samedi, 10 octobre 2009
Une star libanaise me poursuit
Mardi soir, gare de Rennes. Un gentil connard m'a fait rater ma correspondance pour Paris. Sur le quai, je croise un mec mal rasé et aux cheveux longs dont le visage me dit vaguement quelque chose. Je me rappellerai plus tard que c'était Frédéric Beigbeder. Je n'aime pas vraiment ce type, mais il faut dire que je n'ai jamais lu aucun de ses livres (en fait j'ai pour habitude de ne pas lire les livres de gens qui me semblent moins intelligent que moi. Comme tu t'en doutes, je lis donc extrêmement peu).
Je cherche sur le quai l'endroit où la voiture 16 devrait ouvrir ses portes. Le train arrive d'ici un gros quart d'heure. Je pose, mon sac, remets avec charme et distinction mes écouteurs sur mes oreilles. J'ai mis mon balladeur en mode aléatoire. Mika me raconte la vie de Billy Brown. Je me sens épié depuis quelques secondes. Je me retourne et aperçois l'affiche publicitaire qui assure la promotion de son second album. Il est là, en noir et blanc, le regard fixe et déterminé.
Je n'avais jamais remarqué à quel point il est charmant. Sur cette affiche, son regard est sompteux, perçant et interrogateur. Je me rends bien compte au bout de quelques secondes qu'il persiste à me fixer de la sorte, refusant de détourner le regard. Je jète un oeil furtif aux autres voyageurs qui attendent sur le quai. Fort heureusement, aucun n'a encore remarqué ce qui se trame. Je tente discrètement de faire l'ignorant en jouant distraitement avec mes écouteurs tout en pivotant de temps à autres.
Quelques instants plus tard, j'ose un rapide coup d'oeil dans sa direction. Le bougre. Il n'a pas bougé d'un iota. Il est toujours là à se délecter de ma silhouette, le regard gourmand et la mine séductrice. Bon écoute Mika, je t'aime bien mais là, ça devient vraiment génant, presque indécent. Allez arrête, maintenant. On n'est pas tous seuls là.
Et bien, crois le ou non, il ne m'a pas lâché du regard jusqu'à ce que le train arrive. A ma grande surprise, personne à part moi ne s'en est arperçu. Je me suis cru à l'abris. Faussement. Une fois arrivé à Paris, à la gare puis dans le métro il reprend sont petit numéro. Il est même parvenu à se glisser jusque dans l'ordinateur de mon hôte pour me faire écouter son nouvel album. Oui Mika est partout. Je ne me sens plus à l'abris nulle part.
J'en arrive à cette conclusion édifiante : Mika doit très certainement être un fétichiste du mollet. C'est bien ma veine. Ah, ça ! On m'y reprendra à triompher dans les concours de beauté les plus huppés.
22:13 Publié dans Mes petites nevroses | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note


Commentaires
Je me demande si ça se soigne dans les mêmes cliniques que l'érotomanie...
Ecrit par : christophe | samedi, 10 octobre 2009
Coincïdence que tu l'aies croisé sur le quai, moi j'me suis retrouvé embarqué à la dédicace de son bouquin "Un roman Français" avant qu'il ne prenne ce train ... Il porte la barbe en fait et il se la joue et je n'ai lu aucun de ses bouquins non plus ...
Mika ?! Connais pas :-(
Hip Hip Hourra ! Bravo pour les mollets ( c'était joué d'avance :-) ).
Moi je dis que les gens qui ont contribué à cette victoire devraient avoir le droit d'y toucher .... hihihi ...
Ecrit par : Martin | dimanche, 11 octobre 2009
et la star libanaise elle chante bien :) :) oh oui moi aussi je l aime le liban :) harcele moi mika :)
Ecrit par : fiuuu | dimanche, 11 octobre 2009
Tu es parisien maintenant, Joss ?
Ecrit par : Nicolas Bleusher | dimanche, 11 octobre 2009
Christophe : ça se oigne par la palpation je crois. (et non, c'est pas moi qui suis malade, ça pas encore recommencer !!)
Martin : oui, maintenant que tu le dis, il était plutôt barbu que mal rasé. Merci d'avoir contribué à cette grandiose victoire
Fiuuu : ben nan tu vois, c'est moi qu'il a décidé de harceler. Et toc !
Nicolas Bleusher : je ne suis pas encore parisien mais ça se rapproche et ça pourrait arriver dans pas si longtemps. Dans tous les cas, je vais venir à Paris régulièrement.
Ecrit par : Joss | dimanche, 11 octobre 2009
Je ne verrais plus Paris de la meme facon...
Ecrit par : cereal_killer | lundi, 12 octobre 2009
Souris ... souris encore ...
Le regard te poursuit ...
Ecrit par : MArC-Us | samedi, 17 octobre 2009
cereal killer : alors ça tu peux !!
MArC-Us : mais je ne cesse de sourire, ça va de soi !
Ecrit par : Joss | dimanche, 18 octobre 2009
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