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lundi, 19 mai 2008

Mes années manquées

18, 19, 20 ...

Il y aura toujours ces années vides. J'ai beau me dire qu'il ne faut pas y penser, j'ai beau me dire que c'est peut-être mieux ainsi, elles viennent toujours à mon esprit. Elles viennent toujours comme un interminable sablier, symbole du temps écoulé jusqu'à l'éclosion si tardive.

Je fais ma vie et j'avance comme je peux pour rattrapper un peu de retard mais je ne reprendrai pas une once de terrain. Jamais. Alors parfois je m'en veux, j'en veux aux autres, j'en veux à la vie. J'en pleurerai presque mais cela ne vient jamais. Pourquoi être resté emmuré si longtemps, pour des raisons qui aujourd'hui ne paraissent pas en valoir la peine. J'enrage seul d'avoir gaché toutes ces années glissées entre mes mains, passées à arpenter le sol de ma chambre en attendant que les soirées s'écoulent.

Je sais bien que ce n'est pas si grave, qu'il y a des choses plus importantes mais je n'arrive pas à faire comme si ça ne comptait pas. Ces années que j'ai regardées défiler sans réussir à changer, sans vraiment vivre. Je les ai toujours là. Et rien n'y fait.

21, 22, 23. Mes années manquées. 

Commentaires

J'ai ce même sentiment, souvent. J'ai des années manquées moi aussi: Je les appelle "mes pages blanches". Des années de ma vie qui ne se sont pas écrites.
Tant de temps gâché, tant de temps passé à ne pas vivre, à s'empêcher de vivre ou à se faire souffrir... Et ça reste là, comme un retard irrattrapable. C'est perdu. définitivement perdu...
Je comprends tout à fait...


Cela dit, il me semble que tu te débrouilles plutôt bien depuis "l'éclosion". Et c'est plutôt rassurant quant à l'avenir, non ?

Écrit par : le hérisson | lundi, 19 mai 2008

te te te te !!!!
On ne perd jamais sont temps, on ne louppe rien, on gère juste sa vie autrement.
C'est ce qui compte...

Écrit par : Arnaud | mardi, 20 mai 2008

Si on creuse on doit tous en avoir: moi, c'est les "années que je regrette". En réaction, je vis chaque jour en faisant en sorte qu'il ne puisse jamais donner lieu à un tel sentiment encore!

Peut-être que pour ça j'y ai gagné quelque chose.... même si ça semble cher payé pour une leçon de vie!

Écrit par : Triton | mardi, 20 mai 2008

Ce que je me dis pour avancer: tu es à présent lá où tu es. Ayant eu un autre parcoursm où serais-tu ? Crois en là où tu es :)

Écrit par : Lunaboy | mardi, 20 mai 2008

Joss, j'ai 67 ans; on m'a déjà opéré des deux yeux. Si tu t'obstines, je vais devoir renoncer à te lire.

Écrit par : André | mardi, 20 mai 2008

Comme le disent Arnaud et Lunaboy, ce sont justement ces années-là qui t'ont façonné, qui ont fait de toi ce que tu es aujourd'hui... donc ne les regrette pas, elles te paraissent peut-être vides maintenant, au vu de ce que tu vis aujourd'hui, mais sur le moment tu faisais comme tu pouvais, et c'était bien aussi...
allez hop, sourire !

Écrit par : Becky | mercredi, 21 mai 2008

Je ne crois pas que tu aies vécu autrement que beaucoup d'entre nous, dans cette solitude "forcée", même si tu as ressenti amèrement, avec rage parfois, le vide affectif d'une tendre amitié ou simplement de rencontres chaleureuses.
Ce ne sont pas des années manquées et tu n'as rien gâché ...

"Pourquoi moi ?" tellement souvent murmuré le soir dans mon lit ...

Mais l'éclosion (pour reprendre ce joli mot poètique) de certaines fleurs réclame une alchimie délicate.

Et comme le disait si justement ma grand-mère qui s'y connaissait en mécanique "Va falloir à s'occuper de débourrer l' bourrin !" (Bon, d'accord, elle causait du tracteur ^^).

Écrit par : MArC-Us | mercredi, 21 mai 2008

à tous, merci pour ces mots gentils.

MArC-Us : une bien jolie expression ! :D

Écrit par : Joss | mercredi, 21 mai 2008

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