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mercredi, 11 juin 2008

Les pieds dans le sable

 

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Sortir sur la plage sous le soleil de fin de journée. Profiter du bruit des vagues pour chanter aussi fort que la voix de Daphné qui emplit mes oreilles. Faire le tour de soi-même et savourer le vent, la lumière. Le moment.

Se laisser porter, trouver que le moment a quelque chose de magique. Et, l'espace de ce moment, tout oublier.

mercredi, 04 juin 2008

Un chat dans la nuit

Attention, cher lecteur, devant tes grands yeux incrédules, le récit d'un évènement furieusement paranormal, c'est pour tout de suite...

(trop bien mon teasing, nan ? nan c'est pas bien ?)

Le week-end passé j'ai reçu la visite de mes potos chartrains accompagnés de Caramel, leur petite compagne à quatre pattes et à vibrisses. Le premier contact entre la charmante petite bête et mon appartement est pour le moins furtif. Tout juste le temps de toucher le sol avant de se planquer dans le canapé (non, pas à côté, pas dessus, pas derrière, encore moins dessous mais bien dedans, entre l'armature et le tissu...)

La demoiselle se cache. Tout le temps. Elle a le mérite de ne pas être dérangeante. Point du tout. Elle se met dans un coin et se fait oublier. Evidemment, lorsque l'intrus inconnu que je suis pour elle s'éclipse, la craintive Caramel se transforme en aventurière intrépide, exploratrice de la première heure.

Voici la nuit arrivée. En hôte exercé depuis mon arrivée en terre malouine, je me retire dans ma chambre, laissant le séjour à la disposition des invités et de leur chat. Je laisse la porte un rien entre-ouverte (je déteste dormir la porte close) et le petit appartement sombre doucement dans la plus profonde des obscurités.

(haan jusque là c'est quand même drôlement bien raconté moi je trouve :p)

Mon sommeil est assez agité. J'enchaîne les rêves qui ne tiennent pas debout comme c'est souvent le cas chez moi. J'en suis à mon quarante-sixième rêve de la nuit. Je n'ai absolument aucun souvenir de ce à quoi je pouvais bien rêver, je sais juste que je suis entrain de parler (à qui ? de quoi ? aucune idée). Et puis au milieu de ma phrase, une certitude me tombe dessus, une évidence. On me regarde. UN CHAT me regarde.

Je suis incapable de l'expliquer mais dans mon rêve je sais qu'elle est là, tout près.

Le petit hic, c'est qu'alors que le stress de me savoir ainsi observé s'empare de moi, je suis toujours acquis à mon rêve. C'est à ce moment que les choses déraillent, je sens mon corps tremblotter et je termine le monologue de mon rêve à voix haute. Je me réveille en criant presque le dernier mot : "oui" (la seule et unique chose dont je me souvienne à propos de ce rêve c'est qu'il s'est achevé sur un oui déclamé à haute voix).

Il est quatre heures trente. J'allume la lumière et j'ai tout juste le temps d'apercevoir, au coin de la chambre, la fugitive quittant prestement la pièce.

Evidemment, la porte n'était pas fermée, évidemment il était fort probable qu'elle viennent à un moment ou un autre visiter ma chambre... Mais forcément, mon petit esprit pas rationnel pour deux sous aimerait tant croire que ce n'était pas une coïncidence.

mardi, 18 mars 2008

Denfert - Les Halles - Denfert

20h30 Denfert-Rochereau. Dans le bruit de fond ambiant j'ai du mal à comprendre ce qu'elle me dit au téléphone. On se retrouvera quelque part, pas loin des Halles. Je n'ai pas tout compris mais ce n'est pas très grave. Je prends le métro seul pour la première fois.

Seul avec moi. La rame démarre. Je rêve un peu. Si c'était ma vie. Celle de tous les jours. S'engouffrer dans les galeries aux murs carrelés. Je dévore du regard les quais, les galeries, les visages, les affiches. Même pas d'hésitation. Les choses sont presque trop faciles.

Forum des Halles. Je sors. Ils ne sont pas là. Téléphone. Rendez-vous près du manège aux chevaux de bois. Je cherche. Ne trouve pas. M'éloigne. Me perds un peu. Ca ne me déplaît pas. Je finis par demander mon chemin. Le gentil passant nocturne m'indique le manège en bois. Je finis par les trouver. Parenthèse dans mes réflexions le temps du dîner.

23h30 Les Halles. Ils me laissent près de la station de métro. Entre moi et moi-même à nouveau. Ma vie. Celle que j'aurais pu avoir. Que je pourrai avoir. Denfert-Rochereau. Je ressors Avenue Leclerc en direction de l'hôtel. Balade nocturne dans le quartier. A nouveau ma vie, celle que j'aurais pu avoir, que je pourrai avoir. L'entrée de l'hôtel.

8h. balade dans le 14ème sous un frais ciel bleu. Ma vie. Celle des parisiens. Le métro et toujours cette même interrogation, pourquoi les transports en commun me poussent-ils toujours à tant d'introspection...

17h35, Montparnasse. Ma place dans le train au moment du départ. Paris. Et l'envie d'y revenir.

lundi, 03 mars 2008

La mouette et le débutant

Samedi matin. Il n'est pas encore huit heures et ce sont les mouettes qui se chargent de claironner mon réveil...  La mouette est devenue le lot commun de mes rares matinées de détente dans mon nouveau chez moi. J'en rêvais tant lorsque j'étais enfant. Qu'on me donne rapidement un lance-pierre, par pitié !!

C'est un changement parmi tant d'autres. Après quatre semaines d'interruption, la fée internet a fait son retour dans ma petite vie. Le cours de ce blog pourra reprendre tranquillement. Sur fond de mouette, et de travail débutant.

Quedireoufaire. Second acte.

(edit: et en plus à l'instant une crotte de mouette sur ma fenêtre !! grrrr !!) 

mardi, 15 janvier 2008

Par monts et par vaux

0fd9f45f489a2015a224545cd9ae2035.jpgJ'ai appris au début de ce week-end au détour d'un quizz sur internet que le pluriel du mot val se dit vaux. Non pas que je ne le sus point, mais le fait est que je ne m'étais jamais posé la question (ma région ne se prête pas vraiment à l'usage de ces termes). Cette découverte est fort bien tombée.
 
Je garderai de ces quelques jours les souvenirs dépaysans de l'horizon sans cesse découpé et parsemé ça et là dans ses plus hauts espaces de rafraichissantes touches blanches. Oui, oui, j'ai peine à croire qu'on puisse en voir de si loin alors qu'on est en pleine ville mais mon guide charmant le confirme, ces tâches blanches là-haut c'est bien de la neige. Moi, ça me fascine (oui, il m'en faut peu).
 
dc711d095f82b79386fc5f461286627a.jpg Alors que la voiture serpente le long des incessants lacets, mon regard plonge, remonte, retombe et se perd, accompagné des exclamations émerveillées qui doivent me donner des airs d'enfant ignard découvrant des trésors insoupçonnés. Je me sens presque bête à m'étonner de ce qui peut paraître si banal pour les locaux... Oh et puis ça va, hein !! Je peux jouer les ébahis si je veux, d'abord.

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Et puis tout à coup, les arbres se font plus chargés de blancheur et au virage suivant, tout est blanc. Blanc. Comme je ne l'ai jamais vu de mes yeux (mais oui je vous ai bien dit je n'étais jamais allé bien au sud). En j'en suis tout content, ça me fascine encore plus :-D
 
Un peu de culture, un peu d'histoire, une touche de magie. Un week-end charmant, même si toujours trop court. La magie doit s'interrompre. Mais elle va reprendre... 
 
 

lundi, 10 décembre 2007

Parenthèse enchantée

 
Un peu plus de quatre mois que les mots sur l'écran ont tissé les liens. Les heures, les heures, celles qui ont défilé si vite, si facilement. Jusqu'à ce moment où nous avons décidé de nous rencontrer, traçant une parenthèse de quelques jours dans nos vies. 

18h44.

Le billet de train est formel, il reste quelques minutes. La voix annonce l'arrivée imminente dans la gare attendue, la bonne, la vraie, la seule qui compte. Je suis serein, ému mais heureux d'y être enfin.

18h44. Pour de bon.

La porte s'ouvre et, immédiatement, il y a ce visage, toi, sans hésitation. La rencontre a lieu sur un quai de gare, comme pour qu'elle soit plus belle à raconter. Les autres voyageurs ont subitement disparu de mon esprit. Toi, cette rose, la gare qui nous laisse filer tranquillement pendant que la conversation prend ses aises simplement.

La ville s'est habillée de ses plus belles lumières nocturnes pour offrir au trajet vers ton appartement le cadre qui va si bien aux rencontres tant attendues. C'est le début de ces quelques jours de délices, ceux qui dessinent des sourires béats sur mon visage.

La première visite de ton merveilleux chez-toi, la première discussion dans ton salon, ce premier baiser, mon cadeau dont tu reprends si bien les mots, notre premier repas l'un contre l'autre : les tout premiers souvenirs se bousculent. C'est parce qu'ils tiennent tous à être de la fête, avec les suivants.

Viendront ensuite mon premier réveil avec toi... la visite de Lyon, ces moments charmants à Fourvière et en haut du Crayon, nos tours dans la grande roue... Je garde tout en tête. Et mes yeux en brillent un peu plus... Je me revois retourner dans chaque pièce de ton appartement pour en prendre de plus grands morceaux de souvenirs et les ramener dans ma valise, te serrer dans mes bras, et me dire que je suis bien. Quelques jours emplis d'une multitude d'instants que je voudrais revivre encore et encore. Tes yeux, ta voix, ton sourire... Etre avec toi.


Je suis revenu à contre-coeur mais ravi de t'avoir trouvé, en attendant de te revoir très vite. Ce matin, je découvre ta note et j'en suis tout ému, touché. Heureux.

Allez, petite parenthèse, grandis, grandis. Et n'en sois plus une.

 

Gare de St Etienne, 6 décembre 2007, 18h44.

dimanche, 11 novembre 2007

Un peu de magie

Dimanche matin tout gris... envie de rêver... 

de neige, de tourbillon, d'histoires d'enfants, ce doit être l'effet catalogue de noël (humhumhum, en avant les histoires :-D)

C'était la brève humeur du jour.

 

Stanislas, Le manège
 
 

jeudi, 08 novembre 2007

Rêve sur catalogue

67a0428aecbe7bb4d55a4adcb0fe3d97.jpgAh novembre ! le mois du catalogue de jouets. Tant d'heures passées à feuilleter, à contempler, à imaginer.

Toujours le même déroulement. Le première pages dévolues aux peluches. Pas grand intérêt mais je les regarde malgré tout parce qu'il serait tout de même fort regrettable de passer à côté de quelque chose d'intéressant, on sait jamais ce qui peut se cacher entre deux gros ours (et puis c'est mignon des fois, mais ne le répétez pas, hein).

Les jouets pour les tout-petits. Pffff... ce que ça peut être inintéressant. Nan mais vraiment. Cette espèce de grenouille, là, elle est moche en plus. Ils peuvent pas leur faire des jeux normaux aux petits ? A croire que non, des jeux de construction débiles, des personnages diformes. Une honte. Oh tiens, un camion avec des voitures, ça a l'air pas mal. A mince, celui d'à côté vient de voir quelle page je suis entrain de regarder... vite, on tourne.

Alors là, c'est le pompon. Le pire qu'on puisse envisager. Les jouets de filles. N'importe quoi. C'est vraiment nul les filles pour avoir envie de jouer avec ça. En fait j'aime bien m'attarder sur les pages de jouets de filles pour mieux apprécier la suite. Une sorte de calvaire qui me ferait mériter la qualité des pages suivantes. Et puis je peux me gausser. Elles ont vraiment l'air cruche ces gamines en photo à jouer avec la première poupée venue. Et vas y que j'habille ma poupée, et que je chante dans un faux micro tout rose (nan mais t'as déjà vu un micro rose à la télé ? RI-DI-CULE), et vas y que je me fais une fausse mèche de cheveux. On atteint le paroxisme avec les fausses poussettes et les dinettes. Y a pas à dire, les filles c'est vraiment nul.

A mesure que les poupée défilent, je tourne les pages de plus en plus lentement en me disant que chacune d'elles me rapproche un peu plus des choses sérieuses. Enfin, un peu de bleu. Les jouets pour garçons.

Attention, ne nous égarons pas, il faut savoir conserver un minimum de discernement, tout n'est pas intéressant dans ces pages, loin de là. Passons rapidement sur les figurines pour les gamins, les trucs un peu bête. Les déguisements aussi, c'est pas bien. Et là, enfin, voici la pages des robots. Les Tranformers. Le bonheur. Tout simplement. Vraiment, ça valait la peine de passer par les pages filles pour en arriver là. Les voitures aussi sont pas mal. Je regarde tout, je retiens par coeurs, je compare. Ah vraiment, ils savent faire des trucs pas mal, moi je dis. Je tourne une page, je reviens en arrière. Il y a aussi les circuits de voitures. Toujours intéressant de regarder les tracés, deviner les modèles de voiture. Les légos, aussi, enfin ceux pour les grands de neuf ou dix ans comme moi, hein. Je contemple. Mon regard s'évade un peu puis retourne au catalogue. Hélas les pages dignes d'intérêt ne sont pas nombreuses. Une fois les voitures télécommandées passées, nous arrivons dans les articles de sports pour footeux décérébrés.

On enchaîne alors des pages plus ou moins bonnes. Les loisirs créatifs, certains sont pas mal mais c'est quand même beaucoup pour les filles (et puis les filles, c'est nul). les jeux de société, ça se regarde. Les trucs de musique, j'y comprends pas grand-chose. Quelques jeux vidéos, pour les plus grands.

Et puis les dernières pages avec ces concours toujours aussi débiles. Tu fais un dessin d'un animal ou quelque chose d'autre, tu le déposes dans un magasin et tu peux participer à un concours avec 5000 peluches à gagner. D'abord mes dessins, je les garde pour moi et en plus je ne vois vraiment pas où est-ce que je pourrais ranger ces 5000 peluches si je gagnais le concours. Simplement, je m'interroge tout de même, j'essaie d'imaginer la taille du camion qui viendrait me livrer toutes mes peluches. Enfin bon, passons.

Verdict, il est plutôt pas mal ce catalogue. Je le mets de côté, je le rangerai sous ma table de nuit toute à l'heure pour le relire demain soir.

 

***

 

Pour finir, petit constat amusant. Hier soir, je me suis mis à feuilleter un catalogue comme à la bonne époque. Alors c'est plus moderne qu'il y a quinze, ans, forcément. Mais ça a très peu changé en définitive. Le même ordre de présentation et les même types de jouets pour la plupart. Et puis les filles, c'est toujours aussi nul. :-D

 

samedi, 03 novembre 2007

Bucolic mood - Joss à la campagne

2927b99f73f84e8ecf27c7019eb002cd.jpg Après le repas de la Toussaint, l'invitation à suivre le chemin de terre est un petit délice. Entre les vignes, sous un arbre parfois, au dessus des coteaux, le petit groupe avance de son pas ferme et rythmé : le parcours est ambitieux et il faut être revenu avant la nuit pour rentrer les canards.

La petite maison de la famille Adams, le chemin des renards, la maison où ma mère et ses soeurs ont grandi que les nouveaux propriétaires nous proposent gentiment de visiter et où elles constatent qu'un vieux tamaris est toujours là, leur chemin d'école, l'endroit où elles ont appris à faire du vélo il y a presque cinquante ans, les vignes, toujours des vignes, de tant de couleurs. Une heure, deux heures, trois... Et au loin les canards qui barbottent tranquillement en profitant de cet après-midi de répit. Plus pour longtemps...

Rhooo... on dirait un extrait du club des cinq cette note ! A moins que ce ne soit Martine à la ferme. Et encore je vous ai épargné l'étable et les deux petits châtons qui jouaient dans la paille... J'avoue, j'ai plutôt aimé cette respiration rurale.

 

 

Pour rester sur une note bucolique, Yaël Naim, New Soul

 

mardi, 23 octobre 2007

Les jours sombres (2)

Je passe à l'heure d'hiver, ça change mon caractère.

 Ben Ricour, L'heure d'hiver 


 

La fin octobre coïncide souvent pour moi avec un sentiment partagé entre l'abandon contraint de la lumière bienveillante et le plaisir surpris de retrouver des sensatons grises et pourtant réjouissantes.

Passer à l'heure d'hiver et s'en remettre à d'autres jeux, faire place à d'autre teintes. La saison où la couette pointe avec malice le bout de sa housse. Et puis ces images, souvenirs de toussaints qui reviennent en tête pour hanter l'humeur le temps de quelques jours à grands coups de châtaignes, de balades humides ou de sorties en cimetière.

Alors, comme un grand manteau dont l'odeur familière viendrait raviver des souvenirs ternis, les premiers jours sombres éclairent à leur manière novembre qui s'annonce en laissant planer un ... 

Justement, je ne sais pas vraiment quoi.