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vendredi, 28 septembre 2012

J-oo7 : la pluie ne meurt jamais (et ne suffit pas) - Bon baiser de Londres


Ça doit être ça. Lors des voyages qui ne doivent pas vraiment avoir lieu, le malin fait en sorte qu'il y ait un petit truc qui cloche, un petit grain sable. Ou un gros déluge. Genre t'es pas trop le bienvenu, mais essaie quand même... Ce voyage à Londres je l'avais prévu des mois à l'avance. Puis pour d'obscures raisons de santé j'ai dû y renoncer. Puis finalement si. Puis en fait non (grille en enfer, satanée secrétaire médicale du démon). Et puis miracle (de la cicatrisation rapide) j'étais bien dans l'Eurostar ce vendredi matin de septembre.

Bon, la seule et unique fois où j'étais allé à Londres auparavant, je te l'avais jamais raconté mais quelques heures après mon arrivée, les fameuses émeutes d'août 2011 commençaient à embraser la ville un peu partout, c'est dire si ce nouvel épisode londonien s'annonçait sous les meilleurs hospices. Tu comprendras donc que là je ne m'attendais pas exactement à ce que tout le plan se déroule sans accroc.

On avait loué un studio, on avait bien reçu la confirmation de la réservation par mail, que je n'avais évidemment pas lue, normal. Parce que si je l'avais lue à l'avance j'aurais sans doute constaté que l'adresse ne correspondait pas du tout au quartier prévu et qu'il était écrit "petits-déjeuners inclus" - ce qui, pour la réservation d'un studio, est assez original - et tout cela aurait été générateur de stress. Il était tellement plus apaisant de s'en rendre compte une fois le train lancé à fière allure vers l'infini et au-de la Manche et au delà.

Oui donc le studio ingénieusement réservé "avec une belle vue sur les toits de Londres" s'est avéré être une chambre d'hôtel avec une vue imprenable sur des voies ferrées un peu grise et leurs feux de signalisation un peu rouges. It sounds "different", you see. Mais ce qui est sympa dans cette histoire de réservation c'est que ni les honnêtes clients (nous), ni personne dans l'hôtel ne saurait dire d'où vient l'erreur. Franchement, depuis le temps que tu lis ce blog, tu crois que MOI (ou quelqu'un de mon entourage) je serais capable de faire une gaffe ou une étourderie ? soyons sérieux deux secondes.

Cela dit, rendons à César ce qui est à Attila, l'hôtel n'était pas si mal situé mais surtout le petit déjeuner claquait bien son teckel et ça, ça te rattrape bien un quartier un poil glauque et une station de métro à 12 km et demi (le plus "drôle" c'est de voir une fois revenu à Paris qu'il y avait une autre station moins éloignée de l'hôtel...). En plus dans ce mirifique buffet de petit-déjeuner y avait des dosettes de nutella et j'en ai volé une, pour la beauté du geste. Avec un petit stress au moment de quitter la salle du restaurant. Mais ouf, ils m'ont pas fouillé. J'étais un valeureux fugitif, mon trésor glissé subtilement dans la poche arrière de mon jean. Même le mec qui tournait la porte dans le hall n'y a vu que du feu. Un bien beau larcin que voilà. Mais c'est mal, attention.

C'est par hasard, lors d'un après-midi pluvieux poussant à faire connaissance avec quelques boutiques et grands magasins que chez Selfridge, au rayon lingerie de ces messieurs je suis tombé nez à nez avec le premier Jockstrap que je voyais de mes propres yeux so prudes, ever. Enfin, nez à nez... *petite moue*. Je ne pensais même pas qu'on pouvait en trouver dans ce genre d'endroits. Mais alors comment si peu de tissu peut générer autant de formes ? Noyé sous la perplexité de l'enigme, je repose l'objet du délit à sa place dans les rayonnages en pensant que j'irais à confesse sous peu.

J'ignorais encore naïvement que le soir-même j'allais tombé nez à nez pour la première fois de ma vie avec un monsieur en Jockstrap. Enfin, nez à nez... *petite moue (bis)*. Mais bon, tu comprendras naturellement que sur ce blog on fait la lumière sur certaines choses et pas sur d'autres. Je préciserais juste que le porteur de la chose semblait assez coutûmier de ce genre de situation. Tu te contenteras d'imaginer et même d'inventer ce que tu veux. Je te fais une confiance aveugle.

Sinon aussi, j'ai bien joué à Mary Poppins pendant ces quatre jours entre Oxford Street et Leicester Square avec mon parapluie, du vent, de la pluie, du vent, de la pluie. Et figure toi qu'un parapluie qui prend l'eau, ça donne un parapluie mouillé 
(Attention, astuce-dignité n°43 : quand ton parapluie est tout mouillé, évite de le tenir entre tes jambes pendant que tu cherches quelque chose dans tes poches. Enfin je dis ça...). Et tant qu'on en est à parler de nos moutons, tu connais le parapluie magique ? Acheté 5 £ 99. Rouillé le lendemain. Si ça c'est pas un joli tour de passe-passe. Et 5 £ 99 le tour de magie personnalisé, moi je trouve ça plutôt honnête, malgré ce que d'aucun peut en penser. En tout cas, la magie aide à supporter le déluge, et il nous en fallu, du courage.

St Pancras, voyage retour. "Dernier rappel pour les voyageur à destination de Paris". Oui, on n'est pas surper en avance, ON SAIT. Passage de la sécurité. Le regardeur d'écran désigne à l'attention de sa collègue un bagage sur le tapis roulant pile au moment où ma besace passe dans la machine à regarder. Instant de stupeur. Non, ça va quand même pas me tomber dessus. Si ? Oh les cons. Une gentille dame s'approche, demande à qui est le sac ("nan mais c'est une besace, d'abooord !!") et annonce en me tutoyant qu'elle a la délicate mission de vider de la cave au grenier le contenu de mon innocent bagage après ouverture par mes soins. Instant de stress. Parce que bon, le dernier rappel pour les voyageurs à destination de Paris, c'était y a trois minutes et ma copine fouineuse elle a un peu l'air en mode JEnAiRienAFoutreQueTuSoisPresséMonCoco.

Et voilà, là, ça c'est exactement le moment où tu regrettes un peu d'avoir acheté des slips plus tôt dans la journée et, pour gagner de la place, de t'être débarrassé de leurs jolis emballages pour les jeter en vrac dans ta besace. Oui parce que la contrôleuse là, au milieu de ton écharpe, un bouquin, ton parapluie et une paire de chaussures, elle sort un slip, puis un deuxième, puis un troisième... et tu sais que ça va aller jusqu'à six et tu ne sais plus où te mettre parce que même la contrôleuse a un peu de mal à garder son sérieux. Et évidemment, d'aucun ne fait RIEN pour t'aider. Alors vraiment, je t'assure que j'étais prêt à tout avouer, même une bombe posée sous les arcades de Covent Garden pour éviter qu'elle fasse un commentaire lorsqu'elle a sorti la dosette de nutella si brillament volée deux jours plus tôt à l'hôtel. Curieux larcin. Pendant ce temps, il y a belle lurette que le dernier rappel s'est tu dans les haut-parleurs de St Pancras. Et contre toute attente, je peux enfin partir avec ma besace et mes slips encore plus en vrac qu'en arrivant. God save the nutella. Et on finira même par arriver à bon port.

Voilà, ça fait bientôt une semaine que je suis rentré. Toute à l'heure en fouillant dans le fond de ma besace j'ai retrouvé un objet curieux que je ne parvenais pas à identifier au toucher. Une dosette de nutella. Intacte. Délicieux larcin. Enfin sans doute.

C'était vraiment pour la beauté du geste.

Commentaires

Encore désolé de n'avoir pas pu illuminer ton séjour de ma présence!... je suis dans une clinique perchée sur des vignes come tu le sais déjà!

Écrit par : Fab | vendredi, 28 septembre 2012

"Sous les meilleurs hospices", ça va tellement bien avec tes amours inconsidérées pour le milieu médical ces temps-ci... ^^ Enfin, tu y finiras peut-être à l'hospice, si les auspices ne te sont pas favorables...

Écrit par : BisB | samedi, 29 septembre 2012

# j'aime # +1

Écrit par : MAr,C-Us | samedi, 29 septembre 2012

Un vieux pote à moi cacha un jour un innocent larcin dans son paquet de slips SALES (8 jours de camping pluvieux) et le vidage-étalage de la valise à la gare maritime de Plymouth fut du coup vraiment très très succint. C'est ainsi que nous rentrâmes à bon port avec un paquet de 50 cartes postales toutes identiques du magnifique château de Caernavon. Le douanier est parfois un être délicat.

Écrit par : laplumequivole | samedi, 29 septembre 2012

Du Nutella dans le slip, ça claque pas mal son Pouky aussi.

Écrit par : Ditom | dimanche, 30 septembre 2012

Ce que tu nous fais subir c'est de la torture !
oui de la torture mon imagination va trop trop loin elle voudrait avoir une réponse !

Écrit par : Mers | dimanche, 30 septembre 2012

Sincèrement je ne suis pas sûr qu'entre toi et la jolie contrôleuse, tu aies été le plus gêné des deux. J'ose à peine imaginer ce qu'aurait pu donner la même scène si tu avais acheté le jolis jockstrap dont tu nous parle si brièvement ^^

Écrit par : Tambour Major | lundi, 01 octobre 2012

Pour une fois je vote en faveur de l'anglicisme. Du temps de mon paternel et donc de ma prime adolescence, un jockstrap s'appelait un suspensoir. Quelle horreur ce mot ! Je te raconte pas les images à peine soutenables qui me venaient lorsqu'il le prononçait...

Écrit par : laplumequivole | lundi, 01 octobre 2012

Fab : oui j'espère que ton petit remontant à fini de faire effet

BisB : ça va passer pour de la mauvaise foi si je dis que c'était fait exprès ?

MArC-Us : St Pierre vous a donc renvoyé parmi nous ?

LaPlumeQuiVole : ces petites fouilles impromptues, ça fait toujours des souvenirs cocasses à raconter

Ditom : toujours le sens du mot juste et de la formule qui claque

Mers : et alors ? je n'ai pas le droit de pratiquer un peu la torture ?

Tambour Major : N'imaginons pas ! (mais tu n'as pas commenté ici le billet de Rouge-Cerise, c'est étrange !)

LaPlumeQuiVole : merci pour la minute culturelle, je l'ignorais complètement ! le nom est assez poétique :p

Écrit par : joss | mardi, 02 octobre 2012

Ce serait donc l'explication à l'inexplicable disparition de mon précédent commentaire sous ce billet ? #GourdasseAttitude

Écrit par : Tambour Major | mercredi, 03 octobre 2012

Les commentaires sont fermés.