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samedi, 05 avril 2008

Aléas musicaux

(oui pour ce billet je pompe un peu les Aléas de la mémoire musicale d'Alexandre)

Je m'étonne toujours de constater comme j'associe à une musique des sensations que j'ai pu ressentir au moment où j'avais l'habitude de l'écouter (Rassurez moi, ça vous fait pareil à vous ?).

Lorsque celle-ci passait en radio (enfin sur certaines radio, hein), je me sentais emmuré, mais "prêt à éclore"... bien du chemin depuis, et pourtant il en reste... 

Sur cette chanson j'ai accroché tant d'espoir. Pas d'ambition juste l'envie de croire que j'arriverai petit à petit à passer mes obstacles et avoir une vie un peu plus aboutie. Toujours le moi intemporel et le je transcendental de ma prof de philo...

 

Lisa Miskovsky, Lady Stardust



jeudi, 03 avril 2008

Quand les choses vont bien

En fin d'après-midi, je suis rentré du travail sous le doux soleil d'avril débutant. Le coeur léger, le sourire aux lèvres après une journée réussie. J'ai la chance d'être dans une situation plutôt positive en ce moment, où je peux être serein et je ne m'en rends pas toujours compte.

Aujourd'hui j'ai eu 25 ans et, ma foi, ça va plutôt bien. C'est aussi important de le dire. Et de savoir l'apprécier.

jeudi, 17 janvier 2008

Chemins croisés, à quarante ans de distance

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Chemins Privés, François Boivin. 
 
Par un complet hasard, j'ai eu l'occasion de lire ces derniers jours un livre écrit par un homme qui a passé son enfance dans une propriété toute proche du hameau où vivaient mes grands-parents maternels. Ceux-ci ont d'ailleurs travaillé pour les parents de cet homme pendant de nombreuses années. Aujourd'hui agé de 65 ans, il raconte dans ce livre de nombreux épisodes de sa vie à travers des nouvelles souvent cocasses, parfois très touchantes. L'ordre de ces nouvelles ne respecte pas la chronologie, on se prend ainsi au jeu amusant de recoller un à un les morceaux de sa vie et brosser une sorte de portrait intemporel.
 
Ce livre est bien écrit, il est bourré d'émotion, de sourires, de moments tendres. Mais surtout, ce livre me parle à moi, différemment du lecteur lambda. Il décrit entre autres des lieux dans lesquels j'ai passé tant d'après-midi de vacances, dans lesquels je me suis promené tant de fois... quarante ans après lui. Ce livre est aussi et surtout peuplé de personnages qui ont été cités si souvent dans les conversations de familles de mon enfance. J'y ai même retrouvé des expressions que je n'avais entendu ailleurs que dans la bouche de ma grand-mère, décédée il y a un peu plus de trois ans.
 
Je n'ai jamais rencontré cet homme qui vit aujourd'hui dans le sud de la France mais lorsque j'étais enfant, j'ai souvent vu sa mère, aujourd'hui décédée, et sa tante dont il parle abondamment dans le livre.
 
C'est une sensation vraiment étrange que de lire dans un livre les impressions ressenties par un autre sur des personnes ou des lieux que l'on connait soi-même. Bien sur, je ne prétends pas avoir un point de vue comparable mais je me suis amusé à retrouver derrière ses mots bien des choses que ma mère m'a confiées par ailleurs et d'autres que j'ai constatées par moi-même.
 
Et puis il y a une chose en particulier qui m'a ramené à mes propres souvenirs, un parrallèle amusant que je voulais rapporter ici. Il raconte que sa mère conduisait dans le village la 5CV familiale, notamment pour le déposer parfois à l'école, alors qu'elle n'avait pas le permis (il précise d'ailleurs "heureuse époque").
 
Il ne le saura jamais mais, quarante ans plus tard, je devais avoir 6 ans, sa mère conduisait toujours, et cette fois, c'est moi qui était sur la banquette arrière de sa voiture (une AX en lieu et place de la 5CV ) aux côtés de mon frère, ma grand-mère était assise sur le siège passager. Elle se gare le temps d'un petite course dans une rue en pente du village, nous laissant tous les trois dans la voiture et oubliant de serrer le frein à main... Nous avions commencé à descendre la pente lorsque mon frère bondit sur le frein à main.
 
L'histoire ne dit pas si dans les quarante années d'intervalle elle avait passé le fameux permis.
 
J'ai aimé ce livre parce qu'en quelque sorte il a fait revivre ma grand-mère dont j'avais l'impression qu'elle était à côté de moi pendant ma lecture. J'ai aimé ce livre parce que je me suis revu enfant, écoutant les conversations d'adultes entre ma grand-mère et sa mère, je me suis revu accompagnant ma grand-mère pour nourrir les chiens de ses deux tantes, souvent absentes. J'ai aimé ce livre parce qu'il m'a paru juste et sincère et aussi pour tant de choses qu'il raconte avec malice.
 
A vrai dire j'hésite presque à contacter l'éditeur pour demander une adresse où lui envoyer un message de remerciement. Mais je ne saurais pas trop quoi dire. Ca n'aurait peut-être pas de sens. Je ne sais pas.

lundi, 17 décembre 2007

Parfum de noël

Aujourd'hui, ma mère m'a fait remarquer que lorsque j'étais enfant, les derniers jours avant noël me mettaient dans une excitation toujours étonnante. Je l'avais presque oublié. Et depuis toute à l'heure, beaucoup de choses me reviennent.

C'est vrai, Noël me donnait plein d'envies. Envie de rêver, de manger des chocolats, de dessiner (bien que je ne fus jamais très doué dans ce domaine), de décorer le sapin et m'assoir ou même m'allonger à son pied en attendant, plein d'entrain l'arrivée des jours charmants. J'aimais rester dans la maison en éteignant toutes les lumières et roder de pièce en pièce à la lueur des éclairages de circonstance. Noël et son climat ("pourvu qu'il fasse bien froid...") ont toujours suscité chez moi une imagination débordante. J'aimais ressasser à l'avance la joie du matin du vingt-cinq, celle qui coupe net l'envie de dormir pour aller trouver les trésors que j'avais chéris les semaines précédentes. Et donc je dessinais. Des sapins devant des cheminées, avec dans le fond une fenêtre découvrant une nuit bien fraîche et étoilée. Des cadeaux, des traineaux, des bougies... Et puis aussi des montagnes, des forêts de sapin, des chalets. Oui, c'est un peu bête, c'est très cliché mais c'est qui me faisait envie, ce qui me plaisait (et peut-être bien encore aujourd'hui...)

Il reste quelques jours pour voir les gens s'agiter dans les magasins. C'est énervant, ça fait perdre un temps fou, ça donne envie de rentrer chez soi bien tranquillement. Et pourtant. Pourtant, cela fait partie à mes yeux du package de Noël. Je sais bien, c'est totalement mercantile et intéressé. Et pourtant, j'aime rester dans la surface poétique des choses sans chercher à trouver ce qui se cache derrière, simplement pour le rêve. Comme dans mes dessins de l'époque. Alors il me prend presque l'envie d'aller chercher du papier, des feutres et laisser un peu aller mon imagination...

 

Cocoon, On my way

lundi, 10 décembre 2007

Parenthèse enchantée

 
Un peu plus de quatre mois que les mots sur l'écran ont tissé les liens. Les heures, les heures, celles qui ont défilé si vite, si facilement. Jusqu'à ce moment où nous avons décidé de nous rencontrer, traçant une parenthèse de quelques jours dans nos vies. 

18h44.

Le billet de train est formel, il reste quelques minutes. La voix annonce l'arrivée imminente dans la gare attendue, la bonne, la vraie, la seule qui compte. Je suis serein, ému mais heureux d'y être enfin.

18h44. Pour de bon.

La porte s'ouvre et, immédiatement, il y a ce visage, toi, sans hésitation. La rencontre a lieu sur un quai de gare, comme pour qu'elle soit plus belle à raconter. Les autres voyageurs ont subitement disparu de mon esprit. Toi, cette rose, la gare qui nous laisse filer tranquillement pendant que la conversation prend ses aises simplement.

La ville s'est habillée de ses plus belles lumières nocturnes pour offrir au trajet vers ton appartement le cadre qui va si bien aux rencontres tant attendues. C'est le début de ces quelques jours de délices, ceux qui dessinent des sourires béats sur mon visage.

La première visite de ton merveilleux chez-toi, la première discussion dans ton salon, ce premier baiser, mon cadeau dont tu reprends si bien les mots, notre premier repas l'un contre l'autre : les tout premiers souvenirs se bousculent. C'est parce qu'ils tiennent tous à être de la fête, avec les suivants.

Viendront ensuite mon premier réveil avec toi... la visite de Lyon, ces moments charmants à Fourvière et en haut du Crayon, nos tours dans la grande roue... Je garde tout en tête. Et mes yeux en brillent un peu plus... Je me revois retourner dans chaque pièce de ton appartement pour en prendre de plus grands morceaux de souvenirs et les ramener dans ma valise, te serrer dans mes bras, et me dire que je suis bien. Quelques jours emplis d'une multitude d'instants que je voudrais revivre encore et encore. Tes yeux, ta voix, ton sourire... Etre avec toi.


Je suis revenu à contre-coeur mais ravi de t'avoir trouvé, en attendant de te revoir très vite. Ce matin, je découvre ta note et j'en suis tout ému, touché. Heureux.

Allez, petite parenthèse, grandis, grandis. Et n'en sois plus une.

 

Gare de St Etienne, 6 décembre 2007, 18h44.

mardi, 04 décembre 2007

Toujours plus sud, plus haut, plus train (plus fort ?)

Il y a quelques jours, j'ai été victime d'une sournoise aggression. Alors je ne m'y attendais pas du tout, j'ai été violemment frappé au visage par une peluche mauve répondant à un nom pour le moins saugrenu ("Tinky Winky"...). Un avis de recherche sera bientôt lancé.

Afin d'évacuer le traumatisme résultant, j'ai décidé de m'absenter le week-end prochain pour me mettre au vert (subtil jeu de mot concernant ma destination, hihihi). Dans deux jours je serai donc dans le train qui m'emmènera faire une petite parenthèse dans ma vie d'aujourd'hui.

Un voyage le temps d'un week-end prolongé pour "raison personnelle" qui me verra établir de nouveaux records et faire de grandes premières. Oui, d'un seul coup d'un seul, je vais:

- battre mon record de sud (pas trop dur, jusqu'à aujourd'hui c'est la Charente Maritime...)

- battre mon record d'altitude (encore moins dur à battre je crois)

- prendre le train seul pour la première fois (parfois, c'est le nombre des années qui n'attend pas la valeur...) (...pas sur que la parenthèse précédente veuille réellement dire quelque chose... pas grave)

- prendre le tram (et ben dis donc).

J'en suis tout retourné. Et encore, je ne vous parle pas du contenu du week-end. Je tiens donc à dire merci à Tinky Winky de me servir de prétexte bidon et à mon blog d'avoir occasionné ce voyage.

En attendant de remercier mon hôte.

(et voilà, mon retour sur ce blog, c'est fait !! :-D)

dimanche, 16 septembre 2007

Chateau et rêves d'enfance

Dans mon esprit d'enfant, un chateau, c'était forcément un chateau fort. Ceux qui auraient des grosses murailles, de hautes tours, des meurtirères et un pont levis (et des créneaux, comme on apprenait à les dessiner à l'école, rappelez-vous). Ceux du début du moyen-âge, ceux où l'on pouvait imaginer des histoires de chevaliers (et aussi de magiciens, parce que moi j'aimais bien ). Ceux des légendes, avec un soupçon d'Arthur ou de Merlin.
 
Quelle ne fut donc pas ma déception lorsque plus tard j'ai appris qu'on appelait aussi "chateau" des grandes demeurs blanches et lumineuses situées au milieu de vastes jardins à la découpe milimètrée. Non, non et renon, c'est pas des vrais chateaux ça, c'est des trucs des souverains corrompus qui voulaient étaler leur richesse. C'est juste des grandes maisons avec des toits compliqués et pleins de fenêtres (ayons une pensée émue pour le petit personnel qui devait faire les carreaux).
 
Heureusement, lors des journées du patrimoine (et le reste de l'année aussi d'ailleurs), dans ma ville on peut visiter celui-ci, un comme je les aimais. Ca au moins c'est pas du chateau de pédé.
 
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( 3rd photo pictured by la blonde :-) ).
 
Alors malgré la foule, il est plaisant de laisser aller son esprit au détour d'un escalier enserré ou en débouchant sur la cours intérieure... (oui, je suis parfois un grand enfant moi aussi)

dimanche, 09 septembre 2007

Et l'impression que la vie est injuste

C'est un dimanche un peu comme les autres. Mes parents reçoivent pour la journée certains de leurs amis que je déteste copieusement n'aime pas. Ils sont entrain de dîner alors que je suis seul à l'étage et ils en viennent sans que je sache comment à discuter des pédés.
 
Il y a des fois où je suis sidéré par tant de bêtise d'ignorance ou de connerie. Je suis dégoûté, triste, en colère. J'en rage. Je les entends rire et bavasser gaiement, eux qui bien sur ne connaissent qu'un lointain cousin qui aurait peut-être... mais qui savent visiblement tant de choses sur les pédés.
 
Cela me permet au moins de constater les progrès que j'ai fait dans mon acceptation. Il y a quelques années, ce genre de conversation me donnait envie de passer par la fenêtre. Ce soir, c'est plutôt l'un d'eux que je voudrais passer par la fenêtre. 
 
Colère  rage  frustration. 

jeudi, 26 juillet 2007

Conversation à mots couverts...

... entre ma mère et moi.

- C'est la semaine prochaine que tu devais partir quelques jours ?

- Oui, je devais retourner à Nantes mais ça ne se fera pas.

- Alors Nantes, c'est terminé ?

- Oui, c'est terminé.

- Ca fout une claque les premiers temps sans doute.

- Oui, les premiers temps ont été un peu durs, mais ça va.

- C'est la vie.

- Je n'ai pas de regrets... 

C'est la toute première fois que j'aborde, même de façon aussi évasive, ma vie amoureuse avec ma mère. La première fois. Et je ne sais toujours pas si elle sait.

Mais ça ne saurait tarder.

samedi, 21 juillet 2007

Une même longueur d'onde

Comme il est plaisant de nouer un contact en se disant que le courant passe si bien, si facilement. Comme il est plaisant de ne pas sentir les heures de la nuit défiler, les yeux rivés sur son écran et se dire que l'on passe un fort bon moment, que la soirée est riche.