mercredi, 22 avril 2009

Rouge-Cerise sur le gâteau

Comme je l'avais raconté lorsque mon blog était encore tout jeunôt (oui, mon blog a passé l'âge des deux ans et demi désormais, je serai bientôt une vieille rombière de la blogosphère), avant d'ouvrir ces colonnes, j'avais passé des mois entiers a dévoré d'autres blogs. Je guettais avec impatience l'arrivée d'un nouveau billet et me délectais des récits inspirés et inventifs, instructifs pour ma propre existence.

Il y en avait quelques uns qui trouvaient systématiquement grâce à mes yeux et deux ou trois pour lesquels j'avais fini par éprouver un attachement dont j'étais le premier surpris. Rouge-Cerise est le premier blogueur que je me rappelle avoir lu régulièrement. Je suivais son blog comme on s'accroche à un bon feuilleton en se prenant d'affection pour les personnages, en appréciant la façon de mettre en scène les billets un à un.

On a beau dire, rencontrer en cuir en chair et en os, l'un de ceux que l'on a suivi par écran interposé pendant tout ce temps, c'est un aboutissement qui laisse à l'esprit le sentiment certain d'une boucle bouclée. Enfin. Il y avait, c'est certain, une légère appréhension (une appréhension toutefois relativisée par l'énorme pression professionnelle du moment qui m'a vu vivre juste après ce week-end les moments de loin les plus stressants de ma carrière débutante). Mais ladite appréhension s'est effacée aussi facilement qu'on indique à un invité où garer sa moto. Et puis Chéri a aussi bien facilité les choses par sa présence verbale indéfectible ;-) Il m'est difficile, je dois dire, de raconter ce week-end aussi bien que Rouge-Cerise le fait lui même (mais non ça ne veut pas dire que je vous renvoie sur son billet pour en savoir plus. Enfin, je ne vous y force pas, quoi).

L'impression qui subsiste, c'est le plaisir de trouver dans la vie véritable les mêmes traits que ceux pressentis à la lecture au long cours, tout en ajoutant la voix et la gestuelle qui vont avec pour finir de brosser le portrait. C'est aussi l'auto-satisfaction de sentir que le contact passe facilement. Et se dire que, vraiment, mon blog aura occasionné une belle rencontre de plus.

Une cerise de plus sur le gâteau du blog.

dimanche, 25 janvier 2009

Erreurs d'aiguillage

On a beau entendre à longueur de journée les difficultés rencontrées par notre bonne vieille compagnie de chemin de fer, ce n'est pas elle que je fustige dans ce billet (avouez, elle vous rend bien service quand même). Non, dans cette tribune, je tiens à m'insurger contre l'incompétence notoire des moteurs de recherche qui viennent déposer ici des internautes qui, à l'évidence, n'y trouveront pas ce qu'ils cherchent.

En effet, la personne qui est arrivée ici en tapant "sucer un schtroumpf" a du se sentir extrêmement frustrée de débarquer sur un blog si prude et je m'en excuse platement. Hélas il ne s'agit pas d'un cas isolé, en décembre, une autre personne a du être des plus déçues (j'imagine que quand on tape "coquinerie sexuelle photo" et que l'on tombe sur mes petits égocentrismes, ça doit être un tantinet agaçant...).

On n'oubliera pas non plus, le sympathique "copulation vache" et l'énigmatique "faire l'amour au téléphone que dire" (d'ailleurs, sur mon blog, l'internaute de base est très demandeur de conseils, on ne compte plus les questions en que dire et que faire). Je garde aussi une certaine tendresse pour le "histoire gay parking" et le "parking route homo". On en arriverait presque à se demander si le contenu entier de ce blog ne cacherait pas un double sens...

Enfin, comment passer sous silence le paradoxal "crotte de mouette" ? Sur un blog justement interdit aux mouettes, on croit rêver.

Mais parfois, le moteur de recherche est finalement bien inspiré et parmi la liste on trouve un charmeur "dire bonne nuit à celui que j'aime". Et tout va mieux.

vendredi, 17 octobre 2008

La faire rire, je crois

Je ne suis pas vraiment un spécialiste de la question, pas du tout, même (et pour cause...), mais puisqu'on me demande mon avis je me dis que la meilleure chose à faire pour débuter c'est tout de même essayer de la faire rire.

Bon courage.

Voilà, c'était ma réponse à l'internaute qui est arrivé ici en tapant chez son ami Google "que dire à une fille pour la mettre dans son lit". Encore une fois, je précise que je ne suis pas forcément la personne la plus indiquée pour ce genre de problématiques. Si vous avez d'autres éléments de réponse à apporter pour aider notre ami dans le besoin, n'hésitez pas à vous manifester.

(dans un autre registre, il est aussi possible de l'assommer mais je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur moyen d'obtenir les résultats escomptés)

mardi, 09 septembre 2008

Deux ans, des mots et du hasard

Un peu de tout, un peu de rien. Bien des choses complètement insignifiantes (mais que j'aime bien quand même) et d'autres très (trop ?) personnelles (de nombreuses parenthèses, aussi ...). Et le hasard qui fait parfois étrangement bien les choses.

Aujourd'hui, ça fait deux ans que j'écris ici.

mercredi, 23 juillet 2008

Visibilité

La plupart du temps, j'affiche dans la colonne de ce blog une photo de la moitié de mon visage. Elle est parfois absente parce que mes humeurs m'amènent de temps en temps à l'envie de la retirer mais elle finit chaque fois par revenir tôt ou tard. Les demies photos qui se sont succédées ici ont d'ailleurs pas mal fait parlé dans les commentaires.
 
Il y a quelques jours, j'ai reçu un mail qui m'a beaucoup étonné. Son auteur est quelqu'un que je ne connais absolument pas et qui me lit depuis apparemment quelques mois sans avoir cherché à se manifester jusqu'alors. Dans son mail, il me raconte qu'il croit  avoir reconnu mon visage (qu'il n'a pourtant jamais vu en entier) à la terrasse d'un café à St Etienne debut mai. Et il ne s'est pas trompé... Je n'en reviens pas. Oui !! on me reconnaît dans la rue, bientôt à moi les autographes, la gloire, l'argent facile et les hommes.
 
Au commencement de mon blog, je faisais tout pour conserver un anonymat bien étanche. Mon prénom n'a jamais figuré ici, j'ai attendu plusieurs mois avant de citer la ville dans laquelle je vivais, je ne parlais jamais du contenu de mes études comme je ne parle d'ailleurs jamais de mon travail aujourd'hui. Je crois qu'il n'y a pas si longtemps, savoir que je pouvais être reconnu ainsi dans la rue m'aurait effrayé. Je me serais senti comme à découvert. Aujourd'hui ça m'est plutôt égal. D'ailleurs, je me suis déjà autorisé à mettre ici une fois une photo de moi en entier même si il est vrai qu'elle était bien petite (ceux qui l'ont ratée peuvent toujours tenter de remonter dans les archives...).
 
J'ai si souvent eu l'habitude de me cacher, de ne pas sortir du rang que celà me paraît presque contre nature. Mais si j'étais tout à fait honnête, je crois que je vous dirais qu'au fond, cette anecdote, et bien c'est assez plaisant.
 
Quoi qu'il en soit, ce blog ne livre que des petits morceaux de moi, un puzzle peut-être fourni mais toujours incomplet. Comme cette photo. Seules certaines facettes passent dans la lumière.

mardi, 22 avril 2008

Question fort à propos

Comme beaucoup de blogueurs, je m'amuse souvent à consulter la liste des mots clé qui ont permis à des internautes hasardeux d'arriver ici. Pour avril, la tendance n'est pas à la gaîté printanière mais plutôt à la dépression saisonnière...

"les phrases à dire positives", "petites phrases de souffrance", "que faire le samedi soir"

Et puis j'avoue avoir une certaine tendresse pour :

"je n'ai que faire de definition" et "ou faire du rodeo" (et oui, les plus grands esprits de la toile se côtoient sur mon blog).

Mais revenons donc à nos brebis galeuses moutons, ce qui m'amène à écrire cette petite note. Au milieu du désordre apparant, il faut parvenir à trouver la petite pépite, l'éclair de bon sens que l'on espérait plus trouver. Un lecteur est arrivé ici en tapant "que faire à paris ce week end". Eh bien en voilà une personne bien informée, mon chéri et moi, nous serons effectivement "dans la capitale" ce week-end (mais comment mes lecteurs font-ils pour être au courant de ça ??).

Alors que ma semaine de boulot est plutôt chargée et pas franchement détendue, c'est mon petit plaisir intermittent, penser que vendredi je retouverai ses bras et que nous nous balladerons l'un et l'autre dans les rues de la grande ville...

mercredi, 26 mars 2008

Tour et retour de blog

Je crois qu'on a chacun notre rapport à notre blog. On en a notre propre définition, nos propres attentes. Certains y mettent tout sans réserve, certain jouent à se cacher et ne donner que de petits morceaux ça et là. Certains font le choix d'y mettre des choses très intimes. On aime y mettre parfois un trait d'humour ou un soupçon de poésie...
 
Et puis parfois, on a l'impression d'en avoir fait le tour. J'ai commencé ce blog pour des raisons qui ont à peu de choses près disparu aujourd'hui. Parfois je ne sais pas trop pourquoi je continue. Mais pourtant, je ne me vois pas du tout fermer ce blog. Je ne sais pas quel avenir il aura, mais j'espère le garder autant que possible. D'autres ont fait des choix différents et lorsque la lassitude s'est intallée ou encore lorsque le moral connaît un petit (ou gros) bémol, la fermeture pointe parfois le bout de son museau.
 
Depuis l'ouverture de mon blog il y a un an et demi, mon petit paysage blogosphérique a pas mal changé au gré des apparitions et surtout disparitions des uns et des autres. Et puis, c'est peut-être le printemps qui fait ça, il y aussi des retours...
 
- Nicolas est le blogueur qui, par l'intermédiaire d'un petit commentaire anodin, m'a poussé à créer mon blog (avec des conséquences inattendues...). Je parlais de lui dans mon tout premier billet. Il ne compose plus de salade, mais désormais, il amasse des cailloux :-) 
 
- Le Hérisson est le premier des (deux) blogueurs que j'ai rencontré en chair et en os. J'ai été à ses côtés pendant huit mois avant que nos chemins se séparent, en bon terme (les plus perspicaces d'entre-vous comprendront peut-être que je n'ai encore jamais rencontré de blogueur sans coucher avec :-) ). Il a décidé de reprendre sur les traces qu'il avait laissées.
 
Ca pourrait être anodin mais, ces retours, mais ça me fait plaisir. C'est le printemps :-D

dimanche, 09 septembre 2007

Le tour du calendrier

Cela faisait des mois et des mois que je me régalais à la lecture des récits de certains blogueurs inconnus. J'avais passé tant de moments à contempler leurs mots, leur originialité, leurs astuces, leur humour ou leur aisance à manier les phrases. J'avais passé tant de moments à jalouser leur audace d'exposer ainsi certaines bribes de leur existance et la façon dont ils s'y prenaient. Lire des blogs était pour moi aussi intéressant (et même plus) que suivre de bonnes séries télé.
 
Aussi futile soit-elle la blogosphère me permettait de trouver des existances auxquelles j'arrivais à m'identifer un tant soit peu. Dire que l'on peut s'attacher à une personnalité à travers un blog me paraît excessif car chacun ne laisse transparaître de lui que ce qu'il souhaite, toutefois, comme on s'attache à bon livre ou un feuilleton que l'on parcours pendant une longue période, on est parfois accroché par ce que l'on croit deviner de celui qui écrit. J'ai fini parfois par éprouver une forme de sympathie ou de l'admiration.
 
Immanquablement, j'en suis arrivé à me demander si moi aussi, un jour, je serai capable de capter l'attention de lecteurs inconnus. 
 
Et puis il y a un an aujourd'hui, après des semaines d'hésitation, j'ai cliqué, tout tremblant, sur "Publier maintenant" pour mettre en ligne ma toute première note. Dans la droite lignée de ce qui me secouait à l'époque, ce blog a chamboulé ma vie. J'aurais peut-être fini par trouver un autre moyen, mais c'est celui qui m'est venu.
 
Et ce fut une bonne chose. 

vendredi, 09 mars 2007

Oh bah tiens !!

Et voilà, je me rends compte que ça fait 6 mois que je parle ici...

C'est curieux d'avoir cette trace pour revivre la demie-année écoulée et se dire "ah oui, j'avais écrit ça" (c'est pas que je regrette, hein). Le blog c'est aussi un moyen sympa efficace de s'aperçoir qu'on vieillit évolue.

Et ouais, par exemple ça fait bizarre de me dire que j'ai écrit ça ou ça ou encore ça :-). Je pourrais toujours dire pour ma défense que écrire, ça aide à grandir...

Joyeux demi-anniversaire, mon blog. 

 

 

lundi, 25 décembre 2006

Labsus de (pédé)blogueur

24 décembre au soir, en fond d'ambiance, la télé diffuse le Soldat rose.

- Mon frère : c'est qui celui qui chante à gauche, à côté de Jeanne Cherhal ?

- Moi : bah c'est Senonevero ...

- Mon frère : ???

- Moi : ... (ben euh, oups...)

- Mon frère : ?

- Moi : euh San Severino ...

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