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lundi, 30 avril 2007

Constat pré-estival

Quand on mesure 1m66, il n'est pas toujours évident de trouver un pantacourt assez court pour exhiber ses mollets poilus :-)

dimanche, 29 avril 2007

Barrière psychologique

Depuis bientôt un an j'informe quelques personnes autour de moi au compte-goutte. J'essaie toujours d'y mettre les formes. Ne pas choquer, sans avoir l'air de m'excuser.  En réponse à ma dernière "révélation" j'ai reçu un mail d'un ami qui me dit que je suis toujours son pote de plus 10 ans et que ça ne change rien. Ca m'a touché, ça m'a ému, ça m'a donné du courage, aussi. Jusqu'à maintenant tout s'est toujours bien passé. Il faut dire que j'ai toujours choisi les interlocuteurs, les moments, les façons de le dire.
 
Mais il reste mes parents. 
 
Depuis maintenant six mois, je suis absent quasiment tous les week-end. Mes parents ne savent pas ce que je fais de mes week-end. Je me contente de leur dire que je vais à Nantes. Rien de plus. Pas de dialogue. Pas de question. Ils ne savent pas qui je vais voir. Ce que je fais. Où je dors (et encore moins avec qui).
 
J'ai parfois l'impression que la situation est totalement surréaliste. Je m'entends plutôt bien avec mes parents mais le silence reste de mise dès que l'on sort des futilités pour aborder des choses plus importantes. Il est plus facile de parler de Royal et Sarkozy que de moi. Je reste fermé. Eux aussi. Mes parents ne savent pas, en tout cas, pas que je sache. On pourrait toujours supposer qu'ils aient deviné avec le temps mais lorsque j'entends certaines réflexions faites en ma présence, il m'arrive de désespérer.
 
J'aimerais tant que les choses soient plus simples.
 
J'ai peur que ça leur fasse du mal. 
 
Et pourtant j'aimerais le dire parce que ça devient parfois si lourd. Parce que les silences sont à chaque fois plus pesant. Parce que parfois je me sens coupable de les exclure de ma vie. Parce que le temps passe et je me demande ce qu'il pourra rester de ma relation avec eux lorsque j'aurais quitté la maison. Parce que je me sentirais plus honnête.
 
Mais j'ai toujours au fond cette volonté de les préserver (ou me préserver ?). Attendre. Attendre peut-être que j'aie quitter la maison, que les choses puissent se faire autrement que dans la précipitation.
 
Je suis au bord de la piscine et je ne sais toujours pas si je dois sauter. Je ne sais pas. Je ne sais plus.

mercredi, 25 avril 2007

Je travaille avec des gens formidables (2)

Pendant les pauses, sur mon lieu de stage, on entend encore des remarques furieusement pertinentes:

" Ouais, c'est un magasin où on peut acheter des pneus d'occase neufs. "

lundi, 23 avril 2007

Parfum d'élections

Non, rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de me lancer dans une analyse des résultats d'hier parce que d'autres font cela bien mieux que moi. Cette année je me suis intéressé bien plus que par le passé à la campagne (comme le prouve mon précédent billet), mais ce qui me reste en tête après ce premier tour, c'est la douce ambiance printanière, le décor perpétuel de ces dimanches d'élection qui habitent mes souvenirs ensoleillés.

Dans mes souvenirs d'enfance les dimanches d'élection restent ces matins où mon frère et moi accompagnions nos parents au bureau de vote dans l'école voisine que je ne fréquentais qu'à cette occasion (car j'allais à l'école ailleurs). Nous jouions tous les deux pendant que Papa et Maman faisaient la queue à l'intérieur derrière cette petite file de gens qui avaient tous à la main un petit papier bleu ou saumon selon les années. Mes parents saluaient toute une ribambelle de gens qu'ils semblaient ne rencontrer que ces jour-là.

Et puis il y avait l'attente. Tout l'après-midi, jusqu'au moment où PPDA (ou son confrère de France 2, mais là, pas de nom qui me vienne à l’esprit…) lance les quelques secondes de suspense avant que ne se dessine devant les yeux de tant de téléspectateurs médusés et inquiets soit le nom du ou des vainqueurs, soit la couleur dominante de la nouvelle France, celle qui sévira pour les quelques années à venir en attendant le prochain changement de tendance.

A ce propos, vous avez déjà remarqué à quel point les créatifs des chaînes doivent faire preuve d’imagination pour la mise en scène visuelle de ces animations qui ne resteront à l’écran que quelques secondes ? Moi ça m'a toujours épaté.

Et puis les commentaires des résultats par des gens aux allures souvent sinistres... les premiers longs soirs du printemps où l’on peut rester sans allumer la lumière jusqu’à ce qu’on aille se coucher. Ces soirs annonciateurs de l’été, sur fond de Roland Garros, de fête des mères ou de festival de Cannes.

Hier, avant d'effectuer mon propre devoir civique, j'ai accompagné mon ami lorsqu'il est allé voté dans sa ville. Pour la première fois, j'ai vu un autre bureau de vote, dans une autre école primaire. J'y ai trouvé ce même parfum désuet, celui de fouler, un dimanche de printemps, le sol d'une cours d'école. Comme quand j'avais 10 ans.

lundi, 16 avril 2007

Joss découvre la vie : meeting de François B et voiture verte

A moins d'être incollable sur ma page à propos, vous ignorez sans doute qu'il y a une chose que je déteste, ce sont les voitures vertes (sauf si elles appartiennent à certains de mes lecteurs chéris, ça va de soi). Non, mais c'est vrai, moi je trouve que vert, c'est vraiment pas une couleur pour une voiture. Vert, c'est parfait pour un ciré et des bottes en caoutchouc, voilà tout.
 
Sans aucune transition, passons à mon actualité de la semaine passée. Mercredi dernier donc, il se trouve qu'un certain François B faisait un meeting politique dans ma ville (je ne dirais rien de plus sur l'identité de ce candidat, serez-vous assez perspicaces pour le démasquer ?). Je ne suis pas un fanatique de François B (avant la semaine dernière, je croyais que ça n'existait pas, les fanatiques de François B), je ne suis d'ailleurs pas encore sur de mon choix pour dimanche prochain mais je n'avais jamais assisté à un meeting politique alors juste pour l'expérience, on s'est dit, mes copines et moi, que ça pourrait être amusant...
 
18h30, parc des expo de ma ville, ça fait déjà un petit moment qu'on est là et on poirotte. Gentiment. On s'occupe en cherchant si certains centristes peuvent mettre en avant des arguments physiques comme on peut. La salle est pleine à craquer, on a bien fait d'arriver en avance. La foule est parsemée de T-shirt oranges habillant des gens drôlement motivés (à fond d'dans, ça ferait presque peur).
 
Les élus locaux de l'UDF occupent le micro bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla. C'est un peu longuet cette histoire qui nous retrace les personnages pilliers de l'UDF dans la région (2 sur les 4 sont morts, d'ailleurs) (paix à leurs âmes) bla bla bla bla bla bla...
 
Un peu de brouhaha, des mouvements de foules. Quelqu'un nous annonce au micro une "bonne nouvelle" : "Monsieur B. est en route" (quelle bonne surprise, ça fait juste trois quarts d'heure qu'on croyait qu'il était arrivé). Nous sommes debout au fond de la salle. Il y a derrière nous une dame que je qualifierais de adepte de la secte de François B bien motivée comme il faut. On voit à sa façon d'applaudir qu'elle a le centre dans la peau.
 
pffffff...
 
C'est long tout ça...
 
Soudain, 19H30, la foule est en délire sur notre gauche, mais, mais mais je vois sa main, c'est fabuleuuux !!!!!! Il fait bonjour avec sa main (quel homme !). Il arrive sur le grand estrade où une quarantaine de potiches, garçons et filles entre 20 et 30 ans finit tranquillement de prendre racine. Ca y est, on le voit, on voit une star !!
 
Et enfin, il s'exprime...
 
Et moi je regarde consciencieusement la dame qui fait la traduction en langage des signes. Quel boulot fantastique cette dactylographie gestuelle, chorégraphie unique et éphémère, la danse de la politique en quelque sorte. Elle met une énergie étonnante. Il me vient alors une réflexion de tout premier ordre : elle doit vachement transpirer avec un boulot pareil...
 
... j'imagine alors très bien une publicité pour Re*xona où l'on verrait une traductrice pour les sourds et malentendants qui nous dirait "grâce à Re*xona, je reste fraîche jusqu'à la fin du discours de François B. et j'ai même pas peur". C'est alors qu'elle profite d'un moment de silence pour s'eclipser et être remplaçée par une autre pendant qu'elle a droit à un peu de répit bien mérité. C'est dingue comme c'est bien pensé ces trucs-là...
 
Sinon, notre bon François pendant ce temps, ben, il parle, il parle. J'avoue m'être un peu égaré dans mes pensée. Exactement Un peu comme à la messe lorsque j'étais enfant. Il développe ses idées... Euh de toutes façons on était là pour voir la forme, pas le fond, hein les filles ?
 
D'ailleurs, après un certain moment, nous échangeons quelques regards entendus: nous allons prendre congé discrètement de François B. et ses nombreux amis et nous diriger vers la sortie évitant ainsi la cohue de fin de meeting (bah oui, on t'aime bien françois, mais le mercredi y a quand même la nouvelle star à la télé !).
 
Nous déboulons fièrement sur le parking prêts à embarquer dans la pimpante 205 et là, surprise, nous sommes garés dans une allée où des gens ont laissé leur voitures à chaque bout. On est coincés ! Victimes du succès populaire de François !
 
Et si cétait le message symbolique à retenir de la soirée ? Le centre, ce serait l'impasse, plus de sortie possible... 
 
Nous sommes résignés à attendre la fin du meeting pour que la voie puisse s'ouvrir lorsqu'après quelques minutes, un petit monsieur garé en travers en face de nous vient lui aussi reprendre son véhicule. Petit coup d'oeil furtif. Oui, avec un peu d'adresse en manoeuvrant, le départ de cette voiture devrait nous permettre de quitter les lieux...
 
Après un peu de suspense (ouh, elle a eu chaud la Vel Satis à côté) la petite 205 profite de son svelte gabarit pour se hisser entre les rangées et nous mettons les voiles.
 
Voici le point central de cette histoire (oui, finalement, il y en a un, même moi ça me surprend) : la voiture du petit monsieur qui nous a libéré le passage, elle était VERTE !!
 
Et si la symbolique de la soirée finalement c'était : pour trouver une solution, travaillons aussi avec ceux qui ne nous reviennent pas au premier abord, et si il fallait être capable d'accepter même ceux qui ont des voitures vertes ? (si ça c'est pas signe d'une grande tolérance !). 
 
Voilà voilà. comme quoi, je peux aussi faire preuve d'un incroyable esprit d'analyse... 

mercredi, 04 avril 2007

Flou (et dénonciation, mouhahaha)

medium_DSCN0479.JPG

Synopsis de la photo : alors que je faisais simplement un travail d'investigation de fond en prenant un cliché prouvant qu'il n'avait pas fait son lit de la journée (oh le vilain garçon !), il est intervenu pour empêcher la vérité d'éclater au grand jour en tentant de m'arracher l'appareil des mains.

Résultat : étrange, c'est un mur blanc qui a été finalement pris en photo. 

Je travaille avec des gens formidables

Entendu la semaine passée pendant une pause :

Tu bois du thé à la framboise ? Bah je croyais que t'aimais pas les agrumes ?

mardi, 03 avril 2007

24

Le jour de mes onze ans, je me rappelle avoir pris tristement conscience que je grandissais (même si tout est relatif) et j'ai commencé à repérer toutes les choses que je faisais peut-être pour la dernière fois parce que petit à petit, je devenais de moins en moins enfant. Pendant quelques années, je faisais un listes de choses que j'allais m'interdire parce que ce ne serait plus de mon âge. Je ne ferai plus de toboggan, je regarderai moins les émissions pour enfants... 
 
Le jour de mes onze ans je me rappelle avoir avoir été déprimé parce que le temps avançait et que je suivais à marche forcée. Une sorte de nostalgie préadolescente que j'ai du mal à justifier. Rebelotte à 12 ans, 13..., 20...
 
A chaque année qui s'égrainait je listais d'un côté ce que je ne devrais plus faire et de l'autre ce que j'étais sensé découvrir et qui me faisait toujours défaut, les expériences supposées de la vie d'ado qui me restaient à moi totalement étrangères.
 
Pour ces raisons saugrenues, j'ai toujours plutôt mal vécu mon anniversaire, symbole récurent du temps qui passe et aussi de ma vie qui n'avance pas. Et puis il y a eu ce que je raconte dans le billet précédent qui est venu me faire avancer (pas de bol pour ce qui n'ont pas vraiment compris de quoi je parlais...).
 
Aujourd'hui j'ai eu 24 ans. Toute à l'heure, au moment du gâteau, j'étais souriant, j'étais heureux. Avec mes parents et mon frère, j'ai simplement évoqué des souvenirs d'enfance qui m'ont bien fait rire. C'est la première fois depuis mes onze ans que j'étais heureux de voir débarquer ma date à moi, celle où je grandis toujours un peu.
 
(le genre de billet qui n'intéresse que moi, mais parfois, c'est bien aussi d'écrire pour soi  :-)

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