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mardi, 06 mars 2007

Alors ça passe par le frisson

Je pleure peu. Il m'arrive parfois (rarement) de me sentir les yeux humides mais de vraies larmes, celles qui font les yeux rouges ou même simplement brillants, ça ne m'arrive pas, à croire que je n'y arrive pas. Ce n'est pas bien, grave, j'en conviens. La dernière fois que j'ai pleuré avec des larmes, des vraies, je n'arrive pas à me rappeler quand c'était.

Je pleure peu, mais je frissonne. Beaucoup. Facilement. Tous ces petits picotements qui viennent immanquablement parcourir mon corps à l'évocation d'une situation touchante, cette vague qui vient déferler le long de mon dos ou courir sur mes bras sans que je puisse y faire quoi que ce soit, me laisse une impression mitigée.

C'est déroutant de voir que je ne peux contrôler la réaction émotive de mon corps à des évènements qui paraissent souvent bien anodins. C'est agréable de me sentir réagir malgré moi, malgré toute raison, agréable de me sentir vivant, un peu plus qu'à l'habitude. Ma façon à moi de vibrer en quelque sorte.

medium_michou.jpg Hier soir, je me suis laissé entraîné avec deux copines pour voir Michou d'Auber. C'était tendre, souriant, touchant, très touchant même. Alors bien sûr, je n'ai pas pleuré (contrairement à l'une de mes accompagnatrices !) mais les frissons n'ont cessé d'aller et venir pendant qu'un sourire récurrent dictait les courbes de mes joues.

C'était un très joli moment. Il est parfois bien agréable de laisser aller à frissonner.

 

 

Commentaires

Tellement bien dit!

Ecrit par : Philipe | mercredi, 07 mars 2007

pourquoi "alors bien sûr" je n'ai pas pleuré ?

Ecrit par : les tamaris | mercredi, 07 mars 2007

Philipe >> merci beaucoup :-) !

les tamaris >> "bien sûr", parce que je savais à l'avance que ça ne viendrait pas.

Ecrit par : Joss | mercredi, 07 mars 2007

Je suis pareil que toi ! Frissons, oui, en permanence, les larmes, non, je ne connais pas, et quand ça arrive quand même, ça donne un effet bizarre, limite douloureux et inquiétant, et surtout impressionnant. Ce n'est pas bien grave dis-tu ? Ben... après réflexion, si, quand même. Cela relève un blocage intérieur puissant, dont l'origine, en général néfaste, est refoulée (dixit un psy). Je vais dire comme mon homéo (presque sur le même ton directif et sans réplique, mais bon, par écrit, c'est pas évident) : ALLEZ !!!! Il faut pleurer !! C'est salvateur, ça fait du bien, ça délie tous les blocage. Pleurez ! (tout être normalement constitué et fragile aurait dû pleurer sous ces injonctions, mais moi, non, toujours pas... j'aurais pu, mais j'ai "contrôlé", ce qu'il ne faut pas... un jour, très bientôt, ça finira par arriver). Peut-être que tu devrais t'abandonner dans les bras de ton copain -s'il l'accepte- pour essayer de pleurer. Il y a des exercices qui sont relativement efficaces, je pourrai t'en causer si tu veux (cela dit, je ne les ai pas encore essayé... toujours ce blocage...).

Ecrit par : Hadrien | jeudi, 08 mars 2007

Bon, ben moi je vais chialer alors... zut !

Ecrit par : nicolas | jeudi, 08 mars 2007

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