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lundi, 19 avril 2010

La revanche des petits

Au moins lorsqu'au petit matin je remonte la couette sur mes épaules, ce n'est pas moi qui ait les pieds découverts et au frais. Et toc.

 

Si ! ça méritait d'être dit !

dimanche, 11 avril 2010

Les chansons, les fesses de Jérôme et l'adorable inconnu

Hier soir, alors que notre hôte Rouge-Cerise et moi croisions dans l'escalier la voisine de palier accueillant l'un de ses invités vers 22h30, elle s'excusait déjà du regard en précisant qu'il y aurait probablement un peu de bruit au cours de la soirée.

 

La soirée de la voisine et ses nombreux amis fut musicalement animée. Elle fut fort variée sans toutefois atteindre de véritables sommets (je m'obstine à penser que Johnny Hallyday chantant allumer le feu ne constitue pas un sommet, Rouge-Cerise partage d'ailleurs mon avis). Et puis, il y eut les chansons à boire. A de multiples reprises. Enfin il y eut surtout les nombreux refrains invitant les participant à dévoiler leur postérieur au reste de l'assemblée. Tu sais, ce refrain si subtil et délicat qui se conlut par : "Allez Jérôme montre nous tes fesses, allez Jérôme montre nous ton cul" (NB : ça marche aussi avec Mathieu, Olivier, Christophe ou Jean-Claude, si tu préfères. Ou même Brigitte).

 

Hélas, le mur étant désespérément opaque, nous n'avons pas vu si Jérôme s'est exécuté et, le cas échéant, s'il y avait matière à y prêter attention. Nous nous sommes donc malheureusement contentés de prêter l'oreille sans pouvoir déterminer l'issue de ces échanges à tue-tête accompagnés de sauts à pieds joints dont le but n'étais pas visiblement, d'aider les voisins à trouver le sommeil. Les joutes animée auront duré au moins jusqu'à deux heures trente, moment où je crois avoir définitivement sombré dans le sommeil alors que je me demandais si le plancher de l'appartement tiendrait jusqu'au lendemain.

 

Au petit matin, Rouge-Cerise ayant eu à coeur de montrer qu'il est un hôte de qualité, s'en est allé faire un crochet par la boulangerie. Par une magie qui nous échappe, l'un des convives de la soirée était alors en train de dormir sur le palier (quelle douce soirée décidément). Quelques minutes plus tard, à son retour de la boutique à croissants, le dormeur du palier s'était évaporé laissant uniquement derrière lui son Blackberry Nokia E71. Nous récupérons précieusement ledit téléphone et je m'engage sur l'honneur à tenter de retrouver par tous les moyens le dormeur du palier et lui restituer son bien.

 

Un petit déjeuner plus tard, Rouge-Cerise parti rouler des mécaniques avec ses amis motard, je découvre que le dormeur du palier est repassé par ici, ayant laissé un mot sur la porte de la bruyante voisine lui disant qu'il a perdu son téléphone et l'attend dans un vague café près de la station de métro la plus proche en signant B. Il est onze heures, je me fais plaisir à marteler la porte et jouer de la sonnette. Rien. Je remets une nouvelle salve cinq minutes plus tard. Rien.

 

N'écoutant que le bon samaritain qui m'anime chaque minute que dieu fait, je me saisis du téléphone en question et me rends près de la station de métro évoquée en me disant que tout de même ce que je fais n'a pas de sens. Par ce beau dimanche matin ensoleillé, j'approche de la fameuse station de métro, une terrasse toute proche et un client isolé dont le visage exprime très clairement : "j'ai passé la nuit à chanter des chansons où je demandais à mes copains de me montrer leurs derrières avant d'aller ronfler sur un palier". Je lui demande donc s'il ne s'appelle pas B. et n'a pas perdu un téléphone, je te laisse deviner la suite, sa surprise, son soulagement, tout ça tout ça. Il a trouvé mon geste adorable. Vraiment A-DO-RA-BLE.

 

Moi aussi, j'espère bien que le jour où j'aurai égaré mon téléphone, un adorable inconnu viendra me le rapporter sans que je sache ni comment ni pourquoi alors que je bois un café à une terrasse par un dimanche matin ensoleillé. Y a des chances que ça arrive, tu crois ?

dimanche, 28 mars 2010

Joss découvre la vie : bienvenue chez les morts

Visite des catacombes de Paris avec D. du 15ème. (oui, j'ai osé)

 

Pfiiioooouuuu !! t'as vu la queue à l'entrée ?

 

- Moi : blablablablablabla [...] blablabla

- D. du 15ème : Blablablablabla [...] blablabla

- Moi : blablablabla [...] blablabla.

 

Oh ayé, c'est notre tour (pas si difficile pour deux pipelettes d'occuper une heure d'attente en papotant). Après une heure de queue, une affiche qui va bien : la machine à carte bancaire est en panne. Sympa. D. du 15è me sauve la mise en payant en liquide. Je vais encore avoir des dettes...

 

Le voyage débute par un escalier en colimaçon qui descend longuement suivi de plusieurs longs couloirs au plafond assez bas (mais moi ça ne me gène pas vraiment, tu vois). Après plusieurs de ces longues galleries, un des "guides", je ne sais pas si c'est le mot le plus adapté, s'adresse à nous en nous demandant : "c'est long, hein". Heuuu, tu sais mon grand, là, on n'a encore rien vu, alors j'espère que ça va encore bien plus long.

 

Ah tiens des os.

 

C'est fascinant.

 

Cela dépasse tout ce que j'imaginais. C'est à peine croyable tous ces ossements, toutes ces vies. Ou plutôt, tous ces morts. Il y a dans ces allées tant d'histoires et de visages figés, une vie ne pas suffirait pas à les dénombrer. Il me parait difficile de décrire la disposition des ossements avec des mots qui te donneraient une impression juste. Les os sont accumulés comme les parpaings d'un mur, ajustés comme des sculptures infinies. Les crânes sont parfois agencés de façon à faire apparaître des dessins avec un goût parfois surpenant, notamment à l'endroit où des crânes disposés à la façon de pierres ornant un mur forment un coeur. Certains agencement me donnent l'impression de sculptures sur bois où même de meubles en osiers. Il est difficile de réaliser qu'il s'agit bien de milliers de morts et pas d'un décor de parc d'attraction tellement on a l'impression d'une mise en scène.

 

On retrouve, sans surprise, au détour des allées, des citations qui rappellent combien l'homme est peu de choses face au temp et la vie, était-ce vraiment nécessaire. Je regrette quelque peu également le flot des autres visiteurs parfois bruyants qui dénote dans cet endroit que j'aurais voulu plus silencieux.

 

Le visite se poursuit dans des galeries humides où l'eau perle au plafond et vient mouiller le sol foulé par nots frèles chaussures. Cela ajoute une goutte de pittoresque au voyage. Je termine le récit de cette visite avec le sentiment de n'avoir pas du tout réussi à retranscrire les impressions que j'ai eues.

 

A nouveau les escaliers. Retour à la lumière du jour. J'ai faim. La vie, quoi.

12:27 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (9)

mardi, 26 janvier 2010

Tête de veau

Chez moi on n'a jamais beaucoup aimé les parigots. Que ce soit clair, ces prétentieux, pédants, qui se croient chez eux partout, on n'en veut pas chez nous. Et, par dessus tout, vous avez vu comme ils conduisent ? C'est révoltant, on dirait des sauvages. Aussi loin que je puisse me souvenir, quand on en parlait avec ma grand-mère, on s'est toujours montrés hostiles vis à vis des Parisiens. Il faut bien dire qu'il ne vivent pas comme nous ces gens là. Ils ont un peu une vie de fou tout le temps dans leur truc sous terre. Ils ne savent pas ce que c'est que la vraie vie. Et ils croient que c'est eux qui sont mieux. Laissez moi rire. Ces gens ne savent pas ce qui est important, ce qui est bien.


Non vraiment, ce ne sont pas des gens très fréquentables. Elle a raison, ma grand-mère, moi aussi j'ai vu comme ils conduisent, on repère toujours facilement les plaques d'immatriculations en 75, 92 ou ces numéros là. C'est vrai que c'est n'importe quoi. Des gens dangereux, je crois bien. La pollution, tout ça, c'est à cause d'eux. Et puis, apparemment ils ont des modes de vie pas très sains, pas très équilibrés, des détraqués. Vraiment, pas fréquentables. On m'a dit en plus qu'ils ont des appartements tout petits. Il faut vraiment être fou pour aller vivre là-bas.

 

Jusqu'à l'âge de 20 ans largement révolu, je n'ai cessé de dire que jamais je ne voudrais vivre à Paris ou en région parisienne.

 

A partir de demain, je serai parisien.

dimanche, 10 janvier 2010

La vitrine d'en face

Dans deux petites semaines j'aurai donc quitté mon appartement pour voguer vers de nouveaux horizons. D'ailleurs pour une raison qui m'échappe l'agglomération rennaise vient de s'apercevoir que j'existe et tout ce qu'elle compte de centres commerciaux et grandes surfaces m'écrit depuis la semaine passée pour me souhaiter un bon emménagement tout en me proposant de passer leur rendre une petite visite. C'est un peu tard Messieurs-dames.

 

J'habite au premier étage dans une rue du centre-ville et mes fenêtres offrent une vue imprenablement plongeante sur deux vitrines qui se tiennent au coude à coude. A gauche, le salon de coiffure dévoile tout. Employés et clients, personne n'échappe au regard du vis à vis inquisiteur. A droite, l'autre vitrine est autrement plus discrète, on dira presque cachotière. Et pourtant, c'est bien cette vitrine qui attire sans égal la curiosité du passant et du vis à vis qui cherche à tromper l'ennui les soirs d'isolement.

 

Si la plupart des clients sont tout ce qu'il y a de plus détendus et habituels, c'est un amusant manège qui se joue parfois lorsque certains piétons marchant à un rythme soutenu semblent tout bonnement disparaître de la circulation au moment de leur passage devant la vitrine d'en face. Le plus souvent, ils ressortent quelques minutes plus tard, un petit paquet sous le bras, le regard cherchant parfois si un espion avisé n'est pas en train de scruter sournoisement derrière la vitre de sa voiture (mais nan je suis là haut derrière le rideau, tu peux pas me voir de toutes façons).

 

Le plus drôle reste encore les clients se déplaçant en couple. Le plus souvent, elle reste dans la voiture alors que lui, ayant garé la voiture à proximité, s'affaire au pas de course pour rejoindre la petite boutique illuminée. Elle attend nerveuse, les ongles à portée des dents. Il ressort au bout de quelques temps et la voiture débarasse prestement le bitume sans en demander plus.

 

J'aurais rêvé d'habiter face à la vitrine d'un chocolatier. Pour l'instant je me contente donc d'un sex-shop. Ce n'est évident que dans un but d'observation hautement anthropo-sociologique que je m'intéresse donc parfois aux allées et venues. Tu devrais même m'en remercier. Au moins.

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lundi, 04 janvier 2010

Alors ça, ça fait plaisir, tiens !

Alors que j'ai visité quelques heures auparavant ce qui sera pour quelques temps notre chez nous dans un joli petit bout du 15è arrondissement, il me dit :

 

- Et t'as remarqué la vue depuis la fenêtre de la salle de bain ? ... ah ben non... t'es trop petit...

 

Gna gna gna. N'empêche que sur la pointe des pieds j'ai presque tout vu. D'abord.

 

A part ça, bonne année.

samedi, 19 décembre 2009

Entends tu les cartes bleues tintinabuller ?

Pendant toute l'année c'est le jour que je cite en exemple lors que je veux décrire un moment de grande affluence : le dernier samedi avant Noël. Il est 18 heures dans la boutique de chaussures, Madame a trainé son fils de 5 ans toute la journée dans les magasins et elle est au bord de la crise de nerf. Lui manifestement, ne s'est pas contenté d'être au bord. Chez Virgen Magistore, la fille de la caisse regarde avec une impression de vertige la file qui se dresse toujours devant elle avec cette même ferveur et ce même empressement. Dans cette boutique de déco, une quatrième personne (moi) vient demander le prix de cet article, le vendeur répond invariablement que le stock est épuisé. Dans cette autre boutique, on ne compte plus les gens qui ont du lever les sourcils en découvrant que ce sac Diesel est à 320 €.

 

Dans les allées du centre commercial, chacun déambule ses sacs à la main, tous se croisent en cherchant à se remémorer la liste des passages obligés, le cadeau pour Belle-maman (qui devra la tenir éloignée), OK, celui pour la petite Justine (qui devra permettre d'obtenir le silence), OK, les chocolats ("oh merde, les chocolats !"). Une bonne partie des clients renonce au paquet cadeau proposé gracieusement (enfin, on peut laisser 3€ dans la petite boite, quand même) en voyant le temps d'attente supplémentaire dans cette journée où décidement, attendre, on ne fait que ça.

 

Chacun aura bousculé, déplacé, démandé pardon (ou pas), se sera faufilé, aura raillé la dégaine de celle qui arrive en face avec ses collants verts, aura pesté contre la foule qui aurait toute de même pu s'y prendre un peu plus tôt. Décidément Noël est bien la fête du partage et de la communion entre les gens. Enfin peut-être celle des rencontres obligées du dernier samedi, tout est dans la façon de formuler les choses.

 

Et puis mon miracle personnel se produisit un peu avant 18 heures dans une boutique Leviiis. Alors que je recherche déspérément depuis quelques mois un couvre-chef qui pourrait aller avec la carrure modeste de mon crâne (oui c'est désespérant, je n'ai pas une tête à casquette, encore moins à chapeau, moi qui trouve cela si attrayant). J'étais entré à la recherche d'une idée de paire de chaussure. Elle était là, seule sur son étagère juste à droite en entrant dans la boutique. En la voyant, j'ai su. Cette casquette de velour marron était faite pour moi. Je l'ai chaussée devant le miroir et l'évidence s'imposait d'elle même. C'est donc ça, la magie de noël : elle n'était pas chère du tout.

casquette suite 005.JPG

Merci la magie de Noël !

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samedi, 28 novembre 2009

Et pourtant je ne tapinais pas, hein.

Un dimanche gris vers 16h. Je suis seul en balade dans le centre-ville que j'apprends encore à découvrir le long des quais de la Vilaine. Je me balade sans but précis et promenant mon regard sur les façades des bâtiments et des commerces fermés pendant que Kate Nash me raconte sa vie.

 

A une huitaine de mètres (oui, huit exactement) de moi une voiture est arretée à un stop, le conducteur baisse sa vitre. Je me vois déjà expliquer au gentil monsieur que je connais très peu la ville et que non je ne vais pas pouvoir le renseigner. Il me fait signe de la main pour me demander d'approcher. Il semble proche de la quarataine. Les écouteurs sur les oreilles, je ne comprends encore rien à ce qu'il raconte. Il est étonnament souriant pour quelqu'un de perdu. A la lutte avec mes écouteurs, je parviens mettre Kate Nash à distance des mes oreilles, il poursuit avec le même sourire.

 

"- Tu montes avec moi ?

- euh... (tu t'es bien regardé ?)

- Allez, t'as une copine ? t'es tout seul ?

- ... euh ... ah euh oui.

- Bah tu vois, moi aussi j'suis tout seul, allez, monte (montrant le siège passager de sa voiture)

- Euh... Oui je vois bien mais je suis pas intéressé"

 

Il semble dire dommage de la tête et démarre. Ben si je m'étais attendu à ça. Nan mais on est en plein centre-ville là, à 16h... Mais ça ne va pas du tout ! Pourquoi moi, d'abord ? Je ne porte même pas ma robe de bal mauve ni mes plateform-shoes qui vont si bien avec.

 

Et puis j'allais quand même pas monter dans sa voiture, c'était une Renault 21...

15:22 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (9)

samedi, 14 novembre 2009

Mais nan, je perds pas mon temps. Pas du tout.

Cette semaine j'ai eu l'heureuse idée de contacter de mon agence immobilier et leur demander pourquoi depuis mon arrivée dans mon appartement il y a deux semaines je ne parviens pas à capter la TNT. On m'a répondu que c'est sans doute parce que mon appartement est relié à NumeryKable et je peux dans ce cas aller retirer un décodeur dans une agence Numerykable sans avoir à payer d'abonnement. Merci de me le dire seulement maintenant, c'est vraiment très gentil de votre part.

 

Samedi après-midi, je prends donc mes petites jambes pour me rendre avec joie et bonne humeur chez mes amis de NumeryKable. 14h01. Sur la porte, une affiche nous explique qu'exceptionnellement, la boutique n'ouvre qu'à 14h30. Je décide donc de me balader dans les environs et comme je ne trouve pas très poli de poireauter devant une boutique avant qu'elle n'ouvre (oui Madame, j'ai des principes à la con, moi aussi), je m'arrange pour revenir très précisément à 14h32. Cruelle erreur. Terrible erreur. Abominaaaable erreur : à 14h32, la boutique est bien ouverte, il y a un client à chacun des deux guichets et surtout huit personnes qui occupent déjà tous les sièges à disposition. Je crois qu'à ce moment je fais une drôle de tête. Un peu. Un siège se libère finalement assez vite.

 

Heureusement, quand on fait la queue comme ça, on peut toujours s'occuper en scrutant les autres gens qui attendent ou en espionnant les conversations des gens qui sont au guichet. J'aime beaucoup regarder la tête que fait chaque nouvel arrivant en découvrant que non, il ne vas en avoir juste pour cinq minutes. Il y a ceux qui pestent, ceux qui soufflent en gonflant leurs joues, ceux qui ont un petit sourire crispé et ceux ne veulent résolument pas comprendre avec ce regard si évocateur qui semble demander: "vous faites quand même pas tous la queue, la ?". "si, connasse".

 

Il y a aussi un couple de personnes agées affublées d'un tout petit Yorkshire qu'elle porte dans ses bras. Lui se contente de suivre l'air soumis en demandant s'il ne vaudrait mieux pas repartir, ce à quoi il n'aura pas de réponse. Ils restent tous les deux là à regarder la pièce puis se résignent à attendre. Au bout de quelques secondes, ma voisine de gauche se lève et propose sa place à Madame Yorkshire. Je réalise que j'étais à tel point plongé dans mon observation anthropologique qu'il ne m'était même pas venu à l'esprit de faire de même (et puis, ça va bien, la journée de la gentillesse, c'était hier). Le hasard place Mr et Mme Yorkshire de chaque côté de moi.

 

Pendant ce temps, l'une des conversations au guichet se met à prendre de l'envergure. Une mère est venue avec son ado de fils pour lui offrir un abonnement de téléphone portable, je ne savais même pas qu'on faisait ça chez NumeryKable. Mme Numérykable lui répète trois fois en quoi consiste le forfait qu'elle lui propose en plus d'une option à cinq euros par mois. En fait, Mme ne sait pas ce qu'est une "option". Tout à coup, un étincelle doit se produire dans son esprit et nous l'entendons tous s'écrier "Ah ouiiiiiiiiiiiiii". Je peine à conserver mon sérieux. Je craque définitivement lorsque j'entends son rejeton demander "oui, mais alors les cinq euros en option, c'est où qu'on les met ?". Trois des personnes qui m'entourent se détournent pour me regarder rire, je ne peux pas m'en empêcher, c'est plus fort que moi.

 

Je m'occupe en scrutant le Yorkshire et sa drôle coiffure avec un sourire amusé. Mme Yorkshire me surprend en flagrant délit de regardage de son chien, je lui envoie un sourire gentil, enfin je crois (à l'heure où je t'écris, je n'ai toujours pas compris l'intention de cette drôle d'expression qu'elle m'a lancée en retour).

 

Soudain, il arrive une chose à laquelle je ne croyais plus. Je suis ici depuis seulement 53 minutes et c'est déjà mon tour. J'en reviens pas, je me sens comme si je venais de gagner un concours (je tiens à remercier mes parents, mon producteur, mes mollets et tous ceux qui m'ont soutenu depuis le début). Je me dirige fièrement vers le guichet qui m'attend. "Bonjour, je viens d'emménager dans un appartement Avenue des Gentilspetitsgens et mon agence immo m'a dit que je pouvais venir retirer un décodeur ici ... ".

 

Cinq minutes plus tard, ça dépasse ce que je pouvais imaginer. Non, je n'ai pas d'abonnement et mon agence immo m'a raconté n'importe quoi. Mme Numerykable m'apprend avec un grand sourire qu'en fait, l'un des anciens locataires de mon appartement (même pas le dernier en date) avait choisi de s'abonner et depuis la fin de son abonnement (il y a un an et demi ...), personne n'est venu initialisé les branchements, voilà pourquoi l'appartement n'est pas relié au réseau hertzien. Mais si je le veux, quelqu'un peut venir chez moi pour effectuer la manipulation. Et bien, bizarrement, OUI, JE LE VEUX. Vous êtes chez vous mercredi ? Non. Jeudi ? Non, seulement samedi. Alors voilà dans une semaine quelqu'un viendra chez vous pour changer les branchements et vous serez relié au réseau hertzien et vous pourrez avoir la TNT. La télé normale, quoi. Et bien je suis tellement abruti que je l'ai remerciée, en plus. Après avoir passé 63 minutes de mon samedi pour ça, sans compter la demie-heure de balade forcée avant 14h30.

 

Je me console en me disant que dans 9 jours j'ai un entretien d'embauche pour un poste dans une grande capitale française TF1 c'est bien.

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mercredi, 11 novembre 2009

Joss découvre la vie : la Creuse et les petits pois

Les mauvaises langues diront que la Creuse, pour un déplacement pro, c'est moins excitant que mon petit périple en Guadeloupe de juillet dernier. Je leur répondrais "ta gueule connasse" que la Creuse aussi a ses charmes, surtout en Novembre lorsque les arbres à perte de vue prennent toutes les couleurs de terre et de feu (mais si !!). J'avais presque oublié à quel point ça peut être attirant la campagne isolée à l'automne. Tiens donc, j'y pense seulement maintenant j'avais du oublier mon appareil photo...

 

Et si ça ne suffit pas, j'ajouterai que passer une nuit dans un hôtel qui est aussi un château au milieu des bois en novembre c'est lugubrement charmant. J'ai beaucoup ri le matin en parcourant le livre d'or de cet hôtel trois étoiles, quelqu'un a eu le bon goût d'y écrire : "j'ai cherché la troisième étoile, je n'ai trouvé qu'une punaise...". Cela ne m'a pas semblé très justifié pourtant mais je ne suis pas d'un naturel très exigeant. On signalera tout de même qu'une nuit dans un chateau de la Creuse avec dîner (1 étoile Michelin) et petit déjeuner inclus revient à onze euros de moins qu'une simple nuit avec rien à se mettre sous la dent dans le petit hôtel parisien du cinquième arrondissement où j'étais la nuit d'avant...

 

J'ai eu également le bonheur de voir un contrôleur de train passer l'éponge alors que j'avais un tout petit peu fraudé (j'ai pris par un malencontreux hasard un train arrivant trente minutes avant celui prévu et je ne pouvais pas changé mon billet) pour une raison que je n'espérais même pas : "bon ça va pour cette fois, parce que vous êtes jeune". Oui !! oui !! je suis jeune donc j'ai le droit de faire exprès de me tromper de train. Si c'est pas merveilleux tout ça.

 

En attendant mes prochains déplacements (deux dates à Paris en décembre, on m'annonce dans l'oreillette un petit passage par Londres  en bonne compagnie pour la fin d'année...), je joue à faire de la cuisine dans mon tout nouveau chez moi. Non, vous ne saurez rien sur mes expériences à la chantilly, mais je viens juste de faire une omelette avec des petits pois (si !!). Ca ne vous fait pas rêver, ça ? Nan ? ah bon ? Et bien l'omelette aux petits pois c'est un peu comme la Creuse, ça ne donne pas trop envie au premier abord et puis finalement, une fois le temps, on se laisse séduire.

 

(Ouais, enfin, vivement Londres quand même...)

20:42 Publié dans Blablablog | Lien permanent | Commentaires (7)