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mercredi, 05 octobre 2011

Petit matin

La nuit a été pleine de réveils intempestifs où j'ai tenté régulièrement de me coller discrètement à lui, mes genoux contre ses mollets, mon nez le long de son dos, nos bras l'un contre l'autre. La fenêtre ouverte ne parvient pas à enrayer la chaleur étonnante de ce début d'automne et il a rejeté la couette que je n'ai pas eu, moi, le coeur de mettre de côté. Le réveil est un supplice. Je me glisse hors du lit après avoir attendu le dernier snooze possible (le huitième) et je le vois, encore chaudement étendu, se replacer dans le lit dont il est désormais le seul occupant. Un crève-coeur.

Je me prépare un peu tristement en tentant d'accepter le funeste sort de cette journée si affreusement cruelle - mon dieu, il faut se lever et partir - et si semblable aux autres. Je le vois se pelotonner sous la couette dont il se recouvre parce que la fenêtre toujours ouverte finit enfin par disperser un peu de fraîcheur bienvenue. Dire que cinq minutes auparavant, c'est moi qui était blotti sous cette même couette. Je suis partagé entre l'envie de fondre, aller profiter quelques instants encore de cette chaleur gourmande et le désir d'arracher sauvagement cette couette devenue cocon parce que, soyons objectifs, c'est vraiment trop injuste. Un baiser dans le cou, un autre sur le front, un souhait de bonne journée. Il mettra dans sa réponse toute la conviction que son peu d'éveil lui permet.

Trois minutes plus tard, dans le métro, j'essaie de me réjouir en pensant que lui au moins goûte encore la douceur de ce beau matin à la fenêtre entre-ouverte. Je ferme les yeux, espérant sentir l'illusion de son bras autour de mon épaule. Ma voisine de métro et son regard de corbeau féroce n'invitent pas exactement à la romance des sous-couettes. Tant pis. Un samedi matin finira bien par se présenter. Alors, je saisirai ma revanche. 

Commentaires

ah... oh :(
(oui, je sais...)

Écrit par : Antoine | mercredi, 05 octobre 2011

Evidement, maintenant, si je publie mon billet sur mon insomnie d'avant hier, il y a bien une connasse qui va crier au plagiat.

Féchié. ^_^

Écrit par : Rouge-cerise | mercredi, 05 octobre 2011

Et te coller à ta voisine de métro ce n'était pas envisageable?

Écrit par : Ditom | mercredi, 05 octobre 2011

Il dort avec Machiavel et ne le sait même pas.
Car le crève-cœur n'est pas de le quitter lui, mais la couette. Tu devrais peut-être essayer de prendre la couette dans le métro.

Écrit par : Flavien | jeudi, 06 octobre 2011

mon copain dort encore, je vais peut-être aller me recoucher près de lui. Seulement, je suis trop grand pour coller mes genoux contre ses mollets (ça, si tu fais plus d'1m60, c'est plus possible :)))

Écrit par : le lapin givré | jeudi, 06 octobre 2011

Hou là ! Je crois que j'ai raté quelques épisodes ...
J'ai même l'impression qu'il manque une saison !
(Et tu pars bosser avec ton petit vélo à roulettes ?)^^

Écrit par : MArC-Us | jeudi, 06 octobre 2011

Antoine : Eh !

Rouge-Cerise : rhooo mince alors. Tellement dommage.

Ditom : j'avoue ne pas avoir eu le courage de faire une proposition

Flavien : je me contenterai de trainer la couette jusqu'à la cuisine. Je crois.

Le lapin givré : mais enfin, il faut être flexible ! (je n'ai même pas dit pliable)

MArC-Us : oh étant donné le rythme de diffusion, je ne vois pas comment vous auriez pu manquer une saison. Qu'est-ce qui vous étonne à ce point ? (et non pour les roulettes)

Écrit par : joss | jeudi, 06 octobre 2011

Ha mais moi je lui confisquerais la couette! NanMéHo! Ha bah c'est beau l'amour tiens!

Écrit par : PascalR | vendredi, 07 octobre 2011

Ah oui ... mais c'est Raoul (c'est mon canari) qui m'a sorti d'un air sarcastique " Va-t-en savoir maintenant si le petit, il couche ou il découche ?".
Moi hein, j'y ai refilé ses graines sans même y répondre. ^^

Écrit par : MArC-Us | vendredi, 07 octobre 2011

Se blottir comme ça un samedi matin à un homme n'engendre pas en général plus d'heures de sommeil....

Écrit par : Mers | vendredi, 07 octobre 2011

PascalR : tu aurais vu ce matin, c'était pire que tout !

MArC-Us : Raoul est si prévenant, c'est tellement réjouissant

Mers : le samedi matin, c'est lui qui part travailler. Vengeaaaaannnnnce !!

Écrit par : joss | vendredi, 07 octobre 2011

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