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mercredi, 30 janvier 2008

46m², près de la gare...

Ce sera donc là-bas. Les choses vont vite, c'est peut-être mieux. Je débuterai ma vie de grand dans un deux pièces 46m²  refait tout à neuf au rez de chaussée d'une petite résidence, à deux pas de la gare et trois du cinéma. La mer est à un peu moins de 2 1 kilomètres (ce qui est plutôt une bonne chose). On dit que la ville est très belle, je n'ai pas encore eu le temps d'aller vérifer par moi même mais ça viendra.

Je récupère les clés vendredi, d'ici là c'est un petit peu la course entre les achats d'avant le grand départ, les différentes administrations... Et puis je passe mes derniers jours dans cette maison où j'ai toujours vécu. J'ai encore du mal à réaliser que je vais partir même si depuis hier et le choix de cet appartement c'est devenu nettement plus concret:

46 m², près de la gare.

et quelle gare me direz vous ? et bien au début de mon blog, j'ai mis un long moment avant de révéler que je vivais à Angers alors là je vais attendre un petit peu à nouveau (vous comprendrez que mon chéri, lui, sache, c'est quand même mieux, hein, et c'est pour ça qu'il le dit en commentaire :-D). Si vous avez une idée et que l'envie de savoir vous brûle, vous pouvez toujours m'envoyer un mail.

samedi, 26 janvier 2008

Devenir grand

Rholala...

C'est bien de se réjouir mais il va falloir courir un peu maintenant (ouais, hein, parce que ma date d'embauche c'est "le plus tôt possible").

Et surtout me trouver un chez moi. Ce sera mon tout premier (à 24 ans, il est temps !). Je suis plutôt content à cette idée même si j'avoue que je ne suis pas très heureux de quitter Angers. Ma ville me plaît et partir me fait un petit quelque chose. C'est pour mon bien. D'ailleurs, plus jeune, j'ai souvent rêvé de pouvoir vivre au bord de la mer et c'est ce qui va m'arriver. Je ne vais donc pas me plaindre simplement, aujourd'hui, c'est presque une petite pointe de nostalgie qui résonne en moi...

Et plus que l'air marin, la douceur angevine...

Et donc à partir de mardi, direction la côte pour trouver un logis.

Je ne vais pas bouder mon plaisir toutefois, c'est un peu la vie qui s'ouvre à moi. La dernière marche avant de devenir un grand. Enfin.

 

 



vendredi, 25 janvier 2008

Et voilà le travail

Dans les moments de bonnes nouvelles, je n'ai jamais été un habitué des explosions de joie. Je me rappelle, le jour où j'ai obtenu le code, en voyant le début du mot "favorable" sur l'espèce de ticket de caisse que me tendait l'inspecteur, je n'ai pas esquissé la moindre réaction de joie même si intérieurement, j'étais ravi. Cela contrastait franchement avec ceux qui étaient venus chercher leur résultat avant et qu'on entendait encore crier et bondir à l'extérieur de la salle. En me voyant, les autres qui attendaient encore leur tour ont du se dire que j'avais sans doute gagné le droit de tenter ma chance une prochaine fois... Je ne sais pas pourquoi mais j'étais presque satisfait de les induire sournoisement en erreur.
 
Ce matin, j'ai reçu un appel m'informant de mon embauche pour un CDI en février. Après un peu plus de trois mois de recherche plutôt cahotiques pendant lesquels mon moral n'était pas toujours au plus haut (j'avais heureusement, bien des motifs de satisfaction sur le plan personnel...), j'ai donc trouvé preneur.
 
Là, j'ai vraiment du mal à réaliser. Beaucoup. Vu, de l'extérieur, j'ai encore pris la nouvelle de façon extrêmement détaché. Tout juste un sourire. Je suis heureux bien sur, mais ça ne se voit pas beaucoup... pas encore. Disons que j'en suis encore à l'étape du soulagement. Et c'est déjà très bien. La suite de ma réaction dans les jours à venir...
 
(Cela dit, pour ceux qui suivent ce blog depuis quelques temps, je vais peut-être m'offrir un peu de lait à la fraise :-D )

jeudi, 17 janvier 2008

Chemins croisés, à quarante ans de distance

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Chemins Privés, François Boivin. 
 
Par un complet hasard, j'ai eu l'occasion de lire ces derniers jours un livre écrit par un homme qui a passé son enfance dans une propriété toute proche du hameau où vivaient mes grands-parents maternels. Ceux-ci ont d'ailleurs travaillé pour les parents de cet homme pendant de nombreuses années. Aujourd'hui agé de 65 ans, il raconte dans ce livre de nombreux épisodes de sa vie à travers des nouvelles souvent cocasses, parfois très touchantes. L'ordre de ces nouvelles ne respecte pas la chronologie, on se prend ainsi au jeu amusant de recoller un à un les morceaux de sa vie et brosser une sorte de portrait intemporel.
 
Ce livre est bien écrit, il est bourré d'émotion, de sourires, de moments tendres. Mais surtout, ce livre me parle à moi, différemment du lecteur lambda. Il décrit entre autres des lieux dans lesquels j'ai passé tant d'après-midi de vacances, dans lesquels je me suis promené tant de fois... quarante ans après lui. Ce livre est aussi et surtout peuplé de personnages qui ont été cités si souvent dans les conversations de familles de mon enfance. J'y ai même retrouvé des expressions que je n'avais entendu ailleurs que dans la bouche de ma grand-mère, décédée il y a un peu plus de trois ans.
 
Je n'ai jamais rencontré cet homme qui vit aujourd'hui dans le sud de la France mais lorsque j'étais enfant, j'ai souvent vu sa mère, aujourd'hui décédée, et sa tante dont il parle abondamment dans le livre.
 
C'est une sensation vraiment étrange que de lire dans un livre les impressions ressenties par un autre sur des personnes ou des lieux que l'on connait soi-même. Bien sur, je ne prétends pas avoir un point de vue comparable mais je me suis amusé à retrouver derrière ses mots bien des choses que ma mère m'a confiées par ailleurs et d'autres que j'ai constatées par moi-même.
 
Et puis il y a une chose en particulier qui m'a ramené à mes propres souvenirs, un parrallèle amusant que je voulais rapporter ici. Il raconte que sa mère conduisait dans le village la 5CV familiale, notamment pour le déposer parfois à l'école, alors qu'elle n'avait pas le permis (il précise d'ailleurs "heureuse époque").
 
Il ne le saura jamais mais, quarante ans plus tard, je devais avoir 6 ans, sa mère conduisait toujours, et cette fois, c'est moi qui était sur la banquette arrière de sa voiture (une AX en lieu et place de la 5CV ) aux côtés de mon frère, ma grand-mère était assise sur le siège passager. Elle se gare le temps d'un petite course dans une rue en pente du village, nous laissant tous les trois dans la voiture et oubliant de serrer le frein à main... Nous avions commencé à descendre la pente lorsque mon frère bondit sur le frein à main.
 
L'histoire ne dit pas si dans les quarante années d'intervalle elle avait passé le fameux permis.
 
J'ai aimé ce livre parce qu'en quelque sorte il a fait revivre ma grand-mère dont j'avais l'impression qu'elle était à côté de moi pendant ma lecture. J'ai aimé ce livre parce que je me suis revu enfant, écoutant les conversations d'adultes entre ma grand-mère et sa mère, je me suis revu accompagnant ma grand-mère pour nourrir les chiens de ses deux tantes, souvent absentes. J'ai aimé ce livre parce qu'il m'a paru juste et sincère et aussi pour tant de choses qu'il raconte avec malice.
 
A vrai dire j'hésite presque à contacter l'éditeur pour demander une adresse où lui envoyer un message de remerciement. Mais je ne saurais pas trop quoi dire. Ca n'aurait peut-être pas de sens. Je ne sais pas.

mardi, 15 janvier 2008

Par monts et par vaux

0fd9f45f489a2015a224545cd9ae2035.jpgJ'ai appris au début de ce week-end au détour d'un quizz sur internet que le pluriel du mot val se dit vaux. Non pas que je ne le sus point, mais le fait est que je ne m'étais jamais posé la question (ma région ne se prête pas vraiment à l'usage de ces termes). Cette découverte est fort bien tombée.
 
Je garderai de ces quelques jours les souvenirs dépaysans de l'horizon sans cesse découpé et parsemé ça et là dans ses plus hauts espaces de rafraichissantes touches blanches. Oui, oui, j'ai peine à croire qu'on puisse en voir de si loin alors qu'on est en pleine ville mais mon guide charmant le confirme, ces tâches blanches là-haut c'est bien de la neige. Moi, ça me fascine (oui, il m'en faut peu).
 
dc711d095f82b79386fc5f461286627a.jpg Alors que la voiture serpente le long des incessants lacets, mon regard plonge, remonte, retombe et se perd, accompagné des exclamations émerveillées qui doivent me donner des airs d'enfant ignard découvrant des trésors insoupçonnés. Je me sens presque bête à m'étonner de ce qui peut paraître si banal pour les locaux... Oh et puis ça va, hein !! Je peux jouer les ébahis si je veux, d'abord.

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Et puis tout à coup, les arbres se font plus chargés de blancheur et au virage suivant, tout est blanc. Blanc. Comme je ne l'ai jamais vu de mes yeux (mais oui je vous ai bien dit je n'étais jamais allé bien au sud). En j'en suis tout content, ça me fascine encore plus :-D
 
Un peu de culture, un peu d'histoire, une touche de magie. Un week-end charmant, même si toujours trop court. La magie doit s'interrompre. Mais elle va reprendre... 
 
 

jeudi, 10 janvier 2008

Avis de recherche

Urgent :
 
Si vous retrouvez chez vous un poireau qui n'a pas de raison particulière de s'y trouver, c'est sans doute celui de ma copine Louloute et son mari. Si c'est le cas, merci de bien vouloir vous manifester rapidement afin de le leur restituer.
 
C'est très important. Merci. 

Traumatisme noisetien

Oui, j'ai décidé une nouvelle fois de profiter de ce blog pour régler mes comptes avec mon moi profond et bidouiller mon autothérapie... (je vous avais déjà parler de Oui-oui et le crabe dans Oui-oui à la plage et de mon petit poney, ici)

Vous allez le voir dans ces lignes, Casse-Noisette et moi, c'est une histoire douloureuse. (et pas que pour les noisettes ;-)) 

Dans mon collège, les profs avaient pour habitude de demander aux élèves de dessiner une petite page de présentation pour leurs cahiers de chaque matière. Pas grand-chose bien sur mais au moins écrire joliment le nom de la matière sur la première page, agrémenté d'une touche de couleur ou de style qui voudra bien attester d'un minimum de bonne volonté. Un truc à la con, quoi.

Le deuxième lundi suivant la rentrée de 6è nous voici correctement installés dans la salle dévolue aux cours de musique. C'était le deuxième et dernier cours de notre après midi (qui se terminait à 15h40, le bon temps). Le prof commence à passer dans les rangs pour jeter un oeil sur nos pages de présentation. Subitement, il me vient une interrogation. Tiens je me rappelle absolument pas comment je l'ai faite, moi, ma page de présentation... Mais alors vraiment pas... Le trou de mémoire...

Le prof a commencé par la rangée où je me trouve alors que je commence à m'agiter pour trouver mon cahier. Il est à deux mètres devant moi lorsque je saisis le cahier en question, un peu paniqué par mon absence total de souvenir au sujet de cette page. Il en termine avec mon voisin de devant et se tourne vers moi au moment même où j'ouvre mon cahier pour y découvrir une première page remarquablement...

remarquablement blanche !! mais... mais c'est horrible ! c'est une catastrophe... Je vais mourir écrasé par la honte et la culpabilité. Moi, 11 ans, qui suis toujours si parfait, j'ai complètement oublié. Si ma page est blanche, je sens bien que mes joues sont rouges, très rouges. Le prof n'est pas content. Et moi, j'aimerais me cacher sous la table. Me mettre des giffles. Comment j'ai pu oublier de faire ça ? Pourquoi je l'ai pas noté dans mon cahier de texte ?

Nous sommes deux dans la classe à avoir commis cet impair. Je m'en veux. Affreusement. Le prof de musique va me cataloguer comme cancre. Il va en parler à ses collègues, ils vont se moquer de moi, le prof de musique va me prendre en grippe pour toute l'année. Pire c'est le seul prof de musique du collège, il va me prendre en grippe pour quatre ans. Mais qu'est-ce que je vais devenir...

Contre toute attente, et malgré un effroyable sentiment de honte, je parviens à survivre à ces minutes douloureuses, et le cours se poursuit. Ce jour-là, nous écoutons le thème de Casse-Noisette. Et moi pendant ce temps, je suis toujours rouge. Je rumine intérieurement, contre moi. Il n'y a rien de plus de la part du prof qu'un regard neutre et l'obligation de faire la page pour la semaine suivante mais moi je m'en veux déjà tellement.

Et depuis, parfois je m'étonne de voir à quel point on peut associer des sentiments à certaines sensations. Comme si ma culpabilité s'était imprimée sur la musique de Casse-Noisette. Parce qu'ensuite, pendant des années, à chaque fois que j'ai entendu les quelques notes qui entament le thème de casse-noisette, j'ai toujours été pris d'une angoisse immédiate et injustifiée. C'était toujours cette histoire de page blanche qui venait me rappeler mon oubli. Cette musique me met mal à l'aise, elle me donne le cafard, l'envie de chercher un endroit où me cacher.

Aujourd'hui ça me fait rire de voir à quel point ça me perturbait cette histoire d'oubli. J'étais vraiment un petit con, en fait :-D . Le pire c'est que j'ai cru pendant longtemps que le prof de musique me détestait juste pour ça.

Alors donc je profite de ce blog pour clamer haut et fort que cette page de présentation je m'en balance (oh la la, comme j'y vais fort !!!). Et je me libère aujourd'hui de ce fardeau qui m'a accablé si longtemps.

Voilà, ça c'est fait... suite des travaux psychologiques prochainement. (y a du boulot...)

jeudi, 03 janvier 2008

Nan mais franchement...

Vous saviez, vous, que le nom de famille du Docteur Quinn, c'est Quinn ?

Parce qu'on essaie de me faire croire que quand j'ai demandé quel était le nom de famille de cette chère Michaela, c'était une question stupide. Vous trouvez vous ?

oui, l'année 2008 pour ce blog débute avec une question importante.

(au fait, bonne année, hein)

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