mercredi, 23 juillet 2008

Visibilité

La plupart du temps, j'affiche dans la colonne de ce blog une photo de la moitié de mon visage. Elle est parfois absente parce que mes humeurs m'amènent de temps en temps à l'envie de la retirer mais elle finit chaque fois par revenir tôt ou tard. Les demies photos qui se sont succédées ici ont d'ailleurs pas mal fait parlé dans les commentaires.
 
Il y a quelques jours, j'ai reçu un mail qui m'a beaucoup étonné. Son auteur est quelqu'un que je ne connais absolument pas et qui me lit depuis apparemment quelques mois sans avoir cherché à se manifester jusqu'alors. Dans son mail, il me raconte qu'il croit  avoir reconnu mon visage (qu'il n'a pourtant jamais vu en entier) à la terrasse d'un café à St Etienne debut mai. Et il ne s'est pas trompé... Je n'en reviens pas. Oui !! on me reconnaît dans la rue, bientôt à moi les autographes, la gloire, l'argent facile et les hommes.
 
Au commencement de mon blog, je faisais tout pour conserver un anonymat bien étanche. Mon prénom n'a jamais figuré ici, j'ai attendu plusieurs mois avant de citer la ville dans laquelle je vivais, je ne parlais jamais du contenu de mes études comme je ne parle d'ailleurs jamais de mon travail aujourd'hui. Je crois qu'il n'y a pas si longtemps, savoir que je pouvais être reconnu ainsi dans la rue m'aurait effrayé. Je me serais senti comme à découvert. Aujourd'hui ça m'est plutôt égal. D'ailleurs, je me suis déjà autorisé à mettre ici une fois une photo de moi en entier même si il est vrai qu'elle était bien petite (ceux qui l'ont ratée peuvent toujours tenter de remonter dans les archives...).
 
J'ai si souvent eu l'habitude de me cacher, de ne pas sortir du rang que celà me paraît presque contre nature. Mais si j'étais tout à fait honnête, je crois que je vous dirais qu'au fond, cette anecdote, et bien c'est assez plaisant.
 
Quoi qu'il en soit, ce blog ne livre que des petits morceaux de moi, un puzzle peut-être fourni mais toujours incomplet. Comme cette photo. Seules certaines facettes passent dans la lumière.

mardi, 22 avril 2008

Question fort à propos

Comme beaucoup de blogueurs, je m'amuse souvent à consulter la liste des mots clé qui ont permis à des internautes hasardeux d'arriver ici. Pour avril, la tendance n'est pas à la gaîté printanière mais plutôt à la dépression saisonnière...

"les phrases à dire positives", "petites phrases de souffrance", "que faire le samedi soir"

Et puis j'avoue avoir une certaine tendresse pour :

"je n'ai que faire de definition" et "ou faire du rodeo" (et oui, les plus grands esprits de la toile se côtoient sur mon blog).

Mais revenons donc à nos brebis galeuses moutons, ce qui m'amène à écrire cette petite note. Au milieu du désordre apparant, il faut parvenir à trouver la petite pépite, l'éclair de bon sens que l'on espérait plus trouver. Un lecteur est arrivé ici en tapant "que faire à paris ce week end". Eh bien en voilà une personne bien informée, mon chéri et moi, nous serons effectivement "dans la capitale" ce week-end (mais comment mes lecteurs font-ils pour être au courant de ça ??).

Alors que ma semaine de boulot est plutôt chargée et pas franchement détendue, c'est mon petit plaisir intermittent, penser que vendredi je retouverai ses bras et que nous nous balladerons l'un et l'autre dans les rues de la grande ville...

mercredi, 26 mars 2008

Tour et retour de blog

Je crois qu'on a chacun notre rapport à notre blog. On en a notre propre définition, nos propres attentes. Certains y mettent tout sans réserve, certain jouent à se cacher et ne donner que de petits morceaux ça et là. Certains font le choix d'y mettre des choses très intimes. On aime y mettre parfois un trait d'humour ou un soupçon de poésie...
 
Et puis parfois, on a l'impression d'en avoir fait le tour. J'ai commencé ce blog pour des raisons qui ont à peu de choses près disparu aujourd'hui. Parfois je ne sais pas trop pourquoi je continue. Mais pourtant, je ne me vois pas du tout fermer ce blog. Je ne sais pas quel avenir il aura, mais j'espère le garder autant que possible. D'autres ont fait des choix différents et lorsque la lassitude s'est intallée ou encore lorsque le moral connaît un petit (ou gros) bémol, la fermeture pointe parfois le bout de son museau.
 
Depuis l'ouverture de mon blog il y a un an et demi, mon petit paysage blogosphérique a pas mal changé au gré des apparitions et surtout disparitions des uns et des autres. Et puis, c'est peut-être le printemps qui fait ça, il y aussi des retours...
 
- Nicolas est le blogueur qui, par l'intermédiaire d'un petit commentaire anodin, m'a poussé à créer mon blog (avec des conséquences inattendues...). Je parlais de lui dans mon tout premier billet. Il ne compose plus de salade, mais désormais, il amasse des cailloux :-) 
 
- Le Hérisson est le premier des (deux) blogueurs que j'ai rencontré en chair et en os. J'ai été à ses côtés pendant huit mois avant que nos chemins se séparent, en bon terme (les plus perspicaces d'entre-vous comprendront peut-être que je n'ai encore jamais rencontré de blogueur sans coucher avec :-) ). Il a décidé de reprendre sur les traces qu'il avait laissées.
 
Ca pourrait être anodin mais, ces retours, mais ça me fait plaisir. C'est le printemps :-D

dimanche, 09 septembre 2007

Le tour du calendrier

Cela faisait des mois et des mois que je me régalais à la lecture des récits de certains blogueurs inconnus. J'avais passé tant de moments à contempler leurs mots, leur originialité, leurs astuces, leur humour ou leur aisance à manier les phrases. J'avais passé tant de moments à jalouser leur audace d'exposer ainsi certaines bribes de leur existance et la façon dont ils s'y prenaient. Lire des blogs était pour moi aussi intéressant (et même plus) que suivre de bonnes séries télé.
 
Aussi futile soit-elle la blogosphère me permettait de trouver des existances auxquelles j'arrivais à m'identifer un tant soit peu. Dire que l'on peut s'attacher à une personnalité à travers un blog me paraît excessif car chacun ne laisse transparaître de lui que ce qu'il souhaite, toutefois, comme on s'attache à bon livre ou un feuilleton que l'on parcours pendant une longue période, on est parfois accroché par ce que l'on croit deviner de celui qui écrit. J'ai fini parfois par éprouver une forme de sympathie ou de l'admiration.
 
Immanquablement, j'en suis arrivé à me demander si moi aussi, un jour, je serai capable de capter l'attention de lecteurs inconnus. 
 
Et puis il y a un an aujourd'hui, après des semaines d'hésitation, j'ai cliqué, tout tremblant, sur "Publier maintenant" pour mettre en ligne ma toute première note. Dans la droite lignée de ce qui me secouait à l'époque, ce blog a chamboulé ma vie. J'aurais peut-être fini par trouver un autre moyen, mais c'est celui qui m'est venu.
 
Et ce fut une bonne chose. 

vendredi, 09 mars 2007

Oh bah tiens !!

Et voilà, je me rends compte que ça fait 6 mois que je parle ici...

C'est curieux d'avoir cette trace pour revivre la demie-année écoulée et se dire "ah oui, j'avais écrit ça" (c'est pas que je regrette, hein). Le blog c'est aussi un moyen sympa efficace de s'aperçoir qu'on vieillit évolue.

Et ouais, par exemple ça fait bizarre de me dire que j'ai écrit ça ou ça ou encore ça :-). Je pourrais toujours dire pour ma défense que écrire, ça aide à grandir...

Joyeux demi-anniversaire, mon blog. 

 

 

lundi, 25 décembre 2006

Labsus de (pédé)blogueur

24 décembre au soir, en fond d'ambiance, la télé diffuse le Soldat rose.

- Mon frère : c'est qui celui qui chante à gauche, à côté de Jeanne Cherhal ?

- Moi : bah c'est Senonevero ...

- Mon frère : ???

- Moi : ... (ben euh, oups...)

- Mon frère : ?

- Moi : euh San Severino ...

lundi, 09 octobre 2006

Collection incomplète

Vous voyez les adolescents footeux, ceux qui collectionnent les images autocollantes Panini en espérant avoir leurs équipes complètes. Et bien moi (non, rassurez-vous je ne vous parlerais pas de foot, y a pas de danger que ça arrive), je rêve de compléter ma collection de commentateurs.

Je m'explique : comme je l'avais raconté ici, il fut un temps j'étais un lecteur de blog silencieux (c'est à dire que je ne commentais pas, pour ceux qui débarquent). A cette époque (pas si lointaine, évidemment), je lisais une dizaine de blogs (aujourd'hui je dois en lire au moins une quarantaine, enfin j'essaie). Je les admirais, je les adulais (j'en fais trop ?).

Toujours est-il que quelques mois plus tard, je me suis donc mis au blog moi aussi, et, par le biais de quelques clics bien opportuns, certains de ceux que je lisais (et que j'adulais, donc) ont fini par arriver ici et y laisser une petite trace. Il est vrai que cela fait une petite émotion, un matin, de découvrir un premier commentaire de Nicolas, Mathieu, le hérisson, Matoo, Rouge Cerise, les Tamaris, Timy, Shagoo... (la liste est incomplète) (désolé Martin mais comme ton blog est à peine plus vieux que le mien, si je t'avais placé dans la liste, la supercherie aurait été trop évidente ;-) ).

Non mais c'est vrai, la fois où j'ai découvert que Matoo était passé par là, c'était un peu comme si les élèves de la starac avaient reçu la visite de Madonna au château (non, c'est encore plus fort, en fait). Je sais ainsi qu'une bonne partie de ceux que je lisais sont passés par ici, cependant il en manquent, bien-sûr, ma collection n'est pas complète. Je dirais qu'il m'en manque trois, mais je ne dirais pas qui pour qu'ils ne se sentent pas obligés de se signaler (ou qu'on ne fasse pas pression sur eux pour qu'ils le fassent :-) ). Bon, évidemment en regardant dans la colonne à droite, il y en a un pour qui c'est assez évident.

C'est quelqu'un chez qui j'ai très rarement commenté parce qu'il écrit si bien que j'ai l'impression de faire tâche, à côté, je ne sais quoi y dire (quedireoufaire, telle est la question) et puis il a déjà bien assez de commentaires sans moi. Juste un signe, ça me plairait tant (oui, je rêve, et j'ai le droit).

Toutefois je tiens à dire que depuis l'ouverture de mon blog (un mois aujourd'hui !), j'en ai découvert bien d'autres, et ce n'est pas terminé. Oui, je l'avoue (comme je l'ai dit dans ma page à propos) recevoir des commentaires (de tout le monde), ça me fait très plaisir, sans doute parce que j'ai besoin de reconnaissance (toujours pas de psy dans l'assistance ?). Comme quoi c'est pas difficile de me rendre heureux...

jeudi, 21 septembre 2006

Psychologie du commentaire

J'ai lontemps été ce que j'appelle moi-même un lecteur de blog silencieux. Je me délectais des billets de Matoo ou de Se non è vero et surtout je suivais avec attention les aventures de Rouge Cerise à l'époque où il avait un autre pseudo et où j'avais l'impression de me reconnaître tant en lui. Mais je ne laissais pas de commentaires. Jamais. Deux raisons: 

1- J'aimais rester discret et invisible (oui, contrairement à ce que pourrait laisser croire un commentaire laissé chez Mathieu sur les souvenirs d'églises, j'aime être dans l'ombre ;-) ). Et puis, surtout, commenter sur un pédéblog, c'est laisser une première trace...

2- Les blogueurs et ceux qui les commentent avaient l'air de se connaître si bien. Ils semblaient être une bande d'amis. Pour moi, commenter, c'était me taper l'incruste dans un endroit où je n'avais pas été invité. 

3- (Oui parce qu'en fait, il y a une troisième raison, elle vient tout juste de débarquer dans ma p'tite tête...). Je crois que je n'avais rien à dire d'intéressant. Rien de plus que ce qui se disait déjà, je n'avais rien à apporter et puis ils avaient déjà tant de commentaires que ma modeste contribution n'aurait pas valu grand-chose. En plus, ils écrivaient tellement bien, je me sentais incapable d'écrire quelque chose qui serait à la hauteur.

Et puis un jour, je ne sais plus trop pourquoi. J'ai commenté, mon premier commentaire, tout tremblant au moment du dernier clic (oui, je sais ça va paraître ridicule à ceux qui ne se posent pas de questions comme moi). C'était chez Rouge Cerise. Un commentaire discret sur un billet qui datait déjà un peu, comme ça j'étais d'autant plus sûr de ne pas trop attirer l'attention. Pour moi, c'était déjà un grand pas (oui, même moi, je trouve ça ridicule aujourd'hui), plus important même que d'ouvrir mon propre blog.

Aujourd'hui, j'ai plus de facilité, et pourtant. Parfois il m'arrive de rester planté un quart d'heure devant un billet qui me plaît : est-ce que je commente ? qu'est-ce que je dis ? est-ce que ça va pas paraître trop niais ? est-ce que je vais être bien compris ? est-ce que j'ajoute un truc entre parenthèse ? (bah oui, évidemment, un commentaire de moi sans parenthèses, c'est rare, une vraie pièce de collection). Beaucoup de doutes et d'hésitations. Et c'est très con. Alors si un lecteur de blog silencieux passe par là, c'est ici l'occasion de se manifester même dans six mois (ou plus) (bon, et puis les autres, ne vous privez pas, bien sur ;-) ).

 

jeudi, 14 septembre 2006

Psycho-blogo-logie

En ouvrant mon blog ce matin, je découvre avec stupeur (et tremblements ?) (et joie, aussi, il faut bien le dire) un commentaire de Victor Lamb. Je lis Victor Lamb depuis un petit moment et j'aime beaucoup ce qu'il écrit (même si je n'ai jamais commenté chez lui). Alors, forcément, savoir qu'il est passé par ici, ça fait un petit quelque chose (et puis je me demande un peu comment il est arrivé là).

Dans deux jours, mon blog aura une semaine (waouh, l'âge de la maturité, non ? Euh ... non) (L'âge de raison alors ? Euh ... même pas) (L'âge de raison ce sera pour quand tu arrêteras de mettre des parenthèses partout, non mais c'est vrai, ça doit être super-agaçant à lire toutes ces parenthèses).

Le bébé se porte plutôt bien, il a fait ses premiers pas (drôlement précoce, moi j'ai commencé à marcher à 19 mois) en toute insouciance sans savoir qu'il serait lu si vite par quelques gens (je ne donnerais pas de chiffres, ça ferait ventard) (non, pas la peine d'insister).

Finalement c'est assez curieux de se dire qu'on est lu par des inconnus ou par des gens qu'on ne connaît qu'à travers leur blog à eux. ("Ben oui, mais faudrait peut-être réflechir de temps en temps, tu t'attendais à quoi avant d'ouvrir ton blog ?" me dit la petite voix dans ma tête, qui n'a pas forcément tort)

Enfin voilà, petit merci à ceux qui m'on laissé les premiers commentaires.

(Note pour pour plus tard : penser à ajouter "mettre des parenthèses partout dans mes posts" dans la liste "j'aime" de ma page "à propos") (Et voilà, c'est malin, maintenant y a plein de guillemets en plus des parenthèses)