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mercredi, 29 novembre 2006

Sa main, dans le noir

Le film n'a pas encore débuté, nous sommes à peu près au milieu de la salle. Sur notre droite, un groupe de quadra poursuit une conversation bruyante dont le sujet me reste inconnu. La séance sera presque pleine. Il est assis à ma gauche et nous échangeons des mots souriants en attendant que l'obscurité vienne orienter l'attention de chacun sur l'écran. Le brouhaha a ceci d'agréable qu'il nous rend discrets au milieu de l'assemblée.

Le noir se fait. Enfin. Et puis au même moment il vient poser sa main sur la mienne qui se referme doucement comme par reflexe pour la tenir enserrée.

Pendant tout le film, nos mains restent liées, abritées des regards inquisiteurs par l'obscurité. Pendant ces quatre-vingt-dix minutes de sourires, de bonne humeur et de fantaisie, je tiens sa main entre mes doigts, à quelques mètres des autres, ceux qui ignorent tout de la joie qui me parcourt à ce moment...

dimanche, 26 novembre 2006

Le coeur de l'automne

La semaine prochaine, décembre pointera le bout de son nez avec son cortèges d'images enchanteresses dans sa hotte. Quoi qu'en dise le calendrier, décembre, ce n'est plus tout à fait l'automne, un pied en hiver, l'autre aux fêtes.
 
medium_DSCN0071.JPGOfficiellement, novembre est le mois que j'aime le moins (c'est écrit dans ma page à propos). C'est valable onze mois sur douze. Parce qu'une fois plongé dans ces ambiances humides et sombres, je m'y trouve bien. Ces quelques balades vertes au bord de l'eau sous un ciel gris et une lumière en sourdine, ces moments de calme devant un décor à la fois attirant et attristant, ces quelques arbres semblant être entrés en hibernation désolée.
 
Et je revois ces souvenirs de chasse aux champignons puis aux châtaignes, les pas légers amortis par la mousse, les ciels tourmentés de fin d'après-midi, le chemin piégeux le long de la parcelle, celui qui descendait vers le bourg... Novembre a ses plaisirs insoupçonnés que je n'arrive pas à capter le reste de l'année.
 
Il reste quelques jours. 

lundi, 20 novembre 2006

Et que la lumière soit

Je suis dans la voiture, il fait bien sombre en cette fin d'après-midi humide. La clé dans le contact. La lueur des phares, un peu de lumière pour que le voyage puisse débuter. 

La route est tranquille, parfois sinueuse et toujours encombrée mais elle s'accompagne de ton souvenir. Je me rapproche. Toujours la même obscurité aux alentours, les même voitures anonymes en face, jouant le même ballet, telles des figurantes en première partie d'un spectacle en devenir. L'heure tourne, les panneaux défilent, la pluie s'en mèle, comme pour me faire patienter toujours un peu plus plus, les essuies-glaces viennent grossir les rangs du défilé répétitif présenté à mes yeux.  

La ville se fait accueillante, moins sombre, avec ses bâtiments connus, accrochés à mes souvenirs souriants. Je suis tout proche. La même place pour me garer, elle m'attendait, sans doute. L'entrée de l'immeuble, retour à un instant d'obscurité.

Je suis sur le palier, il fait bien sombre en ce début de soirée mouillée. Ta porte entre-ouverte au bout du couloir laisse passer un peu de ta lumière.

Et tu es là.

mardi, 14 novembre 2006

Lyon est meilleur en foot qu'en banque

Aller cloturer ses comptes au crédit de la ville qui domine le championnat de France de foot, ça rappelle un peu un passage des 12 travaux d'Asterix.

(Précisons que j'ai ouvert ces comptes il y a un an, bénéficiant au passage d'une offre préférentielle pour une asso de mon école avec un an de gratuité totale et que j'ai laissé le tout dormir pendant 11 mois et demi) 

Parce que le premier bureau à l'entrée de l'agence n'est pas un guichet (il y a un panneau qui indique les guichets plus loin sur la gauche, un monsieur assis au-dit bureau qui vous regarde et ne vous dit même pas bonjour, on se demande bien ce qu'il fait là d'ailleurs).

Parce que pour entrer dans l'espace guichet, il faut à nouveau franchir une porte vitrée après que la dame à l'intérieur elle ait bien vu que je n'ai pas l'air d'un terrorriste.

Parce qu'une fois arrivé à ce fameux guichet, voici la conversation rapportée le plus fidèlement possible :

- Bonjour, je viens pour cloturer mes comptes

- Vous êtes étudiant ?

- Euh ... oui    [ça se voit tant que ça ?]

- Dans ce cas, il faut ressortir et vous diriger vers le bureau qui est juste à droite, caché derrière les pancartes

- !?!? ... ah 

Parce qu'une fois ressorti de l'espace guichet et arrivé au bureau méga-génial pour les étudiants :

- Bonjour, je viens pour cloturer mes comptes

- Vous avez pris rendez-vous ?

- ?!?! Parce qu'il le faut ?

- Oui, évidemment 

- Alors je vais prendre rendez-vous

- Samedi prochain ça vous va ?

- Pas du tout [et en plus, après réflexion, ça tombait le 11 novembre :-) ] 

Parce que cette agence ferme le soir à 17h30 et c'est quand même pas très pratique, le rendez-vous est finalement pris le vendredi suivant de 13 à 14h, parce que, bien sûr il faut prévoir une heure pour cloturer 2 comptes qui regroupent une fortune de 50 €.

Parce que ce fameux vendredi j'arrive à 13h au bureau super-méga-génial pour les étudiants où se trouvent trois personnes qui discutent : 

- Bonjour j'ai rendez-vous à 13h

- Ah oui, c'est certainement avec Mme B., elle est partie déjeuner, elle va bientôt revenir, sans doute.

- ?!?!?!

Parce que Mme B. est arrivée avec 15 minutes de retard et s'est montrée d'une amabilité quelque peu discutable (à croire que je venais cloturer mes comptes ... mais bon, passons)

Parce que Mme B. m'a fourni un papier que j'ai ensuite dû aller fournir au guichet normal, le "tout-venant", celui avec des même-pas-étudiants (quelle horreur !), celui où j'étais allé une semaine plus tôt, quoi, pour obtenir mes 50 €. 

Parce que le guichetier du vendredi après-midi (dont on aperçoit juste le front et les sourcils) fait certainement tout son possible mais là ça commence à faire un peu long, quand-même...

Parce qu'au total on m'a fait signer 6 documents différents sans jamais me demander la moindre pièce d'identité. N'importe qui muni de mon numéro de compte aurait donc pu venir tout cloturer à mon insu sans aucun souci. Ca fait (un peu) peur, je trouve.

Loin de moi l'idée de faire de la mauvaise publicité, j'avais juste besoin de me confier ... 

lundi, 13 novembre 2006

Et les citrouilles redevinrent de simples potirons...

Il y a quelque temps, j'avais prévu d'écrire un billet pour dire tout le mal que je pensais d'Halloween et vous confier en ces lieux discrets mes espoirs de voir s'effriter la popularité de cette manifestation désolante (à mes yeux).

J'avais prévu de vous dire l'énervement suscité par ces adolescents de treize-quatorze ans capables de passer trois fois dans la  soirée en gardant toujours ce même air benêt pour lequel ils semblent prédestinés alors qu'on ne les vois jamais le reste de l'année (à se demander si ils sont vraiment du quartier, bah oui, tiens, au fait). Et puis, au passage, sans être mauvaise langue (à peine), certains avaient les joues bien assez charnues comme ça, hein.

J'avais prévu de vous conter mon désolement à la découverte des vitrines de boutiques (de la librairie au salon de coiffure en allant même jusqu'à la pharmacie) parées de tissus oranges et de toiles d'araignée sordides.

J'avais prévu de vous décrire la consternation qui m'habitait face à la systématisation des soirées étudiantes "Halloween" (un prétexte de plus).

medium_DSCN0164.JPGEt puis finalement, vous l'avez vu passé vous ? Parce que moi, à peine. Aurais-je enfin été exaucé ? Je ne me rappelle pas avoir vu une vitrine orange. Le soir venu, pas une fois la sonnette n'a retenti. Les rayons des magasins se sont limités à la portions congrue (c'en était presque ridicule, mouhahaha !). Je n'ai pas vu une seule citrouille piteusement déguisée en sorcière. Les seules citrouilles que j'ai vues avient l'air bien sages, de gentilles citrouilles qui ne demandaient qu'à se faire discrètes. Parce que, j'en suis sûr, la citrouille en a plus qu'assez qu'on lui rebatte la tige avec ces histoires de sorcières de bonbons et de fantômes !

Halloween, serait donc devenu has been ? Chic alors !

Alors on ne verra plus ces gentils bambins de cinq-six ans dans leurs déguisements attendrissants et avec leur sourires timides qui venaient faire leur petite collecte sous le regard protecteur et bienveillant d'un parent qui restait légèrement à l'écart ?

C'est dommage...  

lundi, 30 octobre 2006

Souvenir...

... de mon délicieux week-end :-)))) .

  medium_DSCN0125.JPG

 

 

jeudi, 26 octobre 2006

"Le 27, changez ce qui doit l'être"

Le 27 janvier dernier, j'ai passé une soutenance pour un projet personnel d'orientation dans le cadre de mes études. Un travail un peu prise de tête où l'on doit prendre du recul sur soi (qui suis-je ? mes qualités, mes compétences, mes limites, mes ambitions...).

Ce projet est l'occasion de prendre un moment pour soi, de tenter de de regarder évoluer pour être plus sûr de ses choix et éviter de se dire dans dix ans qu'on n'a pas la vie (professionnelle) que l'on aurait souhaité. Evidemment, la réflexion engendrée dépasse largement le cadre professionnel. J'ai voulu me servir de ce travail de réflexion comme d'un déclic pour enclencher quelque chose et pouvoir me sentir plus acteur de ma vie. Le travail écrit qui correspondait à l'aboutissement de ce projet contient ainsi de nombreuses phrases à double sens. Evidemment, j'étais seul à le savoir mais ce projet, c'est comme un blog, on l'écrit aussi (surtout ?) pour soi.

Et puis est venu le temps de préparer la soutenance, quelque chose d'assez intimidant car très profond et personnel. Nous avions totalement carte blanche compte tenu du côté particulier de l'exercice. La semaine précédente, j'avais été amusé par un de mes horoscopes quotidiens dans le bus : "il faut savoir saisir l'occasion lorsque qu'elle se présente" (vraiment, ils sont trop bons ceux qui font l'horoscope dans les bus de ma ville!! ;-) ). Et puis le samedi d'avant la soutenance, je m'était précipité sur mon TV magazine pour découvrir (avec distance et ironie, bien sûr) ce que cette chère Elizabeth T. envisageait pour ma semaine. Le petit paragraphe consacré aux béliers du deuxième décan se terminait par une phrase qui a résonné en moi comme une évidence : "le 27, changez ce qui doit l'être".

Disons que cela m'a fait rire, mais je n'ai pas voulu passer à côté de cette occasion de changer ce qui devait l'être, la coïncidence était trop grosse pour ne pas être exploitée. J'ai donc intitutlé ma soutenance "le 27, changez ce qui doit l'être" en précisant au jury d'où cette phrase venait (ce qui les a bien fait rire, au passage). A la fin de la soutenance, le jury m'a fait des remarques dont eux-mêmes n'ont pas réalisé la portée : "vous êtes prêt à sortir du cadre imposé par votre éducation et à parler avec votre propre voix ... vous ne vous faites pas d'illusion mais vous êtes plein d'espoirs".

Depuis ce jour, je m'efforce de changer les choses à mon rythme et je me répète parfois cette phrase-titre pour me donner du courage.

Merci Elizabeth ;-) .

mardi, 24 octobre 2006

Paradoxe

C'est étonnant, cette sensation de se sentir perdu, complètement dans le doute, et pourtant très confiant en l'avenir. Je dirais même plein d'espoir. Je ne sais pas de quoi de demain sera fait mais je l'imagine plaisant (et accompagné, j'espère, enfin, je rêve, j'ai le droit). C'est ce qui me fait avancer, sans doute.

Je n'ai jamais été d'un naturel très optimiste et pourtant, maintenant c'est le cas. Pourquoi maintenant ? Peut-être parce qu'enfin je me sens prêt. Ouais, je crois. J'ai envie de croire que ça ne va pas fort mais que bientôt ça ira. Tout ira.

(promis, je referai des billets plus longs et plus intéressant, un jour bientôt :-) )

 

samedi, 21 octobre 2006

Doux comme un agneau...

Il y a quelques temps, j'ai reçu le book de fin d'année de ma promo, un livret dans lequel nous avons chacun un portrait en mots et en photo. Le portrait qui m'est dédié fait référence à mon "ironie mordante" . Par ailleurs, ce book c'est l'occasion de recevoir quelques mots gentils de la part de nos amis de la promo, voici des extraits de six des sept mots qu'on m'a écrit : 

(Note de l'auteur : je tiens à préciser que dans leur intégralité, ces messages sont tous très sympa, nan, parce que là sinon, on pourrait avoir des doutes...) (et puis le meilleur des messages n'apparaît pas ici)
- Copain n°1 (galanterie oblige ;-) ) : "ce dont je me souviendrai ce sont tes petites phrases et tes remarques, comment dire ... acerbes, piquantes mais toujours justes et tombant au bon moment ..." 
- Copine n°1 : "...tu es quelqu'un de très sarcastique car tu adores te moquer des gens (où quelques fois je suis d'accord avec toi)..."
- Copine n°2 : "...tu as toujours les mots ou les remarques pour nous faire rire (ou enrager, ça dépend de ton niveau d'ironie)..."
- Copine n°3 : "L'artiste peau de vache de la promo, que te dire sans ironie bien sûr..."
- Copine n°4 : "...le Joss est sarcastique et ironique...
- Copine n°5 : "...tes réparties font de toi un phénomène alors continue comme ça mais s'il te plaît épargne moi." 

J'comprends pas, moi qui si gentil en toutes circonstances, une vraie crème. Ils ont du se trompé de personne. Bon, c'est vrai, parfois, il m'arrive d'envoyer quelques petites remarques bien aiguisées...

MAIS ("la parole est à la défense"), je dirais que si je fais tout ça c'est parce qu'au fond je suis quelqu'un de gentil, on me le dit aussi, des fois, et puis un test de personnalité me l'a confirmé (na !). Alors il faut bien que je me défende, pour éviter de paraître trop fragile ou vulnérable. Une gentille brebis déguisée en méchant loup, voilà tout. Et ça marche...

vendredi, 20 octobre 2006

Piquant attachant

Hier, je suis allé voir Les Rebelles de la forêt. En voilà un film qu'il était pas prise de tête ! J'ai bien rigolé. C'était le but. Alors oui, c'est vrai, c'était pas hyper-hyper-philosophique mais ça fait du bien de se débrancher un peu la tête pendant deux heures et de rire comme si j'avais retrouvé mes huit ans.

Je disais donc que ce film m'a bien plu et puis le message du genre, "sauvons la forêt" était très explicite, donc c'est un peu comme si j'avais vu Une vérité qui dérange, non ? (Non !? Ah bon). Dans le film, j'ai eu une tendresse particulière pour le petit  hérisson . Il m'a beaucoup fait rire (et ma voisine aussi). Il était bleu (oui, bleu) et moi, un hérisson bleu ... à première vue ça m'aurait pas trop branché (ben j'en avais jamais vu, en fait). Mais non, en fait il s'en est bien sorti dans son rôle genre Caliméro bleu et piquant, un texte pourtant pas trop fourni ("c'est mon pote"), disons que tout était dans le regard et la voix. Attachant.

Et puis quit à parler de hérisson, je ne resiste pas à l'idée de vous proposer d'aller lire ce petit morceau de poésie écrit par LE hérisson. C'est un coutumier du fait que j'aime beaucoup lire (en plus, de tous les blogueurs dont je connaisse l'origine géographique, c'est celui qui vit le plus près de chez moi, et de loin :-) ).

Et pendant que j'y suis, la vision sur son blog d'Emilie et son hérisson Arthur a fait remonté chez moi des souvenirs enfouis de tout petit. J'ai mis beaucoup de temps à me souvenir où j'avais vu ces dessins (je ne vais pas les copier ici, vous n'avez qu'à allez voir !). Jamais je ne m'en serai rappelé sans ce blog. Merci à toi, si tu lis ceci pour ces tendres souvenirs de maternelle...