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jeudi, 18 décembre 2008

Entends-tu les clochettes tintinabuler...

Il n'y pas une décoration chez moi, rien qui indique la saison, j'ai eu si peu de temps pour m'y prendre et j'en aurais eu si peu pour en profiter que j'ai préféré m'abstenir. Et pourtant, Noël comptera beaucoup cette année. Parce que c'est la première année où je ne vis plus à la maison, parce que je rentre seulement le 24 après ma journée de travail et les deux heures et demie de route. Parce que de toute ma vie je crois que je n'ai jamais autant eu besoin de vacances. Il me tarde d'y arriver, parce que cette année, ce sera court mais ça comptera autrement plus.

Il y a un an, je racontais mes souvenirs d'enfance et mon goût pour les petits dessin de noël. Depuis, les choses ont pris une toute autre tournure. J'ai le sentiment d'avoir beaucoup perdu de cet état d'esprit, avec l'envie qu'il revienne ne serait-ce qu'en petits morceaux la semaine prochaine. Il n'est pas toujours bon de grandir.

samedi, 13 décembre 2008

Le premier bidon de lessive (et autres menus signes d'autonomie)

Hier soir, entre courses, ménage et préparation du dîner, j'ai achevé mon tout premier bidon de lessive. Un bidon acheté par ma mère dans la précipitation de mon déménagement express en février (oui, c'était un très gros bidon, en effet). Hier, je me suis attardé à le regarder se vider jusqu'aux toutes dernières gouttes en penchant la tête pour ne pas en perdre une miette, je crois même que je tirais un peu la langue pour mieux voir. Un bidon de lessive, c'est tout ce qu'il y a de plus banal, c'est peut-être pour ça que c'est important. Mais la machine qui ne s'en est pas émue le moins du monde s'est lancée sur son tour de manège habituel, parce que pour elle, rien ne change (vilaine machine sans coeur). C'est comme si l'élan donné par mes parents au moment de mon départ avait fini de se diluer dans le rythme de croisière emprunté.

Et tu sais, cher lecteur, la première fois, au moment de remplacer ledit bidon il n'est pas si simple de masquer son profond désarroi devant la profusion du rayon lessive. Je suis tout de même parvenu à repartir avec de la lessive et non pas l'adoucissant que j'avais pris par erreur dans un premier temps, oui, j'ai su ainsi déjouer l'un des pires pièges de la grande distribution.

Ce n'est qu'un détail parmi d'autres dans mon éveil à l'autonomie mais je crois que c'est le dernier.

Voilà, et puis un autre enseignement retenu ces derniers mois, et non des moindres : j'ai découvert que, non, tous les papiers toilette ne se valent pas ...

samedi, 11 octobre 2008

Comme un détail

Vingt heures cinq, dans les vestiaires de la salle de badminton, juste avant de me mettre en tenue, un message sur mon répondeur. Ma mère.

"Allo, c'est moi... j'appelle pour te dire que ce soir on n'est pas à la maison... ... on est chez O. ... ... c'est fini pour elle ... ... on te rappellera en fin de soirée..." Et puis un interminable silence avant qu'elle ne raccroche.

Ce n'est pas tout à fait une surprise. Ma tante O. était malade depuis plus d'un an.

Et la séance débute. Je frappe et je frappe autant que je peux. Avec mon coeur, avec ma tristesse. Avec parfois une impression de vertige. Avec parfois un sentiment de dégoût pour cette séance qui se poursuit normalement alors que peut-être j'aurais du renoncer. En vérité, je ne sais pas quel comportement adopter. Alors je frappe. Il y a un tel décalage avec l'ambiance qui habite la salle, avec ceux qui se battent pour un point... Je frappe. Et je crois que ça me fait du bien.

Plus tard dans la soirée mes parents refuseront que je me déplace pour l'enterrement, trop de route, trop peu de temps.

Dans la semaine, nous en arriverons avec ma mère à évoquer d'autres sujets lors de nos conversations au téléphone pour revenir à des banalités. Comme si la vie devait repasser par dessus, comme si cela n'avait été qu'une page d'un interminable cahier, un chapître dont on se souviendra vaguement plus que les autres. Sans plus. Et au fond, ça me déçoit.

Je suis un peu déçu que la vie puisse se poursuive si facilement, si imperturbablement. Pour évacuer, pour oublier, ou comme si c'était égal. Ou presque.

lundi, 01 septembre 2008

Balade au clair d'Eiffel

SP_A0073.jpg Je n'ai pas vu de Lune dans le ciel ce soir-là. A la place, c'est la Tour Eiffel toute de bleu vétue qui nous sert de repère et guide la balade nocturne. C'est un moment doublement riche. Le plaisir d'être en ces lieux où je ne traîne que bien trop rarement mes petites gambettes. Le plaisir aussi de cette conversation qui, comme toutes celles de ces deux jours, donne ce sentiment apaisant d'avoir trouvé un juste echo à ses réflexions.

La tour s'approche doucement au rythme soutenu de nos pas sans que pourtant je ne sois si pressé de l'atteindre. Il y a cette envie d'apprécier le moment, juste pour ce qu'il est. Pour ce cadre. Pour cette conversation. Pour la valeur de ces deux jours, du trajet en bus à travers Paris, jusqu'à l'étonnante Fontaine Médicis en passant par Montmartre, le parc de l'Arsenal ou encore la savante technique qui vise à déterminer le niveau de cuisson de la nouille tagliatelle et bien d'autres choses... Sans oublier le plaisir surpris de retrouver quelques épisodes d'une série oubliée accommodés d'une touche de tendresse. Je suis rentré avec une foule de petites impressions inscrites dans ma mémoire. En lettres capitales.

lundi, 23 juin 2008

Et plus que l'air marin...

Retour de week-end. J’ai passé deux jours à Angers à vadrouiller sur les traces de ma vie d’avant, retrouvant ma famille, certains de mes amis que j'étais bien content de voir et aussi tous ces lieux qui m’ont vu grandir. Le temps de ces deux jours, comme à chaque fois, j’en arrive presque à croire que rien n’a changé, que je ne suis pas vraiment parti. J’en arrive à croire que ma vie « normale » c’est celle qui m’attend à Angers les quelques week-ends où je rentre et que mes passages ici ne sont que de petits interludes. Je me vois un peu comme un étudiant parti provisoirement avant un salutaire retour au bercail.

 

Les premiers temps, je repartais le dimanche sans difficulté, cette vie était encore toute nouvelle et pas franchement installée. Les mois passant, les choses sont moins simples.

 

J'ai passé deux jours joyeux, ensoleillés. Mais comme toujours, le dimanche a une fin. Je parviens sans problème à feindre la parfaite indifférence au moment de reprendre la route. Hier après-midi, j’ai laissé mes parents alors que nous étions chez des amis et je suis repassé par la maison familiale pour des préoccupations bassement matérielles avant mes deux heures et demie de route. Et bien, c’est très con mais, seul dans la maison, j’avais envie presque envie de dire au chien de mes parents que je ne voulais pas partir. Et c'est là que je me dis : oh la la, ça commence à être grave...

 

La ville où je vis désormais ne me déplaît pas, pourtant. J’avais toujours rêvé, lorsque j’étais plus jeune, de vivre au bord de la mer, j’ai fini par être exaucé. C'est un bel endroit prisé par les touristes, je trouve que les gens y sont agréables. Mais je m'y sens bien seul. Evidemment, c'est essentiellement de mon ressort. A moi aussi de faire tourner les choses (Oui, hein c'est vrai ça !).

 

En attendant, les débuts de semaines sont quelque peu moroses. Et plus que l'air marin, la douceur angevine.

lundi, 09 juin 2008

Rebond

Oh allez, ça va, hein. Je vais pas non plus passer des semaines à me morfondre... Un grand coup de balai là-dedans et on repart.

En fait ça va beaucoup mieux. Toute à l'heure je suis même rentré du boulot en chantant, l'humeur badine et l'esprit léger.

(des fois, j'ai vraiment l'impression que j'ai pas de coeur, moi ...)

dimanche, 08 juin 2008

Et après

Depuis un peu plus de six mois, j'envisageais l'avenir avec lui, dans un ailleurs qu'on finirait par réussir à construire pour nous deux. Compte tenu de la distance c'était sans doute déraisonnable. C'était sans doute pas faisable. Pourtant j'avais envie d'y croire.

Depuis hier soir c'est un peu comme si toute la suite s'était effacée. Disparue, estompée, oubliée. Comme s'il n'y avait plus de suite. Plus d'avenir à imaginer.

Demain je me lèverai pour aller au travail en n'ayant aucune idée de ce qui peut me motiver, ce dont j'ai envie. Et après ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Et rien au bout du tunnel.

Voici donc l'humeur du moment. Pas vraiment réjouissant mais je ne parviens pas à faire mieux.  Ca finira bien par aller un peu mieux.

samedi, 07 juin 2008

De circonstance

Je n'aime pas spécialement Jean-Louis Aubert mais c'est une chanson de lui qui me vient en tête à l'instant. Fort à propos. Les mois de juin se suivent et ne me réussissent pas.

dimanche, 04 mai 2008

Trois radis

(le titre de ce billlet est paticulièrement vendeur, j'en ai parfaitement conscience)

Dimanche matin. Je suis rentré à Angers pour ce week-end de quatre jours, c'était la première fois que je revenais chez mes parents depuis cinq semaines. Je prépare mon petit-déjeuner dans la cuisine tout en discutant avec ma mère. Mon regard finit par se poser sur un coin de table où siègent encore trois queues de radis, vestiges probables de l'hétéroclite petit-déjeuner de mon père, pris un peu plus tôt alors que je profitais encore de ma couette.

J'ai la chance (je pense que c'en est une) d'avoir des parents à la main verte, adeptes du parre-terre de fleur et surtout du grand jardin potager. J'ai donc eu une alimentation riche en légumes divers et variés que beaucoup d'autres de ma génération ne connaissent que de façon lointaine et j'ai surtout eu cette riche habitude de voir nos repas familliaux décrire l'année au rythme des saisons.

C'est curieux comme trois queues de radis ont eu le don de faire voyager mes pensées ce matin. Je crois que je n'avais jamais réalisé à quel point les radis sont une évocation du printemps dans mon esprit. Soudainement, j'ai revu défiler les samedi matins de mai de mon adolescence. Ceux que je passais à dévorer dans L'Equipe les résultats des tournois de préparation à Roland Garros.

Nos repas du samedi midi en mai, les premiers de la saison que nous prenions dans le jardin, parfois accompagnés du barbecue. Le croquant du radis et la douceur du beurre, mais c'est aussi la qualité du pain qui faisait la réussite (ou non) de cette entrée en matière alimentaire. Les radis du jardin étaient l'entrée du samedi comme la tarte aux fraises de ma mère (à la délicieuse pâte sablée) était le dessert du dimanche. Et puis il y a toutes ces choses qui y sont associées, les jours de fête des mères, les dimanches d'élection, mes allergies au pollen, quelques pic-nic sous les maronniers...

En voyant ces restes de radis sur la table en ce dimanche matin, je suis un peu triste. Il y a maintenant trois mois que j'ai quitté la maison pour m'installer à un peu plus de deux heures de route.

C'est normal et c'est la vie qui veut ça, mais ça me fait un petit quelque-chose de savoir que désormais, les radis, ils les mangent sans moi.

jeudi, 10 avril 2008

Pas encore la panacée...

(un titre qui ravira j'espère certaines de mes lectrices :-D )

Il y a deux ans, je débutais l'un des longs stages de ma vie d'étudiant. Au cours de ces quatre mois, j'ai pris l'habitude d'échanger beaucoup (mais alors vraiment beaucoup) par mail avec une copine qui elle aussi n'était que peu accaparée par son propre stage. C'était devenu l'un des plaisirs de ma journée, nos mails parfois légers, parfois très sérieux. Nous avions fini par appelé cette correspondance par écrans interposés nos blablablondages (petit sourire à l'évocation de ce mot, clin d'oeil à toi, la blonde). 

Dans l'un de ces innombrables mails, je me rappelle que nous avions discuté du métier ou même de la vie que nous espérions avoir. Et je me souviens avoir donné une sorte d'indicateur. Je lui avais dit : plus tard j'aimerai avoir un boulot qui me donne envie de me lever le matin. Le petit quelque chose qui donne envie lorsque le réveil sonne de sauter et du lit et entamer la journée avec un léger sourire aux lèvres.

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu de gros problèmes de sommeil. Chaque soir, il me faut toujours un certain temps, et même un temps certain, pour trouver enfin l'endormissement tant attendu. J'ai eu des périodes dans ma vie où cela prenait parfois des proportions assez importantes. En revanche, j'ai connu de grandes fluctuations dans ma capacité à me réveiller le matin. En fonction de mon moral, tant sur le plan scolaire que personnel, j'ai connu des moments où je me levais en un rien de temps et d'autres où c'était un petit crève-coeur de m'arracher chaque matin de la couette. Pire, je suis un adepte du réveil qui sonne toutes les dix minutes pendant parfois plus d'une heure avant de me lever pour de bon.

Depuis deux mois, j'ai un travail. Je vis dans une nouvelle ville où je ne connais pour ainsi dire personne. Globalement ça va plutôt bien. Je me plais chez moi, dans mon travail, les choses sont plutôt positives même si ce n'est pas idéal. La ville me plaît. Et pourtant.

Pourtant je dors très mal, et je me réveille encore moins bien. Je ne sais pas si c'est vraiment révélateur mais c'est peut-être un signe que ce n'est pas encore la fameuse panacée (Un lecteur du magazine Psychologies dans l'assistance ??).