dimanche, 13 septembre 2009
Lecture, bronzette et risette
Je reviens de la gare où j'ai raccompagné ma compagnie du week-end. Il fait plutôt beau et même chaud lorsque l'on arrive à trouver un coin à l'abris du vent. Je rentre chez moi sans but particulier si ce n'est un livre à terminer.
Je saisis le livre en question à la recherche de l'endroit où l'achever. Il me reste une quarantaine de pages sur les trois cent quatre-vingt cinq qu'il compte. Lorsque j'aime un livre, j'évite toujours de le parcourir trop rapidement, je me contente de picorer les pages par petites pincées pour faire durer le plaisir (là encore, plus c'est long plus c'est bon). Il y a donc quelques temps déjà que je laisse trainer en longueur Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates. J'ai la bonne surprise de constater qu'en cette fin d'après midi mon lit est copieusement chauffé et inondé de soleil. C'est donc le lit que je choisis.
J'ouvre grand la porte-fenêtre pour profiter au mieux des rayons. Dehors le vent souffle violemment. A quelques centaines de mètres, sur la plage, d'autres doivent se battre avec leur livre, le vent et le sable pour tenter vainement de trouver une position à leur convenance. Il me prend alors l'envie de pousser plus loin le vice en otant mon T-shirt, oubliant les regards éventuels d'un peu probable vis à vis. Je suis étendu sur mon lit, offrant au soleil mes épaules, ma poitrine puis mon dos. Je parcours sans trop me presser les dernière pages de roman décidément bien inspiré, imaginant les scènes et les décors à Guernesey.
J'arrive au dénouement le sourire aux lèvres, me réjouissant d'une fin conforme à mes attentes mais aussi et surtout de la façon dont elle nous est contée. Je referme le livre, le pose sur le côté du lit, m'allonge sur le dos dans l'alignement du soleil et pose mon bras gauche sur mes yeux pour profiter encore de la chaleur impromtue. Mais elle est déjà partie : à peine le temps de m'installer, un nuage s'est interposé, puis un autre, la chambre est de suite plus fraîche, je me redresse, il fait à nouveau gris.
Le bain se soleil est terminé. J'ai du linge à repasser.
19:14 Publié dans Dans ma lune | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note


Commentaires
je n arrive pas à voir les photos de ton torse et du paysage
ce doit etre ce sacré mozilla ....
Ecrit par : fiuuu | dimanche, 13 septembre 2009
Je tiens à préciser que je rencontre le même problème avec Safari... :-D
Plus sérieusement, tu as vraiment aimé ce livre? Le titre m'a donné envie de le lire, mais l'intense publicité à la radio m'a rapidement écoeuré et fait passé l'envie. A te lire, j'ai tort.
Ecrit par : Rouge-cerise | dimanche, 13 septembre 2009
Je ne suis donc pas le seul dont le titre de ce bouquin a attiré l'attention. Il me semblait intéressant, ce recueil de lettres. Bon, s'il est bien... Boarf, conseillé par A. Gavalda dont je viens de terminer le très bon (enfin, j'ai trouvé) "Ensemble, c'est tout", ainsi que par notrami Joss. Tentons !
Ecrit par : Entouane | lundi, 14 septembre 2009
fiuuu : décidément, ces navigateurs c'est pas très fiable hein
Rouge-Cerise : tu vois, même les mac ! Ben moi le bouquin m'a bien plus. L'écriture n'est pas à se rouler pare-terre mais la forme m'a paru original et je me suis attaché à bien des personnages.
Entouane : des titres pareils, moi je suis client
Ecrit par : joss | lundi, 14 septembre 2009
vive le cercle des lecteurs torse nu allongés sur leur lit ensoleillé.
Ecrit par : fliptom | mercredi, 16 septembre 2009
À vol de mouette, Guernesey n'est pas si loin que tu aurais pu intercepter quelques lettres ...
("La Compagnie du Week-End", un nouveau cercle littéraire ?)
Ecrit par : MArC-Us | mercredi, 16 septembre 2009
Fliptom : eh oui, il faut encore en profiter
MArC-Us : c'est vrai, j'eus pu intercepter, en effet, mais je ne voulais point interférer dans l'histoire (la relecture d'un best seller déjà lu)
Ecrit par : joss | mercredi, 16 septembre 2009
mais la question me turlupine : tu as un beau bronzage ???
Ecrit par : fiuuu | dimanche, 20 septembre 2009
Fiuuu : en ce moment, non. J'adore le verbe turlupiner.
Ecrit par : joss | dimanche, 20 septembre 2009
ma copine Colette m'a offert ce livre, qu'elle a beaucoup aimé. Je suis heureux de constater que sa lecture donne des envies de nudité au soleil (mais comme je réagis à ce billet deux mois plus tard, dois-je attendre avril pour le lire à mon tour, sur mon lit au soleil ?...)
Ecrit par : la lapin givré | mercredi, 25 novembre 2009
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