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lundi, 28 avril 2008

Un cor, une trompette, un poste

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27 avril 2008 
 
Un cor, une trompette et un poste de radio pour les accompagner. Ils ont tous deux la cinquantaine grisonnante et le sourire jovial. Nous sommes dans la ligne 12 du métro qui nous emmène vers Montparnasse et eux jouent un petit air joyeux et sympathique qui sert de générique de fin à notre week-end parisien...
 

Je garde un oeil sur les stations qui s'égrainent avant le cap fatidique tout en essayant de me remémorer chaque lieu traversé chaque moment vécu. Dans l'ordre chronologique d'abord...
 
L'arrivée à la gare et toi au bout du quai, ma toute première ascension dans la tour Eiffel ce vendredi, notre dîner sur les Champs, la promenade dans le 10ème vers l'hôtel...
 
Hélas, les stations défilent trop vite et je ne pourrai refaire en moi le film intérieur de nos deux jours avant la fin du trajet, j'essaie de ne garder que le meilleur.
 
Il y a nos deux matins ensoleillés, et, au détour d'une rue, ma question innocente "Ah tiens ça a l'air bien cette chose, là, on dirait que c'est le bout d'une église qu'on aperçoit, non ? on pourra s'en approcher tout à l'heure ? ..." Ce bout d'église qui était en fait l'un des clochers de Notre Dame... notre petit trajet à St Michel, notre pause au bord de la Maine Seine, le diner à Montmartre, la petite croisière improvisée à la dernière minute...
 
Le musiciens se sont décidés, assez pour ce wagon, comme à l'habitude, il vienne réclamer à leur petit auditoire une éventuelle récompense avant d'aller dans la voiture suivante exercer leurs talents. La fin du trajet sera privée de musique, vite, je retourne fouiller dans mes souvenirs les instants que je veux graver le plus intensément...
 
Ce petit déjeuner en terrasse au soleil tout près du forum des Halles en ce charmant dimanche matin. Je crois que c'est là mon meilleur moment du week-end... Et puis nos nombreux trajets dans le métro, mes commentaires éclairés sur les affiches du spectacle de Jean-Luc Lemoine, la dernière pause aux Tuileries, La course pour avoir le dernier métro à la Concorde vendredi soir...
 
Je me sers un peu plus près de toi, ma main contre toi. Il ne reste quasiment rien du trajet de métro, les deux jours touchent à leur fin alors que nous entrons dans la gare où nous devrons nous séparer à nouveau.
 
J'ai joué au touriste et j'aimé ça. Deux jours avec toi, un grand beau temps, mais le temps toujours si court. Le plaisir d'y être allé et la tristesse de repartir.
 
Paris. Et l'envie d'y retourner. 
 

mardi, 22 avril 2008

Question fort à propos

Comme beaucoup de blogueurs, je m'amuse souvent à consulter la liste des mots clé qui ont permis à des internautes hasardeux d'arriver ici. Pour avril, la tendance n'est pas à la gaîté printanière mais plutôt à la dépression saisonnière...

"les phrases à dire positives", "petites phrases de souffrance", "que faire le samedi soir"

Et puis j'avoue avoir une certaine tendresse pour :

"je n'ai que faire de definition" et "ou faire du rodeo" (et oui, les plus grands esprits de la toile se côtoient sur mon blog).

Mais revenons donc à nos brebis galeuses moutons, ce qui m'amène à écrire cette petite note. Au milieu du désordre apparant, il faut parvenir à trouver la petite pépite, l'éclair de bon sens que l'on espérait plus trouver. Un lecteur est arrivé ici en tapant "que faire à paris ce week end". Eh bien en voilà une personne bien informée, mon chéri et moi, nous serons effectivement "dans la capitale" ce week-end (mais comment mes lecteurs font-ils pour être au courant de ça ??).

Alors que ma semaine de boulot est plutôt chargée et pas franchement détendue, c'est mon petit plaisir intermittent, penser que vendredi je retouverai ses bras et que nous nous balladerons l'un et l'autre dans les rues de la grande ville...

lundi, 21 avril 2008

Le score de la soirée

Elle s'était cachée dans un coin, elle m'a regardé prendre ma douche avant de se montrer. Moi qui suis si pudique, s'il est bien une chose que j'excecre c'est que l'on me voit nu, que l'on se permette une pareille intrusion dans mon intimité. Cela doit faire des années que je n'ai pas ressenti une pareille colère. J'ai eu envie de la massacrer, de la détruire. Je voulais la voir souffrir.

J'ai même éprouvé un certain plaisir à entendre son squelette craquer lentement pendant que je la voyais se débattre.

Le score de la soirée :

Joss : 1,

très très grosse araignée toute noire : 0.

(rhoooo pis maintenant ça me fait une tâche sur mon mur !!!) 

dimanche, 20 avril 2008

Quelle ingratitude !!

Et voilà, on s'émeut sur le destin des pauvres petites personne agées, on écrit des billets sensibles sur le sujet et voici comment on est remercié :
 
Lui : ah tiens, c'est marrant, je trouve que vous ressemblez au gars qui présente les Zamours le midi. 
 
Moi : ... ... ?!!? ?!! ... ...
 
Lui : euh mais en mieux, hein
 
Moi : ?!? ah oui ? et bien on ne me l'avais jamais dit...
 
Pantois. Je crois bien que c'est ça que j'étais, pantois... 
 
Pour info, le présentateur des Zamours, d'après mes dernières recherches, c'est Tex..
 
Cher lecteur, sauras-tu reconnaître lequel des deux est Tex, ou les deux se ressemblent-ils trop ?
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mercredi, 16 avril 2008

Où quand le temps qui passe devient le temps qu'il reste


De loin, sa robe laisse apparaître des jambes tristement maigres. Elle a le visage mangé par deux grandes tâches rouges, les yeux masqués derrière un voile légèrement opaque. Engoncée dans son fauteuil roulant, elle attend fermement qu'on vienne l'aider à rejoindre la salle à manger. Pourtant, à quinze heures, cela ne figure pas au programme et il y a fort peu de chance pour que son voeu soit exaucé. Mais elle ne le sait pas, elle ne le sait plus. Elle peine à se faire comprendre et finit par s'agacer.

J'ai déjà vu des gens mal en point mais je crois que c'est la première fois que j'éprouve autant de pitié. Je ne faisais que passer dans le couloir et le devoir m'appelait ailleurs. Je n'ai rien fait de plus que la laisser entre les mains de l'infirmière qui se trouvait tout près. Un sourire entendu, bien sur qu'elle veut aller dans la salle à manger. Comme souvent, comme d'habitude.

Chaque matin je longe la chambre mortuaire avec cette sensation étrange d'être au voisinage de ces fins de vie comme si c'était normal. Venir travailler chaque matin et voir comment les choses se terminent a quelque chose de désespérant.

Et qu'ont ils fait de leurs vies ? Parfois j'ai du mal à me convaincre que eux aussi ont eu vingt-cinq ans, des projets, des ambitions, un avenir. Ils ont été souriants et dynamiques, ils ont eu l'oeil malin et la répartie habile, le pas léger et l'humeur badine. Ils ont voulu être pompiers, infirmières ou artisans, ils ont élevé des enfants, les ont porté dans leurs bras...

Leur existence est devenue une routine morbide et alliénante dans l'attente d'un dénouement que personne n'ignore. Parfois, je me demande comment on fait pour être présent chaque jour et ne pas voir son moral sombrer sous ces funestes considérations.

Je ne sais pas.

 

mardi, 15 avril 2008

Carré de délices

Le bruit du papier, celui du craquement, la couleur, le parfum, le croquement sous la dent, le goût, la texture...

Chez moi on n'a jamais mangé beaucoup de bonbons ou de sucreries à proprement parler. Mais que de chocolat... Des quantités astronomiques, sans jamais arriver à une sensation d'excès. Mon frère et moi avions un appétit intarissable, sans-cesse à l'affut d'une porte de placard prometteusement laissée entre-ouverte.

Jusqu'à mon adolescence, les rations n'ont cessé d'augmenter, devenant parfois déraisonnables. Sous toutes ses formes, ses couleurs, le chocolat m'a "accompagné". Je m'en suis tiré avec une période difficile en terme de poids. Toutefois, après six mois d'un régime pas très raisonnable au lycée, les kilos ont fini par disparaître mais mon goût pour le chocolat a perduré.

Réconfort, caresse, douceur, il est mon compagnon, celui qui me rassure et me remet à l'esprit l'illusion du bien-être apaisant, quelques secondes fondantes et parfois corsées. Certains ont besoin de leur cigarette du soir ou en fin de journée, moi, il me faut mes trois (quatre cinq...) carrés.

Et aujourd'hui encore, lorsque je fais mes courses hebdomadaires, mon plus grand plaisir reste d'aller saliver dans le rayon aux mille et une tablettes. Je m'amuse à dénicher ce que je n'ai encore jamais essayé, l'oeil éveillé, ne sachant pas toujours où donner de la papille.

Je tiens toutefois à rassurer mes lecteurs chéris, je viens de réussir à entrer dans un jean taille 36, ça va encore, hein. Mais parfois je m'étonne simplement de cette curieuse relation entre le chocolat et moi. Enfin, j'assume. 

Le bruit du papier, celui du craquement, la couleur, le parfum, le croquement sous la dent, le goût, la texture...

lundi, 14 avril 2008

Allez moi, courage !

Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot. Je ne mangerai plus de chocolat le soir en rentrant du boulot.
 
(mais pourquoi mon placard est-il aussi bien doté ? la vie est vraiment trop cruelle) 

jeudi, 10 avril 2008

Pas encore la panacée...

(un titre qui ravira j'espère certaines de mes lectrices :-D )

Il y a deux ans, je débutais l'un des longs stages de ma vie d'étudiant. Au cours de ces quatre mois, j'ai pris l'habitude d'échanger beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) par mail avec une copine qui elle aussi n'était que peu accaparée par son propre stage. C'était devenu l'un des plaisirs de ma journée, nos mails parfois légers, parfois très sérieux. Nous avions fini par appelé cette correspondance par écrans interposés nos blablablondages (petit sourire à l'évocation de ce mot, clin d'oeil à toi, la blonde). 

Dans l'un de ces innombrables mails, je me rappelle que nous avions discuté du métier ou même de la vie que nous espérions avoir. Et je me souviens avoir donné une sorte d'indicateur. Je lui avais dit : plus tard j'aimerai avoir un boulot qui me donne envie de me lever le matin. Le petit quelque chose qui donne envie lorsque le réveil sonne de sauter et du lit et entamer la journée avec un léger sourire aux lèvres.

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu de gros problèmes de sommeil. Chaque soir, il me faut toujours un certain temps, et même un temps certain, pour trouver enfin l'endormissement tant attendu. J'ai eu des périodes dans ma vie où cela prenait parfois des proportions assez importantes. En revanche, j'ai connu de grandes fluctuations dans ma capacité à me réveiller le matin. En fonction de mon moral, tant sur le plan scolaire que personnel, j'ai connu des moments où je me levais en un rien de temps et d'autres où c'était un petit crève-coeur de m'arracher chaque matin de la couette. Pire, je suis un adepte du réveil qui sonne toutes les dix minutes pendant parfois plus d'une heure avant de me lever pour de bon.

Depuis deux mois, j'ai un travail. Je vis dans une nouvelle ville où je ne connais pour ainsi dire personne. Globalement ça va plutôt bien. Je me plais chez moi, dans mon travail, les choses sont plutôt positives même si ce n'est pas idéal. La ville me plaît. Et pourtant.

Pourtant je dors très mal, et je me réveille encore moins bien. Je ne sais pas si c'est vraiment révélateur mais c'est peut-être un signe que ce n'est pas encore la fameuse panacée (Un lecteur du magazine Psychologies dans l'assistance ??).

dimanche, 06 avril 2008

Dimanche...

Lorsque j'étais enfant, il y avait un moment de la semaine que je détestais. Le dimanche soir. Avec mes parents et mon frère nous regardions Maguy sur france 2 antenne 2. Savourer amèrement les derniers moments du défunt week-end tandis qu'une pointe de cafard monte sournoisement en moi dès le début du générique. Je voulais que l'épisode n'ait pas de fin, je voulais pouvoir rester là sur le canapé et oublier qu'il y aurait un lendemain. Cette série, grand chef d'oeuvre audio-visuel s'il en est, faisait résonner en moi des sentiments ambivalants. Elle était à la fois le motif du dernier rassemblement familial sur le canapé et le déclencheur de toutes les angoisses qui allaient commencer à me ronger une fois l'épisode achevé.
 
(autre souvenir du même accabit : l'insupportable générique de 7 sur 7, si si rappelez-vous)
 
Pourtant lorsque j'étais enfant je me plaisais beaucoup à l'école. J'étais plutôt un bon élève, content de venir à l'école mais le temps de chaque week-end je réapprenais à m'attacher à la maison familiale au point de ne plus vouloir m'en détacher à l'arrivée du moment fatidique.
 
Chaque semaine je sentais le moral baisser au ryhtme que le dimanche déclinait avec bien sur une accentuation notoire les dimanches de temps gris et pluvieux. Cafard, bourdon, spleen et blues se donnaient alors rendez-vous pour venir hanter ma nuit et tourmenter mon sommeil dès lorsque j'éteignais la lumière...
 
Il y a longtemps que je n'avais ressenti ça. Et bien ce soir, j'y suis (tiens bah ça remonte pas le moral d'écrire ça...).
 
Ma consolation, c'est que, comme au temps de mon enfance, le dimanche aura une fin, le cafard et ses complices devront retourner se cacher.

Flatteur ?

A propos de moi, jeudi midi au boulot :

- Oui oui, c'est son anniversaire. Alors, Mme F., vous lui donnez quel âge ?

- Euh, je dirai 21, peut-être 23 ans, non ?

Et bien, moi j'ai décidé, en commun accord avec moi-même que c'était une bonne chose. (oui 25 ans c'est l'âge à partir duquel il est de bon ton de paraître un peu plus jeune) (ouaiiiis enfin !!!) 

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