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mardi, 07 février 2012

Fièvre. Mais pas malade, hein.

 

Je sors tout juste de ce week-end de frimâts (Éveline Dhéliat - Sainte-Éveline - ne s'était donc pas trompée) où une folle et douce fièvre s'est emparée ténébreusement de mon corps. Un samedi soir dément où la température est montée en flèche jusqu'au petit matin. Le genre de soirée qui te laisse cloué au lit au réveil, un peu hagard et plus vraiment certain du déroulement des quelques heures précédentes. Ni de son bienfondé (j'ai vraiment marché une heure dehors par moins 43 alors que j'aurais pu prendre le métro ?). Je mets un pied hors du lit avec le courage d'une huître en face d'un ouvre-boite. Je le remets illico à sa place, sous la couette. Au prix d'un effort terrible je parviens à apercevoir l'heure sur le réveil. 8h30. Bénédiction, je peux à nouveau sombrer dans le marasme et les profondeurs. Jusqu'à 8h45. Misère.

Et soudain, ce dur moment où tu commences à réfléchir en te demandant si ce qui pourrait ressembler à de la fièvre combiné à un affreux mal de gorge débutant et quelques courbatures ça et là pourraient être les symptômes d'une quelconque maladie balbutiante. Hors de question. Ou alors, peut-être. Oui mais quel genre de maladie ? Le mildiou ? le Phylloxera ? Le cancer de la prostate ? Impossible. Je ne suis pas malade, je ne suis pas malade.

L'un des avantages de faire du sport c'est que tu peux toujours chercher à nier l'évidence en soutenant mordicus que cette sensation de courbatures n'est pas liée à un quelconque état grippal, non. Juste à un manque d'échauffement lors de l'une des trois séances hebdomadaires de badminton (oui, je t'ai dit que j'en faisais trois fois par semaine ?). Je finis par me lever courageusement en faisant comme si je ne tremblais pas et je parcours le long chemin qui me sépare de la salle d'eau. Quelques contractions abdominales permettent de ne presque pas tousser, c'est signe que tout va bien. Je fais bien attention à ignorer le placard dans lequel se trouve mes comprimés de paracétamol : chercher à se soigner, ce serait déjà commencer à accepter la maladie, IL NE FAUT PAS. Pourquoi pas voir un médecin pendant qu'on y est.

Je vis donc ma vie d'un dimanche normal en n'étant pas malade, en ne tremblant presque pas et en ne ressentant pas du tout ce besoin de réduire mes gestes à leur strict minimum. Et comme je ne suis pas malade, je pousse le vice en allant évidemment à ma séance de badminton du dimanche. Et là, j'aurais peut-être pas dû... Ouais parce que j'ai fait des blagues vraiment minables. Mais vraiment, hein. Limite je me serai pris pour Ditom. Le soir venu, le tremblement est devenu un état normal et accepté (Allo ? Parkinson ?). Cette douleur dans la gorge c'est sans doute parce que j'ai dormi dans une mauvaise position la nuit dernière, il n'y a pas d'autre explication.

Lundi matin. Horreur et damnation, le malin s'empare de moi et mes mains me font avaler du paracétamol. Les contractions abdominales ne suffisent plus complètement à m'empêcher de tousser toutes les minutes, je redoute que mes collègues ne commencent à s'imaginer quelque chose. Lundi après-midi, c'est un peu pire. Lundi soir, à un concert je fais presque bonne figure et je ne crois pas avoir contaminé la moitié de la salle, que je sache (cela dit, cher voisin de droite, si tu me lis, n'hésite pas à te manifester, je suis en général plus en forme qu'hier soir).

Mardi. Mes collègues s'obstinent à croire que je ne suis pas en forme olympique. Il se murmure même par endroits que je serais "souffrant". Balivernes. On finit toutefois par me proposer gracieusement quelques menus traitements (les joies de travailler dans le milieu hospitalier). De bonne grâce et pour ne pas froisser les bonnes volontés, je finis par accepter ledit traitement. La petite vacherie dans ces moments-là c'est de ne pas savoir si un comprimé est effervescent ou à avaler directement. Comme je suis ingénieux je décide de plonger le comprimé dans un gobelet d'eau, je verrai bien ce qu'il adviendra. Cet imbécile de comprimé se réduit en une poudre informe qui vient tapisser le fond du gobelet sans que je ne puisse la diluer ni l'atteindre. Le fameux fléau des gobelets trop étroits. Heureusement, comme je ne  manque pas d'idées - ni de classe - je pense intelligemment à découper le gobelet avec des ciseaux pour en lécher le fond, avec toute l'élégance possible. C'était pas mauvais.

M'enfin quatre heures après ce premier comprimé, ça ne va franchement pas mieux. C'est bien la preuve que je ne suis pas malade. Ou à la rigueur juste le mildiou.

Commentaires

C'est à cause de petite gens comme Ditom et toi que la race humaine disparaitra un jour au terme d'une pandémie d'une violence ultime!

Écrit par : PascalR | mardi, 07 février 2012

On reconnaît là ta générosité à vouloir ainsi partager ta grippe. Cette générosité te perdra !

Écrit par : vinzniv | mardi, 07 février 2012

Et puis à un moment tu vas quand même rester chez toi, dormir et te réparer, hein ? :)

Écrit par : h | mercredi, 08 février 2012

C'est une blenno, non..?

Écrit par : BisB | mercredi, 08 février 2012

Le fait qu tes blagues soient aussi minables qu'à l'habitude le prouve: tu n'es pas malade. Alors lève toi et arrête de faire ta chochotte.

Écrit par : Ditom | mercredi, 08 février 2012

Ma dernière fois que j'ai eu ces symptômes (la gorge, la fièvre, les tremblements), je suis allé chez le médecin. La prescription a empiré mon état à tel point que j'en ai perdu plusieurs kilo. Donc, si tu tiens au volume de tes mollets, garde toi bien de franchir la porte d'un cabinet médical.

Ceci dit ensuite j'ai changé de médecin et tout est allé mieux, en quelques jours.

Écrit par : Rouge-cerise | mercredi, 08 février 2012

pour ma part, j'aurais bien voulu te voir réalisant ce (brillant) stratagème du gobelet découpé et léchouillé... il me vient une très mauvaise blague en tête, mais non, enfin quand même pas !

Écrit par : le lapin givré | mercredi, 08 février 2012

Au fond, et par simple souci d'économie, t'aurais pu réutiliser le titre de ton post précédent, enfin presque...

Écrit par : laplumequivole | mercredi, 08 février 2012

PascalR : ce sera une belle façon de marquer l'histoire

Vinzniv : là pour l'instant c'est surtout ma toux qui va me perdre

h : j'en rêve mais je n'en ai pas vraiment la possibilité... vivement samedi... je ferai bien la marmotte...

BisB : non, ici on n'est pas dans le rayon @Fcranky , merci !

Ditom : j'aimerais tellement affirmer que tu te fourvoies complètement...

Rouge-Cerise : je continues à raser les murs à la moindre évocation du terme !

Le lapin givré : je ne vois à quoi vous faites allusion, mon enfant

Laplumequivole : je me le mets de côté pour le jour où je me mettrai aux échasses

Écrit par : joss | jeudi, 09 février 2012

A mon avis c'est une intoxication alimentaire. Une huître pas fraîche, ou de mauvaise qualité. Déjà à la base, une huître qui s'ouvre à l'ouvre boite, je me serais méfié...

Écrit par : Tambour Major | vendredi, 10 février 2012

Tambour Major : au contraire l'ouvre-boite a été choisi pour prendre par surprise l'huître bien plus habituée aux couteaux habituels !

Écrit par : joss | dimanche, 12 février 2012

En tout cas je suis rassuré : vu les symptômes, je n'y suis décidément pour rien !

Écrit par : christophe | dimanche, 12 février 2012

Le problème avec les sportifs, c'est qu'ils veulent toujours partager. Le badmington, c'est bien ce qu'on fait sur la plage pour se reposer en vacances?
PS : tu as été tagué sur agayfriday...

Écrit par : flavien | dimanche, 19 février 2012

christophe : voilà pourquoi je ne t'ai pas accusé frontalement en privé...

Flavien : oui bien sur le badminton est un sport de plage que l'on pratique avec des pelles, des seaux et une belle bouée.

Écrit par : joss | dimanche, 19 février 2012

Les commentaires sont fermés.