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dimanche, 05 juillet 2009

Trip to Gwada : Bécassine sous les tropiques

Tant de choses passées en une semaine que je ne vais pas parvenir à tout raconter...

On n'imagine pas, lorsque quelqu'un prend l'avion pour la première fois et qu'il est seul toutes les petites choses qui peuvent surprendre son esprit (mon esprit) soucieux (tourmenté). En arrivant à l'aéroport je ne savais pas même plus qu'il fallait s'enregistrer, je savais encore moins que c'est à ce moment qu'on nous prend notre grosse valise pour l'enfourner dans la soute.

Une fois dans l'avion le décollage se passe sans histoire puis on nous distribue de drôles de petits sacs jaunes. Je saurais plus tard que ces sacs contiennent de drôles de chaussettes tout aussi jaunes pour se déplacer dans l'avion quand on a enlevé ses chaussures (enfin je crois) ainsi que des écouteurs et un masque particulièrement élégant pour s'assoupir à l'ombre de tout signal lumineux. Mais sur le moment, la seule idée qui me vient à l'esprit c'est que dans une semaine, ce petit sac jaune poussin ira fort bien avec mon teint halé au retour (vous aurez noté au passage j'espère ce jeu de mots que je suis allé cherché au plus profond de moi) (mais si !! halé au retour c'est ça, le jeu de mots) (pas mal, hein... les tropiques ça me réussit, ça se voit).

A mon arrivée, je n'ai cessé d'en prendre plein des les yeux en traversant la Basse-Terre du Nord au Sud avec cette végétation si abondante (et aussi plein les oreilles avec ce bruit que mon accompagnateur appelle "les bruits de la nuits".) Parmi les moments marquant j'arrêterai mes petits souvenirs sur mon ascension émérite le dimanche midi à pied sous le cagnard, 5 kilomètres sur les pentes du volcan de la Soufrière,  le tour des jolis coins de Marie-Galante, ma journée au volant de ma petite voiture louée le long de la côte de la Grande Terre, mon sorbet coco dégusté sur la plage de Sainte-Anne, mon étonnement devant la Pointe des Chateaux, et aussi ma fort sympathique soirée improvisée avec le plus drôle des blogueurs que je lis (un bon garçon, contrairement à ce que disent certains blogueurs influents, gentil et bien sous tout rapport...) (mais si !!)...

Et bien d'autres choses, à tel point que je ne sais plus exactement par où commencer. Alors juste pour finir de révasser à ces quelques jours, deux images en tête.

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Plage de la Pointe de la Verdure, Le Gosier

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La Pointe des Chateaux

jeudi, 01 janvier 2009

Ascension lumineuse

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Paris, Ile de la Cité, 31 décembre 2008

(Et que l'année vous soit lumineuse...)

21:11 Publié dans Clic-clac | Lien permanent | Commentaires (9)

lundi, 15 décembre 2008

Gris sur gris

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Depuis la Pointe du Grouin, 14 décembre 2008

22:29 Publié dans Clic-clac | Lien permanent | Commentaires (5)

lundi, 17 novembre 2008

Revoir Nantes

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Passage Pommeraye, Nantes, 16 Novembre 2008

J'ai toujours eu une certaine tendance à attribuer aux choses et surtout aux lieux une forte valeur symbolique. Nantes fait forcément partie de ces lieux surlesquels j'ai greffé de nombreuses représentations. Nantes a été le lieu de ma première histoire hors d'Angers. Le premier endroit pour lequel je quittais chaque week-end le domicile famillial sans la moindre explication de ma part ni la moindre question de la part de mes parents. C'était mon premier échappatoire, c'était surtout le premier endroit où je me suis imaginé vivre ma vie d'adulte en tentant de projeter à un plus long terme l'histoire que je vivais à l'époque, alors que ma vie d'étudiant et ma vie "d'enfant" se trouvaient encore à Angers.

Chaque samedi et dimanche, pendant les huit mois qui se sont égrainés, je me suis mis à concevoir, envisager, conjecturer ce qu'allait pouvoir être mon avenir, cette vie en pointillés, entre bords de l'Erdre, Rue d'Orleans, Place Graslin ou Chateau des Ducs de Pays de Loire (huhuhu...)

Mais cette vie n'a jamais eu lieu. L'idée de cette vie est tombée en désuétude un jour de juin aussi brusquement qu'elle était sortie de nulle part un jour du mois d'octobre précédent. Ceci fut une bonne chose pour lui comme pour moi et a laissé la place à une amitié solide. Simplement, le symbole est resté. Je crois que j'aurai toujours pour Nantes une tendresse particulière, décor de mon émancipation débutante pour une vie plus assouvie.

Ce week-end, j'ai donc retrouvé ces lieux, ces rues, sous un ciel solidement gris comme pour mieux coller à l'image qui reste en moi, un ciel  gris comme une couverture rassurante. Entre autres lieux déjà connus, je me suis plu particulièrement à retourner dans le Passage Pommeraye, y voir la verrière et les vitrines qui me plaisent tant. Et pourquoi cet endroit plus qu'un autre ? Peut-être en tirant le raisonnement par les cheveux parce que pour moi, Nantes aura été un passage. Un passage nécessaire.

(... sans exclure l'idée d'y vivre vraiment un jour, sait-on jamais)

dimanche, 02 novembre 2008

Incertitude photographique

Lorsque je regarde cette photo, il m'arrive parfois de me demander si j'ai réellement "vu" cet endroit ou si ce n'est pas un délire de mon appareil photo.

 

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Janvier 2007, Pornic

(selon toute vraissemblance)

samedi, 01 novembre 2008

Grisaille et décadence

Je pourrais écrire un billet qui ressemblerait trait pour trait à celui d'il y a un an mais cette Toussaints fut légèrement différente, quelques touches de fantaisie en plus. Comme je le faisais lorsque j'étais plus jeune, j'ai passé la journée de la Toussaints en compagnie d'une partie de ma famille maternelle avec le passage rituel sur les tombes de mes quatre grands parents. La journée s'est déroulée dans un parfum gentiment décadant ou parfois absurde.

En vrac :

- J'aime beaucoup l'ambiance du cimetière où reposent les parents de mon père avec vue sur les coteaux, particulièrement les jours de brume. Il s'habille de teintes ternes que je trouve étrangement séduisantes. C'est assez glauque, et même plutôt triste, mais, ne les ayant jamais connus, et ne les ayant vus qu'une fois brièvement en photo, la seule représentation à laquelle je peux me raccrocher pour associer quelque chose de matériel aux parents de mon père c'est cette tombe grise visitée à chaques Toussaints et dimanches de Rameaux de mon enfance. Je sais très peu de choses sur eux, j'ai d'ailleurs du mal à employer le terme grands-parents pour les désigner. Je ne sais même pas de quoi mon grand-père est mort, mon père lui-même l'ignore et le sujet est tout ce qu'il y a de plus tabou dans la famille.

- J'ai retrouvé ensuite cette bonne vieille église au chauffage éteint et aux livrets de messe dont les pages ne sont toujours pas numérotées dans l'ordre. D'ailleurs comment les dernières pages peuvent-elles être numérotées jusqu'à 1060 alors qu'il contient à vue de nez 200 pages grand maximum ? Les voies du seigneur sont impénétrables.

- J'ai passé aussi une bonne partie de la messe à lutter contre la crise de fou rire en scrutant une dame située quelques rangs devant moi qui, elle, luttait en vain contre une impressionnante crise de baillements.

- Au cimetière, juste à côté de la tombe de mes grands-parents maternels, mon père est tombé dans une fosse creusée à l'intention de quelqu'un ayant réservé l'emplacement et mal recouverte par des plaques de béton pas très bien fixées. Mes oncles et tantes (et moi aussi, j'avoue) ont du se cacher pour aller pleurer de rire en quittant le cimetière. L'un de mes cousins eut alors cette réflexion dont l'idée me plaît beaucoup : "Oh, ça va, je suis sûr que même Mamie, où elle est, elle est entrain de rire elle aussi". J'étais assez proche de ma grand-mère, décédée il y a quatre ans, et je l'ai revue, le sourire aux lèvres et l'oeil amusé. Et celà m'a fait plaisir.

- Après quelques temps d'intense concentratiooonn, nous avons remarqué que si l'un des appareils à raclette ne chauffait, pas, cela avait peut-être un lien avec le fait que personne ne l'avait branché.

- J'ai appris que l'un de mes cousins que je vois très rarement (pour ne pas dire jamais) est divorcé depuis plus d'un an. Pas si extraordinaire j'en conviens. Enfin, je ne voudrais pas passer pour un rabat-joie conservateur mais je trouve que 23 ans c'est tout de même un peu jeune pour compter un divorce à son actif.

- Nous sommes allés faire une balade dans la campagne thouarcéenne avec pas moins de 5 parapluies grand ouverts pour sept personnes alors qu'il ne pleuvait pas.

- Au milieu de la grisaille de fin de journée, le soleil ressemblait étrangement à ça :

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- L'une de mes tantes a terminé la journée en rentrant les canards avec un bâton de bois qui doit bien faire trois mètres de long. On ne fait pas les choses à moitié. Au loin, elle avait tout l'air d'une sorcière.

Le mieux, c'est que demain, je retrouve les mêmes et on recommence... (enfin peut-être pas la raclette)

Edit : je ne sais pas du tout pourquoi c'est arrivé à ce moment et cela n'a rien à voir mais en entrant dans le second cimetière, j'ai eu comme une sorte de révélation et je crois que j'ai enfin compris pourquoi le Lapingivré est givré. Alors que je connaissais l'élément de réponse depuis des mois... Suis vraiment bête, moi.

mardi, 29 juillet 2008

Mouetteland and surroundings

Je n'en parle pas très souvent mais le coin de France où j'ai atterri est tout de même rudement joli. Quelques clichés de Mouetteland et des alentours (et petit coucou à celui qui a pris certaines de ces photos avec moi).

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mercredi, 11 juin 2008

Les pieds dans le sable

 

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Sortir sur la plage sous le soleil de fin de journée. Profiter du bruit des vagues pour chanter aussi fort que la voix de Daphné qui emplit mes oreilles. Faire le tour de soi-même et savourer le vent, la lumière. Le moment.

Se laisser porter, trouver que le moment a quelque chose de magique. Et, l'espace de ce moment, tout oublier.

mercredi, 05 mars 2008

Carte postale de Mouetteland

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5 mars, 19 heures, sur une plage... 

20:26 Publié dans Clic-clac | Lien permanent | Commentaires (15)

mardi, 15 janvier 2008

Par monts et par vaux

0fd9f45f489a2015a224545cd9ae2035.jpgJ'ai appris au début de ce week-end au détour d'un quizz sur internet que le pluriel du mot val se dit vaux. Non pas que je ne le sus point, mais le fait est que je ne m'étais jamais posé la question (ma région ne se prête pas vraiment à l'usage de ces termes). Cette découverte est fort bien tombée.
 
Je garderai de ces quelques jours les souvenirs dépaysans de l'horizon sans cesse découpé et parsemé ça et là dans ses plus hauts espaces de rafraichissantes touches blanches. Oui, oui, j'ai peine à croire qu'on puisse en voir de si loin alors qu'on est en pleine ville mais mon guide charmant le confirme, ces tâches blanches là-haut c'est bien de la neige. Moi, ça me fascine (oui, il m'en faut peu).
 
dc711d095f82b79386fc5f461286627a.jpg Alors que la voiture serpente le long des incessants lacets, mon regard plonge, remonte, retombe et se perd, accompagné des exclamations émerveillées qui doivent me donner des airs d'enfant ignard découvrant des trésors insoupçonnés. Je me sens presque bête à m'étonner de ce qui peut paraître si banal pour les locaux... Oh et puis ça va, hein !! Je peux jouer les ébahis si je veux, d'abord.

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Et puis tout à coup, les arbres se font plus chargés de blancheur et au virage suivant, tout est blanc. Blanc. Comme je ne l'ai jamais vu de mes yeux (mais oui je vous ai bien dit je n'étais jamais allé bien au sud). En j'en suis tout content, ça me fascine encore plus :-D
 
Un peu de culture, un peu d'histoire, une touche de magie. Un week-end charmant, même si toujours trop court. La magie doit s'interrompre. Mais elle va reprendre...