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mardi, 30 octobre 2007
Mes peluches me regardent
J'ai toujours eu tendance à prêter aux objets qui m'entourent une certaine volonté, une identité propre comme s'il me fallait les personnifier. Je suis souvent enclin à leur attribuer malgré moi des émotions, surtout les peluches d'ailleurs. C'est probablement pour cela qu'en général, mes objet, j'y tiens. J'ai beaucoup de mal à ne considérer que l'unique valeur matérielle d'un stylo, d'un vêtement, d'un appareil photo ou d'une brosse à cheveux verte.
Alors toute à l'heure, lorsque j'ai regardé le côté gauche tout embouti de ma voiture, et bien j'avoue que ça m'a fait de la peine. Ce matin, une petite dame qui venait en face de moi a eu l'idée saugrenue de faire du rodéo sur les trottoirs à la sortie d'un rond-point. Bilan : une aile, le pare-choc avant et au moins une portière à changer (d'ailleurs Elise, figure toi qu'"on" me l'avait annoncé, "étttooonnant, non" ? :-D). La dame a reconnu ses torts sans problème dans une conversation courtoise et ce n'est que de la tôle froissée, mais beaucoup de tôle tout de même. Et j'ai eu de la peine pour ma voiture. Pauvre petite voiture qui n'avait rien demandé à personne. J'en étais tout triste.
C'est tout de même curieux cette façon de personnifier mon entourage matériel. J'ai du mal à regarder certains de mes objets sans penser qu'eux-même me regardent, qu'ils sont parfois contents ou qu'ils s'ennuient. C'est peut-être anodin, c'est peut-être pour combler un manque autour de moi. Je n'en sais rien mais cela commence à susciter un certain questionnement (un lecteur du magazine Psychologie psy dans l'assistance ?). Le plus flagrant, c'est vraiment pour les peluches. La simple vue d'un nounours auquel il manque un oeil provoque chez moi d'atroces souffrances morales, et si c'est une oreille, c'est pire...
Alors s'il vous plaît, rassurez moi, dites moi que vous êtes un peu comme ça vous aussi. Juste un tout petit peu...
En cadeau, cher lecteur, pour illustrer le billet d'aujourd'hui, je te propose même un exemple avec le clip suivant:
(Et oui, Marion ne fait pas que poser en couverture du n°250 de Psychologie, elle joue aussi dans un clip de chanteur canadien)
Hawksley Workman, No reason to cry out your eyes
20:10 Publié dans clip, Mes petites nevroses | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
dimanche, 28 octobre 2007
Comme un baiser victorieux
C'était une fin d'après-midi, après ma journée de cours, j'étais dans le bus qui me ramenait chez moi. J'étais vers le milieu du bus, débout contre une fenêtre du côté droit. Le bus arrive au petit rond-point qui fait face à l'entrée de l'université catholique. C'est un endroit cosmopolite sorte de symbole de l'ouverture de la ville sur l'étranger. On peut y trouver toutes les langues, toutes les origines. Devant l'entrée se trouve une petite place triangulaire dont la pointe vient border le rond-point.
Comme à l'habitude les gens se croisent et défilent sur le triangle. Le Bus commence à s'écarter pour sortir du rond-point. Il y a une demi-douzaine de passants, silouhettes vétues de noir du fait de la saison encore fraîche. Des piétons traversent et obligent le bus à s'arrêter tout à côté du triangle. Et tout à coup elles sont là sur la petite place à quelques mètres du trottoir, à quelques mètres du bus.
L'une s'était approchée de l'autre rapidement. Elle avait approché son visage tout près. Si près, ça en devient étonnant.
Elles devaient avoir un peu plus de vingt ans, plutôt jolies. Le bus voyait surtout le visage de celle qui s'était approchée. Et puis comme une piqûre soudaine dans l'habitude de mon trajet quotidien, elles se sont embrassées. Le bus était toujours à l'arrêt, comme captivé par l'entorse aux règles de bonne conduite dont il était témoin. Le bus est pris au dépourvu, surpris. L'une d'elles se retourne et remarque l'étonnement qu'elle vient de susciter. Alors, heureuse de son petit effet, elle allume son plus grand sourire et se met à lever les bras en direction du bus comme pour faire partager sa joie et sa fierté.
Le bus n'avait encore jamais assisté à un baiser entre filles, ni entre garçons d'ailleurs. Il a été parcouru pas un léger murmure, il a rougi discrètement puis il a repris son chemin. Et il s'est mis à sourire.
12:15 Publié dans homo-acceptation, Petits souvenirs et grands récits | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
mardi, 23 octobre 2007
Les jours sombres (2)
Ben Ricour, L'heure d'hiver
-
La fin octobre coïncide souvent pour moi avec un sentiment partagé entre l'abandon contraint de la lumière bienveillante et le plaisir surpris de retrouver des sensatons grises et pourtant réjouissantes.
Passer à l'heure d'hiver et s'en remettre à d'autres jeux, faire place à d'autre teintes. La saison où la couette pointe avec malice le bout de sa housse. Et puis ces images, souvenirs de toussaints qui reviennent en tête pour hanter l'humeur le temps de quelques jours à grands coups de châtaignes, de balades humides ou de sorties en cimetière.
Alors, comme un grand manteau dont l'odeur familière viendrait raviver des souvenirs ternis, les premiers jours sombres éclairent à leur manière novembre qui s'annonce en laissant planer un ...
Justement, je ne sais pas vraiment quoi.
13:50 Publié dans clip, Dans ma lune | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
lundi, 22 octobre 2007
Violente collision hier soir à la sortie de...
11:40 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
jeudi, 18 octobre 2007
Comment va la vie en 24 questions (3)
15) Dites nous quelque chose que nous ne savons pas encore
Oh la la.
Même les fois où je rapportais des trucs pas bien à la maitresse en primaire je l'ai raconté. Donc là il faut encore que je réfléchisse... Vous savez tous que j'ai peur du téléphone, que j'ai été traumatisé dans mon enfance par un épisode de Mon Petit Poney, certains d'entre vous savent même que dans une vie antérieure j'ai possédé un album d'Hélène Rolles...
Je vous apprends donc aujourd'hui (...attention, roulements de tambour...)
que je suis incapable de jouer au Ni-oui-ni-non pendant plus de vingt secondes (ouf ça y est, enfin je l'ai dit).
16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?
Maurice
17) Si c'était une fille ?
Yvonne
(attention, il s'agit là d'une private joke incroyablement fine que seuls les Tamaris, Louloute et quelques autres initiés pourront comprendre) (et encore je crois que Les tamaris a manqué les épisodes en question)
18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?
Oui, des fois je me suis imaginé vivre en Bretagne (à La Rochelle, quoi).
19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?
Un truc sympa (mais je lui laisse le soin de me faire la surprise!!).
20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
Après avoir vu cette chaîne sillonner la blogosphère depuis près d'un an, je n'ai toujours pas compris : pourquoi "en dehors de la culpabilité et de la politique " ??
Donc si je devais absolument changer quelque chose dans ce bas monde, je crois que je changerais le goût des comprimés effervescents.
21) Aimez-vous danser ?
Pas le madison. Et probablement pas la tecktonique (normal ces deux danses se ressemblent tellement).
22) Georges Bush ?
L'anti-américanisme primaire et pas franchement constructif, ça commence à me lourder sérieusement.
23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardé à la télévision ?
Ben euh l'épisode de Plus Belle La Vie d'hier soir (et c'est vrai en plus :-D). A la fin, Charlotte jure au défunt Marco qu'elle ne pardonnera jamais à ceux qui ne les ont pas cru. Alors ça, JA-MAIS !!!!
Petit bémol, on n'a pas vu dans l'épisode Rebecca Hampton et son jeu si naturel et distingué.
24) Quelles sont les trois personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
D'habitude je ne désigne personne mais pour une fois je vais être méchant (mouhahahaha). J'ai donc décider de
mettre dans l'embarrasdésigner :- Andesmas, oui ça fera une ligne de plus à ton pacte personnel : répondre à cette chaîne fabuleuse;
- Le Petit-Chose, quand la connexion internet sera revenue tu remettras un peu les pieds sur terre au lieu de rêver de je ne sais quel chanteur libanais;
- MArC-Us après le portait chinois, ça va pas être facile, j'en conviens.
Je ne force personne, bien sur, loin de là. Comme j'ai pris le droit de couper le questionnaire en 3, vous pouvez le retrouver en une seule partie chez des gens l'ont fait d'une traite, comme ici par exemple. (ou là). Pas la peine de me remercier.
14:30 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
lundi, 15 octobre 2007
Comment va la vie en 24 questions (2)
Puisque vous l'attendiez avec une impatience non dissimulée, voici pour votre plus grand plaisir la suite de mes réponses à ce meeeerveeeeilleeeuux questionnaire (les premières réponses sont ici). Vous allez voir, c'est toujours aussi passionnant.
8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Ben je n'en ai pas vraiment de souvenirs, comme presque toujours. Mes rêves n'ont jamais vraiment de sens, aucune logique. En général lorsque j'essaie de me remémorer mes rêves j'y trouve de très nombreuses incohérences. Quand je vois ou j'entends d'autres personnes raconter leurs rêves avec des trucs plausibles, j'ai presque honte du n'importe quoi ambiant qui peuple mes nuits. Tout n'est que marasme et confusion, vous croyez que c'est grave ?
Est-ce que quelqu'un pourrait me dire si le magazine Psychologie a déjà sorti un numéro sur les rêves ? ça pourrait m'intéresser.Et puis moi je ne rêve pas de trucs classiques qui arrivent aux autres du genre je perds mes dents ou je me retrouve tout nu en public, et tant mieux, d'ailleurs, je ne rêve même pas que je tombe dans le vide. Apparemment ce sont de grands classiques chez le gens en général. Vous voulez en parler ? Nan ? ah bon.
Alors passons donc sans plus tarder et avec entrain à la question suivante !
9) Quand avez vous ri pour la dernière fois ?
Il y a quelques minutes, je sais que j'ai ri en écoutant la radio, mais je n'arrive pas à me souvenir de la vanne en question. Oui donc, vous voyez, chez, moi les trucs qui me font rire, c'est peu comme les rêves, c'est n'importe quoi et je n'arrive pas trop à m'en souvenir, en plus je suis très bon public.
Est-ce que quelqu'un pourrait me dire sile magazine Psychologiea déjà sorti un numéro sur le rire ? ça pourrait m'intéresser.
10) Qu'y a t-il sur les murs de la pièce ou vous êtes ?
Pas grand-chose. Des étagères avec ma chaîne et mes CD (et puis une fenêtre aussi, hein). Je n'aime pas les déco trop chargées. J'aime l'impression d'espace et de légerté. Quelques touches colorées pour habiller le vide et lui donner une atmosphère me suffisent.
11) Si vous devenez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Sans hésiter, un pack de 6 briques de lait à la fraise à 1€66.Est-ce que quelqu'un pourrait me dire sile magazine Psychologiea déjà sorti un numéro sur le lait à la fraise ? ça pourrait m'intéresser.
12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?
Au cinéma tu veux dire ? Ben ça fait une paille que je ne suis pas allé au cinéma en fait. Le dernier c'était Ratatouille je crois. Un film pas mal mais un scénario un peu tiré par les cheveux.
(oh la la qu'est ce que je suis drôle sur ce coup-là) (ceux qui ne l'ont pas vu, ne cherchez à pas comprendre, les autres, faites au moins semblant d'avoir compris)
13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
Non, pas grand chose d'étrange pour l'instant (mais tant que l'épisode quotidien de Plus Belle La Vie n'est pas passé, il ne faut jurer de rien).
14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Que du bien, évidemment :-D . Il me permet de raconter des choses extra, vraiment !
Toutefois, c'est exténuant toutes ces questions. C'est pourquoi je crois que je vais m'arrêter ici pour aujourd'hui (oui parce que pour la question 15 il va encore falloir que je me creuse).
17:30 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
samedi, 13 octobre 2007
Comment va la vie en 24 questions (1)
Peu d'inspiration en ce moment. Heureusement, la blogosphère est peuplée de gens bien intentionnés, dont certains ont la brillante idée de me refiler des chaînes. Je vais donc enfin trouver des petites choses à vous dire :-)
Revoici pour la troisième fois sur ce blog cette même chaîne qui revient. Une chaîne avec non pas 10, non pas 15, non pas 20 mais bien 24 questions ma bonne dame, pas une de moins ! Mais comme je suis économe, je me réserve le droit de ne pas gaspiller en une seule fois cette source d'inspiration bienvenue. Et croyez moi, ça s'annonce palpitant.
1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la quatrième ligne.
Point de livre aujourd'hui je me contenterai d'un magazine (oui, y en a bien qui ont pris Picsou Magazine comme livre, hein. Je ne dénoncerai personne, bien sur). Ce sera donc le numéro 250 de Psychologie Magazine, daté de Mars 2006. Le seul en ma possession. Je l'avais acheté pour le dossier "Osez, 6 risques à prendre pour avancer". Avec Marion Cotillard en couverture. Je me souviens, je l'avais acheté chez Richer, une librairie de ma ville. J'avais hésité un moment parce qu'il était rangé avec les magazines féminins et ça me génait (mais j'ai osé !! le premier risque à prendre ?). C'était un matin en semaine, un jeudi il me semble. J'avais choisi le format de poche (prévoir tout de même de grandes poches). En couverture, Marion nous dit "le jour où j'oserai déplaire, ce sera le paradis". Je suis bien d'accord avec elle. Oui je crois bien que c'était un jeudi.
Et donc, là, toi, lecteur attentif et concentrétu te dis qu'à ce train-là on n'est pas rendu à la fin des 24 questionstu te demandes pourquoi cette gentille revue achetée il y a plus d'un an et demi figure au premier rang de ma table de chevet. Et bien je me suis rappelé son existence il y a peu et j'ai eu envie de la feuilleter à nouveau. Je l'ai donc exhumée de dessous mon lit (euh...). J'y ai ainsi redécouvert le dossier "Osez, 6 risques à prendre pour avancer" et puis aussi un article pas mal sur l'estime de soi, et surtout un petit guide pour apprendre l'auto-hypnose, j'ai bien envie d'essayer, par curiosité.
Donc la page 18. 4è ligne. Bah on arrive juste au début de l'entretien de Marion, dans le chapeau qui présente ledit entretien avec cette quatrième ligne édifiante :
"le 8 mars, Toi et moi; et en tournage,".
(Tu réalises, cher lecteur, à quel point tu as bien fait de venir lire mon blog aujourd'hui ?).
En fait je t'explique un peu. La journaliste nous parle de l'actualité de Marion et évoque le film Toi et moi. Un film qui n'est pas resté dans toutes les mémoires, et pour cause. Heureusement pour toi, je l'ai vu, moi, et je peux te donner mon avis éclairé. Rappelez vous, Louloute et son mari, on l'a vu chez vous avec Elise et Et l'odyssée en le choisissant dans les vidéos à la demande un soir où on savait pas quoi faire. Un film avec aussi Julie Depardieu et qui se déroule dans l'ambiance d'un roman photo. C'étaitchiant à mourir du début à la finun peu longuet par moment. Toutefois, ce soir-là on avait mangé un moelleux au chocolat absolument divin qui vous rattrape n'importe quelle soirée.
Bon ça suffit peut-être pour la question n°1 là, je crois (oui, on me dit dans l'oreillette qu'on a perdu au moins les 3/4 des lecteurs qui sont partis sur des blogs concurrents).
2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?
(Ah zut, je viens tout juste de voir qu'il est 18h09)Euh.. .. au hasaaaaard.. .. 18h08 ??
3) Vérifiez
18h09. Ah juste une minute d'erreur, c'est plutôt pas mal je trouve. J'ai toujours été assez bon à ce jeu là, en voici donc la preuve.
4) Que portez vous ?
Un jean bleu. Des chaussette noires. Un tee-shirt blanc. Un pull en laine gris anthracite, pas de première jeunesse. Je l'avais eu pour Noël quand j'étais au lycée, il était accompagné de son jumeau couleur lit de vin. Je les ai beaucoup porté ces pulls. Résultat, il est plein de bouloches (triste vie...).
5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez vous ?
Le blog de Rouge-Cerise qui vient de reprendre, et c'est très bien. C'est l'un des trois qui m'ont donné envie de bloguer moi-même. Je suis bien content qu'il ait repris.
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?
J'entends la télévision. Le match entre les Iles Féroé et la France. Apparemment, on vient de marquer, mais je dois dire que je m'en moque un peu.
7) Quand êtes vous sorti la dernière fois ? Qu'avez vous fait ?
Toute à l'heure, je suis allé à Géant. Je voulais vérifier que le lait à la fraise dans des briques à boire avec une paille ça existe bien toujours dans les rayons des magasins (référence à cette note pour ceux qui ne comprennent pas). Et bien j'ai trouvé. 1€66 les six briques. Je crois que lorsque j'aurais trouvé un boulot, j'irai m'acheter ça pour l'arroser (comme quoi j'ose des trucs complètement fous grâce à Psychologie Magazine !!!).
Et bien 7 questions, je trouve que j'ai bien travaillé pour aujourd'hui. La suite bientôt.
18:45 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
mardi, 09 octobre 2007
Première pluie
21:25 Publié dans Clic-clac, Dans ma lune | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
dimanche, 07 octobre 2007
Retour aux sables
J'ai passé les premières vacances dont j'ai de véritables souvenirs aux Sables d'Olonnes. 1987 et 88. J'avais donc cinq ans la dernière fois. Je n'y étais jamais retourné jusqu'à hier. Dix-neuf ans.
J'en ai toujours gardé des souvenirs très précis et même détaillés. L'appartement où nous logions, avec le lit superposé. La plage. Les promenades le soir sur le port. Les sardines que mon père se préparait pour le petit-déjeuner. L'interminable collection de bâtiments qui faisaient face à la mer. Le lait à la fraise que je buvais à la paille le soir (pourquoi uniquement aux Sables? je ne sais pas). Le bruit des moteurs du passeur qui nous permettait de passer d'un côté à l'autre du port sans avoir à tout contourner. Et puis et puis... le phare rouge et le phare vert. Ceux de l'entrée du port, évidemment. J'avais cinq ans et j'étais omnubilé par ces deux phares, leur couleur peut-être. A la maison, ma mère avait décidé que le vert serait ma couleur (serviettes, brosse à dents...) donc le phare vert, il était en quelque sorte un peu à moi. Je faisais une fixation. Je voulais aller les voir tous les jours (je n'étais pas un enfant très difficile à satisfaire).
Hier je suis donc revenu promener mon regard sur ces mêmes endroits. Et j'ai repensé à la note précédente et au commentaire sur l'occasion de retrouver son âme d'enfant. Hier j'ai retrouvé les couleurs des deux phares, j'ai entendu à nouveau le passeur qui fait toujours son devoir en chantonnant le même refrain et je me suis même amusé à me rappeler le goût du lait à la fraise.
Merci à ceux qui m'ont proposé cette journée. Merci à celle qui m'a persuadé d'y aller.
(c'est sûr, c'est pas avec du lait à la fraise que mes moustaches allaient pousser :-D).
16:35 Publié dans Petits souvenirs et grands récits | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
mardi, 02 octobre 2007
Réminiscence
C'est toujours étonnant comme des bribes de l'enfance peuvent refaire surface si rapidement. Il suffit d'une voix, d'une odeur ou parfois la combinaison des deux pour retrouver des sensations perdues mais pas toujours regrettées.
Coup de sonnette impromptu ce midi dans la maison. Les voix de l'une de mes tantes et son mari. Pas revus depuis des années. Rappelez vous, ma tante Monique, elle tenait un rôle de figurante dans l'épisode des vaches et du tobogan.
Une foule de souvenirs plus ou moins confus reviennent en pagaille. L'affaire du tobogan bien sur et puis tous ces moments passés chez eux au pays du monde rural que je fréquente beaucoup moins maintenant. Le petit bourg, le hameau, les vignes, les arsouilles (comme on dit chez moi) et les chasseurs. Les semaines de vacances passées là-bas avec mon frère. Les oeufs de ferme cuits au micro-onde (si si je m'en rappelle très bien). Le jambon Fleu*ry Michon acheté dans du plastique, je n'en avais jamais vu ailleurs, un comble au milieu de la campagne, les après-midi à jouer au tour de France avec des billes et des figurines en plastique en faisant des circuits dans le bac à sable...
Et puis le jour où j'avais pleuré parce qu'un brin de paille m'avait écorché la cheville (oui, je souffrais A-TRO-CE-MENT, quoi qu'en disent ceux qui se moquaient honteusement de moi ce jour-là). Le jour où j'avais pleuré parce que mon frère et mon cousin allaient trop vite à vélo. Le jour où j'avais pleuré parce que j'avais peur du grand chien. Le jour où j'avais pleuré parce que j'étais tombé dans la douche. Le jour où j'avais pleuré parce que ma tante me disait "si tu ne bois pas de vin, tu n'auras pas de moustaches qui pousseront". Le jour où j'avais pleuré parce que les gens riaient de moi ce qui me faisait pleurer encore plus.
Oui, revoir ma tante Monique et son mari a tendance à me donner le sentiment que j'ai passé les dix premières années de ma vie à pleurer, ce qui n'est pas totalement faux. Les choses ont bien changé depuis.
Je ne les aime pas beaucoup. Mais je ne sais pas si c'est pour ce qu'ils sont ou pour ce qu'ils me renvoient de moi, de l'époque ou je n'avais pas encore appris à me cacher. Et pourtant parfois j'aimerais être à nouveau le petit garçon qui courait dans la grande allée devant chez eux. C'était tellement plus simple.
14:15 Publié dans Mes petites nevroses, Petits souvenirs et grands récits | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note



