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lundi, 23 avril 2007

Parfum d'élections

Non, rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de me lancer dans une analyse des résultats d'hier parce que d'autres font cela bien mieux que moi. Cette année je me suis intéressé bien plus que par le passé à la campagne (comme le prouve mon précédent billet), mais ce qui me reste en tête après ce premier tour, c'est la douce ambiance printanière, le décor perpétuel de ces dimanches d'élection qui habitent mes souvenirs ensoleillés.

Dans mes souvenirs d'enfance les dimanches d'élection restent ces matins où mon frère et moi accompagnions nos parents au bureau de vote dans l'école voisine que je ne fréquentais qu'à cette occasion (car j'allais à l'école ailleurs). Nous jouions tous les deux pendant que Papa et Maman faisaient la queue à l'intérieur derrière cette petite file de gens qui avaient tous à la main un petit papier bleu ou saumon selon les années. Mes parents saluaient toute une ribambelle de gens qu'ils semblaient ne rencontrer que ces jour-là.

Et puis il y avait l'attente. Tout l'après-midi, jusqu'au moment où PPDA (ou son confrère de France 2, mais là, pas de nom qui me vienne à l’esprit…) lance les quelques secondes de suspense avant que ne se dessine devant les yeux de tant de téléspectateurs médusés et inquiets soit le nom du ou des vainqueurs, soit la couleur dominante de la nouvelle France, celle qui sévira pour les quelques années à venir en attendant le prochain changement de tendance.

A ce propos, vous avez déjà remarqué à quel point les créatifs des chaînes doivent faire preuve d’imagination pour la mise en scène visuelle de ces animations qui ne resteront à l’écran que quelques secondes ? Moi ça m'a toujours épaté.

Et puis les commentaires des résultats par des gens aux allures souvent sinistres... les premiers longs soirs du printemps où l’on peut rester sans allumer la lumière jusqu’à ce qu’on aille se coucher. Ces soirs annonciateurs de l’été, sur fond de Roland Garros, de fête des mères ou de festival de Cannes.

Hier, avant d'effectuer mon propre devoir civique, j'ai accompagné mon ami lorsqu'il est allé voté dans sa ville. Pour la première fois, j'ai vu un autre bureau de vote, dans une autre école primaire. J'y ai trouvé ce même parfum désuet, celui de fouler, un dimanche de printemps, le sol d'une cours d'école. Comme quand j'avais 10 ans.

Commentaires

Ah, Joss !! Tes petits souvenirs et grands récits... c'est comme si on y était ! Encore magnifiquement écrit. A quand une compilation disponible en librairie ?

Vivement le 6 mai qu'on retourne voter ;-)

Écrit par : Antinoüs | vendredi, 27 avril 2007

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