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dimanche, 06 avril 2008

Dimanche...

Lorsque j'étais enfant, il y avait un moment de la semaine que je détestais. Le dimanche soir. Avec mes parents et mon frère nous regardions Maguy sur france 2 antenne 2. Savourer amèrement les derniers moments du défunt week-end tandis qu'une pointe de cafard monte sournoisement en moi dès le début du générique. Je voulais que l'épisode n'ait pas de fin, je voulais pouvoir rester là sur le canapé et oublier qu'il y aurait un lendemain. Cette série, grand chef d'oeuvre audio-visuel s'il en est, faisait résonner en moi des sentiments ambivalants. Elle était à la fois le motif du dernier rassemblement familial sur le canapé et le déclencheur de toutes les angoisses qui allaient commencer à me ronger une fois l'épisode achevé.
 
(autre souvenir du même accabit : l'insupportable générique de 7 sur 7, si si rappelez-vous)
 
Pourtant lorsque j'étais enfant je me plaisais beaucoup à l'école. J'étais plutôt un bon élève, content de venir à l'école mais le temps de chaque week-end je réapprenais à m'attacher à la maison familiale au point de ne plus vouloir m'en détacher à l'arrivée du moment fatidique.
 
Chaque semaine je sentais le moral baisser au ryhtme que le dimanche déclinait avec bien sur une accentuation notoire les dimanches de temps gris et pluvieux. Cafard, bourdon, spleen et blues se donnaient alors rendez-vous pour venir hanter ma nuit et tourmenter mon sommeil dès lorsque j'éteignais la lumière...
 
Il y a longtemps que je n'avais ressenti ça. Et bien ce soir, j'y suis (tiens bah ça remonte pas le moral d'écrire ça...).
 
Ma consolation, c'est que, comme au temps de mon enfance, le dimanche aura une fin, le cafard et ses complices devront retourner se cacher.

Commentaires

Quoi de plus partagé que les dimanches sinistres de l'enfance (de l'enfance seulement ?) !!? Maggy, 7/7, Benny Hill, Stade 2 (que mon père regardait avec mon beau-frère si sexy - oups), pendant que ma mère me faisait faire une dernière fois une dictée de mots (je me souviens buter sur "araignée" que je m'obstinais à écrire areignée !). A présent, je me sens obligé de faire quelque chose le dimanche (voir des amis, un film, etc.) sous peine de sinistrose intense !

Ecrit par : christophe | dimanche, 06 avril 2008

Christophe : et oui la dictée de mots avec ma mère dans la cuisine... j'avais même oublié ça

Ecrit par : Joss | dimanche, 06 avril 2008

Horrible que fut le dimanche pour mon enfance également !

Salope de dimanche!

Ecrit par : Linkiseb | lundi, 07 avril 2008

....Par contre, quelle merveille que le lundi matin et ses promesses de joies futures... un boulevard ouvert sur le week-end qui s'annonce... LOL

Ecrit par : lancelot | lundi, 07 avril 2008

moi le dimanche, j'aimais bien : on mangeait un poulet frites dans le salon (le seul jour de la semaine où nous désertions la cuisine : le privilège ultime !), devant Maguy et 7 sur 7 ! je m'endormais sur le tapis et mon papa me portait pour m'emmener au lit. Le fait d'en parler, je suis toute émotionnée ! que de souvenir en quelques lignes.
Merci à toi de me refaire revivre cela.

Ecrit par : titonne | lundi, 07 avril 2008

Melancolique, je me souviens très bien. Le temps passe... Nous sommes de la même génération... Un plaisir : )

Ecrit par : Poudre en Guyane | lundi, 07 avril 2008

Mes dimanche soir étaient similaire au tiens... des que j eteignai la TV apres E=M6, je descendais les escaliers, souhaitais une bonne nuit a mes parents, allais me coucher, et les pensées lugubres commençais...jusqu'a ce que je ne les supporte plus et que j'aille me refugier au bord des larmes dans le lit de mon frère...
Je ne regrette vraiment pas cette époque...

Ecrit par : cereal_killer | mardi, 08 avril 2008

Lol ! Entendre quelqu'un dire qu'il était enfant à l'époque où passait E=M6, ça file un sacré coup de vieux !

Ecrit par : christophe | mardi, 08 avril 2008

moi aussi je regardais Maguy et je rigolais beaucoup.
Le pire pour moi c'est que j'étais interne à partir du collège : ça voulait dire partir pour une semaine, plus revoir ma famille... tout ça c'était dès le dimanche soir, d'autant que, comme elle bossait tôt le matin, je ne revoyais plus ma maman le lundi matin - durs souvenirs, indeed.
J'espère que cette "déprime du dimanche soir" n'a pas trop duré ?

Ecrit par : lelapingivré | jeudi, 10 avril 2008

Les dimanches ....aussi loin que je me souvienne seuls les dimanches que connurent mes fils en internat
étaient supportables, j'avais mes "gamins" une demi-heure pour moi toute seule sur le chemin de la gare, en attente des trains en partance pour Paris ou St Quentin !
Hors ces trois années ,les dimanches qu'elle horreur!
Maintenant ils me laissent autant dans l'angoisse que dans mon enfance,ma jeunesse,je "HAIS" le
dimanche...

Ecrit par : mume | jeudi, 10 avril 2008

Linkiseb : ouais bien dit !!

Lancelot : rien ne vaut un bon vendredi...

Titonne : ah mais de rien, ça me fait tout autant plaisir

Poudre : oh la oui, ça file :(

CK : ah merci, me sens moins seul !

Christophe : ben oui, ça m'a fait un peu le même effet :D

lelapingivré : moi j'ai jamais connu les difficultés de l'internat.. ça n'a pas trop duré, en effet

mume : oui, j'imagine l'angoisse. bien pire que ce que je vivais.

Ecrit par : Joss | jeudi, 10 avril 2008

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