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lundi, 26 juillet 2010

Un yaourt aux cerises et au coming out

J'ai toujours refusé l'idée de faire ma révélation à mes parents (ce que certains appelleront élégamment "cracher sa Valda") de façon préméditée, un dimanche en face de Papa et Maman entre le fromage et le dessert avec l'amorce classique "j'ai quelque chose à vous dire". J'ai toujours subodoré que je le ferais de façon soudaine sur une lubie déraisonnée de quelques minutes tout au plus entre "passe moi la rape à fromage" et "mais nan elle est pas moche la robe d'Evelyne Dhéliat". Et pourtant.

Tout à l'heure, le moment était là. J'ai senti l'occasion se présenter, une occasion comme j'ai peu de chance d'en retrouver avant plusieurs mois. Ma mère et moi, seuls dans la cuisine pour un yaourt du dimanche soir après un repas de famille estival à la campagne. Je l'ai choisi aux cerises.

Comme je le redoutais, ma mère embraye la conversation sur quelques banalités sans que je trouve l'ouverture. La journée fut joyeuse et elle m'en rappelle certains bons moments. Je décide de renoncer. Je guette avec frustration le niveau du yaourt qui descend en me disant que cette fois ne sera donc pas la bonne. Je touille avec tristesse mon reliquat laitier puis je me ressaisis à la faveur d'un blanc dans la conversation. Je me jette à l'eau depuis le tremplin de dix mètres :

- Maman, mes vacances en septembre, tu te doutes bien que je ne vais pas y aller seul. J'y vais avec, mon copain.

- Tu as un copain ? Mais ça va peut-être changer ?

- Non, ça ne changera pas.

Son regard qui se brouille, ma voix qui tremble, le débat dont je ne voulais pas est lancé. Elle me demande pourquoi, depuis quand. La conversation est hachée par une multitude de blancs. Elle voudrait vraiment savoir pourquoi, comment on peut être "comme ça", comment c'est possible.

Et puis le jeux du dialogue de sourds.

Mon frère et sa copine sont au courant, elle pourra leur en parler si elle le souhaite - Hors de question - Tu devais bien t'en douter - J'ai toujours espérer que je me trompais, que ce n'était pas vrai - Je voudrais savoir ce qu'on a raté - J'aimerais qu'un jour tu considères qu'il n'y a rien de raté - C'est toujours facile chez les autres, mais là ça nous tombe dessus là dans la famille, ça n'a rien à voir - Tu veux me dire comment tu le ressens ? - Tes amis sont au courant ? - Depuis combien de temps tu es "comme ça" ? Et les gens que tu vois à Paris, ils sont "comme ça" aussi ? C'est pour ça que tu as cherché à t'éloigner ? - A Paris ou ailleurs, ce serait la même choses, j'aurais la "même vie" - Et bien il vaut mieux que "cette vie" soit loin d'ici - Et la famille ne sera pas trop grande.

Nous sommes chacun à un bout de la pièce, elle, prostrée, les yeux humides et une main sans cesse devant le visage. Je n'ai aucune idée de ma propre attitude si ce n'est ma voix chevrotante. La conversation dure une demi heure, peut-être. Elle se termine par "il faudra bien faire avec. Je vais me coucher". Je termine le yaourt déclencheur et me débarasse du reste.

Je voudrais m'excuser. Je voudrai remonter le temps, lui dire que ce n'est pas vrai, remonter le fil de cette journée remonter au moment où tout allait encore bien. Avant que je lui fasse mal. Avant que j'ai l'impression de devenir un étranger pour elle.

Les Yaourts aux cerises sont parfois un peu amers.

Commentaires

"Je voudrais m'excuser. Je voudrais remonter le temps, lui dire que ce n'est pas vrai, remonter le fil de cette journée remonter au moment où tout allait encore bien. Avant que je lui fasse mal. Avant que j'ai l'impression de devenir un étranger pour elle."

Tu ne dois pas t'excuser de qui tu es. Remplace "homo" par "brun". T'excuserais-tu d'être Brun ?

Remonter le temps c'est faire un pas en arrière. Il t'a fallu beaucoup de courage pour lancer cette conversation. Elle était nécessaire. Il n'y a pas de bon ou mauvais moment pour Elle. Une fois lancée, il faut aller jusqu'au bout. Et tu as réussi. Et tu peux en être TRES fier.

"Où tout allait encore bien". Si tu as ressenti le besoin de le dire maintenant c'est que tout n'allait pas bien. Tu ne devais pas être tranquille avec le fait de ne pas en parler. Le besoin de le dire était grand. Et j'espère que tu revivras d'autres journées comme celle-là où 'tout allait bien" réellement.

"Un étranger pour elle". Au contraire, tu viens de convenablement te dévoilé. Plus tôt dans la journée, tu étais un étranger. Là, tu es son fils.

La Révélation, comme tu l'appelles, est souvent très difficile à faire. Elle demande beaucoup de courage. Je ne la vois pas comme une étape ou un passage obligé. Mais lorsque l'on choisit de la faire, Elle change une vie.

Je suis toujours très fier du courage qu'elle nous demande à tous. Parce que nous devons jongler avec tant d'émotions : peur, crainte, ... Et je trouve que c'est ce qui finalement nous rend plus forts que d'autres. Et nous pouvons en être fiers. Aussi je suis fier de Toi.

(Ce n'est bien évidemment que mon avis. Nous ne nous connaissons pas réellement).

Écrit par : Oslo Ohara | lundi, 26 juillet 2010

Ta mère avait une image de toi et tu viens de casser cette image pour être celui que tu es vraiment. Tu es donc effectivement devenu partiellement un étranger, ce côté qu'elle ne connaissait pas/refusait d'admettre (tu parles des espoirs de se tromper).
J'espère pour toi qu'en lui laissant du temps elle verra que non, tu n'es pas un étranger, que tu restes le même, juste avec des parties que tu ne lui caches plus…

Écrit par : Yod'ah | lundi, 26 juillet 2010

Tu as juste été honnête avec elle et avec toi même alors bravo bonhomme. Tu es un petit brun courageux qui n'aura plus à porter le poids de ce non-dit.
Hugs !

Écrit par : Les tamaris | lundi, 26 juillet 2010

Bravo jeune homme ! Tu l'a dis parce que c'etait le moment.ton envie de partager ta vie et ton bonheur
Ca me fait penser à ce que j'ai dit y a 1 an ... Et petit à petit ca s'ameliore
Bizzz

Écrit par : fiuuu | lundi, 26 juillet 2010

Ce que tu as fait hier soir est un grand pas en avant, tu ne pouvais pas vivre encore dans le mensonge éternellement surtout si tu as la chance d'avoir un copain.
J'ai annoncé que j'étais gay un soir à ma mère dans les mêmes conditions, le soir en diner à tête à tête, après ça ça a été le début de deux longues années de "ça fait pas mal mais ça énerve" elle est même parti jusqu'à l'inventer une boulimie et en faire part à tout mon entourage... Aujourd'hui elle est moi on en discute on en rigole, mon frère me titille en faisant de blagues salaces de detempsnen temps sur des clichés mais je sais que j'ai plus à me cacher devant ma famille...

Écrit par : Steevy sur Twitter | lundi, 26 juillet 2010

Les yaourts aux cerises sont parfois un peu amers, mais tu as eu le courage d'en parler. Pour toi, c'était le bon moment. Maintenant, il faut sans doute laisser un peu du temps à ta mère pour "digérer" la nouvelle. Dans quelques mois, dans quelques années, peut-être regrettera-t-elle d'avoir réagi ainsi.

Bravo, en tout cas !

Écrit par : Zéro Janvier | lundi, 26 juillet 2010

C'est toujours une étape difficile à vivre. L'annonce, la réaction (souvent ... comme on le craignait en fait), et ce qui suit. Mais tu ne dois pas te sentir coupable de sa réaction, coupable de son mal-être. Si elle est dans cet état c'est aussi peut etre parcequ'elle s'en veux d'avoir trop longtemps espéré autre chose, de ne pas réussir à comprendre ... Je ne prétends pas etre dans sa tete mais il y a tant de chose qui peuvent se passer dans la sienne comme dans la tienne.

Et puis si elle "s'en doutait" elle c'est surrement fait des plans dans sa tete, des montages, des délires, et là , à ce moment précis, ca cristalise toutes ses peurs. Tu as eu raison de lui dire que le dialogue reste ouvert. La situation devrais s'arranger avec le temps.

Il faut beaucoup de courage en effet pour faire cela. Pour confronter la réalité avec tes peurs. Tu l'as fait alors soit en fier. Fier de toi, de ce que tu es mais plus que tout, de qui tu es.

Écrit par : clawfire (sur twitter aussi ) | lundi, 26 juillet 2010

Rien à rajouter depuis hier. Ça va s'arranger.. elle va s'y faire. Il le faudra. Faut au'elle sorte de son propre placard. Un peu de temps, c'est ce qu'il lui faut. Pour faire partir l'amertume de la cerise.

Écrit par : Antoine | lundi, 26 juillet 2010

Finalement, le plus dur, c'est pas de l'assumer devant ses parents, non, c'est de réussir à avoir des parents qui l'assumeront aussi.

Écrit par : Charlie | lundi, 26 juillet 2010

tout a été dit, et bien mieux que je ne saurais le faire. Juste : bravo pour ton courage ! il nous en fallu à tous pour sauter ce pas. Après tout va mieux, c'est une certitude.

Écrit par : le lapin givré | lundi, 26 juillet 2010

C'est bien de l'avoir fait et ça ne doit surtout pas te mettre un poids sur les épaules mais te libérer des non dits accumulés au fil des ans. C'est dommage que toutes les mères considèrent que nous soyons des loupés de leur éducation, mais peut-être que dans une génération ou deux ce soucis aura disparu (c'est ce que je souhaite en tout cas à nos successeurs).
Maintenant que c'est fait, tu peux vivre normalement, et ça, c'est le plus important !

Écrit par : Patrick | lundi, 26 juillet 2010

Dans quelques jours ça ira mieux pour toi. Ta mère va vivre comme elle le peut cette nouvelle information, laisse lui du temps.
Ta vie n'est pas la sienne et sa vie n'est pas la tienne.
Ta vie est un livre dont tu es le héro. Et un nouveau chapitre vient de s'ajouter au livre de ta vie. Tu vas pouvoir passer au chapitre suivant !

Écrit par : héro d'un autre livre | lundi, 26 juillet 2010

Rien à rajouter à tout ce qui a été dit plus haut... Bon courage en tout cas... Tu as forcément fait ce qu'il fallait faire...

Écrit par : thierry71 | lundi, 26 juillet 2010

Salut, on se connaît pas mais ça fait un ptit bout de temps que je traîne sur ton blog, et je le trouve vraiment bien écrit, drôle et tout ça... Ton dernier billet sonne vrai, je pense qu'en le lisant on a tous en tête notre propre coming-out, et si ça peut t'aider, je pense que tout le monde se retrouve dans les sentiments et la situation que tu as vécu... En tout cas j'ai une grosse boule au ventre pour toi, et courage! Parfois la réaction en face est violente, sans le vouloir, il faut laisser agir le temps...

Écrit par : Thomas | lundi, 26 juillet 2010

C'est un moment difficile, mais le plus gros est fait. Maintenant, un peu de patience et elle acceptera de mieux en mieux, ne t'inquiète pas.
En tout cas, bravo, voilà une étape importante de franchie !

Écrit par : Jonathan D. | lundi, 26 juillet 2010

Je pense qu'il lui faudra du temps pour accepter, il nous en a bien fallu à nous du temps pour nous accepter...
Mais je pense qu'il était nécessaire de passer par là, au moins les choses sont plus claires maintenant.

Écrit par : Folken | lundi, 26 juillet 2010

Tout a été dit, et je me sens un peu incongrue dans le flot des comms puisque que je suis une mère, mais je n'ai qu'un mot à dire : bravo, bravo, bravo ! Tu vas te sentir léger, et libre.
Si mon fils avait été homo, ce que j'aurais mal supporté c'est qu'il se cache et qu'il ait peur de moi. Je n'aurais pas compris ça. On aurait été malheureux tous les deux, alors que la vie peut être si belle. Mais on est tous différent(e)s, et on vit comme on peut avec ce qu'on est.
Sinon, tu as essayé le taourt au cacao pur ? C'est très amer, mais génialement bon.
Bises.

Écrit par : KarregWenn | lundi, 26 juillet 2010

♥, Joss. Que de chemin parcouru depuis que j'ai commencé à te lire à l'été 2008... Je suis heureux que tu sois parvenu à réaliser cela. Mes larmes et mon sourire t'accompagnent depuis Lyon.

Écrit par : Julien | mardi, 27 juillet 2010

Je suis en général un lecteur silencieux qui n'ose pas trop commenter... mais je voudrais juste te dire bravo, et bon courage pour la suite. Aux yeux de ta mère, tout a changé ; il va juste lui falloir du temps pour comprendre qu'entre le fils qu'elle croyait connaître et celui d'aujourd'hui, rien n'a changé, tu es toujours le même. Simplement, aujourd'hui elle te connaît mieux.

Écrit par : newem | mardi, 27 juillet 2010

N'oubliez pas de signer de vos deux noms la carte postale que vous lui enverrez ;)

Écrit par : Kab-Aod | mardi, 27 juillet 2010

Coucou Joss,
Alors d'abord félicitations, c'est une sacrée étape que tu viens de franchir. Il ne faut pas avoir de regret, la suite est tellement plus simple à vivre parce qu'alors tu peux désactiver le module d'autocensure, celui qui te fait dire à chaque fois "ami" parce qu'il a l'avantage de ne pas avoir de genre à l'oral, celui qui te fait éviter tout pronom et prénom quand tu veux parler de ton bonheur d'être à deux.
A la lecture de ton récit, j'ai ressenti cette boule au ventre, la même que quand j'avais décider de partager entièrement mon bonheur avec pôpa et môman. Pour ma part cette discussion je l'avais repousser de loin en loin, parce qu'aborder le sujet c'était comme franchir le Rubicon, une fois que c'est fait, le retour en arrière est impossible. Pour moi avoir cette discussion c'était aussi dire, je ne me marierai pas, je n'aurai pas d'enfant, je n'aurai ni labrador ni Scénic... bref je ne serai jamais l'exemple qu'ils m'avaient donné...
Alors même si je ne veux toujours ni chien ni Scénic, pour le reste j'espère pouvoir voir ça en France le plus rapidement possible.
En t'affirmant auprès de ta môman, tu viens de faire un grand pas, et je suis sûr en tout cas je te le souhaite qu'elle comprendra vite qu'elle n'a fait aucune erreur qu'elle peut être fier de son garçon parce qu'il ne veut pas vivre caché, parce qu'il a eu confiance en elle, et pour bien d'autres raisons on n'en peut pas douter.

Écrit par : dB | mardi, 27 juillet 2010

Hier j'avais concocté un commentaire qui disparu dans les limbes !
Il faut dire que les lendemains de mariage n'éclaire guère mes neurones !
Charlie le dit très bien plus haut "les parents l'assumeront".
Parents nous étions mon époux et moi, il assura jusqu'à son dernier souffle, me recommandant de veiller sur nos fils et particulièrement sur Dom, parce que me dit-il se sera difficile pour lui.
Après avoir fait pendant les heures noires qui suivirent le "départ" de mon époux moult réflexions, je décidai que rien n'était plus important que le bonheur de nos fils.
Ainsi ceux qui me pompaient l'air en demandant quand mes garçons allaient convoler je répondais pas aimable, qu'ils cherchaient l'un et l'autre leur moitié d'orange.
Et que le second surement la trouverait "aussi"...
Renvoyant les curieux à des considérations philosophiques peu pratiquées, ils n'avaient qu'à considérer si les choses étaient autres en sachant l'option de mon deuxième garçon, ben non durent-ils admettre, rien de nouveau, si ce n'est une très grande facilitée de respiration après mes coups d'éclats dans les réunions familiales !
Je lui simplifiais la tâche, n'est ce pas?
Je gagnai ainsi une paix royale, ajoutant pour agacer quelques uns que je fréquentais la Gay Prade déjà depuis un moment...
Les plus obtus disant "pourtant ton mari et toi...(sous entendre) êtes "normaux"!
Ben oui, éducation traditionnelle,famille du même crû, individus originaux !!!
Bien sûr que nous avons réfléchi au pourquoi du comment l'un était comme ci et l'autre comme ça, personne n'a de réponse, et je n'en cherche plus.
Les parents de mon beau fils sont devenus des amis, nos enfants sont heureux ensemble.
Tout est bien, NA.
Un jour chez toi ce sera LA MÊME CHOSE.
Juste encore un peu de patience, je suggère que tu refuses toutes invitations où ton amoureux n'est pas prié !
Chez nous cette réserve à marcher du tonnerre !
Je t'embrasse.

Écrit par : mume | mardi, 27 juillet 2010

- Je le savais ! Je m'en doutais ! J'en étais sûr !...^^
(... que tu finirais par franchir cette étape nécessaire.)

Rassure-toi, tu ne seras jamais un étranger pour ta mère, seulement lui laisser un peu de temps pour comprendre et admettre, pour que son inquiétude maternelle naturelle se dilue et s'apaise.
C'est comme un rite initiatique de délivrance qu'il nous faut de toute façon passer !

Écrit par : MArC-Us | mardi, 27 juillet 2010

Il faut laisser faire le temps. Le "choc" passé, tout redeviendra certainement comme avant, jusqu'au jour où tu te surprendra à parler mecs avec ta mère :)

Écrit par : yuto | mardi, 27 juillet 2010

Comme dB dans un commentaire un peu plus haut, même boulle au ventre que lui quand j'ai lu ton post, souvenir de la discussion que j'ai eu un jour avec ma mère!
Je te lis très souvent, je ne commente pratiquement jamais mais là ca m'a un peu plus touché que d'habitude.
On prend ton histoire, on change "yaourt aux cerises" par "gratin dauphinois" et on a mon histoire. Faudra d'ailleurs que des scientifiques se penchent un jour sur le lien entre nourriture et coming out.
D'expérience, je sais que tu auras quelques coups de fil gênés, des blancs dans la conversation, des larmes dans les yeux de tes parents et quelques pleurs. Les jours qui ont suivi LA discussion, j’appelais mes parents tous les sois pour savoir s’ils allaient bien.
Comme toi, assez machinalement, j'ai regretté de leur faire de la peine sur le moment mais avec le recul, c’est quand même mieux de leur en avoir parlé.
Je peux aussi te dire qu’avec le temps, ça passe. Mes parents ont même rencontré mon copain (bon… ok…. Il a fallu un an et demi et un concours de circonstance pour ça, je ne voulais pas les brusquer. Au final ça s’est très bien passé et je pense (j’espère ?) que ça ne leur pose plus de problème que je leur parle de lui.
La conclusion : bravo d’avoir eu le courage de leur parler et bonnes vacances avec ton copain !!! Elles seront méritées !
benoît

Écrit par : Benoît | mardi, 27 juillet 2010

Merci à tous, vraiment.

Oui je me doute que le temps fera son œuvre même si ce sera long. Je ne peux pas dire pour l'instant que je me sente vraiment mieux ni plus léger mais je sais qu'il fallait le faire et que je ne le regretterai pas.

Je n'avais encore jamais formulé ainsi ce que dit Charlie dans son commentaire mais c'est très vrai, tellement vrai.

(et oui je crois bien que je vais m'essayer rapidement au yaourt au cacao amer...)

Écrit par : Joss | mardi, 27 juillet 2010

J'ai fait mon coming out il y a (déjà pfffffffffffffffff!) 17 ans. Et tu sais quoi? Je crois que tu lui a fait un énorme cadeau à ta maman: celui de la confiance. Il faut sacrément du courage pour dire ce que tu as dit.
Et à mon sens, tu ne t'es pas éloigné d'elle. Tu t'es rapproché d'elle. Crois-en ton père virtuel.
Des bises virtuelles aussi.

Écrit par : Ditom | vendredi, 30 juillet 2010

Coucou Joss,
(le genre de post qu'il faut pas louper, même quand on est en vacances)
Je reste toujours plein d'admiration sur ton évolution et ton parcours, depuis le temps que je suis ton blog.
Et finalement l'évènement du yaourt aux cerises n'est qu'une étape... ça prendra du temps, peut-être beaucoup de temps, mais le chemin se fera.
Nos mamans, on peut les comprendre, on perturbe l'image qu'elle se faisait de nous. Mais il restera quelque chose, tu es heureux, et si tu lui montres bien ça, que "homosexualité" n'est pas lié à "souffrance", que bien assumée au quotidien, c'est que du bonheur, alors l'acceptation se fera doucement.
Pour la mienne, de maman, ça était un peu le même schéma, et la même réaction. Il y a encore quelques temps même elle me demandait gentiment "mais c'est quand que tu arrêteras avec les garçons, tu devrais un peu aller voir ailleurs".
Et puis bon, l'installation avec le loulou approchant, le bonheur étant intact, ces questions ne reviennent plus, et quand ils viendront voir mon appart, ça sera "notre" appart. Un pas de plus.
Au final, ça pourra prendre du temps, mais Joss je t'admire énormément. Y'a qu'à voir les photos qui circulaient récemment, tu es heureux, et ta maman s'en rendra compte petit à petit, elle verra son Joss épanoui, et le reste de ta famille ne fera que t'appuyer!!
Un gros bisous, à bientôt!

Écrit par : Petit-Chose | vendredi, 30 juillet 2010

Ma mère a pleuré aussi mais elle m'aime toujours.
Bravo.

Écrit par : PascalR | vendredi, 30 juillet 2010

Bravo. Pas facile mais important pour toi. Ca prendra un peu de temps, comme il t'en a fallu un peu... Sois disponible pour elle, laisse lui le temps, ne la brusque pas et elle s'y fera.
Courage c génial d'avoir passé cette étape !!

Écrit par : Max | dimanche, 01 août 2010

Les noyaux sont parfois durs à avaler, mais on finit bien par les digérer.
Bises toulousaines.

Écrit par : Tambour Major | jeudi, 05 août 2010

Une fois de plus merci pour ces messages.

Écrit par : Joss | samedi, 07 août 2010

Je n'ai lu aucune réaction pour apporter une vision "vierge".

Les yahourts à la cerise, j'ai jamais pu les blairer, comme ceux au citron...

Après, concernant la réaction maternelle, c'est un peu un condensé de ce que doit penser chaque parent, à un moment donné.

Mais, avec le temps, va tout s'en va (il avait bien raison ce bon Jacques). La stupeur et l'effroi (parfois) laisseront place au bonheur de te savoir heureux tel que tu es et comme tu vis.

Souvent lorsqu'il y a cette souffrance parentale, cela vient du fait qu'ils savent que cette existence ne sera pas des plus roses... parce que pas si simple, même dans notre France de 2010.

Mais pour sûr, ce n'est pas une "mauvaise vie", comme écrirait l'autre.

Courage... et laisse le temps faire son oeuvre.

Écrit par : Batman92 | mercredi, 11 août 2010

Je suis partagé, Joss, entre te féliciter pour ton courage et te rassurer quant à l'avenir... Mais pourquoi choisir ? ;)

Bravo ! Il ne se passera pas longtemps avant que tu ne te félicites toi-même d'avoir fait cela. Tu ne le sais peut-être pas encore, mais tu as vraisemblablement sauvé ta relation avec ta mère (même si, là, ça ne paraît pas évident). Il n'y a rien de pire que la dissimulation pour briser une relation. Alors, ne regrette rien, au contraire !!

Quand ma mère a su que j'étais homo (je n'ai pas eu le temps d'avoir le même courage que toi, "on" m'a balancé), j'ai cru que c'était la fin du monde. Elle pensait que homosexuel était synonyme de pédophile et que j'allais finir en prison pour viol !! Lorsque ta propre mère te regarde comme si tu étais un monstre, ça fait mal. Je te passe les détails, mais le temps (qui passe) + l'amour maternel + quelques discussions mère/fils (parfois houleuses) = aujourd'hui, mes parents ont évolué, savent ce qu'est l'homosexualité, et considèrent mon homme comme leur gendre.

Bref, tu as fait le plus difficile, crois-moi. Laisse faire le temps. Et un jour, tout cela te fera sourire...

Écrit par : Jay | vendredi, 13 août 2010

Je viens désormais super rarement sur les blogs, j'en ai perdu l'habitude. D'écrire aussi...
Mais quand je lis le tien, je me dis systématiquement que je devrais y revenir plus souvent. Bravo pour ton écriture, et aujourd'hui bravo AUSSI pour cette étape essentielle.
J'ai mis TELLEMENT de temps à comprendre, à accepter puis à révéler mon homosexualité que je t'admire sincèrement. Certes, 2010 n'est pas 1980, mais quand même. Et tu verras que la route est encore plus belle au delà.
Je t'embrasse
Dom

Écrit par : Dominique | samedi, 21 août 2010

via CDDB..
Poignant. Mais je pense que quand on est parents on souhaite le meilleur a son enfant, enfin les vraies mères. Et le meilleur ne se tourne pas vers l'homosexualité.
Laisses passer du temps, c'est normal qu'elle soit 'choqué' c'est normal aussi que tu le sois.
La seule chose de positive, c'est que tu ne te diras plus 'c'est le moment' .. Courage.

Écrit par : benjamin | samedi, 02 octobre 2010

C'est dure pour les Parents certes, mais ça a été dure à un moment pour nous aussi et bon, on ne va pas refaire le chemin avec eux.

Écrit par : [Nicolas] | dimanche, 10 octobre 2010

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