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mardi, 18 septembre 2007

La même gestuelle ( le Chateau dans le ciel )

Janvier 2003. Samedi soir au cinéma avec des amis. Je ne sais plus pour quelle raison nous avons changé au dernier moment le film que nous allions voir (plus à l'affiche ou plus de places je ne sais plus, d'ailleurs, je ne me souviens pas du tout quel film nous avions prévu de voir). A la place, ils ont décidé qu'on irait voir un dessin animé japonais dont je n'avais jamais entendu parler, réalisé par un gars apparemment super connu, Miaquelquechose. Je suis arrivé dans la salle en ne sachant absolument rien sur le film si ce n'est que c'est un dessin animé japonais.

Je me rappelle avoir passé une bonne partie du trajet vers le cinéma à me répéter le titre du film en tête pour ne pas me trouver bête à la caisse du cinéma, parce que le titre n'était pas très marquant. Le Chateau dans le ciel.

Le Chateau dans le ciel. Le Chateau dans le ciel. Le Chateau dans le ciel.

 

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Je me suis rapidement aperçu que le film n'était pas récent, mon oeil habitué aux mangas japonais qui ont animé mon enfance n'était pas dupe, je l'ai situé dans le milieu des années 80. Il y avait cette poésie dans le début de l'histoire la liberté de s'échapper du monde connu et aller au delà avec toutefois des rappels familiers, mélange adroit d'un monde imaginaire et de l'Europe de la révolution industrielle.

La bande annonce du film pour ceux qui ne connaissent pas

 

 

Je suis tout à fait client de ce genre d'ambiance. Je suis dans le film, complètement. Il y a cette histoire et ce monde qui me plaisent. Et puis autre chose que j'ai du mal à cerner complètement. Jusqu'à une sorte de révélation. Je suis assis sur mon siège à me dire "mais oui, c'est ça ! c'est ça !".

Il y a au milieu du sérieux de l'histoire des touches d'humour bon enfant et puis surtout il y a cette façon dont les personnages bougent, leur manière de courir surtout. Tout à coup, j'ai revu le professeur Moriarty et ses deux accolytes prenant la fuite. J'ai revu l'inspecteur Lestrad et toute la horde de policiers à leur trousse. J'ai revu les méchants s'enfuir dans leur drôle d'appareil volant rose.

Le film a pris une autre importance. Ce soir là dans la salle, j'ai presque vingt ans et j'en ai huit en même temps. Il y a vraiment une ressemblance qui ne peut-être due au hasard. 

Le film est fort, il est riche, il m'a transporté complètement, il a parlé au petit garçon qui est en moi. Et surtout, j'en suis sorti avec le plaisir surpris d'avoir retrouvé un morceau de mon enfance, perchée entre les traits du dessinateur. Evidemment les jours suivants je me suis empressé de vérifier que l'auteur des premiers épisodes du dessin animé de Sherlock Holmes était bien ce même Miyazaki avec la fierté d'avoir reconnu la même gestuelle dans ses personnages (et j'ai même appris qu'il avait fait d'autres petits films qui ont un petit peu marché, si si).

 

Pour le plaisir et pour rafraîchir les mémoires, le générique dont l'intro me file toujours quelques frissons. 

 

 

 

lundi, 09 juillet 2007

Féérique Feist

Féérique, c'est le mot qui m'est venu lorsque j'ai découvert ce clip à côté duquel j'étais passé à l'époque.

 

Feist, Mushaboom

mercredi, 30 mai 2007

Je ne m'en lasse pas (2è essai)

Feist, 1234, extrait de the Reminder

 

 

Et un grand MERCI à mon sauveur que j'embrasse bien fort !! 

mardi, 06 mars 2007

Alors ça passe par le frisson

Je pleure peu. Il m'arrive parfois (rarement) de me sentir les yeux humides mais de vraies larmes, celles qui font les yeux rouges ou même simplement brillants, ça ne m'arrive pas, à croire que je n'y arrive pas. Ce n'est pas bien, grave, j'en conviens. La dernière fois que j'ai pleuré avec des larmes, des vraies, je n'arrive pas à me rappeler quand c'était.

Je pleure peu, mais je frissonne. Beaucoup. Facilement. Tous ces petits picotements qui viennent immanquablement parcourir mon corps à l'évocation d'une situation touchante, cette vague qui vient déferler le long de mon dos ou courir sur mes bras sans que je puisse y faire quoi que ce soit, me laisse une impression mitigée.

C'est déroutant de voir que je ne peux contrôler la réaction émotive de mon corps à des évènements qui paraissent souvent bien anodins. C'est agréable de me sentir réagir malgré moi, malgré toute raison, agréable de me sentir vivant, un peu plus qu'à l'habitude. Ma façon à moi de vibrer en quelque sorte.

medium_michou.jpg Hier soir, je me suis laissé entraîné avec deux copines pour voir Michou d'Auber. C'était tendre, souriant, touchant, très touchant même. Alors bien sûr, je n'ai pas pleuré (contrairement à l'une de mes accompagnatrices !) mais les frissons n'ont cessé d'aller et venir pendant qu'un sourire récurrent dictait les courbes de mes joues.

C'était un très joli moment. Il est parfois bien agréable de laisser aller à frissonner.

 

 

lundi, 18 décembre 2006

Allez donc...

Si ça vous dit (et que vous ne connaissez pas déjà), allez donc faire un petit tour sur le blogcrossing de Noël sur le blog de Mr Brightside. De jolies impressions de noël avant l'heure.

mardi, 17 octobre 2006

Le Aldebert nouveau est arrivé !!

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Cher lecteur, tu souhaites me te faire plaisir ? Alors procure toi Les Paradis disponibles, le quatrième album studio du génial Guillaume Aldebert, dit Aldebert tout court. Il est sorti hier, je n'ai donc pas encore eu le temps de tout découvrir  en profondeur (oui, parce que j'ai une vie professionnelle, aussi). Je me suis contenté d'une écoute intégrale avant de me concentrer sur les chansons une à une. Quoique, en fait, j'ai quasiment fait le tour, là ! 

Ayant aimé à la folie l'album précédent (L'année du singe), je guettais avec attention l'arrivée du petit dernier. Aussi, hier ai-je profité de ma pause de midi pour me faufiler agilement dans mon magasin Planet Sat*urn, partagé entre l'excitation ("ah ouais, enfin enfin !!") et une petite angoisse ("mais est-ce qu'ils vont l'avoir ?"). J'arrive à l'étage où sont vendu les CD et la douce voix d'Aldebert vient me rassurer. Non, seulement ils l'ont, mais en plus ils ont choisi de le diffuser dans le magasin (ils ont bon goût). Et puis me vient une interrogation : "est-ce que le quidam de passage réalise la chance qu'il a d'avoir un tel prodige à portée de ses oreilles ?" Je me précipite au bout du rayon, il est bien là (moment d'extase). En plus 12€85, faut pas se plaindre (oui Louloute, 12€85 à Planet Sat*urn, c'est tout à fait raisonnable ;-) ).

Toute l'après-midi, j'ai pensé au plaisir que j'aurais en l'insérant dans le lecteur une fois rentré. Longue après-midi... 

Dès la première écoute, je me dis que c'est encore mieux que je l'espérais. Aldebert a du sourire dans la voix (je suis sûr que ceux qui connaissent me comprennent). C'est toujours aussi bien écrit, un plaisir d'éplucher les jeux de mots et les métaphores auxquelles on se reproche de n'avoir jamais pensé soi même.

Les musiques sont vivantes et variées (difficile de le classer dans un genre en particulier), les textes sont tantôt souriants tantôt émouvants. Un vrai remède à la morosité.

Vous aurez compris que je manque un peu de neutralité je vous le recommande plus que vivement, vous m'en direz des nouvelles, ma p'tite dame !!