, ou bien ... ?
22:47 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
lundi, 19 mai 2008
Mes années manquées
18, 19, 20 ...
Il y aura toujours ces années vides. J'ai beau me dire qu'il ne faut pas y penser, j'ai beau me dire que c'est peut-être mieux ainsi, elles viennent toujours à mon esprit. Elles viennent toujours comme un interminable sablier, symbole du temps écoulé jusqu'à l'éclosion si tardive.
Je fais ma vie et j'avance comme je peux pour rattrapper un peu de retard mais je ne reprendrai pas une once de terrain. Jamais. Alors parfois je m'en veux, j'en veux aux autres, j'en veux à la vie. J'en pleurerai presque mais cela ne vient jamais. Pourquoi être resté emmuré si longtemps, pour des raisons qui aujourd'hui ne paraissent pas en valoir la peine. J'enrage seul d'avoir gaché toutes ces années glissées entre mes mains, passées à arpenter le sol de ma chambre en attendant que les soirées s'écoulent.
Je sais bien que ce n'est pas si grave, qu'il y a des choses plus importantes mais je n'arrive pas à faire comme si ça ne comptait pas. Ces années que j'ai regardées défiler sans réussir à changer, sans vraiment vivre. Je les ai toujours là. Et rien n'y fait.
21, 22, 23. Mes années manquées.
21:46 Publié dans homo-acceptation | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
mercredi, 14 mai 2008
Andromède et le singe savant
Oui bon ça va, moi aussi je sais que c'est Mars, là, mais je le crie pas dans la salle non plus. Et puis est-ce que je m'amuse à étaler ma science comme ça, moaaaa ??? C'est fou comme les enfants qui veulent montrer qu'ils savent tout ont le dont de m'énerver...
J'ai 10 ans, je suis en CM2. Je suis ce qu'on peut appeler un bon élève. Mieux, en classe, je suis un stakhanoviste de la participation spontanée (deux ans après avoir délaissé la délation ;-) ), toujours prêt à répondre aux questions que l'instituteur, Monsieur C. n'avait pas encore posées, un vrai petit con, quoi.
Monsieur C. était un instituteur proche de la retraite, à la répartie facile et surtout fort grinçante. C'est un début d'après-midi, nous faisons un cours d'astronomie. Monsieur C. nous parle du soleil puis évoque les galaxies et les nébuleuses. Tout à coup je me sens comme investi d'une mission : enrichir le cours de mon indispensable grain de sable. Moi même, je me demande parfois comment je faisais, à dix ans, pour savoir autant de choses. Je lève la main au moment où il parle de la Voie Lactée. Il me donne la parole et, tout fier, je dis : "l'autre galaxie la plus proche de la nôtre, c'est Andromède".
Je suis toujours étonné de voir comme on peut être décontenancé et marqué par une réponse à laquelle on ne s'attend pas. Quinze ans après j'ai toujours le sentiment de sentir mes joues rougir au moment où il m'assène sa réponse.
"Non, ce n'est pas Andromède, c'est Orion. Mais de toutes façons on ne t'avait pas demandé de ramener ta science".
Je ne saurais dire combien de fois j'ai entendu cette phrase passer et repasser dans ma tête, pendant des mois. Et mes joues rougissent à n'en plus finir. Je voudrais tant n'avoir rien dit. Je voudrais tant ne pas avoir été là. Mais je l'ai dit et cette fois ma vanité a été fauchée en plein vol. Bravo Monsieur C., dans le mille.
Le cours se poursuit. Monsieur C. me laisse à mes joues écarlates et enchaîne à propos des nébuleuses. Il marque un temps d'hésitation. Il s'est trompé. La nébuleuse la plus proche c'est Orion et donc la galaxie la plus proche est bien Andromède. Il s'excuse aurpès de moi. Mais ce n'est évidemment pas ce qui compte.
J'ai comme une révélation de jour-là. Savoir plein de choses, c'est bien, avec une pointe d'humilité, c'est mieux. Il va sans dire que pendant tout le reste de l'année, Monsieur C. entendra bien moins souvent le son de ma voix. Avec les années, je crois que ce fut une bonne chose pour moi mais j'ai alors entamé une longue période pendant laquelle mes professeurs se plaindront de ne jamais m'entendre assez...
C'est encore le cas aujourd'hui. Le silence plutôt que la parole, la discrétion comme sécurité, à croire que cette petite phrase a changé tout un aspect de ma personnalité.
Retour au planétarium. Jusqu'à la fin, elle poursuivra évidemment son petit numéro ignorant le souvenir qu'elle me rappelle. Je ne sais pas si elle trouvera un jour un Monsieur C. sur son chemin, je ne sais même pas si ce serait une bonne chose. Après tout, elle a bien le droit.
19:38 Publié dans Petits souvenirs et grands récits | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
mardi, 13 mai 2008
Ne vous fiez pas à sa fraîcheur...
Vous ne savez pas quoi faire de vos bombes désodorisantes pour toilette parfum océan ? recyclez les en armes de destruction massive. Si efficace que la grosse araignée qui avait échappé à mon aspirateur puis à ma chaussure (seulement une patte cassée avant de battre en retraite) et qui se croyait bien à l'abris entre ma machine à laver et le mur n'en est pas revenue...
Voilà une arme de plus à ajouter au petit manuel à l'attention des arachnophobes...
La prochaine n'a qu'à bien se tenir. Nan mais !
22:42 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
vendredi, 09 mai 2008
Ma voix retient son souffle...
Samedi 3 mai.
Je suis rentré chez mes parents pour ce week-end de quatre jour (le même week-end ques les radis), dans l'après midi un coup de fil d'un numéro inconnu sur mon portable. L'APEC.
L'APEC appelle pour faire des enquêtes le samedi après-midi... "Une enquête pas très longue" me dit M. l'enquêteur au début (juste un quart d'heure vingt minutes, quoi). On ne peut pas dire que je sois vraiment occupé en ce week-end où je m'ennuie même pas mal, j'accepte l'enquête. Oui, j'ai donc trouvé du travail, oui, j'ai déménagé, j'ai mis quatre mois à trouver, oui, j'ai commencé à chercher dès l'obtention de mon diplôme (encore heureux), oui dans ma formation j'ai reçu des cours sur la recherche d'emploi, oui, j'ai trouvé dans mon secteur, non, mon travail n'est pas purement alimentaire...
Tu le comprendras cher lecteur, une liste de questions toutes plus passionnantes les unes que les autres. Et puis à la fin le fin limier de l'APEC poursuit "avec une question un peu plus personnelle..."
Signal d'alerte instantané dans mon esprit. Comme si le temps s'arrêtait brusquement. Que me veut-on, que cherche-t-on, que vais-je m'autoriser à dire... Je cogite, les questions fusent avant même qu'il ne termine sa question.
"... êtes vous célibataire ou en couple ?"
Je m'entends donner les deux réponses. Toujours cette habitude de se cacher, comme un réflexe acquis, et, aussi, cette volonté de ne pas ouvrir ma vie à cette question insdiscrète et importune. Cela dit, c'est frustrant de toujours garder le silence et ça n'engage à rien après tout... mais cele ne les regarde pas. Et puis c'est comme si ma voix décidait de trancher seule au lieu d'attendre une décision, ma voix retient son souffle et dit :
"en couple".
Ce fut une bonne chose de répondre à cette enquête.
11:06 Publié dans Un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
mardi, 06 mai 2008
Joss, êtes-vous un hyper-sensible ?
Par un après-midi de désoeuvrement pendant ma période de chômage, j'avais créé un compte sur le site du magazine Psychologies (oui, encore, je sais). L'intérêt était de pouvoir faire tout un tas de tests de personnalité à la con (trop bien, n'est-ce pas ?). Depuis, j'ai le grand plaisir/bonheur/privilège de recevoir régulièrement des spam me proposant d'aller répondre nouveaux tests savants mis en ligne sur le site.
Et vl'atipas que ce matin je reçois un spam me proposant le test êtes-vous un hyper sensible ? ...
Waaouuuhh trop bien !! j'en ai frétillé toute la journée en attendant ce soir, le moment où je pourrai enfin répondre à cette trépidente question. Je ne crois pas être spécialement sensible. Comme je l'ai déjà raconté ici, je ne pleure quasiment jamais. C'est donc plein de curiosité que je me lance dans les premières questions...(pfff, il est long ce test en plus)
Résultats des courses : "Vous êtes un grand douillet affectif"
Ah nan mais n'importe quoi, hein !!! Je veux pas d'abord ! Non, non et renon. Je lis leur conclusions, bof bof, ça c'est faux, ça aussi, complètement faux...
et puis je tombe sur : "Votre grand atout : vous êtes quelqu’un de facile à aimer. Les autres s’attachent à vous, votre entourage apprécie vos qualités d’écoute, votre faculté de vous mettre à la place d’autrui. "
Haaaannn mais oui c'est vrai ça !!! ils sont trop fort chez Psychologies en fait. Vraiment, c'est un test de grande qualité qui sait révéler notre véritable nature. En dehors de quelques petites erreurs dans tout le reste, surtout à la fin au tout début de leurs conclusions, ils ont su déceler à quel point je suis quelqu'un de remarquable.
Du fond du coeur, merci, merci. Tant de justesse dans l'analyse... ça m'émeut.
22:57 Publié dans Mes petites nevroses | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
dimanche, 04 mai 2008
Trois radis
(le titre de ce billlet est paticulièrement vendeur, j'en ai parfaitement conscience)
Dimanche matin. Je suis rentré à Angers pour ce week-end de quatre jours, c'était la première fois que je revenais chez mes parents depuis cinq semaines. Je prépare mon petit-déjeuner dans la cuisine tout en discutant avec ma mère. Mon regard finit par se poser sur un coin de table où siègent encore trois queues de radis, vestiges probables de l'hétéroclite petit-déjeuner de mon père, pris un peu plus tôt alors que je profitais encore de ma couette.
J'ai la chance (je pense que c'en est une) d'avoir des parents à la main verte, adeptes du parre-terre de fleur et surtout du grand jardin potager. J'ai donc eu une alimentation riche en légumes divers et variés que beaucoup d'autres de ma génération ne connaissent que de façon lointaine et j'ai surtout eu cette riche habitude de voir nos repas familliaux décrire l'année au rythme des saisons.
C'est curieux comme trois queues de radis ont eu le don de faire voyager mes pensées ce matin. Je crois que je n'avais jamais réalisé à quel point les radis sont une évocation du printemps dans mon esprit. Soudainement, j'ai revu défiler les samedi matins de mai de mon adolescence. Ceux que je passais à dévorer dans L'Equipe les résultats des tournois de préparation à Roland Garros...
En mai 1998, au tournois de Berlin, une certaine Amélie Mauresmo créait la surprise. Plus tôt dans la semaine elle avait battu Lindsay Davenport et l'édition du samedi relatait sa victoire de la veille en quart de finale. Il me semble bien que c'était contre Barbara Paulus (j'irai vérifier tout à l'heure). Je me souviens encore que le samedi elle pousuivrait son parcours en battant Jana Novotna avant de s'incliner en finale le dimanche face à Conchita Martinez...
Mais pourquoi est-ce que je m'en rappelle si bien ? C'était il y a dix ans (...).
Je retourne aux radis. Nos repas du samedi midi en mai, les premiers de la saison que nous prenions dans le jardin, parfois accompagnés du barbecue. Le croquant du radis et la douceur du beurre, mais c'est aussi la qualité du pain qui faisait la réussite (ou non) de cette entrée en matière alimentaire. Les radis du jardin étaient l'entrée du samedi comme la tarte aux fraises de ma mère (à la délicieuse pâte sablée) était le dessert du dimanche. Et puis il y a toutes ces choses qui y sont associées, les jours de fête des mères, les dimanches d'élection, mes allergies au pollen, quelques pic-nic sous les maronniers...
En voyant ces restes de radis sur la table en ce dimanche matin, je suis un peu triste. Il y a maintenant trois mois que j'ai quitté la maison pour m'installer à un peu plus de deux heures de route.
C'est normal et c'est la vie qui veut ça, mais ça me fait un petit quelque-chose de savoir que désormais, les radis, ils les mangent sans moi.
11:19 Publié dans Petits souvenirs et grands récits, Un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

