samedi, 14 novembre 2009
Mais nan, je perds pas mon temps. Pas du tout.
Cette semaine j'ai eu l'heureuse idée de contacter de mon agence immobilier et leur demander pourquoi depuis mon arrivée dans mon appartement il y a deux semaines je ne parviens pas à capter la TNT. On m'a répondu que c'est sans doute parce que mon appartement est relié à NumeryKable et je peux dans ce cas aller retirer un décodeur dans une agence Numerykable sans avoir à payer d'abonnement. Merci de me le dire seulement maintenant, c'est vraiment très gentil de votre part.
Samedi après-midi, je prends donc mes petites jambes pour me rendre avec joie et bonne humeur chez mes amis de NumeryKable. 14h01. Sur la porte, une affiche nous explique qu'exceptionnellement, la boutique n'ouvre qu'à 14h30. Je décide donc de me balader dans les environs et comme je ne trouve pas très poli de poireauter devant une boutique avant qu'elle n'ouvre (oui Madame, j'ai des principes à la con, moi aussi), je m'arrange pour revenir très précisément à 14h32. Cruelle erreur. Terrible erreur. Abominaaaable erreur : à 14h32, la boutique est bien ouverte, il y a un client à chacun des deux guichets et surtout huit personnes qui occupent déjà tous les sièges à disposition. Je crois qu'à ce moment je fais une drôle de tête. Un peu. Un siège se libère finalement assez vite.
Heureusement, quand on fait la queue comme ça, on peut toujours s'occuper en scrutant les autres gens qui attendent ou en espionnant les conversations des gens qui sont au guichet. J'aime beaucoup regarder la tête que fait chaque nouvel arrivant en découvrant que non, il ne vas en avoir juste pour cinq minutes. Il y a ceux qui pestent, ceux qui soufflent en gonflant leurs joues, ceux qui ont un petit sourire crispé et ceux ne veulent résolument pas comprendre avec ce regard si évocateur qui semble demander: "vous faites quand même pas tous la queue, la ?". "si, connasse".
Il y a aussi un couple de personnes agées affublées d'un tout petit Yorkshire qu'elle porte dans ses bras. Lui se contente de suivre l'air soumis en demandant s'il ne vaudrait mieux pas repartir, ce à quoi il n'aura pas de réponse. Ils restent tous les deux là à regarder la pièce puis se résignent à attendre. Au bout de quelques secondes, ma voisine de gauche se lève et propose sa place à Madame Yorkshire. Je réalise que j'étais à tel point plongé dans mon observation anthropologique qu'il ne m'était même pas venu à l'esprit de faire de même (et puis, ça va bien, la journée de la gentillesse, c'était hier). Le hasard place Mr et Mme Yorkshire de chaque côté de moi.
Pendant ce temps, l'une des conversations au guichet se met à prendre de l'envergure. Une mère est venue avec son ado de fils pour lui offrir un abonnement de téléphone portable, je ne savais même pas qu'on faisait ça chez NumeryKable. Mme Numérykable lui répète trois fois en quoi consiste le forfait qu'elle lui propose en plus d'une option à cinq euros par mois. En fait, Mme ne sait pas ce qu'est une "option". Tout à coup, un étincelle doit se produire dans son esprit et nous l'entendons tous s'écrier "Ah ouiiiiiiiiiiiiii". Je peine à conserver mon sérieux. Je craque définitivement lorsque j'entends son rejeton demander "oui, mais alors les cinq euros en option, c'est où qu'on les met ?". Trois des personnes qui m'entourent se détournent pour me regarder rire, je ne peux pas m'empêcher, c'est plus fort que moi.
Je m'occupe en scrutant le Yorkshire et sa drôle coiffure avec un sourire amusé. Mme Yorkshire me surprend en flagrant délit de regardage de son chien, je lui envoie un sourire gentil, enfin je crois (à l'heure je t'écris, je n'ai toujours pas compris l'intention de cette drôle d'expression qu'elle m'a lancée en retour).
Soudain, il arrive une chose à laquelle je ne croyais plus. Je suis ici depuis seulement 53 minutes et c'est déjà mon tour. J'en reviens pas, je me sens comme si je venais de gagner un concours (je tiens à remercier mes parents, mon producteur, mes mollets et tous ceux qui m'ont soutenu depuis le début). Je me dirige fièrement vers le guichet qui m'attend. "Bonjour, je viens d'emménager dans un appartement Avenue des Gentilspetitsgens et mon agence immo m'a dit que je pouvais venir retirer un décodeur ici ... ".
Cinq minutes plus tard, ça dépasse ce que je pouvais imaginer. Non, je n'ai pas d'abonnement et mon agence immo m'a raconté n'importe quoi. Mme Numerykable m'apprend avec un grand sourire qu'en fait, l'un des anciens locataires de mon appartement (même pas le dernier en date) avait choisi de s'abonner et depuis la fin de son abonnement (il y a un an et demi ...), personne n'est venu initialisé les branchements, voilà pourquoi l'appartement n'est pas relié au réseau hertzien. Mais si je le veux, quelqu'un peut venir chez moi pour effectuer la manipulation. Et bien, bizarrement, OUI, JE LE VEUX. Vous êtes chez vous mercredi ? Non. Jeudi ? Non, seulement samedi. Alors voilà dans une semaine quelqu'un viendra chez vous pour changer les branchements et vous serez relié au réseau hertzien et vous pourrez avoir la TNT. La télé normale, quoi. Et bien je suis tellement abruti que je l'ai remerciée, en plus. Après avoir passé 63 minutes de mon samedi pour ça, sans compter la demie-heure de balade forcée avant 14h30.
Je me console en me disant que dans 9 jours j'ai un entretien d'embauche pour un poste dans une grande capitale française TF1 c'est bien.
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mercredi, 11 novembre 2009
Joss découvre la vie : la Creuse et les petits pois
Les mauvaises langues diront que la Creuse, pour un déplacement pro, c'est moins excitant que mon petit périple en Guadeloupe de juillet dernier. Je leur répondrais "ta gueule connasse" que la Creuse aussi a ses charmes, surtout en Novembre lorsque les arbres à perte de vue prennent toutes les couleurs de terre et de feu (mais si !!). J'avais presque oublié à quel point ça peut être attirant la campagne isolée à l'automne. Tiens donc, j'y pense seulement maintenant j'avais du oublier mon appareil photo...
Et si ça ne suffit pas, j'ajouterai que passer une nuit dans un hôtel qui est aussi un château au milieu des bois en novembre c'est lugubrement charmant. J'ai beaucoup ri le matin en parcourant le livre d'or de cet hôtel trois étoiles, quelqu'un a eu le bon goût d'y écrire : "j'ai cherché la troisième étoile, je n'ai trouvé qu'une punaise...". Cela ne m'a pas semblé très justifié pourtant mais je ne suis pas d'un naturel très exigeant. On signalera tout de même qu'une nuit dans un chateau de la Creuse avec dîner (1 étoile Michelin) et petit déjeuner inclus revient à onze euros de moins qu'une simple nuit avec rien à se mettre sous la dent dans le petit hôtel parisien du cinquième arrondissement où j'étais la nuit d'avant...
J'ai eu également le bonheur de voir un contrôleur de train passer l'éponge alors que j'avais un tout petit peu fraudé (j'ai pris par un malencontreux hasard un train arrivant trente minutes avant celui prévu et je ne pouvais pas changé mon billet) pour une raison que je n'espérais même pas : "bon ça va pour cette fois, parce que vous êtes jeune". Oui !! oui !! je suis jeune donc j'ai le droit de faire exprès de me tromper de train. Si c'est pas merveilleux tout ça.
En attendant mes prochains déplacements (deux dates à Paris en décembre, on m'annonce dans l'oreillette un petit passage par Londres en bonne compagnie pour la fin d'année...), je joue à faire de la cuisine dans mon tout nouveau chez moi. Non, vous ne saurez rien sur mes expériences à la chantilly, mais je viens juste de faire une omelette avec des petits pois (si !!). Ca ne vous fait pas rêver, ça ? Nan ? ah bon ? Et bien l'omelette aux petits pois c'est un peu comme la Creuse, ça ne donne pas trop envie au premier abord et puis finalement, une fois le temps, on se laisse séduire.
(Ouais, enfin, vivement Londres quand même...)
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lundi, 26 octobre 2009
Veuillez nous excuser...
... pour cette interruption momentanée des programmes. Nous reprendrons notres grilles de diffusions habituelle dès que les moyens techniques nous le permettront à nouveau. Dans cette attente, merci d'aller patienter en lisant des blog concurents.
A très bientôt, et, d'ici là, ne soyez pas trop sages.
(Quedireoufaire, la fin du second acte).
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lundi, 05 octobre 2009
Joss' Locker Room
Le nombre de photos n'étant pas limité, ces petits fifrelins de chez L'art du Mollet ont insisté pour me suivre jusque dans les vestiaires du badminton...
Vous pouvez toujours voter, là !
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dimanche, 04 octobre 2009
L'art du Mollet
Les gens, l'heure est grave. Je me suis embarqué malgré moi dans une sombre histoire de concours de mollets. Le concours sur sondage va être mis en ligne très bientôt chez Mr Blogisbeautiful (probablement à partir de cette nuit et jusqu'à mercredi) et je vous suggère d'aller y voter pour moi (et pas pour ce gros méchant de Mr Blogisbeau et ses mollets mollassons). Surtout, il faut voter, gardez à l'esprit que c'est là votre seul moyen d'exercer votre citoyenneté.
Afin de mettre quelques chances de mon côté, en plus de quelques clichés, j'ai enfin accepté de répondre à l'interview que le magazine L'art du Mollet (et non pas Lard du mollet) me réclame à corps et à cri depuis si longtemps. Et bien, petits chanceux que vous êtes, voici cette interview en avant première (et en exclusivité) :
Blogueur émérite au talent reconnu par tous et à la plume à la fois juste, incisive et subtile, le gentil petit Joss possède néanmoins encore des talents cachés que beaucoup ignorent. Parmi ses secrets précieusement gardés on trouve une splendide paire de mollets que d'aucun rêveraient de posséder. Après des mois de négociations de notre part, le gentil petit Joss accepte de lever le voile sur ces splendeurs régulièrement jalousées dans une interview sans faux semblants, toute en fraîcheur et en simplicité, tel que nous avons l'habitude de le voir dans la vie, le temps d'une séance photo. Rencontre avec un esthète de haut vol.
L'Art du Mollet Magazine : Bonjour Joss. Cela fait longtemps déjà que nous souhaitions vous rencontrer et évoquer ce sujet avec vous. Qu'est-ce qui vous a enfin poussé à accepter cette demande ?
Joss : et bien je crois qu'il était temps de rendre enfin hommage à mes mollets. Vous savez ce sont eux qui me soutiennent, qui me font avancer dans la vie. Je crois qu'au fond, mettre en lumière mes mollets, c'est une façon de leur rendre justice. Si j'ai connu tous ces succès et toute cette gloire depuis quelques années, c'est avant tout grâce à eux.
L'AdMM : C'est à dire ? De quelle manière vous aident-t-ils ?
Joss : Oh vous savez ce sont eux qui me poussent chaque jour. Ils sont tout pour moi. Ils sont mon souffle, ils sont mon envie, ils sont mon énergèèh. Sans eux la vie, n'aurait pas la même saveur. Le matin, lorsque je déambule avec prestance et élégance autour de mon lit, vêtu simplement de mon short à dodo, je me rends bien compte que c'est à grâce eux si j'ai cette silouhette si dynamique et sportive que tous m'envient.
L'AdMM : Vraiment ? nous ignorions que vous entreteniez une telle relation avec vos mollets.
Joss : Mais vous savez, les mollets sont tellement intelligents. Beaucoup plus que les oeufs durs ou les oeufs brouillés. Et puis il me comprennent si bien. A peine besoin de parler avec eux, la plupart du temps, un regard suffit. Et avec leurs poils courts et légèrement frisés, il sont si faciles à coiffer, même pour une séance photo.
L'AdMM : Oui, en effet, et c'est d'ailleurs un véritable plaisir pour nos yeux que d'assister à cette séance photo. Mais comment faites vous pour avoir de tels mollets ? Des mollets si... si...
Joss : Vous voulez dire si galbés ? Oui, je crois que le mot galbe a été inventé pour décrire mes mollets. Et bien vous savez, ces mollets c'est en quelque sorte l'histoire de ma vie, un stigmate de ma jeunesse. Voyez-vous, comme j'ai toujours été plutôt petit, il a sans cesse fallu que je m'habitue à des exercices d'adaptation : sauter pour regarder par la fenêtre, me mettre sur la pointe des pieds pour voir atteindre la table ou pour saisir le chocolat aux noisettes dans les rayon de supermarché. Et encore je vous épargne les photos de classe. C'est devenu un art de vivre pour moi. C'est désormais tout à fait naturel. Travailler mes mollets fait partie de moi.
L'AdMM : Et quel bénéfice retirez-vous de vos mollets ?
Joss : et bien chaque jour que Dieu fait, quoi qu'il arrive je me dis toujours "oui, mais il y a mes mollets". C'est mon leitmotiv, ma philosophie. Mais c'est aussi avant tout pour moi, une arme de séduction sans pareil. Je ne suis jamais aussi élégant qu'en short. C'est l'assurance, également de toujours sauver la face au badminton même lorsque le reste de ma tenue est proprement lamentable, ce qui arrive parfois lorsque je n'ai plus que des hauts de pyjama à me mettre.
L'AdMM : Quel mot de la fin pour conclure cette interview ?
Joss : J'aimerais terminer en disant qu'en mélant si bien douceur et fermeté, mes mollets sont une parfaite expression de la quintessence de ma personne.
Alors surtout, MO-BI-LI-SEZ VOUS !! mes mollets le valent bien !
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mercredi, 30 septembre 2009
Nan mais quel tombeur, vraiment ...
Ce matin. Un matin comme tous les autres un nouveau paris, rechercher un peu de magie, dans cette inertie moroseeeuuuh... sauf que cette fois le gentil magasinier de mon boulot s'arrête en passant à la porte de mon bureau. La semaine passée, je lui demandé de se procurer les billets de train nécessaires à mon excursion parisienne de la semaine prochaine auprès de l'agence de voyage habituelle (je ne sais pas pourquoi mais chez nous c'est le magasinier qui est affairé à cette tâche, c'est comme ça et puis c'est tout). Lui d'habitude plutôt affable et de bonne composition me lance un regard assez froid et me lâche presque sèchement :
" - Bon je suis allé chercher tes billets de train, mais la prochaine fois tu pourras y aller toi-même"
Immédiatement, mon signal d'alerte rouge intérieure se déclenche, oh mon dieu, oh mon dieu qu'ai-je donc fait ? Je m'enquiers rapidement de la raison de ce changement inopiné dans la procédure :
" - Ah, euh... mais euh... pourquoi ?" (sur un ton très véhément comme tu l'imagines bien)
Il change alors totalement d'expression pour passer sur le registre sourire presque complice avec l'oeil malin (il est un coutumier des airs faussement méchant avant de retourner sa veste) :
" - Parce que visiblement, la petite jeune de l'agence de voyage, comment elle s'appelle déjà... euh... Brigitte, oui, c'est ça, Brigitte**, et bien elle aurait bien voulu que ce soit toi même qui vienne chercher tes billets. Tu as même un sacré ticket avec elle si tu vois ce que je veux dire...
- Ah euh... hein ouais (grand sourire d'apparat, note bien, d'apparat), ben c'est toujours bon à savoir
- Ouais ouais, visiblement tu lui a bien plus. On a parlé de toi un petit moment mais bien sur elle m'a demandé de ne rien te dire.
- Bah ouais, évidemment ! (avec un rire gras. Je maîtrise le rire gras depuis peu)."
Et puis il retourne vaquer à ses (nombreuses) occupations. Brigitte, je l'ai vue trois fois au début de l'été pour préparer mes déplacements de juillet en Guadeloupe, puis à Lyon la semaine suivante, puis à Los Angeles les deux semaines d'après (elle doit me prendre pour un grand voyageur, Brigitte). Et ouais, je suis comme ça, moi : grand sourire lumineux (non, pas illuminé, lumineux, j'ai dit !), oeillades en veux-tu en voilà, humour léger drôle et sympathique (ravageur, quoi, c'est évident !), et voilà le travail !! En plus, il faut bien dire qu'elle est très très mignonne Brigitte (si si, je vous jure même moi je la trouve bien, c'est dire). Rhalala, quel succès vraiment...
Ca me fait penser à ce billet sur mon physique écrit au tout début de mon blog. Je pense que je vais me mettre à faire de grands clins d'oeil pour plaire encore plus aux filles. T'en penses quoi, Grand Schtroumpf ?
Un détour par ma santé mentale, Martin Rappeneau
** : Il est possible que le prénom ait été modifié pour des raisons de confidentialité que tu comprendras, bien sur.
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dimanche, 27 septembre 2009
The Big Machine et fantaisie
Je trouve le nouvel album d'Emilie Simon complètement fou. C'est pour cela qu'il me plait autant, y compris sa voix que certains trouvent insupportable. Une belle illustration à mon sens de cette citation d'Oscar Wilde que j'aime tant : "On devrait toujours être légèrement improbable". L'album accompagne d'ailleurs fort bien, je trouve, ma lecture du moment : Alice au pays des merveilles. Je me sens d'humeur fantaisiste, avec quelques envies d'absurde.
The Cycle (The Big Machine, Emilie Simon)

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dimanche, 20 septembre 2009
Mémoire d'outre-tong (2)
Le refrain est tout proche de celui de l'an passé.
Je suis repassé aujourd'hui à la Guimorais par les mêmes chemins de promenade en bord de mer qu'il y a deux semaines mais en lieu et place des légères et joyeuses tongs d'il y a quinze jours je portais cet après-midi de solides chaussures de marche. J'avais cette fois le plaisir d'être accompagné par un joyeux petit groupe.
Il est vrai qu'il y a deux semaines, je m'étais retrouvé bien démuni lorsque, au milieu de la vase, je ne savais plus de quel côté me tourner... Je m'en étais tiré avec de longs moments d'hésitations sur l'itinéraire à suivre et mes fidèles tongs (celles qui m'ont accompagné cette année sur les pentes d'un volcan guadeloupéen ainsi que sur le marbre des meilleurs palaces végasiens) en bien piteux état. Tu m'aurais vu, complétement perdu, seul, avec vingt-cinq mètres de vase bien glissante partout autour de moi, je ne faisais pas tellement le fanfaron (je n'avais pas demandé à faire Koh-Lanta, moi).
La balade de ce jour en joyeuse compagnie fut riche en fous rires et boutades amusées, belle comme un beau dimanche ensoleillé. Mais un dimanche de fin septembre. Alors, toute à l'heure, je me suis résolu à remiser mes tongs (parfaitement nettoyées, c'est heureux) au placard, avec une petite moue de désapointement et la mine boudeuse. Je n'aime pas les fins d'été. Vraiment pas.
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vendredi, 18 septembre 2009
Et si on parlait un peu de (haute) gastronomie ?
- Incroyable, il y a deux semaines, je me suis aperçu que mon pot de nutella était entamé depuis si longtemps qu'il a pris goût de vieux.
- Le semaine dernière, j'ai essayé les nouilles chinoises toutes prêtes dans leur pot en plastique à passer au micro-onde. C'était pas fameux. Pas effrayé pour autant, ce soir je tente les nouilles chinoises en sachet. J'ai juste à verser un peu d'eau bouillante dessus et attendre un peu en répétant trois fois Abracadabra, et c'est prêt. C'est pas fameux non plus, à vrai dire. C'est même bien pire. J'aurais peut-être pas du les choisir au curry, aussi, c'est pas très malin. De toutes façon, rien de vaut mon méli-mélo de chèvre et courgettes au samon fumé.
- Les desserts au Panna Cotta que l'on mange au self de mon boulot sont peut-être bien la meilleure chose qui soit. Surtout avec quelques petits morceaux de fraises.
- Demain matin, j'ai prévu de profiter de mon petit déjeuner tranquille pour me délecter (enfin) de biscottes à la confiture de ma Manman... (on annonce beaucoup de vent, un temps à manger des biscottes).
- Ce chocolat de chez Croisement, au lait avec des noisettes et des raisons secs est une rudement bonne idée. Une réussite à mes yeux.
Ben, voilà je vais manger mon dessert, moi.
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mardi, 08 septembre 2009
Marée montante
C'est un pique-nique du soir improvisé rapidement sur la plage, sur une idée que l'on m'a suggérée.
Je suis venu prestement, affublé de mes deux petits sandwichs de pain brioché au saumon fumé et à la roquette. Il est environ vingt heures lorsque j'arrive sur la digue. La journée a été riche en évènements improbablement rocambolesques que je parviens mal à énumérer dans mon esprit.
Les derniers baigneurs sont encore à pied d'oeuvre pour quelques temps alors que la mer gagne rapidement des centimètres sur le sable. Je m'attarde à dénombrer d'autres pique-niqueurs isolés puis à suivre brièvement la partie de raquettes de plage qui se déroule sous mes yeux. A cette heure, on ne joue plus que sur le court central.
Il y a aussi là bas ce joggeur en maillot de bain qui longe la plage en tutoyant l'extrémité des vagues les plus intrépides. C'est probablement l'une des dernières fois que je viens ainsi contempler la plage avant de m'éloigner de Mouetteland. J'ai été bien inspiré de choisir ce pain brioché pour mes sandwich. Je ne suis pas peu fier de cette innovation. Il y a au loin ces femmes et leurs deux caniches noirs qui courent bêtement dans tous les sens, bien moins respectables que ce docile ratier beige allant dans le sens contraire qui les regarde avec tout le dédain qu'ils méritent.
Assis sur le sable et adossé à la digue, je balaie à plusieurs reprises du regard l'ensemble du panorama, m'assurant au passage de l'absence de volatiles mal intentionnés. La marée monte à une vitesse surprenante. Les joueurs de raquettes se rapprochent régulièrement de la digue, les baigneurs regagnent leurs serviettes et je m'affaire à entamer mon second sandwich parce qu'après tout, une évacuation furtive n'est peut-être pas à exclure. Je prends tout de même le temps de sortir ma bouteille d'eau et boire aux trois ans de mon blog qui s'annoncent demain (comme tu le vois, une occasion célébrée à sa juste valeur).
Les deux femmes aux caniches semblent se disputer avec l'un des autres promeneurs pour une raison qui m'échappe (il est vrai que Regina Spektor chante un peu trop fort dans mes oreilles pour que je puisse saisir quoi que ce soit). Mon repas est terminé, je reste quelques instants encore, blotti derrière mon pull, à regarder la marée monter inexorablement.
- Il est temps de partir Grand Schtroumpf ?
Apparemment oui. Je saisis mon sac et remonte quatre à quatre les escaliers de la digue. C'était un gentil pique-nique improvisé. C'était bon, c'était bien, c'était doux.
C'était simple.
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