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mardi, 06 mai 2008

Joss, êtes-vous un hyper-sensible ?

Par un après-midi de désoeuvrement pendant ma période de chômage, j'avais créé un compte sur le site du magazine Psychologies (oui, encore, je sais). L'intérêt était de pouvoir faire tout un tas de tests de personnalité à la con (trop bien, n'est-ce pas ?). Depuis, j'ai le grand plaisir/bonheur/privilège de recevoir régulièrement des spam me proposant d'aller répondre nouveaux tests savants mis en ligne sur le site.

Et vl'atipas que ce matin je reçois un spam me proposant le test êtes-vous un hyper sensible ? ...

Waaouuuhh trop bien !! j'en ai frétillé toute la journée en attendant ce soir, le moment où je pourrai enfin répondre à cette trépidente question. Je ne crois pas être spécialement sensible. Comme je l'ai déjà raconté ici, je ne pleure quasiment jamais. C'est donc plein de curiosité que je me lance dans les premières questions...(pfff, il est long ce test en plus)

Résultats des courses : "Vous êtes un grand douillet affectif"

Ah nan mais n'importe quoi, hein !!! Je veux pas d'abord ! Non, non et renon. Je lis leur conclusions, bof bof, ça c'est faux, ça aussi, complètement faux...

et puis je tombe sur : "Votre grand atout : vous êtes quelqu’un de facile à aimer. Les autres s’attachent à vous, votre entourage apprécie vos qualités d’écoute, votre faculté de vous mettre à la place d’autrui. "

Haaaannn mais oui c'est vrai ça !!! ils sont trop fort chez Psychologies en fait. Vraiment, c'est un test de grande qualité qui sait révéler notre véritable nature. En dehors de quelques petites erreurs dans tout le reste, surtout à la fin au tout début de leurs conclusions, ils ont su déceler à quel point je suis quelqu'un de remarquable.

Du fond du coeur, merci, merci. Tant de justesse dans l'analyse... ça m'émeut.

 

mardi, 15 avril 2008

Carré de délices

Le bruit du papier, celui du craquement, la couleur, le parfum, le croquement sous la dent, le goût, la texture...

Chez moi on n'a jamais mangé beaucoup de bonbons ou de sucreries à proprement parler. Mais que de chocolat... Des quantités astronomiques, sans jamais arriver à une sensation d'excès. Mon frère et moi avions un appétit intarissable, sans-cesse à l'affut d'une porte de placard prometteusement laissée entre-ouverte.

Jusqu'à mon adolescence, les rations n'ont cessé d'augmenter, devenant parfois déraisonnables. Sous toutes ses formes, ses couleurs, le chocolat m'a "accompagné". Je m'en suis tiré avec une période difficile en terme de poids. Toutefois, après six mois d'un régime pas très raisonnable au lycée, les kilos ont fini par disparaître mais mon goût pour le chocolat a perduré.

Réconfort, caresse, douceur, il est mon compagnon, celui qui me rassure et me remet à l'esprit l'illusion du bien-être apaisant, quelques secondes fondantes et parfois corsées. Certains ont besoin de leur cigarette du soir ou en fin de journée, moi, il me faut mes trois (quatre cinq...) carrés.

Et aujourd'hui encore, lorsque je fais mes courses hebdomadaires, mon plus grand plaisir reste d'aller saliver dans le rayon aux mille et une tablettes. Je m'amuse à dénicher ce que je n'ai encore jamais essayé, l'oeil éveillé, ne sachant pas toujours où donner de la papille.

Je tiens toutefois à rassurer mes lecteurs chéris, je viens de réussir à entrer dans un jean taille 36, ça va encore, hein. Mais parfois je m'étonne simplement de cette curieuse relation entre le chocolat et moi. Enfin, j'assume. 

Le bruit du papier, celui du craquement, la couleur, le parfum, le croquement sous la dent, le goût, la texture...

mercredi, 12 mars 2008

Je suis tout à fait normal, voyez vous.

Comme on me l'a gentiment demandé je me plie au petit jeu de la chaine des tocs (mais quelle idée de me demander ça alors que j'ai déjà une catégorie qui s'appelle mes petites nevroses !).

I'm expected to give you the rules and other things I can't remember but I can't make up my mind doing it. En gros, la chaine consiste à évoquer 6 petites manies qui viennent émailler les petites existences des blogueurs pris au piège de cette sournoise chaine.

Les gens qui me connaissent savent qu'il est totalement évident que je n'ai pas la moindre manie. Rien. Bon aller je cherche un peu...

- j'adore le mot anglais expected. Du coup j'aime bien faire des phrases en anglais dans ma tête juste pour l'employer.
- je garde souvent mes agendas des années précédentes pour les relire quand j'ai un coup de blues. Ainsi, pendant ma première année de fac, je relisais régulièrement mon agenda de terminale ("oh trop bien, pour ce jeudi là il fallait faire l'exercice 4 de la page 87 du livre de chimie !!")
- je ne laisse jamais ma télévision sur TF1 sans surveillance. (d'ailleurs mon adaptateur TNT était fait pour moi : il ne capte pas TF1)
- lorsque je coupe la musique chez moi, j'évite de couper une chanson au milieu, j'attends les fins de chansons en général (c'est par politesse, pour ne pas couper la parole)
- je déteste l'idée que quelqu'un puisse tout savoir de moi
- je n'ai pas du tout peur des insectes mais ce qui me fout des frissons dans le dos, ce sont les cadavres d'insectes. Tuer un insecte, c'est facile, me débarrasser du cadavre c'est un calvaire. J'ai toujours peur qu'il se réveille et cherche à se venger, même quand il bien écrasé ou coupé en petits morceaux, prêt à consommer.
Ben vous voyez, y a rien de bien surprenant. Ceux sur qui cette chaine n'est pas encore tombée (s'il y en a) peuvent toujours se lancer de ma part. Bon courage à vous.

jeudi, 10 janvier 2008

Traumatisme noisetien

Oui, j'ai décidé une nouvelle fois de profiter de ce blog pour régler mes comptes avec mon moi profond et bidouiller mon autothérapie... (je vous avais déjà parler de Oui-oui et le crabe dans Oui-oui à la plage et de mon petit poney, ici)

Vous allez le voir dans ces lignes, Casse-Noisette et moi, c'est une histoire douloureuse. (et pas que pour les noisettes ;-)) 

Dans mon collège, les profs avaient pour habitude de demander aux élèves de dessiner une petite page de présentation pour leurs cahiers de chaque matière. Pas grand-chose bien sur mais au moins écrire joliment le nom de la matière sur la première page, agrémenté d'une touche de couleur ou de style qui voudra bien attester d'un minimum de bonne volonté. Un truc à la con, quoi.

Le deuxième lundi suivant la rentrée de 6è nous voici correctement installés dans la salle dévolue aux cours de musique. C'était le deuxième et dernier cours de notre après midi (qui se terminait à 15h40, le bon temps). Le prof commence à passer dans les rangs pour jeter un oeil sur nos pages de présentation. Subitement, il me vient une interrogation. Tiens je me rappelle absolument pas comment je l'ai faite, moi, ma page de présentation... Mais alors vraiment pas... Le trou de mémoire...

Le prof a commencé par la rangée où je me trouve alors que je commence à m'agiter pour trouver mon cahier. Il est à deux mètres devant moi lorsque je saisis le cahier en question, un peu paniqué par mon absence total de souvenir au sujet de cette page. Il en termine avec mon voisin de devant et se tourne vers moi au moment même où j'ouvre mon cahier pour y découvrir une première page remarquablement...

remarquablement blanche !! mais... mais c'est horrible ! c'est une catastrophe... Je vais mourir écrasé par la honte et la culpabilité. Moi, 11 ans, qui suis toujours si parfait, j'ai complètement oublié. Si ma page est blanche, je sens bien que mes joues sont rouges, très rouges. Le prof n'est pas content. Et moi, j'aimerais me cacher sous la table. Me mettre des giffles. Comment j'ai pu oublier de faire ça ? Pourquoi je l'ai pas noté dans mon cahier de texte ?

Nous sommes deux dans la classe à avoir commis cet impair. Je m'en veux. Affreusement. Le prof de musique va me cataloguer comme cancre. Il va en parler à ses collègues, ils vont se moquer de moi, le prof de musique va me prendre en grippe pour toute l'année. Pire c'est le seul prof de musique du collège, il va me prendre en grippe pour quatre ans. Mais qu'est-ce que je vais devenir...

Contre toute attente, et malgré un effroyable sentiment de honte, je parviens à survivre à ces minutes douloureuses, et le cours se poursuit. Ce jour-là, nous écoutons le thème de Casse-Noisette. Et moi pendant ce temps, je suis toujours rouge. Je rumine intérieurement, contre moi. Il n'y a rien de plus de la part du prof qu'un regard neutre et l'obligation de faire la page pour la semaine suivante mais moi je m'en veux déjà tellement.

Et depuis, parfois je m'étonne de voir à quel point on peut associer des sentiments à certaines sensations. Comme si ma culpabilité s'était imprimée sur la musique de Casse-Noisette. Parce qu'ensuite, pendant des années, à chaque fois que j'ai entendu les quelques notes qui entament le thème de casse-noisette, j'ai toujours été pris d'une angoisse immédiate et injustifiée. C'était toujours cette histoire de page blanche qui venait me rappeler mon oubli. Cette musique me met mal à l'aise, elle me donne le cafard, l'envie de chercher un endroit où me cacher.

Aujourd'hui ça me fait rire de voir à quel point ça me perturbait cette histoire d'oubli. J'étais vraiment un petit con, en fait :-D . Le pire c'est que j'ai cru pendant longtemps que le prof de musique me détestait juste pour ça.

Alors donc je profite de ce blog pour clamer haut et fort que cette page de présentation je m'en balance (oh la la, comme j'y vais fort !!!). Et je me libère aujourd'hui de ce fardeau qui m'a accablé si longtemps.

Voilà, ça c'est fait... suite des travaux psychologiques prochainement. (y a du boulot...)

lundi, 24 décembre 2007

A Noël, la culture ne prend pas de vacances...

Dans mes mains j'ai vu mon destin trop souvent s'échapper et le ciel se voiler

Dans mon coeur j'ai vu les couleurs peu à peu s'effacer tant mes larmes ont coulé

Il y a toujours une force une voix qui résonne encore les jours où tu n'as plus d'espoir...

Oui cher lecteur tu l'auras peut-être compris (si tu as reconnus les vers qui ouvrent cette note, et alors là, honte à toi), en cette période de fêtes j'ai tenu à offir à mon blog un moment de culture autrement plus distingué que les petites réflexions bassement égocentriques qui traînent ici habituellement.

Ce qui a motivé cette soudaine envie ? et bien ce week-end, j'ai reçu un fort joli cadeau, un de ceux qui vous font sentir que la culture est là, à portée de main. (c'est fou les merveilles qu'on peut trouver dans les boutiques de disques d'occas').

Oui, cher lecteur, parfois, il suffit de laisser la musique te guider et les mots t'emporter...

Plus haut, oui plus haut que tous les soleils qui manquent à tes rêves

plus haut oui plus haut qui toutes les étoiles qui brillent en toi... 

Ah la la ce petit cadeau m'a rappelé plein de vendredi matins passés à chantonner discrètement dans l'amphi (oui ben c'est pas ma faute si j'ai retenu les paroles des couplets même plusieurs années après...) (et notez bien dans quelle catégorie cette note est classée)

Et si les doutes s'emparent de toi à force de lutter en silence

Je serai le souffle de ta voix, dans un élan, contre les vents l'important, c'est d'aller...

Alors, cher lecteur, tu vois de quel chef d'oeuvre je parle ? tu l'as dans la tête, ça y est ? En fait j'aime toujours autant cette chanson, elle n'a pas pris une ride :-D). Allez, pour le plaisir, je te mets le clip, je sais que tu n'y resisteras pas.

Après ça, Noël ne pourra être que joyeux...

 

 

 

mardi, 30 octobre 2007

Mes peluches me regardent

J'ai toujours eu tendance à prêter aux objets qui m'entourent une certaine volonté, une identité propre comme s'il me fallait les personnifier. Je suis souvent enclin à leur attribuer malgré moi des émotions, surtout les peluches d'ailleurs. C'est probablement pour cela qu'en général, mes objet, j'y tiens. J'ai beaucoup de mal à ne considérer que l'unique valeur matérielle d'un stylo, d'un vêtement, d'un appareil photo ou d'une brosse à cheveux verte.

Alors toute à l'heure, lorsque j'ai regardé le côté gauche tout embouti de ma voiture, et bien j'avoue que ça m'a fait de la peine. Ce matin, une petite dame qui venait en face de moi a eu l'idée saugrenue de faire du rodéo sur les trottoirs à la sortie d'un rond-point. Bilan : une aile, le pare-choc avant et au moins une portière à changer (d'ailleurs Elise, figure toi qu'"on" me l'avait annoncé, "étttooonnant, non" ? :-D). La dame a reconnu ses torts sans problème dans une conversation courtoise et ce n'est que de la tôle froissée, mais beaucoup de tôle tout de même. Et j'ai eu de la peine pour ma voiture. Pauvre petite voiture qui n'avait rien demandé à personne. J'en étais tout triste.

C'est tout de même curieux cette façon de personnifier mon entourage matériel. J'ai du mal à regarder certains de mes objets sans penser qu'eux-même me regardent, qu'ils sont parfois contents ou qu'ils s'ennuient. C'est peut-être anodin, c'est peut-être pour combler un manque autour de moi. Je n'en sais rien mais cela commence à susciter un certain questionnement (un lecteur du magazine Psychologie psy dans l'assistance ?). Le plus flagrant, c'est vraiment pour les peluches. La simple vue d'un nounours auquel il manque un oeil provoque chez moi d'atroces souffrances morales, et si c'est une oreille, c'est pire...

Alors s'il vous plaît, rassurez moi, dites moi que vous êtes un peu comme ça vous aussi. Juste un tout petit peu... 

 

En cadeau, cher lecteur, pour illustrer le billet d'aujourd'hui, je te propose même un exemple avec le clip suivant:

(Et oui, Marion ne fait pas que poser en couverture du n°250 de Psychologie, elle joue aussi dans un clip de chanteur canadien)

 

Hawksley Workman, No reason to cry out your eyes 

 

mardi, 02 octobre 2007

Réminiscence

C'est toujours étonnant comme des bribes de l'enfance peuvent refaire surface si rapidement. Il suffit d'une voix, d'une odeur ou parfois la combinaison des deux pour retrouver des sensations perdues mais pas toujours regrettées.

Coup de sonnette impromptu ce midi dans la maison. Les voix de l'une de mes tantes et son mari. Pas revus depuis des années. Rappelez vous, ma tante Monique, elle tenait un rôle de figurante dans l'épisode des vaches et du tobogan.

Une foule de souvenirs plus ou moins confus reviennent en pagaille. L'affaire du tobogan bien sur et puis tous ces moments passés chez eux au pays du monde rural que je fréquente beaucoup moins maintenant. Le petit bourg, le hameau, les vignes, les arsouilles (comme on dit chez moi) et les chasseurs. Les semaines de vacances passées là-bas avec mon frère. Les oeufs de ferme cuits au micro-onde (si si je m'en rappelle très bien). Le jambon Fleu*ry Michon acheté dans du plastique, je n'en avais jamais vu ailleurs, un comble au milieu de la campagne, les après-midi à jouer au tour de France avec des billes et des figurines en plastique en faisant des circuits dans le bac à sable...

Et puis le jour où j'avais pleuré parce qu'un brin de paille m'avait écorché la cheville (oui, je souffrais A-TRO-CE-MENT, quoi qu'en disent ceux qui se moquaient honteusement de moi ce jour-là). Le jour où j'avais pleuré parce que mon frère et mon cousin allaient trop vite à vélo. Le jour où j'avais pleuré parce que j'avais peur du grand chien. Le jour où j'avais pleuré parce que j'étais tombé dans la douche. Le jour où j'avais pleuré parce que ma tante me disait "si tu ne bois pas de vin, tu n'auras pas de moustaches qui pousseront". Le jour où j'avais pleuré parce que les gens riaient de moi ce qui me faisait pleurer encore plus.

Oui, revoir ma tante Monique et son mari a tendance à me donner le sentiment que j'ai passé les dix premières années de ma vie à pleurer, ce qui n'est pas totalement faux. Les choses ont bien changé depuis.

Je ne les aime pas beaucoup. Mais je ne sais pas si c'est pour ce qu'ils sont ou pour ce qu'ils me renvoient de moi, de l'époque ou je n'avais pas encore appris à me cacher. Et pourtant parfois j'aimerais être à nouveau le petit garçon qui courait dans la grande allée devant chez eux. C'était tellement plus simple.

samedi, 29 septembre 2007

Collège...

J’ai quatorze ans, je suis au collège, en troisième, je crois.  Il y a deux jours, S. a annoncé qu’il faisait une fête pour son anniversaire (il me semble que le mot boom était déjà bien passé de mode). Il a dit que nous serions tous invités. Il arrive aujourd’hui alors que nous sommes en cercle dans un coin de la cours et annonce qu’il a les invit’. 

Il ouvre son sac pour les sortir, j’ouvre le mien pour y ranger bien précautionneusement celle que je vais recevoir (dans mes souvenirs de collège, mes sacs à dos ou mes cartables font toujours environ 2m3 et 250 kg).

Il commence la distribution, je saisis la pochette rouge dans laquelle je trouve le plus judicieux de ranger le précieux carton.

Il poursuit la distribution, je sors ladite pochette et glisse mes doigts sous les élastiques qui la maintiennent fermée.

Il termine la distribution, je fais semblant de chercher quelque chose dans la pochette pour donner le change. Non, non, ça ne me fait rien de savoir que lorsqu’il disait « vous êtes tous invités », le « tous » ne m’incluait pas, vous pensez bien, ça ne me fait rien du tout (il y a juste une petite voix dans ma tête qui déclame que si la maison de S. pouvait brûler le jour de la petite fête, et ben ça me ferait plutôt chaud au coeur).

Je n’aimais pas particulièrement S., et je n’avais pas spécialement envie de devenir un de ses copains (non, je vous assure, en plus, physiquement, c'était pas vraiment ça :-) ), mais lors des semaines précédentes, nous avions eu quelques discussions dont les sujets m’échappent aujourd’hui et je croyais simplement faire partie de gens qu’il aurait eu envie d’inviter. Je me serais senti un peu plus intégré que je ne l’étais. S. était l’archétype du garçon catalogué cool et plein de personnalité, lui, le genre de gars avec lequel il était de bon ton de bien s’entendre pour être considéré comme quelqu’un d’intéressant à tout point de vue.

En retrouvant ce souvenir bien enfoui (enfuit ?) , je me rappelle à quel point j’étais triste et aussi capable de faire fi et refouler ma déception. Je n’en ai pas voulu à S. (qui n’a rien à se reprocher de toutes façons) mais je m’en suis voulu à moi d’y avoir cru. Les garçons comme S. ont une sorte d’aura, comme un pouvoir médiatique, le fait d’être à leur contact change positivement le regard de la majorité silencieuse sur vous. Voilà à peu près ce que je pensais à l’époque, à la différence qu'à ce moment, je n’étais pas capable de le formuler ainsi.

Des années plus tard on s'est croisé je ne sais plus où et j'avoue avoir pris un grand plaisir à le snober sans m'en cacher alors qu'il me cherchait du regard. J'aime penser qu'aujourd'hui S. est sans doute peut-être un gros bof qui se prend pour un exemple. Oui, ça fait du bien de dénigrer un peu (et sans aucune mauvaise foi, bien sur) les gens qui nous ont fait du mal parce qu'on se croyait inférieur à eux. C'est plaisant aussi de constater qu'en vieillissant on passe tellement au dessus de tout ça. Aujourd'hui, ça me paraît tellement insignifiant.

Et puis je suis très zen en y repensant (la prochaine fois, ton invit'à la con, tu pourras te la garder, merdeux !!), tout à fait zen. 

jeudi, 27 septembre 2007

Questions

De nombreuses questions dans ma tête en ce moment... En vrac.
 
Quel temps ce week-end ? Le meurtrier de Christian Morin est-il le détective ou ne serait-ce pas la défenseuse des orang-outans (bon là, faut suivre un peu Plus belle la vie, les fondamentaux, quoi) ? Pourquoi mon blog n'est-il plus référencé sur google depuis plusieurs mois ? (ce qui me prive des croustillants mots-clé qui font atterrir les gens ici). Un bouleau boulot pour quand ? William Leymergie est-il vraiment un étrangleur ? Mes parents savent-ils pour moi ? Vais-je retrouver la recette du duo de chèvre et courgettes au saumon pour l'envoyer à Titonne ? RCerise et Les Tamaris vont-ils reprendre leurs blogs ? Pourquoi mon oreille droite me fait-elle mal depuis hier ? Est-ce que je vais changer de région ? Où est-ce que ça se trouve exactement la Birmanie ? Mes notes, je vais les avoir quand ? Razzano va-t-elle battre Ruano-Pascual à Canton/Guangzhou ? Et l'amour dans tout ça ? L'auto-hypnose, ça marche ? Pourquoi les cheveux frisent ? Pourquoi est-ce que j'aime tant le bruit de la pluie sur les toits ? ...
 
(si vous avez des réponses...) 

mercredi, 22 novembre 2006

Horrible souvenir d'enfance (oh la la ça fait peur...)

Il y a quelques temps je suis tombé sur une chaîne du satellite qui rediffusait des épisodes de Ken le survivant de l'enfer. Pour ceux à qui ça ne dit rien, c'était un dessin animé japonais qu'on nous servait au club Dorothée au tout début des années 90. Il était réputé comme le plus violent. A l'époque, je devais avoir 8-9 ans, moi je trouvais que c'était assez triste. Je ne réalisais pas que la violence était présente à ce point. En le revoyant récemment, par contre j'ai été assez choqué de de voir qu'on nous présentait ça le mercredi matin, ni vu ni connu, entre Princesse Sarah et Juliette je t'aime (et au passage, j'ai trouvé le scénario complètement ridicule, rien que pour ça il aurait fallu l'interdire, mais ça n'engage que moi).

Et pourtant non, quand j'étais enfant cela ne me perturbait pas plus que ça. Il y a simplement une scène qui m'avait marqué et dont je me souviens très bien aujourd'hui, je l'avais trouvé très triste.

Non, moi c'est dans un autre dessin animé qu'une scène m'avait perturbé. Je n'en ai jamais parlé à quiconque, ainsi, c'est en quelque sorte un soulagement de pouvoir libérer ici ma mémoire. C'est un peu comme quand j'ai réussi à évoquer mon appréhension à l'idée de devoir revivre le moment où Oui-Oui se fait pincer le gros orteil par un crabe dans l'excellent Oui-Oui à la plage. Je me suis senti plus fort ensuite (merci les tamaris).

Ce dont je vous parle ici est lié à une scène très précise d'un dessin animé que je ne regardais pas habituellement car il ne m'intéressait pas. Mais un jour, je me suis trouvé comme happé par l'écran je vis ce qui ma glaça le sang d'effroi : un épisode de Mon Petit Poney ( ... quoi ?).

Dans ce terrible épisode, une méchante sorcière avait trouvé le moyen de s'emparer de la jeunesse de certains des poneys ce qui les faisait vieillir instantanément. Cette vision des poneys affaiblis m'a terrorisé. Heureusement, je tiens à vous rassurer, l'épisode s'est bien terminé pour nos amis les poneys (désolé de casser le suspence pour ceux qui souhaiteraient revoir la série). Toutefois, je gardais en tête ce terrible moment. J'en ai fait des cauchemars, cela m'a tourmenté pendant plusieurs jours. Voilà, je suis sûr que je vais me sentir mieux après cette confession.

Moi je me demande si on n'aurait pas du interdire Mon Petit Poney pour cause de violence excessive plutôt que de chipoter sur Ken, le survivant de l'enfer. Et oui, pourquoi croyez-vous que je n'ai aucune envie d'approcher un cheval aujourd'hui ? La réponse me paraît évidente.

(Maintenant que j'y pense, les Bisounours, c'était un peu dur aussi, le méchant il avait quand même une allure inquiétante...)

Appel à témoin : vous aussi, vous souhaitez confier vous peurs enfouies ? cliquez sur commentaires.