Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 16 avril 2007

Joss découvre la vie : meeting de François B et voiture verte

A moins d'être incollable sur ma page à propos, vous ignorez sans doute qu'il y a une chose que je déteste, ce sont les voitures vertes (sauf si elles appartiennent à certains de mes lecteurs chéris, ça va de soi). Non, mais c'est vrai, moi je trouve que vert, c'est vraiment pas une couleur pour une voiture. Vert, c'est parfait pour un ciré et des bottes en caoutchouc, voilà tout.
 
Sans aucune transition, passons à mon actualité de la semaine passée. Mercredi dernier donc, il se trouve qu'un certain François B faisait un meeting politique dans ma ville (je ne dirais rien de plus sur l'identité de ce candidat, serez-vous assez perspicaces pour le démasquer ?). Je ne suis pas un fanatique de François B (avant la semaine dernière, je croyais que ça n'existait pas, les fanatiques de François B), je ne suis d'ailleurs pas encore sur de mon choix pour dimanche prochain mais je n'avais jamais assisté à un meeting politique alors juste pour l'expérience, on s'est dit, mes copines et moi, que ça pourrait être amusant...
 
18h30, parc des expo de ma ville, ça fait déjà un petit moment qu'on est là et on poirotte. Gentiment. On s'occupe en cherchant si certains centristes peuvent mettre en avant des arguments physiques comme on peut. La salle est pleine à craquer, on a bien fait d'arriver en avance. La foule est parsemée de T-shirt oranges habillant des gens drôlement motivés (à fond d'dans, ça ferait presque peur).
 
Les élus locaux de l'UDF occupent le micro bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla bla. C'est un peu longuet cette histoire qui nous retrace les personnages pilliers de l'UDF dans la région (2 sur les 4 sont morts, d'ailleurs) (paix à leurs âmes) bla bla bla bla bla bla...
 
Un peu de brouhaha, des mouvements de foules. Quelqu'un nous annonce au micro une "bonne nouvelle" : "Monsieur B. est en route" (quelle bonne surprise, ça fait juste trois quarts d'heure qu'on croyait qu'il était arrivé). Nous sommes debout au fond de la salle. Il y a derrière nous une dame que je qualifierais de adepte de la secte de François B bien motivée comme il faut. On voit à sa façon d'applaudir qu'elle a le centre dans la peau.
 
pffffff...
 
C'est long tout ça...
 
Soudain, 19H30, la foule est en délire sur notre gauche, mais, mais mais je vois sa main, c'est fabuleuuux !!!!!! Il fait bonjour avec sa main (quel homme !). Il arrive sur le grand estrade où une quarantaine de potiches, garçons et filles entre 20 et 30 ans finit tranquillement de prendre racine. Ca y est, on le voit, on voit une star !!
 
Et enfin, il s'exprime...
 
Et moi je regarde consciencieusement la dame qui fait la traduction en langage des signes. Quel boulot fantastique cette dactylographie gestuelle, chorégraphie unique et éphémère, la danse de la politique en quelque sorte. Elle met une énergie étonnante. Il me vient alors une réflexion de tout premier ordre : elle doit vachement transpirer avec un boulot pareil...
 
... j'imagine alors très bien une publicité pour Re*xona où l'on verrait une traductrice pour les sourds et malentendants qui nous dirait "grâce à Re*xona, je reste fraîche jusqu'à la fin du discours de François B. et j'ai même pas peur". C'est alors qu'elle profite d'un moment de silence pour s'eclipser et être remplaçée par une autre pendant qu'elle a droit à un peu de répit bien mérité. C'est dingue comme c'est bien pensé ces trucs-là...
 
Sinon, notre bon François pendant ce temps, ben, il parle, il parle. J'avoue m'être un peu égaré dans mes pensée. Exactement Un peu comme à la messe lorsque j'étais enfant. Il développe ses idées... Euh de toutes façons on était là pour voir la forme, pas le fond, hein les filles ?
 
D'ailleurs, après un certain moment, nous échangeons quelques regards entendus: nous allons prendre congé discrètement de François B. et ses nombreux amis et nous diriger vers la sortie évitant ainsi la cohue de fin de meeting (bah oui, on t'aime bien françois, mais le mercredi y a quand même la nouvelle star à la télé !).
 
Nous déboulons fièrement sur le parking prêts à embarquer dans la pimpante 205 et là, surprise, nous sommes garés dans une allée où des gens ont laissé leur voitures à chaque bout. On est coincés ! Victimes du succès populaire de François !
 
Et si cétait le message symbolique à retenir de la soirée ? Le centre, ce serait l'impasse, plus de sortie possible... 
 
Nous sommes résignés à attendre la fin du meeting pour que la voie puisse s'ouvrir lorsqu'après quelques minutes, un petit monsieur garé en travers en face de nous vient lui aussi reprendre son véhicule. Petit coup d'oeil furtif. Oui, avec un peu d'adresse en manoeuvrant, le départ de cette voiture devrait nous permettre de quitter les lieux...
 
Après un peu de suspense (ouh, elle a eu chaud la Vel Satis à côté) la petite 205 profite de son svelte gabarit pour se hisser entre les rangées et nous mettons les voiles.
 
Voici le point central de cette histoire (oui, finalement, il y en a un, même moi ça me surprend) : la voiture du petit monsieur qui nous a libéré le passage, elle était VERTE !!
 
Et si la symbolique de la soirée finalement c'était : pour trouver une solution, travaillons aussi avec ceux qui ne nous reviennent pas au premier abord, et si il fallait être capable d'accepter même ceux qui ont des voitures vertes ? (si ça c'est pas signe d'une grande tolérance !). 
 
Voilà voilà. comme quoi, je peux aussi faire preuve d'un incroyable esprit d'analyse... 

mardi, 03 avril 2007

24

Le jour de mes onze ans, je me rappelle avoir pris tristement conscience que je grandissais (même si tout est relatif) et j'ai commencé à repérer toutes les choses que je faisais peut-être pour la dernière fois parce que petit à petit, je devenais de moins en moins enfant. Pendant quelques années, je faisais un listes de choses que j'allais m'interdire parce que ce ne serait plus de mon âge. Je ne ferai plus de toboggan, je regarderai moins les émissions pour enfants... 
 
Le jour de mes onze ans je me rappelle avoir avoir été déprimé parce que le temps avançait et que je suivais à marche forcée. Une sorte de nostalgie préadolescente que j'ai du mal à justifier. Rebelotte à 12 ans, 13..., 20...
 
A chaque année qui s'égrainait je listais d'un côté ce que je ne devrais plus faire et de l'autre ce que j'étais sensé découvrir et qui me faisait toujours défaut, les expériences supposées de la vie d'ado qui me restaient à moi totalement étrangères.
 
Pour ces raisons saugrenues, j'ai toujours plutôt mal vécu mon anniversaire, symbole récurent du temps qui passe et aussi de ma vie qui n'avance pas. Et puis il y a eu ce que je raconte dans le billet précédent qui est venu me faire avancer (pas de bol pour ce qui n'ont pas vraiment compris de quoi je parlais...).
 
Aujourd'hui j'ai eu 24 ans. Toute à l'heure, au moment du gâteau, j'étais souriant, j'étais heureux. Avec mes parents et mon frère, j'ai simplement évoqué des souvenirs d'enfance qui m'ont bien fait rire. C'est la première fois depuis mes onze ans que j'étais heureux de voir débarquer ma date à moi, celle où je grandis toujours un peu.
 
(le genre de billet qui n'intéresse que moi, mais parfois, c'est bien aussi d'écrire pour soi  :-)

mardi, 06 mars 2007

Alors ça passe par le frisson

Je pleure peu. Il m'arrive parfois (rarement) de me sentir les yeux humides mais de vraies larmes, celles qui font les yeux rouges ou même simplement brillants, ça ne m'arrive pas, à croire que je n'y arrive pas. Ce n'est pas bien, grave, j'en conviens. La dernière fois que j'ai pleuré avec des larmes, des vraies, je n'arrive pas à me rappeler quand c'était.

Je pleure peu, mais je frissonne. Beaucoup. Facilement. Tous ces petits picotements qui viennent immanquablement parcourir mon corps à l'évocation d'une situation touchante, cette vague qui vient déferler le long de mon dos ou courir sur mes bras sans que je puisse y faire quoi que ce soit, me laisse une impression mitigée.

C'est déroutant de voir que je ne peux contrôler la réaction émotive de mon corps à des évènements qui paraissent souvent bien anodins. C'est agréable de me sentir réagir malgré moi, malgré toute raison, agréable de me sentir vivant, un peu plus qu'à l'habitude. Ma façon à moi de vibrer en quelque sorte.

medium_michou.jpg Hier soir, je me suis laissé entraîné avec deux copines pour voir Michou d'Auber. C'était tendre, souriant, touchant, très touchant même. Alors bien sûr, je n'ai pas pleuré (contrairement à l'une de mes accompagnatrices !) mais les frissons n'ont cessé d'aller et venir pendant qu'un sourire récurrent dictait les courbes de mes joues.

C'était un très joli moment. Il est parfois bien agréable de laisser aller à frissonner.

 

 

mercredi, 28 février 2007

Partie sans un mot...

Je fais partie des gens qui sont souvent au régime sandwich le midi. Au voisinage de mon école, trois boulangeries se font concurence dans mon coeur. Il y a la boulangerie magique, celle où les desserts sont immenses (même que je peux cacher ma tête derrière un pain aux raisins, si je veux) mais qui est un peu éloignée. Il y a la boulangerie marrante, celle où la vendeuse a souvent une bonne blague à faire, et puis il y a LA BOULANGERE MECHANTE. Ses sandwichs sont délicieux mais elle est ODIEUSE.

Elle est super speed la boulangère méchante à l'heure de pointe, elle ne laisse pas le temps de minauder au moment où l'on aimerait tellement pouvoir peser le pour et le contre entre un sandwich simple et une formule, entre thon et poulet, entre pain au barbecue et pain aux céréales... Mais elle n'a pas le temps, elle agresse, elle trépigne, elle fusille du regard le client indécis pris tel un lapin dans les phares d'une voiture.

"Vous voulez un sandwich au poulet ??? et vous pouviez pas le dire tout à l'heure quand j'ai demandé s'il fallait en refaire, non ?!?!?!?!" (Ben non, la dame elle pouvait pas puisque quand t'as posé la question aux gens qui faisaient la queue elle était pas encore entrée dans la boulangerie) (j'ajouterai même : "connasse").

Ses coups d'humeur et ses attitudes ont animé tant de nos conversations depuis trois ans. Les vendeuses, tyrannisées se sont succédées pendant un bon moment avant qu'une petite jeune à l'allure traumatisée peu dégourdie ne finisse par prendre fermement le poste. Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit en fait de sa fille (tu m'étonnes). Son manque d'amabilité a progressivement eu raison de ma patience, me poussant à délaisser son commerce au profit de la boulangerie magique et de la boulangerie marrante.

Et puis cette semaine, j'ai appris la terrible nouvelle, la boulangère méchante est partie. Elle a vendu sa boutique et s'en est allée vivre en Bretagne (tremblez, petits bretons !!). Elle est partie en douce, pendant une semaine où j'étais en stage et donc absent. On ne la reverra donc pas.

Et à ce moment, je m'aperçois que c'est un petit peu comme un personnage secondaire dans une série télé, c'est lorsqu'ils quittent la série que l'on se rend compte qu'on s'était attaché :-( . Elle était méchante (méchante ! méchante ! méchante !) mais on aimait tant parler d'elle. Elle portait en elle une partie de l'âme du quartier. Et il est peu probable que ses remplaçants aient la même saveur épicée.

(tiens, il doit un peu ressembler à Plus belle la vie, ce billet :-) ).

 

mercredi, 14 février 2007

Petit constat heureux

En ouvrant ma boîte mail tout à l'heure, pour la toute première fois de ma vie, j'ai aimé la Saint-Valentin.

lundi, 29 janvier 2007

2 - 7 - 2 - 7 ...

Je reprends la chaine que me transmet Martin, mettre quelques mots sur sa vie de toutes les années en 2 et en 7.

1982 : j'ai été conçu (oui si je compte bien, y a pas de doute :-) !) 

1987 : je découvre avec malice les joies de la maternelle : parfois, les larmes sont un moyens très efficace pour obtenir ce qu'on veut... (oui, j'ai honte)

1992 : la vie était simple, elle était belle. Il n'y avait pas d'angoisse, pas de doutes, tout m'était facile, l'école, les copains, j'étais même assez populaire. Si j'avais une baguette magique, je crois que j'aimerais revivre mes 9 ans. 

1997 : la vie était compliquée et triste. L'entrée au collège avait sonné le glas de mes illusions enfantines avec en décor lointain la peur de ce qui me paraitra inévitable. Ma timidité maladive, mes kilos en trop, ma peur des autres et parfois l'impression que rien ne va. 

2002 : égarement scolaire, politique de l'autruche. Doucement je m'éloigne, doucement je me perds.

2007 : pour la première fois j'ai été capable de répondre à quelqu'un qui m'a dit je t'aime

mardi, 23 janvier 2007

Considérations personnelles d'orientation

Aujourd'hui j'ai reçu un mail évoquant la possibilité de commencer des études de journalisme. C'est une chose que l'on m'avait proposé à un moment dans mes études. Après y avoir réfléchi j'avais choisi de ne pas insister (je n'en ai pas forcément les capacités, je ne me voyais pas demander à mes parents de payer le prix d'une école...). Pourtant, le mail que j'ai reçu a quelque chose d'intéressant (mais pas pour moi, donc), une possiblité pour quelqu'un qui se rend compte que son choix n'a pas été le bon de changer de voie, on ne sait jamais. L'occasion est à saisir rapidement, si des gens sont intéressés.
 
Juste après le bac (obtenu en 2001) (avec mention, hein !). Je me suis lancé dans des études de pharmacie. Je me voyais bien devenir pharmacien assistant dans une officine pour écouter cette chère Madame Michu me raconter ses misères et lui vendre son médicament, le Sorbatumalox. Mais je n'étais pas du tout intéressé par les matières scientifiques. Savoir comment fonctionnaient les rudiments de la mécaniques quantiques revétait à mes yeux une importance toute relative (c'est un doux euphémisme) et je ne mettais donc que peu d'enthousiasme dans mon travail.
 
Ce qui me plaisait vraiment c'était l'idée de montrer à Madame Michu qu'elle est écoutée : "oui, Mme Michu, le Sorbatumalox est un médicament très efficace", "oui, le docteur D. est vraiment un très bon médecin", et surtout "Mme Michu, il faut garder le moral, le Printemps arrive".
 
Ce qui devait arriver arriva, non, pas le printemps, mais mon échec au concours d'entrée en deuxième année (55 reçus pour environ 200 inscrits). J'ai alors suivi une réorientation qui m'a amené vers les études que je termine cette année. Aujourd'hui je ne suis pas sûr d'avoir fait le bon choix (y a t'il un bon choix ?) mais je pense sincèrement qu'il n'est pas mauvais. Et puis je crois faire partie d'une génération qui ne fera pas le même métier pendant toute une vie.
 
Je n'ai jamais eu ce qu'on pourrait appeler une vocation pour quoi que ce soit. Je n'ai jamais su quoi répondre à la question "et toi qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grand ?".
 
Peut-être parce que quand à 23 ans on en est encore à 1m66, on commence à se rendre compte que l'on ne sera jamais grand ;-) , en tout cas pas comme je l'imaginais à 8 ou 9 ans...
 

dimanche, 07 janvier 2007

Minuit sous ton parapluie

La foule est amassée sur la place, pas découragée par l'eau qui se déverse à n'en plus finir. Le concert d'Higelin vient donner de l'enthousiasme à la ville en ce soir de 31. Nous avons choisi de nous tenir à l'écart. Assez près pour ne pas nous isoler hermétiquement de l'ambiance, assez loin pour nous sentir à deux un peu seuls parmi cette assemblée, comme pour nous réserver jalousement nos voeux mutuels lorsque le moment sera arrivé. 
 
Nous sommes entrés en 2007 blottis sous ton parapluie. La pluie a ceci de plaisant qu'elle nous autorise à nous serrer pour la bonne cause, sous la toile noire et arrondie qui nous fraie notre passage entre les gouttes vers les premières secondes de janvier.
 
Merci la pluie pour ces gouttes opportunes. Et que l'année soit douce.

vendredi, 29 décembre 2006

Mon Noël s'étiole

Constat amer et fataliste, mon noël sera passé en transparence, disparaissant aussi légèrement qu'il m'est apparu. les symboles de noël quittent peu à peu ce qu'il reste dans la hotte de décembre.

Avec les années, les traces s'effacent comme un souvenir de plus en plus délébile. Plus de messe, plus de souvenir de cheminée, plus d'interminables parties de belotte, plus de matinée affalé auprès du sapin, plus de réveillon, plus de bougies éclairant une fenêtre le soir venu.

Plus de grand mère, aussi, personnage central qui venait légitimer la fête.

Et cette année plus de sapin, que des circonstances un peu tristes ont laissé au placard. 

Mon noël s'étiole, c'est peut-être un peu ça, grandir. 

lundi, 11 décembre 2006

Deux taches de lui

Un soupçon de mauve sur ma peau, deux petites taches. Assez visibles pour attirer mon regard dans le miroir, assez pudiques pour venir se cacher sous mon écharpe. Deux décorations, deux traces, indolores et éphémères. Je porte deux taches de lui.

Deux suçons dans le cou. :-)