Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 30 octobre 2011

Accomplissement personnel, je perce donc je suis

En équilibre précaire sur mon petit tabouret bancal je ne suis pas un modèle de sécurité que l'on montrerait dans les petits programmes télévisés fomentés par les meilleures compagnies d'assurance du monde entier dans le but de faire de la publicité prévention. Le bruit plus fort que je ne m'y attendais me surprend presque. Pourtant, c'est bien moi qui maintiens le bouton appuyé. On avait passé un gros quart d'heure elle et moi à se regarder en chien de faïence puis j'ai fini par l'empoigner fermement. J'appuie bien fort pour défoncer avec une petite jouissance non feinte la trace que j'avais dessinée au crayon sur le mur. Certains diront avec un petit sourire en coin que cette histoire de jouissance en présence d'une perceuse à l'oeuvre c'est tout de même très connoté. Et bien... et bien oui, voilà, c'est l'impression que j'ai eu pendant l'acte. Mais on ne va pas épiloguer sur le sujet avec des sous-entendus scabreux pendant trois heures, merci.

L'acte, précisément, est aussi facile que dans mon souvenir (oui oui, je crois vraiment que ce n'était pas une première ou alors c'est encore un rêve très réaliste). Je retire la mèche du trou encore tout frais et je souffle bêtement sur l'engin gracieusement prêté par Monsieur Ditom comme sur un revolver qui m'aurait permis d'en finir avec la plus féroce des mouettes de la Côte Atlantique, Manche comprise. Je m'imagine regarder par la fenêtre en disant à voix haute avec un sourire entendu et un cigare à la bouche : "j'adore quand un plan se déroule sans accroc". Je regarde ensuite avec la fierté du devoir accompli ce trou rondement percé et je pense avec contentement à toutes ces fois où je vais pouvoir dire, l'air de rien et la main sur le coeur : "et c'est moooi qui l'ait faaait. Et si facilement. Oui vraiment, le bricolage, moi ça me connait ...".

Nan, en fait, tu sais ce qui a été le plus difficile ? Ce fut de replacer l'engin avec tous ses accessoires dans sa boîte et parvenir à la fermer. C'est de loin ce qui m'a pris le plus de temps en pensant piteusement à ce que se dira l'illustre Ditom la prochaine fois qu'il voudra à nouveau s'en servir et verra comment j'ai rangé ses jouets. Un vrai casse-tête. A se demander si ce n'est pas fait exprès. Il va se fout'de moi, chuis sûr... Heureusement, ce n'est pas son genre. Tellement pas.

Enfin voilà, mon appartement est maintenant une merveille absolue de bon goût. D'ailleurs, ce trou, là, grâce auquel est accroché ce miroir, je t'ai dit que c'est moi qui l'ai percé tout seul ?

Aussi loin que je me souvienne, je crois bien mon premier fantasme ça devait être le Schtroumpf Bricoleur. Oui, lui, sa salopette et son crayon à l'oreille.

Commentaires

Si l'onm'avait dit qu'un jour je serais le facilitateur pour réaliser un de tes fantames, je n'y aurais pas cru.
Il vaut mieux pour vous, Monsieur Joss, que mon bébé soit bien rangé dans son couffin.

Écrit par : ditom | dimanche, 30 octobre 2011

Ah au fait, j'aime beaucoup ton titre. Ça méritait d'être souligné.

Écrit par : ditom | dimanche, 30 octobre 2011

C'est mignon des nains de la bricole ! Quand j'aurai un jardin je peux vous avoir tous les deux ?

Écrit par : PascalR | dimanche, 30 octobre 2011

Le commentaire de PascalR m'a beaucoup fait rire. Par contre, j'ai une inquiétude : si tu étais en équilibre sur un "petit" tabouret, concrètement, il est à quel hauteur, le tableau ?

Écrit par : Rouge-cerise | dimanche, 30 octobre 2011

@Rouge-Cerise : Merci! sinon c'est un miroir qui a été accroché à 1,50m du sol.

Écrit par : PascalR | dimanche, 30 octobre 2011

Et la débandade pointe lorsque nous réalisons que le trou n'est pas au bon endroit.
;-)

Écrit par : Frantz | dimanche, 30 octobre 2011

Et, rappelle moi, précisément, c'est à quel moment que tu as mis la cheville dans le mur ? A moins que ce ne soit un miroir détachable.

Écrit par : vinzniv | dimanche, 30 octobre 2011

Tu oublies de préciser qu'en plus le Schtroumpf Bricoleur est NU sous sa salopette. Et qu'il se rend souvent chez le Schtroumpf Coquet avec sa perceuse à grosse mèche. Je dis ça, je dis rien, c'est cette langue de p... de Schtroumpfette qui me l'a dit !

Tiens ! au fait, veux-tu faire exploser la fréquentation de ton blog ? Alors, raconte-nous comment tu étais (dés)habillé pour accomplir ton exploit ;)

Écrit par : Jay | lundi, 31 octobre 2011

Une bonne amie m'a emprunté et perdu ma perceuse, et j'ai récemment converti la valoche vide en boîte à pique-nique. C'est coquet.

Écrit par : laplumequivole | lundi, 31 octobre 2011

Ditom : plus de 48h après l'opération, une nouvelle session de rangement a été organisée. Pour le plaisir de la démonstration (mon titre en est ravi).

Rouge-Cerise et PascalR : ce qu'on aime le plus dans votre humour, c'est la finesse et la variété.

Frantz : et bien il n'y en eut pas. Ouf. Tout s'est bien passé. Et ils vécurent heureux...

Vinzniv : et bien j'ai mis une cheville après avoir percé le trou et avant d'y mettre la vis. Tu veux des cours ?

Jay : c'est personnel !

La plume qui vole : je viens de regarder avec intérêt la mallette de la perceuse que je n'ai pas encore rendu à son merveilleux propriétaire. Je l'imagine si bien avec une belle nappe à carreaux.

Écrit par : joss | mardi, 01 novembre 2011

Les commentaires sont fermés.