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samedi, 29 septembre 2007
Collège...
Il ouvre son sac pour les sortir, j’ouvre le mien pour y ranger bien précautionneusement celle que je vais recevoir (dans mes souvenirs de collège, mes sacs à dos ou mes cartables font toujours environ 2m3 et 250 kg).
Il commence la distribution, je saisis la pochette rouge dans laquelle je trouve le plus judicieux de ranger le précieux carton.
Il poursuit la distribution, je sors ladite pochette et glisse mes doigts sous les élastiques qui la maintiennent fermée.
Il termine la distribution, je fais semblant de chercher quelque chose dans la pochette pour donner le change. Non, non, ça ne me fait rien de savoir que lorsqu’il disait « vous êtes tous invités », le « tous » ne m’incluait pas, vous pensez bien, ça ne me fait rien du tout (il y a juste une petite voix dans ma tête qui déclame que si la maison de S. pouvait brûler le jour de la petite fête, et ben ça me ferait plutôt chaud au coeur).
Je n’aimais pas particulièrement S., et je n’avais pas spécialement envie de devenir un de ses copains (non, je vous assure, en plus, physiquement, c'était pas vraiment ça :-) ), mais lors des semaines précédentes, nous avions eu quelques discussions dont les sujets m’échappent aujourd’hui et je croyais simplement faire partie de gens qu’il aurait eu envie d’inviter. Je me serais senti un peu plus intégré que je ne l’étais. S. était l’archétype du garçon catalogué cool et plein de personnalité, lui, le genre de gars avec lequel il était de bon ton de bien s’entendre pour être considéré comme quelqu’un d’intéressant à tout point de vue.
En retrouvant ce souvenir bien enfoui (enfuit ?) , je me rappelle à quel point j’étais triste et aussi capable de faire fi et refouler ma déception. Je n’en ai pas voulu à S. (qui n’a rien à se reprocher de toutes façons) mais je m’en suis voulu à moi d’y avoir cru. Les garçons comme S. ont une sorte d’aura, comme un pouvoir médiatique, le fait d’être à leur contact change positivement le regard de la majorité silencieuse sur vous. Voilà à peu près ce que je pensais à l’époque, à la différence qu'à ce moment, je n’étais pas capable de le formuler ainsi.
Des années plus tard on s'est croisé je ne sais plus où et j'avoue avoir pris un grand plaisir à le snober sans m'en cacher alors qu'il me cherchait du regard. J'aime penser qu'aujourd'hui S. est sans doute peut-être un gros bof qui se prend pour un exemple. Oui, ça fait du bien de dénigrer un peu (et sans aucune mauvaise foi, bien sur) les gens qui nous ont fait du mal parce qu'on se croyait inférieur à eux. C'est plaisant aussi de constater qu'en vieillissant on passe tellement au dessus de tout ça. Aujourd'hui, ça me paraît tellement insignifiant.
Et puis je suis très zen en y repensant (la prochaine fois, ton invit'à la con, tu pourras te la garder, merdeux !!), tout à fait zen.
17:55 Publié dans Mes petites nevroses, Petits souvenirs et grands récits | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
jeudi, 27 septembre 2007
Questions
22:20 Publié dans Blablablog, Mes petites nevroses | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
mercredi, 26 septembre 2007
Un clin d'oeil pour finir
Le bâtiment dans lequel j'ai fait mes études fait face à un bar-brasserie.
Lundi, j'ai passé la toute dernière soutenance de ma vie d'étudiant. Nous avons fini la journée en prenant un verre dans ce bar d'en face, celui où nous avons passé quelques savoureux moments pendant ces quatre années écoulées, un peu notre Mistral à nous.
Nous étions quasiment seuls, la patronne est venue discuter avec nous quelques instants. Je ne sais pas comment mais elle savait que c'était un jour d'examen. Nous lui avons précisé qu'il s'agissait même des tout derniers.
Elle nous répond alors que pour eux-aussi, c'est la fin. Ils vendent et s'en vont à la fin de la semaine, ils vont chercher un autre commerce ailleurs. Au fait, ils étaient là depuis combien de temps ?
Quatre ans.
Un joli clin d'oeil pour aider à tourner la toute dernière page avant de commencer un nouveau livre.
16:35 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
samedi, 22 septembre 2007
Fraîcheur

C'est un après-midi de fin d'été encore engourdi par la chaleur. Le sentier emmène toujours plus profondément, à l'écart. A l'abris. Une à une, les sensations de la ville se sont estompées jusqu'à devenir de vagues rumeurs, des souvenirs confus.
La balade est paisible en ces lieux. Il ne subsiste que le sentier, les arbres qui le bordent, la lumière entre les branches et cet air léger qui vient flatter doucement la joue et l'oreille. La marche se poursuit sans effort au gré de l'esprit qui prend plaisir à vagabonder, léger, espiègle, souverain. Il y a dans cet endroit la fraîcheur bienvenue, celle qui délasse et qui ravive.
Une douce rafale vient rendre la promenade plus sonore et plus réelle. Un mot, tranquillité.
Le bruit d'un camion dans la rue. La séance est terminée.
20:35 Publié dans Clic-clac, Dans ma lune | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
Chaîne musicale
Hypocondriaque, Aldebert
La disparation, Keren AnnPhotographe de hasard, Martin RappeneauPetit caillou, Amélie-les-crayonsSong of the storm, Emilie SimonLe tourbillon, La Grande SophieAll neon like, BjorkLes cailloux, Les InnocentsDans la lune, ZazieLa liste, Rose
12:15 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
mardi, 18 septembre 2007
La même gestuelle ( le Chateau dans le ciel )
Janvier 2003. Samedi soir au cinéma avec des amis. Je ne sais plus pour quelle raison nous avons changé au dernier moment le film que nous allions voir (plus à l'affiche ou plus de places je ne sais plus, d'ailleurs, je ne me souviens pas du tout quel film nous avions prévu de voir). A la place, ils ont décidé qu'on irait voir un dessin animé japonais dont je n'avais jamais entendu parler, réalisé par un gars apparemment super connu, Miaquelquechose. Je suis arrivé dans la salle en ne sachant absolument rien sur le film si ce n'est que c'est un dessin animé japonais.
Je me rappelle avoir passé une bonne partie du trajet vers le cinéma à me répéter le titre du film en tête pour ne pas me trouver bête à la caisse du cinéma, parce que le titre n'était pas très marquant. Le Chateau dans le ciel.
Le Chateau dans le ciel. Le Chateau dans le ciel. Le Chateau dans le ciel.

Je me suis rapidement aperçu que le film n'était pas récent, mon oeil habitué aux mangas japonais qui ont animé mon enfance n'était pas dupe, je l'ai situé dans le milieu des années 80. Il y avait cette poésie dans le début de l'histoire la liberté de s'échapper du monde connu et aller au delà avec toutefois des rappels familiers, mélange adroit d'un monde imaginaire et de l'Europe de la révolution industrielle.
La bande annonce du film pour ceux qui ne connaissent pas
Je suis tout à fait client de ce genre d'ambiance. Je suis dans le film, complètement. Il y a cette histoire et ce monde qui me plaisent. Et puis autre chose que j'ai du mal à cerner complètement. Jusqu'à une sorte de révélation. Je suis assis sur mon siège à me dire "mais oui, c'est ça ! c'est ça !".
Il y a au milieu du sérieux de l'histoire des touches d'humour bon enfant et puis surtout il y a cette façon dont les personnages bougent, leur manière de courir surtout. Tout à coup, j'ai revu le professeur Moriarty et ses deux accolytes prenant la fuite. J'ai revu l'inspecteur Lestrad et toute la horde de policiers à leur trousse. J'ai revu les méchants s'enfuir dans leur drôle d'appareil volant rose.
Le film a pris une autre importance. Ce soir là dans la salle, j'ai presque vingt ans et j'en ai huit en même temps. Il y a vraiment une ressemblance qui ne peut-être due au hasard.
Le film est fort, il est riche, il m'a transporté complètement, il a parlé au petit garçon qui est en moi. Et surtout, j'en suis sorti avec le plaisir surpris d'avoir retrouvé un morceau de mon enfance, perchée entre les traits du dessinateur. Evidemment les jours suivants je me suis empressé de vérifier que l'auteur des premiers épisodes du dessin animé de Sherlock Holmes était bien ce même Miyazaki avec la fierté d'avoir reconnu la même gestuelle dans ses personnages (et j'ai même appris qu'il avait fait d'autres petits films qui ont un petit peu marché, si si).
Pour le plaisir et pour rafraîchir les mémoires, le générique dont l'intro me file toujours quelques frissons.
16:20 Publié dans Petits souvenirs et grands récits, Quedireoufaire vous conseille... | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
dimanche, 16 septembre 2007
Chateau et rêves d'enfance
19:25 Publié dans Clic-clac, Un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
vendredi, 14 septembre 2007
L'avenir comme parachute - The rest is still unwritten
Plus que quelques encablures et ma vie d'étudiant sera définitivement passée à trépas.
Il y a peu, l'un de vous, vénérables lecteurs, a laissé un message sur mon répondeur(*) en évoquant le côté positif des choses avec ces mots que j'ai trouvés si bien choisis :
L'avenir devant soi, ça faire peur mais c'est grisant. L'idée qu'il n'y a plus de rail et que c'est à moi de tracer la suite seul.
I am unwritten, can't read my mind, I'm undefinedL'idée que tout est ouvert autant que fermé, que tout est possible. En bien, en mal, mais que c'est à moi.
I'm just beginning, the pen's in my hand, ending unplanned
Staring at the blank page before youSe dire que tout est à écrire, que la vie est à éprouver.
Open up the dirty window
Let the sun illuminate the words that you could not find
Feel the rain on your skinComme un grand saut. Avec l'avenir comme parachute.
No one else can feel it for you
Only you can let it in
No one else, no one else
Today is where your book begins
The rest is still unwritten
(* : service exclusivement réservé aux abonnés bénéficiant de la formule Quedireoufaire Premium)
(allez, plus que deux commentaires, et ça en fera mille depuis l'ouverture de ce blog. :-) ).
20:05 Publié dans Blablablog, clip | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
dimanche, 09 septembre 2007
Et l'impression que la vie est injuste
21:05 Publié dans homo-acceptation, Un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
Le tour du calendrier
07:40 Publié dans Psycho-blogo-logie | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note




