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dimanche, 19 février 2012

Des cailloux plein les chaussures

 

Je me suis acheté hier une paire de chaussures. Exactement comme je les voulais, dans les moindres détails. Exactement l'image que j'ai envie de donner.

C'est peut-être la nouveauté du célibat qui fait ça, j'avance sans la certitude du bienfondé d'aucune décision, aucun choix. Je crois savoir comme une évidence ce dont j'ai envie, ce qu'il me faut et l'instant d'après je me noie dans une marée de doutes et de questions - pas toutes existentielles, certes. Je m'étais pourtant promis de savoir nager avant 2012. Je finis néanmoins par réussir à refermer le couvercle et oublier un peu les questionnements, jusqu'à la fois suivante. Tu crois que c'est pas bien ? Moi je ne vis pas si mal en faisant ainsi. Une grande tradition familiale entretenue de mère en fils depuis pas moins de une génération.

Je traine depuis pas loin d'un mois une toux intermittente qui rode à la façon d'un garde un peu sadique pour sanctionner chaque écart, chaque prise de liberté. J'ai donc la voix un peu éraillée, ça ne me déplait pas complètement mais ça m'empêche de chanter à plein(s) poumon(s) mes chansons préférées sous la douche. Pendant ce temps je dors peu et mal, je me sens perpétuellement dans un état second entre une légère fièvre et un fond d'ivresse salement tenace. C'est génial. Je finirai peut-être bientôt par trouver cet état normal.

Je ne suis pas un adepte des grandes tergiversations ou séances de psychotage sur la vie, les autres, et moi dans tout ça, mais je ne sais plus exactement dans quelle direction ces chaussures neuves qui me plaisent tant doivent m'emmener. Ce n'est pas bien grave, c'est sans doute très passager mais c'est un peu désagréable de se sentir dans la peau d'une boussole fiévreuse qui cherche continuellement son nord. Chercher mon nord, c'est presque me regarder dans une glace, me demander qui je suis et ce à quoi j'aspire dans les semaines ou les mois à venir. Tu réalises un peu où j'en suis ? Et miroir mon beau miroir, ben il me dit quedalle, ce con. Le tien non plus, peut-être, ça me console de le penser.

En attendant j'hésite entre faire la marmotte et courir un peu dans tous les sens. Cela dit, la marmotte n'a pas beaucoup eu voix au chapitre pour le moment. Je erre, je crois trouver, je réfléchis, le doigt sur les lèvres. Et je me dis que, peut-être...

Je me suis acheté hier une paire de chaussures. Exactement comme je les voulais, dans les moindres détails. Exactement l'image que j'ai envie de donner. Elles me font un mal de chien. 

 


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Commentaires

C'est en marchant que les chaussures se font à nos pieds. Au départ elles sont préformées et au final, elles vont à leur propriétaire comme des chaussons...

Écrit par : Ditom | dimanche, 19 février 2012

Surtout, marche. Elles te feront un mal de chien, marche. Il pleuvra, marche. Tu sera fatigué, marche. Et à un moment, tu sauras où tu dois aller. Alors tu pourras dormir :) (les conseils faciles à donner aux autres...)

Écrit par : h | lundi, 20 février 2012

Je me souviens m'être arrêté de fumer quinze jours durant pour économiser et acquérir des Doc Marten's "cherry red" coquées : jamais je n'ai payé aussi cher une paire de pompes. Et comme par hasard, malgré le sacrifice et le prix, malgré les kilomètres endurés et les "trucs" pour domestiquer la bête, je suis tombé sur les seules godasses indomptables de mon toute existence. Une année de souffrance avant de les abandonner à la poussière.
Depuis je me contente très bien de ma vieille habitude : ne posséder qu'une seule paire de chaussures (confortable dès la première minute), la payer autour de 40 € et l'user jusqu'à la corde pendant trois ou quatre ans...
Han, ce plaisir rimbaldien de se satisfaire de semelles de vent !

Écrit par : Kab-Aod | lundi, 20 février 2012

Ah ouais, tu dis "je erre" toi :p

Écrit par : solal | lundi, 20 février 2012

elles te meneront là où tu las as acheté vers une nouvelle aventure.
Est-ce la suite de l'épisode où tu voulais acheter des chaussures d'"homme" au lieu des baskets de garçon?

Écrit par : Mers | lundi, 20 février 2012

T'as gardé le ticket de caisse ?

Écrit par : PascalR | lundi, 20 février 2012

Ditom : je cherche une paire de pieds volontaires pour former les chaussures à ma place

h : tu me fourniras les pansements ?

Kab-Aod : j'ai tellement redouté à la lecture de ton commentaire que tes chaussures finissent ainsi. J'ai été faible aujourd'hui en prenant les chaussures "confort" pour aller travailler. Je vais tâcher d'être plus courageux.

Solal : oui j'ai décidé de dire "je erre", c'est tellement plus joli. Si.

Mers : un achat de gants aurait été moins éprouvant ;) (et quelle mémoire, oui, en effet, c'est une suite, un aboutissement)

PascalR : non, pas de retour en arrière, je serai grand.

Écrit par : joss | lundi, 20 février 2012

En attendant, la marmotte elle peut toujours aller voir par ici (http://tambour-major.blogspot.com/2012/02/11-choses-et-des-poussieres.html) , il paraît que quelqu'un l'a taguée...

Écrit par : Tambour Major | lundi, 20 février 2012

À chaque distance raisonnable parcourue, le joueur pourra ôter un caillou et le jeter sans se retourner par-dessus l'épaule gauche.
S'il tombe sur un numéro impair et manque, il s'acquittera sans délai de 30 deniers à sainte Rita dans son tronc de l'église St Eustache.
Lorsqu'après avoir cheminé quelque temps et qu'il ne subsiste des cailloux que dans une seule de ses chaussures, le joueur est autorisé à continuer à cloche-pied en contournant la rue de la Bretonnerie.
Après un laps de temps moyennement aléatoire, la douleur ignescente est au-delà de l'indicible, le joueur peut tripler la dose sans consulter.
Enfin, je compatis ... ^^

Écrit par : MArC-Us | mardi, 21 février 2012

Moi aussi je me suis acheté des nouvelles chaussures pendant les soldes mais j'ai quand même cassé ma tirelire et du coup je me suis mis à chanter en sortant de la boutique et en croisant pleins de charmants passants :
March' tout droit ce gars-là
Ne le regard' surtout pas !
March' tout droit ce gars-là
Te ferait perdr' ton sang froid
Oui il est bien trop mignonn'
Pour t'y risquer
Tu ne pourrais pas résister !
March' tout droit ce gars-là
Il est vraiment fait' pour toi

Écrit par : Christophe | mardi, 21 février 2012

Tambour Major : la marmotte dort, faut pas la déranger, merci.

MArC-Us : ce réglement un poil sadique sonne si juste dans votre bouche. Votre compassion ma va doit au coeur.

Christophe : les passant ont du être tellement émerveillés...

Écrit par : joss | mercredi, 22 février 2012

je retiens une chose essentielle, que dis-je : primordiale, de ce billet : Joss chante à plein poumon. Avec un seul poumon. Et une voix erraillée. Ca doit être joli, tiens...
pour tout le reste : je comprends, je fais pareil et j'attends de voir ce qui... courage petit bonhomme. Et des bises -

Écrit par : le lapin givré | jeudi, 23 février 2012

le lapin givré : et bien oui !! j'ai de telle capacité respiratoire que je peux chanter tout le répertoire de Lara F sans avoir besoin de faire appel à mon second poumon, c'est très impressionnant, voilà tout. Pour le reste : oui, on attend de voir ce qui...

Écrit par : joss | dimanche, 26 février 2012

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